« J’aime les taxes, je suis fonctionnaire. »

« J’aime les taxes, parce qu’elles me payent. » C’est ce qu’avait le culot de me dire un ami fonctionnaire il y a 3 mois… c’était avant les Gilets jaunes, bien sûr.

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« J’aime les taxes, je suis fonctionnaire. »

Publié le 10 décembre 2018
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Par Yves Montenay.

« J’aime les taxes, parce qu’elles me payent. » C’est ce qu’avait le culot de me dire un ami fonctionnaire il y a trois mois… c’était avant les Gilets jaunes, bien sûr. Il manifestait son opposition au système qualifié par lui d’ultralibéral car prônant le désengagement de l’État et la diminution des taxes. Bref il fulminait tous les jours pour des raisons opposées à celles des Gilets jaunes.

Je pense qu’il les a néanmoins rejoints aujourd’hui, pour le plaisir de s’opposer. Il faut être révolutionnaire, bigre !

Et je trouve ça très bien. Pourquoi ?

Parce que si chacun sort ses feuilles de paye ou son compte de résultat, évoque les taxes qu’il a sur le dos, ses risques de chômage s’il est employé, et ses risques de faillite s’il est patron, ce sera la minute de vérité pour lui !

Cet ami est du secteur public. Sa feuille de paye est supérieure à celle de ses camarades protestataires du privé. Je veux dire sa feuille de paye apparente, car il y a pire : sa feuille de paye réelle ramenée au nombre d’heures de travail dans sa vie serait, elle, certainement très supérieure.

En effet, indépendamment du salaire net perçu, il y a le temps de travail associé qui est plus bas dans le secteur public que dans le secteur privé. Et l’inverse pour sa retraite, non seulement en valeur, mais en durée.

Tout cela grâce aux taxes bien sûr ! S’il avait fait ce calcul, il serait resté terré chez lui de crainte que son privilège ne soit découvert.

Dans le feu de l’action, ses camarades ne se lanceront probablement pas dans cette analyse : priorité à la révolte, sans se demander si elle ne va pas ruiner ou pousser au chômage les victimes des blocages des routes, des entrepôts, des magasins, sans parler des destructions physiques.

Et sans se demander si, finalement, ils ne vont pas eux-mêmes être victimes de la ruine de leurs clients ou de leurs patrons.

En effet, quelle que soit la solution à la crise, l’appauvrissement venant des blocages va retomber sur une partie de la population, mais pas sur cet ami fonctionnaire. Son salaire et sa retraite sont garantis par l’État, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a tant de taxes.

« Attention, me dit-il, te voilà encore ultralibéral, tu voudrais que je sois moins protégé, alors que mes camarades protestataires cherchent à l’être davantage ! »

Tant que l’on reste dans l’excitation et le montage de bourrichon réciproque, on peut tout dire et son contraire.

Mais si par extraordinaire il y avait quelques mois de calme pendant lesquels on regardait sérieusement le pourquoi de toutes ces taxes, on trouverait peut-être une vingtaine de millions de personnes, familles comprises, en activité ou retraités, principalement dans le secteur public et accessoirement dans certains grands groupes privés, touchant quelques centaines d’euros par mois de plus que leurs homologues du reste du pays, sans parler du confort de la sécurité.

Et l’on verrait que les sommes en jeu sont infiniment supérieures à ce que l’on pourrait tirer « des riches », beaucoup moins nombreux, en les pressurant davantage. Ce qui aurait en plus l’inconvénient de les faire fuir à l’étranger avec leurs emplois, et de nous retrouver avec encore plus de chômage.

Mais ce n’est pas le problème de mon ami du secteur public, qui se sent à l’abri.

En revanche, il risque de voir ses convictions bousculées par des discussions avec ses camarades très terre à terre. Il se découvrirait privilégié, et une des causes du problème.

