4 mesures contre les fake news

Comment faire revenir l’Europe dans le grand jeu du Net.

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4 mesures contre les fake news

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 mars 2019
- A +

Par Xavier Fontanet.

Les fake news sont un problème grave qui va empirer.

Si l’Europe s’y attaque plus efficacement que l’Amérique et la Chine, elle peut revenir dans le grand jeu du Net dont elle est absente.

On peut imaginer quatre mesures que pourraient prendre les pays européens.

D’abord, s’attaquer au gigantesque troc qui consiste à dire : « Tu me donnes tes données et je te donne mes applis. » Première décision : en Europe, on achète les données et on vend les applis. Cela permettrait d’y relocaliser une partie des impôts qui doivent légitimement y être payés.

Il faut ensuite exploiter les failles qui apparaissent avec les fake news venant de sources anonymes et la crainte grandissante de savoir ce qu’il advient des données. D’où la deuxième décision : l’Europe exige qu’à chaque adresse corresponde une personne identifiée. Cela réduirait les fake news en permettant de les tracer plus efficacement. Ce changement des règles du jeu provoquera une génération de nouvelles applis payantes, assurant que les données ne sont pas réutilisées. Belle opportunité de faire revenir les Européens travaillant dans les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple) et consorts. L’exercice de leurs stock-options (dont les plus-values représentent plusieurs centaines de milliards d’euros) peut financer facilement ces nouvelles sociétés.

La condition, qui constitue la troisième décision, c’est de remettre les fiscalités sur les plus-values à des niveaux compétitifs. La prolifération des fake news est le résultat de l’affaiblissement des médias écrits, qui ont perdu la publicité passée chez… les Gafa. Des journaux prospères et capables de bien payer leurs journalistes sont le meilleur rempart contre les fake news.

Quatrième décision : favoriser les abonnements aux médias écrits en permettant aux citoyens européens de les déduire de leurs impôts. L’Europe ne rattrapera pas les Gafa, c’est bien trop tard, mais ces quatre mesures peuvent remettre le pied à l’étrier de ses entreprises en attendant les bouleversements technologiques qui, forcément, un jour rebattront les cartes à nouveau.

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Créer un compte Tous les commentaires (13)
  • Avoir des réductions d’impôts pour la presse papier revient a les subventionner. Pourquoi pas aussi donner des réductions d’impôts a ceux qui utilisent des anciens appareils photo avec développement des pellicules ?
    Quand aux GAFA, ils perdent eux mêmes leur crédibilités en faisant du politiquement correct, c’est pas facebouk qui me banni, c’est moi qui les banni. (meme chose pour google, twitter ect)

    • En outre, la presse écrite, du moins en France, est déjà très très largement subventionnée. Pour quel résultat ?

  • Caveat emptor : c’est à l’acheteur de prendre garde. Il peut l’apprendre très facilement, ça développera son sens critique et ça ne lui fera pas de mal. L’idée que des états devraient se substituer au lecteur pour lui démêler le vrai du faux et lui mâcher le travail est dangereuse et farfelue.

  • Donc pour lutter contre les fake news, il faudrait redonner de l’audience à des médias qui distribuent régulièrement des fake news d’Etat?
    L’auteur sait-il comment sont sélectionnés les journalistes? Comment ils comprennent très vite ce qu’ils doivent dire ou pas? Comment les grands flux d’information sont créés en occident?
    Internet est devenu le lieu d’une information alternative, ce qui est certes déplaisant pour les propagateurs de la vérité officielle.
    Gageons que la diversité aiguise l’esprit critique (les contrevérités manifestes finissent par être débusquées) et qu’une meilleure compréhension de la réalité peut en émerger.

  • Si je peux proposer mon décryptage pour ce magnifique article :

    Google et Facebook prennent des parts de marché à nos media et ainsi piquent des sous et plus encore du pouvoir à leur propriétaires et leurs amis politiques. Donc ce n’est pas bien.

    Comme on est des gros nuls, on ne peut pas leur faire concurrence sur le plan technique, économique et financier. Il faut donc pondre des lois pour protéger les amis du pouvoir et le pouvoir.

