Ce qui se dessine sur la prochaine crise monétaire

La prochaine crise monétaire fera redécouvrir un principe millénaire : la dette doit avoir une limite. A défaut, on crée une société d’esclaves.

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Ce qui se dessine sur la prochaine crise monétaire

Publié le 27 octobre 2018
- A +

Par Simone Wapler.

Les banquiers centraux, par l’usage abusif du crédit infini et quasi-gratuit, ont nationalisé les marchés financiers. À la prochaine crise, ces mêmes banquiers centraux – qui contrôlent la monnaie – seront mis sur la sellette ; la confiance, qui est l’unique assise de nos monnaies, sera ruinée.

Les abus des banquiers centraux nous ont conduits à des absurdités tels que les taux négatifs et l’endettement des générations à venir. Or, jamais on n’a vu dans l’Histoire une génération accepter le passif financier de la précédente. Même les histoires de dettes de guerre se sont mal terminées… par un défaut ou une autre guerre.

L’institut Bruegel a récemment sorti une réflexion intitulée « Les libertés économiques et politiques sont-elles étroitement liées ?1 ».

Si votre premier réflexe a été de répondre « bien sûr que oui ! » dans un haussement d’épaule, réfléchissez-y à deux fois.

« Au début du capitalisme (XVIIIème, XIXème et même début du XXème siècle), une économie de marché (avec un rôle très restreint du gouvernement) s’accompagnait de régimes politiques, qui selon les critères d’aujourd’hui, étaient soit non démocratiques, soit partiellement démocratiques. Ceci a progressivement changé au cours du XXème siècle, la plupart des pays à hauts revenus ayant adopté à la fois des régimes démocratiques et une économie de marché.

  […]

 Néanmoins, il n’y a pas d’exemple historique de démocratie stable sans économie de marché prédominante fondée sur la propriété privée. Les rêves utopiques de planification centrale démocratique ne se sont jamais matérialisés ».

Les libéraux considèrent que la concurrence ne se limite pas à l’économie, elle doit aussi toucher le domaine politique, celui des idées. Dans le premier cas, le marché tranche, dans le second cas, les électeurs tranchent. Dans les deux cas, laisser l’ordre spontané s’imposer est source de prospérité. La prospérité ne peut s’épanouir que dans la paix, pas la guerre et le pillage.

Lorsqu’un banquier central trafique une monnaie (ou le crédit, puisque c’est devenu la même chose), il commence par fausser la concurrence, altérer l’économie, mais il va aussi altérer la politique ; la fuite devant la monnaie, l’inflation généralisée des prix et les troubles sociaux qui s’ensuivent ne sont que le résultat de la défiance qui remplace la confiance.

La monnaie est au carrefour des libertés politiques et économiques.

La monnaie et la politique de contrôle des changes reflètent le niveau de totalitarisme des pays. Il y a une différence fondamentale entre le régime d’un Franco et celui d’un Staline, tous deux qualifiés de totalitaires. Sous Franco, celui qui n’était pas content pouvait partir avec ses pesetas voir si l’herbe était plus verte ailleurs. Pas sous Staline puisque le rouble n’était pas convertible.

Voici mon classement personnel en cinq niveaux de dictature :

Niveau 1 : libre circulation du bipède et de son argent

Dans ce régime idéal, chacun va où il le veut avec le fruit de son travail.

Niveau 2 : rançon à la sortie. Si vous n’êtes pas content, on vous laisse partir mais vous payez une rançon. L’exit tax n’est pas autre chose. D’ailleurs une première tentative de législation par la France en 2004 s’était fait retoquer car jugée incompatible avec la liberté d’établissement prévue par le droit européen.