Par exemple :

« Qu’est-ce que tu fais concrètement tous les jours ? »

« Tu es prof ? Policier ? Infirmier dans un hôpital ? Bravo, c’est bien ! Mais un peu d’égalité avec notre propre situation serait quand même préférable. »

« Tu es xxx (je ne veux insulter aucune profession) ? Ben mon vieux, j’en fais 10 fois plus à mes risques et périls et pour recevoir bien moins que toi ! Lâches-en un peu, qu’on ait moins de taxes. »

Mon ami, intellectuel, se réfugiera probablement dans ses automatismes habituels : « Nous sommes tous victimes du système, je suis avec vous pour le changer. »

Il dira peut-être « système politique » et s’entendra répondre « oh oui ! On en a marre de la démocratie ! » Sachant ce qui se passe ailleurs, il commencera à s’inquiéter. Il corrigera : « système capitaliste », « système financier », « système libéral »… comme il sait parler, ça pourra marcher un certain temps.

Il a d’ailleurs un modèle : Gilets Jaunes : le médiatique Jean-François Barnaba, fonctionnaire sans mission depuis dix ans, mais rémunéré.

Et, s’il y a des élections, tout cela deviendra le problème des nouveaux élus, qui auront sans doute peur de s’attaquer au secteur public. Mais alors, adieu les économies et les baisses de taxes… Et tout recommencera !

Dans le même esprit on peut remarquer qu’avec 5,7 millions de pensionnés (de droits directs et dérivés), les retraites des agents publics représentent un quart des dépenses de la branche vieillesse (74 Md€), pour 20 % de l’emploi.

On comprend que tous les gouvernements, même de droite, n’osent pas se lancer dans l’aventure de diminuer ces droits acquis. Mais ces droits sont payés par les autres, et que se passera-t-il si ces derniers s’en aperçoivent ?

En attendant, les dégâts des blocages d’abord, puis ceux de la manne financière que l’on distribuera maladroitement pour calmer le bon peuple, auront fait beaucoup de tort. Et on s’apercevra que le blocage général retombe sur tout le monde, que c’est un facteur aggravant, pas une solution.

La CGT a compris depuis longtemps que la grève générale, c’est la grève de tous contre chacun, et non contre les patrons, car ce sont les plus faibles qui manqueront rapidement de tout, puis perdront leur emploi.

Mais en période troublée, beaucoup l’oublient et lancent une grève1, car c’est participer à la Révolution ! Grisant… au début.

Sur le web

  1. La CGT Services Publics a lancé un préavis de grève du 9 au 25 décembre 2018 et le syndicat de police Vigi a appelé à une grève illimitée des fonctions support de la police à partir du 8 décembre
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  • 1-changez d’ami
    2-comme en Grèce votre ami partira de son bon pays marxiste quand son salaire sera divisé par 2. Et ça arrive vitesse grand V.

    • Bah avec qui se disputer si on n a plus d ami de gauche ou fonctionnaire ou étatistes ?
      Vous me direz, facile, dispute toi avec un ami liberal !. Oui, mais j en ai pas irl et mes potes collectivistes de droite et de gauche, je les aime en dépit de leur opinions politiques et je crois bien qu’eux aussi m’aiment bien malgré mes idées libérales.
      Vous avez tous des amis libéraux ? Sérieux ? Vous devez le mériter ?.

  • Depuis 70 ans qu’on a associé les communistes a la gestion paritaire de l’etat français , les syndicats de fonctionnaires n’ont cessé, en mettant la pression sur les politiques, d’accumuler les privilèges, dont certains restent encore aujourd’hui inconnus du grand public.
    comme par exemple que le « Supplement Familial de Traitement » qui leur fait toucher 2 fois les allocations familiales..hé oui

    il y en a bien d’autres dont certains sont cocasses comme la retraite par capitalisation en franchise fiscale « prefont » qui a été refusée au « vulgum pecus » cochon de payant.
    oui en tant que fonctionnaire vous pouvez accumuler de l’argent défiscalisé ,sur un ‘fond de pension »..

    Bref quand j’aborde avec quelques amis ce genre de question , on me réponds :
    « tu n »avais qu’a passer le concours! tu fais preuve de jalousie »
    certes mais que se passerait il si tous les français « passaient le concours »? ….. »bon on en bois un autre »?