    Il faut donc diaboliser les GAFA pour justifier les lois : dénoncer la collecte d’info personnelles qui dure depuis des années (sans émouvoir personne) et qui finance l’ennemi. Assimiler l’information que véhicule, diffuse l’ennemi à caca-boudin, soviétiser l’information, soudoyer les français qui travaillent pour l’ennemi, et pendre pour l’exemple quelques français qui font commerce avec l’ennemi pour terroriser les clients des GAFAS

    • vous avez mille fois raison. il n’y a pas un mot de libéral dans cet article au contraire. c’est la fin de la liberté d’opinion! Que fait un tel canard sur c.?

  • « Première décision : en Europe, on achète les données et on vend les applis »
    Trop cool, obliger à être payantes les choses qui peuvent être gratuites. Quand il y a une demande des consommateurs pour payer les applis avec leur argent plutôt qu’avec leurs données l’option est déjà proposée (j’exploite ce type « d’appli » et moins de 10% préfèrent payer plutôt que de voir de la publicité dans l’appli).

     » l’Europe exige qu’à chaque adresse corresponde une personne identifiée »
    Oui, du bon vieux fichage, pour pouvoir contraindre tous ceux qui ne pensent pas « comme il faut » à se taire. On pourchassera d’abord les fake news les plus grossières (et les pedonazis), puis petit à petit on pourra s’attaquer à tous ceux qui ne vénèrent pas notre leader bien aimé qui ne sait faire que du bien pour son peuple.

    « La condition, qui constitue la troisième décision, c’est de remettre les fiscalités sur les plus-values à des niveaux compétitifs. »
    Euh, vous parlez de la tva (2.1% pour la presse), des l’IS (le bénéfice n’est pas une plus-value), ou d’autre chose encore ?

    « Des journaux prospères et capables de bien payer leurs journalistes sont le meilleur rempart contre les fake news. »
    C’est vrai que l’Humanité a tant fait pour lutter contre les fake news.

    « favoriser les abonnements aux médias écrits en permettant aux citoyens européens de les déduire de leurs impôts »
    Encore plus méga cool, ça serait l’ensemble des contribuables qui paieraient pour que certains puissent lire leur journal (et que des journaliste grassement payés puissent recopier les dépêches afp).

    Je ne lis plus la presse « d’information » écrite (ou leur version électronique) depuis plus de 10 ans maintenant, non pas parce qu’elle est trop chère, mais parce qu’elle ne fait plus son boulot d’exposer des informations de manière équilibrée. Je n’ai jamais lu un article sur un domaine dont j’avais la connaissance qui soit vrai, tout était toujours mal exposé par le journaliste soit parce qu’il n’avait pas les compétences pour comprendre (travail bâclé), soit parce qu’il avait pour priorité de faire passer son interprétation des faits avant la véracité. Donc le premier diffuseur de fake news, c’est celui que vous essayez de défendre.

    • Magnifique, tout est dit.

      Pour en rajouter : la presse écrite a creusé sa propre tombe quand elle a commencé à abandonner l’idée de faire preuve d’esprit critique. Dans les années 80, ça pouvait passer inaperçu. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Quoi d’étonnant à ce qu’elle se tourne vers le régulateur pour essayer de retrouver un peu de son pouvoir perdu (ou a minima, récupéré des sous) ?

  • Quel guignol. Je crois qu’il n’a pas bien compris le fonctionnement d’internet.

  • « La prolifération des fake news est le résultat de l’affaiblissement des médias écrits »
    Bah oui c’est juste. A force de dire des conneries on fini toujours par ce faire avoir.
    Je vous rappelle que la presse est subventionné et très largement.
    Il fut un temps nous les aurions appelé la Pravda .
    La liberté est la seule source et possibilité.
    Ces 4 mesures n’ont aucun intérêt si ce n’est rajouté un feuille sur le mille feuille.
    La culture et la formation des gens à l’esprit critique et le choix de rester un esprit de libre me semble fondamentale.

    • @M’enfin: « La culture et la formation des gens à l’esprit critique et le choix de rester un esprit de libre me semble fondamentale. »

      Oui.
      Les « fake news » ne sont ni plus ni moins que des points de vue militants. Autant interdire l’art de la persuasion.

  • Et dire qu’il enseigne à HEC. On comprend pourquoi nos jeunes sont si intolérants!

  • Les commentaires sont fermés.

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