Niveau 3 : limitation de la convertibilité de la monnaie et contrôle des changes. À ce stade, le piège se referme même en démocratie. En pratique, la législation vous interdit d’emporter plus d’une certaine somme dans votre valise en carton ou bien limite la convertibilité de la monnaie à un certain montant. La France a connu ce régime après la Première Guerre mondiale, puis de 1939 à 1984 avec une courte interruption en 1967. Bien entendu, vous entendrez que ces mesures liberticides sont prises dans l’intérêt du bien public : c’est pour lutter contre la spéculation, la fuite des capitaux, etc.

Niveau 4 : non-convertibilité de la monnaie, mais sortie possible. Dans ces régimes autoritaires, si vous n’êtes pas content, vous pouvez partir, mais sans votre argent. La monnaie n’est pas convertible. Utile pour l’image du régime, car suffisamment dissuasif pour tarir le flot sortant de mécontents. La Chine appartient encore à ce niveau, puisqu’une partie de la monnaie continentale n’est pas convertible.

Niveau 5 : non-convertibilité de la monnaie et sortie du territoire impossible. Avec les dictatures les plus féroces, les frontières sont bouclées et la monnaie n’est pas convertible.

Mais mon classement a un défaut : il part du postulat que la concurrence monétaire est possible.

Or le rêve de la bureaucratie internationale serait de s’en affranchir en instaurant une monnaie mondiale et une gouvernance mondiale…

C’est oublier que la monnaie mondiale peut très bien exister sans une armée de fonctionnaires internationaux.

À partir d’une histoire multimillénaire, l’or et l’argent ont spontanément émergé comme monnaies sans se préoccuper des frontières politiques. Des monnaies sans frontières, les plus aptes à garantir la liberté et la propriété, indépendamment du régime politique.

« L’étalon-or intégral ou la monnaie couverte à 100 % par l’or est le seul barrage de protection qui pourra être érigé entre les citoyens et le Léviathan. À partir du moment où les citoyens acceptent l’étalon-papier émis par l’État, il n’y a plus aucune entrave théorique ou pratique à leur exploitation et leur asservissement absolu – même sous la meilleure des constitutions ».

Roland Baader2

Puis avec la fin des accords de Bretton Woods et la rupture de tout lien entre les monnaies et l’or, nous assistons à une phase de déconstruction systématique de la monnaie et du système monétaire.

La monnaie redevient du crédit pur, comme du temps d’Hammourabi 3 000 ans avant J.-C., comme avant que l’usage des monnaies métalliques ne se diffuse (environ 1 000 ans avant J.-C.).

Mais la régression est pire encore que ce que vous pouvez imaginer. Les Anciens punissaient d’esclavage les mauvais payeurs. Mais, pour éviter le surendettement qui aurait conduit à une société d’esclaves contrôlés par quelques puissants, des remises de dettes étaient périodiquement instaurées. Or dans notre système de monnaie-crédit d’après Bretton Woods, aucune limitation à la dette n’est prévue.

La prochaine crise monétaire nous fera redécouvrir des principes millénaires.

« Raconte-moi le passé et je connaîtrai le futur », disait Confucius.

Dans cette future crise monétaire et ce jubilé, une extraordinaire quantité d’épargne reposant sur la dette et des promesses vides sera détruite. Autant s’y préparer.

Pour plus d’informations, c’est ici

 

  1.  article disponible ici qui cite par ailleurs trois autres études.
  2.  MSC d’économie, élève du prix Nobel Hayek, auteur de Geld, Gold und Gottspieler (Monnaie, Or et se prendre pour Dieu), publié en 2005 et sous-titré : À la veille de la première crise économique mondiale.
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  • c’est pour cela qu’il convient d’acheter des « lingotins » plutôt que de mette son argent sur un livret A

    • et quand l’Etat vous traitera de traitre parceque vous participer à la crise avec vos lingotins, que ferez vous?

      • d’abord la vente d’r est anonyme si çà change je ne les vendrai pas n france et puis c’est tout

      • Nul besoin d’acheter en Grance… Luxembourg, Suisse, tout en faisant attention au montant autorisé, car des voleurs à bande rouge sur le pantalon sévissent aux frontières, surtout la Suisse.
        Par contre les frais d’aller-retour sur ces objets sont importants.