    Avant la ligne de fracture se situait entre les pauvres , qui travaillaient mais restaient pauvres  » et les riches qui travaillaient mais étaient libres, bien habillés et roulaient dans de jolies voitures.et tout le monde rêvait de changer de condition sociale par son travail et avec un peu de chance;

    Aujourd’hui la ligne de fracture se situe entre employés du public
    qui outre la garantie d’un salaire a vie ( qui leur offre tous les avantages des crédits, en plus), un temps de travail ‘négociable »
    (oui certains sont effrayés par l’application ds 35h , ils ont cru qu’ils devraient les faire dans l’établissement qui les emploie) bénéficient d’une retraite avantageuse qui n’a rien a voir avec les
    affres de ceux qui les ont payés ..
    je ne parlerai pas là des placards dorés réserves a l’élite ou des milliers d’inemployables attendent une affectation a la maison et/ou les postes juteux qui génèrent des bataillons de « conseillers » grassement dotés .. dont le plus couru si on en croit F hollande serait la cour des comptes (!) ou personne n’est obliger de faire quoi que ce soit.. bref
    Le clergé de la republique pète dans la soie.

    Voila la ligne de fracture sociale que tout le monde feint d’ignorer
    mais les raisons du chaos a la française sont bien là, encore une fois

    • et les employés du privé ,précaires et mal payés

    • Excellent commentaire!
      « Il est tout à fait insupportable de s’entendre ressasser depuis 50 ans par toute la bienpensance au pouvoir qu’il existe essentiellement des inégalités de revenus en France systématiquement mesurées et évaluées en euros ou en francs. Ça permet de masquer et d’évacuer la seule véritable inégalité qui sévit dans ce pays : celle entre le secteur public et le secteur privé.
      « Les fonctionnaires sont mieux payés, travaillent moins, sont plus souvent malades ou absents, bénéficient de plus d’avantages et de privilèges, partent à la retraite plus tôt avec de meilleures pensions et surtout détiennent durant toute leur vie un vrai trésor : la sécurité de l’emploi. Ce qui ne les empêche pas, bien entendu, de critiquer en permanence « les inégalités », alors qu’ils en sont les premiers bénéficiaires.
      La vraie inégalité sociale en France n’est pas entre les riches et les pauvres ou entre les hommes et les femmes, mais entre les fonctionnaires et les autres », source Le Point

      • (çà fait20 ans que je le rabache, le point COPIEUR ,))

      • Complètement d’accord avec Blabolo. Ça fait bien longtemps que je le pense et je suis contente de le lire ici !

      • C’est inepte de ressasser ce genre de conner… (et je pèse mes mots), on ne peut pas faire avancer un débat si on énonce continuellement des clichés comme des vérités vraies.
        Les fonctionnaires ont la sécurité de l’emploi, cette sécurité est appliquée avec exagération, ce qui la discrédite, mais quid de ceux dont la production n’est pas directement évaluable, sinon de les placer sous la coupe de petits chefs arrivistes et réglant leurs problèmes psychologiques sans aucune barrières ?
        Je pense personnellement que l’ensemble de l’administration dans sa partie hiérarchique est constituée d’arrivistes et de lèche-c… qui tous avancent à quatre pattes et à reculons : donnons leur plus de pouvoir disciplinaire et nous verrons ?
        Les avantages des fonctionnaires sont variables, mais il n’y a pas de CE, pas de chèques divers vacances, pas d’intéressement, pas de médecine du travail, etc.
        EN conclusion, être jaloux des autres et vouloir les rabaisser, les placer en situation désagréable, c’est pareil que vouloir le rétablissement de l’impôt sur la fortune.
        Ce qui pourrit la fonction publique, c’est son développement tentaculaire.

        • Vouloir que tout le monde soit soumis au même système c’est être jaloux ?????

          « mais il n’y a pas de CE, pas de chèques divers vacances, pas d’intéressement, pas de médecine du travail, etc. »
          Ouais comme dans les TPE PME…………………………………………..

        • « Vouloir les rabaisser, les placer en situation désagréable » vous reconnaissez donc que les salariés du privé sont dans une situation au rabais, désagréable, par rapport aux fonctionnaires, c’est un bon de but.
          Dans ma PME, je n’ai pas de CE, pas de chèques divers, pas d’intéressement, pas de médecine du travail (un service de fonctionnaires non ?) … pas de sécurité de l’emploi non plus, ni de crédit facile grâce à ce statut, ni d’allocations familiales doublées, ni d’arrêt de travail payé des le 1er jour (pas un jour d’arrêt en 5 ans ceci dit), pas d’augmentation annuelle d’office etc etc

      • Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’on oublie systématiquement les avantages non monétaires. Je rajouterais les « «oeuvres sociales », souvent via des associations subventionnées par l’État et offrant par exemple des vacances à prix réduit

    • c’est marrant autant je peux être d’accord avec vous sur ce point, autant je déteste votre façon de généraliser des idées qui mettent à mal les petites gens du privé , vous dénigrez celles et ceux qui n’ont pas eu le même grade que vous ? vous n’aimez pas les prolos du privé parce qu’ils vous semble qu’ils ne réfléchissent pas assez?

  • Il y a 2 manières de voir si un travail est sur rémunéré : s’il y a des difficultés de recrutement et le Turn-over.
    La fonction publique ne fait plus rêver, si vous êtes un peu qualifié, mieux vaut être ingénieur ou cadre dans le privé que s’emmerder à passer des concours pour gagner finalement moins et se retrouver muté n’importe où. De nombreux concours peinent à recruter, dans l’éducation (prof de de sciences, technologie, informatique et langues vivantes, ingenieurie, infirmières, médecins…), et de nombreux instit cherchent par tous les moyens une reconversion.

    • non le gagner moins c’est faux.. s’emmerder plus c’est vrai..
      que certains voient une possibilité de carriere dans le privé c’est sans doute vrai , mais il faut en accepter le risque et admettre de certaines sociétés n’ont de « Privé » que le statut, mais une organisation qui fait fuir les meilleurs et attire ls moins performants opère comme un filtre et c’est le cas de l’administration qui ne retiens que les caramels

      • « s’emmerder plus »…
        Ca a bien peu de poids devant la perspective du public de « pouvoir impunément emmerder les autres ».

        • Bonjour MichelO
          J’ai fait les deux, l’enfer c’est le public, où on se fait emmerder par des chefs aigris.. qui eux-mêmes se font emmerder par leur chef.
          Dans le privé, on est moins emmerdé, et en tout cas on n’est pas coincé dans un plan de carrière. Le public est très rigide, il existe une inertie folle.

      • @claude henry. Ben j’en discutais pas plus tard qu’hier avec un chercheur sur l’atome au cea. Il est bien dans son domaine certe, mais si c’était pour l’argent à compétence égale il gagnerait plus du double dans le privé.
        Je trouve absolument debile de jalouser les fonctionnaires sur leur salaire. C’est une posture à la Mélenchon contre les riches, pareil. Le problème ce n’est pas la rémunération des fonctionnaires.
        Le problème c’est le périmètre des services publics, et surtout les doublons administratifs et politiques (qui permet aux élus de placer un maximum de copains dans la technostructure, et diluer leurs responsabilités)

        • évidement il gagnerait le double aujourd’hui , mais il n’est pas sur que sa carrière sera complète et qu’a 50 ans il ne passe pas par la case pole emploi, que sa banque ne le sache pas quand il demandera un pret , de plus il gagnera beaucoup plus en retraite.

          « Le problème ce n’est pas la rémunération des fonctionnaires. »
          d’accord , le probleme c’est leur statut, si ls travaillaient en CDI
          ils cotiseraient pour leur retraite AUJOURD’HUI et ne seraient donc pas a la charge de l’impôt demain.;
          en plus le perimetre des servics publics , les doublons, le compinate etc.. accentuent le phénomène jusqu’à plus soif

          un exemple? les fonctionnaires dans les dom tom sont payés double (oui ,oui)(dans le temps aller là bas a la voile posait des
          sacrifices , comment est calculée la retraite de celui qui finit sa carrière en Martinique?ou a Tahiti? ah ben voila vous avez deviné

          c’est un avantage acquis terminé , circulez il n’y a rien a voir
          des comme celle là il y en a des milliers..
          je ne parlerai pas des « enseignants détachés dans une association qui fait de la plongée dans le lagon,ou des compètes de voile a la réunion.; non sinon on va avoir ds gens qui vont porter des gilets rouges
          mais attention avec le net TOUT SE SAIT

          • II. A titre transitoire et par dérogation au 3° de l’article 3 du décret n° 96-1028 du 27 novembre 1996, relatif à l’attribution de l’indemnité d’éloignement aux magistrats et aux fonctionnaires titulaires et stagiaires de l’Etat en service à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna, les agents mentionnés au I qui sont affectés à Mayotte entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016 bénéficient de quatre versements annuels au titre de l’indemnité d’éloignement pendant l’année d’installation et pour chacune des trois années suivantes calculés selon les modalités suivantes :
            1° Fraction versée au titre de l’année 2014 : 8,5 mois de traitement indiciaire brut ;
            2° Fraction versée au titre de l’année 2015 : 7,5 mois de traitement indiciaire brut ;
            3° Fraction versée au titre de l’année 2016 : 6 mois de traitement indiciaire brut ;
            4° Fraction versée au titre des années 2017, 2018 et 2019 : 5 mois de traitement indiciaire brut.

        • J’en connais aussi qui disaient que dans le privé tout est plus rose. Quand on leur fait remarquer qu’ils peuvent démissionner, leur discours devient hésitant…

          Je suis moi-même passé au privé, et je ne le regrette pas. Mais le rythme de travail est tout autre. Pas du simple au double, mais plutôt fois 10 (tellement tout est ralenti artificiellement dans le public). Les fonctionnaires qui n’ont fait que ça dans leur vie ne se rendent pas compte.

          Je n’aime pas non plus jalouser les gens, ils choisissent une carrière en fonction de ce qu’ils estiment au mieux de leur intérêt (pas que pécuniaire) et c’est normal. Ce qui est anormal est de leur proposer un tel choix, car cela se fait au détriment des gens productifs.

          • voila pourquoi on multiplie les postes

          • Perso je bosse en santé pour le privé et pour le public, je n’ai jamais constaté ce que vous dîtes. Les métiers ne sont pas les mêmes, c’est difficilement comparable, mais on peut pas dire que ça glande ni dans l’un ni dans l’autre.

            • La santé, c’est comme la police, pas assez d’effectifs donc beaucoup de boulot. Quand je critique le fonctionnariat, c’est tous, hors santé et sécurité.

            • Je pense que les plus gros problèmes sont dans les services qui ne sont pas en contact avec des usagers, du style administratif, bureau d’étude, support.

              Dans ces services, dans les temps mort, on invente des procédures pour passer le temps. Quand arrive une tâche réelle, les procédures inventées précédemment font que rien n’avance. On crie alors au manque de personnel, manque de moyens. Si jamais on les obtient, le cycle recommence.

  • Tb article mais votre ami est payé par les taxes et aussi par la dette. Votre ami pèse non seulement sur nous mais aussi sur nos enfants. C’est aussi cela qu’il faut lui dire . Dans votre dialogue vous êtes bien optimiste, ayant eu moult fois un pareil échange les réponses sont : « tu n’avais qu’à bien choisir » ou bien « passe les concours » et si je parle de la dette « la dette ? elle se sera jamais remboursée » . Le dialogue n’est pas facile, en tous les cas avec beaucoup d’entre eux.

  • Article caricatural, avec beaucoup de verbes au conditionnel…
    La grande masse des fonctionnaires ne travaillent pas moins que les salariés du privé. Ils ne sont ni en activité ni en retraite, forcément mieux payés que les autres.
    Le souci c’est surtout qu’une partie non négligeable des postes de fonctionnaires consiste à créer ou gérer des normes et des règlements dont on pourrait parfaitement se passer. Imaginons par exemple le gain en unités d’oeuvre chez les forces de l’ordre si on legalisait le cannabis. A Bercy si on simplifiait notre fiscalité. Et dans nos collectivités si on réduisait le mille-feuille…

    • çà c’est a légende, les faits prouvent le contraire en matière de traitements voir les enquêtes de l’IFRAP

    • Bonjour JB
      J’ai fait les deux, il n’y a pas photo. Dans le public, je travaillais une heure par jour, et je pouvais m’absenter sans motif. Dans le privé, faut turbiner.

  • Joe Bar , il faudrait réformé Bercy , les ministres passent les hauts fonctionnaires restent ,ce sont eux les Chefs !!!

  • J’ai rencontré des fonctionnaires Grecs qui avaient quitté leur pays. Curieusement ils choisissent toujours un pays riche pour les accueillir ! Ils m’expliquaient que leurs salaires avait été divisé par 2. Autre exemple au Portugal l’essence est aussi chère qu’en France pour un salaire mini de 500/600€ !
    La France et la Grèce ne devraient pas avoir l’Euro comme monnaie. La BCE cache cette vérité depuis le début avec des QE immenses. Viendra le moment où il faudra répondre aux questions. Les politiciens, les médias essayeront alors de raisonner sur le capitalisme, la mondialisation, l’ultra-libéralisme pour imposer une bonne dictature bien propre sur elle. Reste que le bilan est catastrophique financièrement et humainement. Espérons qu’Internet pourra recracher nos messages de désespoir à la têtes des bourreaux.

    • L’Euro c’est le Deutchmark , c’est tout. Donc aucun pays du sud ne devrait avoir cette monnaie, personne ne peux dévaluer si nécessaire. Il y a longtemps que tout le monde c’est çà. Bon c’est pas grave, avec le salaire à 1 Euro /heure pour nos futurs esclaves, çà devrait faire. Je crois que le fameux pacte vient d’être signer, alléluia !

  • Pas besoin de passer des concours, il suffit juste de connaître le maire et votre emploi est assuré.
    Et c’est ainsi que l’on retrouve des membres d’une même famille, dispatchés dans différents services d’une mairie.

  • @lou17, non pas réformer. Supprimer Bercy. J’aurais volontiers proposé d’y mettre le feu aux GJ, mais la violence est plus ciblée sur Chanel et Rolex curieusement ?!

    • Je dirais même « obliger Bercy à se faire Hara-kiri », pour passer par le stade où les individus s’y remettent profondément en cause et découvrent qu’ils n’ont d’utilité qu’ailleurs. Mettre le feu n’est que de la basse vengeance sans intérêt…

  • Au passage Hadopi qui possède des locaux monstrueux à Paris devrait aussi être supprimé. Ça et les milliers d’autres services stupides de cette démocratie marxiste.

    • Ce n’est pas une démocratie, la seule chose qui l’en approche ce sont les élections. Mais aucune séparation des pouvoirs, tous concentrés dans les mains de l’exécutif.

  • Beau discours mais qui ne me convainc pas dut tout. Certains diront que c’est la faute à ma profession car je suis sous statut fonctionnaire. Mais que nenni ! J’ai aussi été dans le privé. Mais avant, je tiens à préciser que la France compte trop de fonctionnaires et qu’il est possible de supprimer des pans entiers. Maintenant, sur l’article en lui-même.

    Déjà, l’auteur mélange allègrement les trois fonctions publiques. Je n’en connais que deux, FPT et FPE. Je ne parlerai donc que de ces deux dernières. La première question qu’il faut se poser est: quels sont les emplois qui nécessitent d’avoir des fonctionnaires ? En, FPT, il y en a peu. En effet, les DGS dégagent lorsqu’il y a un changement de majorité. Je ne vois pas non plus ce qu’apporte de différent le statut de fonctionnaires pour une secrétaire de mairie par rapport à un contrat, public ou privé. Idem pour les services techniques ou les services administratifs ou les policiers municipaux.
    Des collègues vous diront qu’il permet d’être indépendant par rapport aux élus en place. Foutaise ! Là ou un contrat obligerait la personne à bosser, a minima peut-être, mais bosser quand même, un fonctionnaire lui ne fera rien. Remarquez, c’est pareil aussi dans le privé, car des glandeurs hors pairs, j’en ai vu quelques uns dedans.
    Dans la FPE, tous les métiers non régaliens n’ont pas besoin d’exister dans un ministère et in fine, pas de fonctionnaires nécessaires. Par contre, tout ce qui touche à la sécurité doit être sous statut fonctionnaire. En effet, vous ne pouvez pas imaginer les pressions que nous pouvons avoir dans ces domaines par les élus. Le fait d’être fonctionnaire permet de les envoyer se faire cuire deux œufs. Je parle ici des métiers de l’intérieur, de la justice, de l’armée, mais aussi de tout ce qui est analyse du risque par rapport aux inondations par exemple.

    Dans le privé, comme je l’ai écrit supra, j’en ai vu des glandeurs. Je me suis même fait engueuler car j’ai osé me plaindre, lors d’un remplacement, de n’avoir à bosser que 3 heures par jour. C’était dans une grande entreprise de produits chimiques. Le type que je remplaçais faisait ses analyses chimiques le matin et consacrait son après midi à la lecture de journaux afin d’avancer, car il faisait à coté une licence de droit. Or ces études auraient dû être faites à la maison, car non financées par l’entreprise, ni pour son compte.
    Dans l’optique, des personnes se foutant devant l’ordinateur pour faire semblant de rechercher des accords ou des dossiers alors qu’il y avait des montages ou du nettoyage à faire, il y en a aussi.

    Certes, mon point de vue est celui d’une minorité mais, qui grossit. Nous partons du principe de l’entreprise qui est celui d’avoir un client, l’usager, qu’il convient de servir du mieux possible et dans le meilleur délai.

    Il convient donc d’arrêter d’opposer fonctionnaires et privés mais également de mettre tous les fonctionnaires dans le même sac.

    • Bien sûr qu’il faut opposer privé et public, pour une raison fort simple : les salariés du privé sont payés par leur employeur alors que ceux du public le sont avec les impôts. Si une entreprise privée gère mal son personnel, qu’il y a des glandeurs, alors elle va se coûter plus cher et ses produits ne trouveront pas preneurs (ou si d’ailleurs). Mais ce sont les clients qui décident s’ils achètent quand même ou pas et l’entreprise réagira en conséquence. Dans le public, les glandeurs resteront en place, et les prélèvements augmenteront.
      Alors oui, il faut opposer les 2. Il est temps que seuls les emplois sécurité – justice soient tenus par des fonctionnaires, tout le reste, hop, privé.
      Mais ne vous y trompez pas, ça viendra. Pourquoi croyez-vous que le prélèvement à la source a été mis en place ? D’une part pour pouvoir augmenter les prélèvements l’air de rien, pour pouvoir continuer de payer les glandeurs parmi les fonctionnaires. Mais à terme : pour pouvoir basculer les fonctions du trésor public vers le privé.
      Et ceux-là même, dans mon entourage, fonctionnaires de leur état, qui soutiennent cette mesure car « ça se fait ailleurs alors pourquoi nos entreprises ne pourraient-elles pas le faire aussi ? » seront les 1ers à hurler lorsque les postes de fonctionnaires disparaîtront (et moi maintenant j’accepte cette mesure qui a fait recruter 1 administrative de plus dans ma boîte – mais heureusement qu’elle n’est pas en difficulté…)

      • Et bien moi je parie pour un abandon du PàS annoncé ce soir par Macron.
        Parce que vu la tension en ce moment, faire en sorte que les français voient que leur net à payer va baisser au 31/1/19, ça risque de provoquer quelques mouvements fort mal venus…

    • Merci de votre commentaire apportant un point de vue moins caricaturale que celui de l’auteur.

      Vous mettez le doigt sur l’un des problèmes de base : le périmètre de ce qui relève (ou non) de la compétence de l’état (justice, armée, etc.).
      Les autres postes, comme celui de secrétaire de mairie, ne nécessitent aucunement un statut de fonctionnaire et je ne vois comment justifier ce genre de chose.

    • tout ce qui est régalien ok , mais mérite des audits indépendants

    • « Je ne vois pas non plus ce qu’apporte de différent le statut de fonctionnaires pour une secrétaire de mairie par rapport à un contrat, public ou privé.  »
      regardez donc la retraite par exemple

  • Mais qu’est-ce qu’un nouveau gouvernement attend pour diffuser TOUTES ces formations ? A l’heure d’internet, je ne comprends pas comment un nouveau parti n’a pas émergé, répandant ces informations avec force exemples chiffrés ?

    • Parce qu’ils profitent tous ( gvt, partis, média, fonks, assos, …etc)de ce système et qu’ils n’ont aucune envie de le voir disparaître. Cela peut durer encore longtemps.

      • Par nouveau gouvernement, je voulais dire un groupement de citoyens lambda, gilets vert fluo par exemple, qui finit par former un parti. Mais tant qu’on aura autant de fonctionnaires, ils s’éliront tous entre eux. D’ou, d’ailleurs, le fait qu’ils sont toujours aussi nombreux, les fonctionnaires, comme les pauvres, c’est un électorat.

  • Un sacré tissu d’âneries avec de bons gros clichés
    C’est le café du commerce ici?

  • @claude henry , pour les métropolitains être affectés en Guyane , Guadeloupe , Martinique .alors qu’un Guadeloupéen attend des années pour retourner sur son ile etc …
    on ne nous dit pas tout !!!!

  • @ vous lire le malaise est beaucoup plus important que l’on pense … C’est de revoir tout le fonctionnement de L’ÉTAT !! Impressionnant vos remarques et vécu ..
    quels sont les Hommes qui pourront changer ce Pays !!! Peut -on le faire en étant objectif.??

  • Pour ceux qui douterais encore. Pourquoi croyez -vous que l’empilement des taxes et des réformettes de complexification successives (Prélèvement a la source « individuel » alors que l’imposition est faite par « Foyer », de la fiscalité sont faites ?
    Pour assurer le gavage et la prospérité des milliers de parasites de Bercy.

    • non , regardez quand Gorbatchev s’est attaqué a l’administration soviétique.. il a sauté et on a vu des chars dans les rues..
      ben en france ce sera pareil

  • Même payé 200 euros/mois, un fonctionnaire gagnerait toujours plus qu’un salarié du privé puisque ça ne correspondrait à aucune création de valeur.

  • Pour ne pas tomber dans le « tous des… » et ne pas ostraciser aveuglément, lisez https://www.yvesmontenay.fr/2016/12/23/supprimons-le-mot-fonctionnaire-du-dictionnaire/

  • Les commentaires sont fermés.

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Dans mes articles je cite fréquemment le site Fipéco. Dans un récent billet son président François Ecalle fait un état des lieux de la France. Il conclut que face à une inflation qui s’envole il est urgent de réduire drastiquement sa dette colossale.

Avec un taux de prélèvements obligatoires des plus élevés au monde il n'est pas possible d’augmenter les taxes et impôts. Au contraire, pour que le pays retrouve sa compétitivité, il faut les réduire fortement. François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes détaille com... Poursuivre la lecture

Cette fois-ci, c’est vraiment parti : avant-hier, j’ai reçu le premier tract électoral de la présidentielle 2022 dans ma boîte aux lettres ! C’était un petit mot de notre insoumis national Jean-Luc Mélenchon. Enfin, insoumis… À la façon particulière des politiciens incrustés depuis toujours dans le système. Il fut quand même vingt ans sénateur, ministre de Lionel Jospin (PS), député européen pendant huit ans, et il est actuellement député français depuis 2017. Mais bref. J’avais cinq minutes, j’ai lu.

Et puis il ne faudrait pas oublier... Poursuivre la lecture

C’était mieux avant.

Mais de quel avant s'agit-il ? avant 1975, lorsque la France dégageait un budget non déficitaire ? c’est possible mais certainement pas avant 1945.

De 1945 à 1975, ce furent les Trente glorieuses, lorsque le PIB augmentait de 5 % par an et que le chômage restait en dessous de 4 %.

En 1973, le premier choc pétrolier est venu perturber cette belle mécanique. Le PIB progresse alors plus lentement et s'accompagne d’une augmentation sensible du chômage atteignant 10 % voire 24 % chez les jeunes.

Que s'... Poursuivre la lecture
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