    • ou encore sur 1 assurance-vie ? La plupart des produits bancaire sont de la Dettes & nos banques et les Etats sont submergées par la Dette mondiale. Pour honorer nos obligations; on en crée de nouvelles qui ne serrront jamais remboursées bien entendu : il s’agit d’1 fuite en avant qui pourrait s’achever dans 1 grand jubilé, comme le dit Simone Wapler : *Vous avez le temps de préparer votre patrimoine à cette nouvelle crise mais vous devez commencer maintenant. Nous aurons un jubilé, une restructuration des dettes publiques et privées qui sont devenues insoutenables tôt ou tard. Mieux vaut ne pas être pris par surprise avec des banques fermées un lundi matin (sic)…. http://la-chronique-agora.com/italie-derive-pleine-renseignement/?fbclid=IwAR0GZbFpU8kMMWv1nKFGlZklDKm5epVI0wuCKOPDHHWjGLOn1S-2BD3DZpY
      * * Olivier Delamarche: “Si l’Italie sort de l’euro, ça veut dire quoi ? Eh bien ça veut dire que s’ils ne veulent pas une panique bancaire, un bank run et une fuite des capitaux, alors il faut qu’ils rétablissent le contrôle des capitaux et qu’ils ferment les banques. Si vous avez une fermeture des banques et qu’un contrôle des capitaux est rétabli, moi je vous fiche mon billet que dans l’heure qui suit, toutes les banques de l’Union européenne ferment et que vous avez un contrôle des capitaux à toutes les frontières. Pourquoi ? Vous ouvrez votre journal le lundi matin et vous apprenez que toutes les banques sont fermées en Italie et qu’il y a un contrôle des capitaux… Moi perso, après vous faites ce que vous voulez.. mais moi perso le premier truc que je fais, c’est que je fonce à ma banque et je retire mon argent. Mais je vous rassure, moi, c’est déjà fait ! je retire mon argent pourquoi ? Parce que je sais que dans l’heure qui suit ils ne peuvent pas faire autrement. Et le fait que je le fasse, fait qu’il y en a d’autres qui vont le faire et donc vous avez un bank run en France.” https://www.youtube.com/watch?v=uCz_FV59E6w
      * E von Greyerz se plaint que la Dette US double tous les 8 ans depuis Reagan et des méfaits des banques centrales surtout dans l’UE.. un gros Krak est en train de couver : https://www.businessbourse.com/2018/10/21/egon-von-greyerz-des-taux-plus-eleves-des-deficits-plus-eleves-nous-sommes-a-laube-dune-enorme-crise/?fbclid=IwAR0nvC4iXZ-PJ7dQtiMKfR0s1tb3v3JExrVZIvlEnY_Dz0cODQyZWwOe0wo

  • « Niveau 1 … Dans ce régime idéal, chacun va où il le veut avec le fruit de son travail. »

    L’argent le fruit de son travail ? C’est incroyable de lire cela. Si l’argent n’est que le fruit de son travail, alors il faut préciser qu’il faut interdire toute forme de succession ou d’héritage. Les dictatures sont d’abord les filles des conservatismes.

    • a ce compte là autant interdire la propriété privée , et la boucle sera bouclée

    • @bleubv
      Bonjour,
      Un héritage est le fruit du travail/investissement (ce qui reste un travail, pour ne pas en être de son argent) de quelqu’un d’autre, qu’il soit de la famille ou pas.
      En héritant, sauf si vous dilapidez votre argent, vous veillerez à ne pas le voir disparâitre, voire à la faire croître. Cela demande quelques efforts.

    • « L’argent le fruit de son travail ? »

      L’argent de mes héritiers est le fruit de mon travail, ou le peu qu’il en restera après que l’Etat se soit servi.

  • Des choses vraies mais toujours cette curieuse adoration du veau d’or. Détenir de l’or n’a jamais été une protection contre les dictatures les plus féroces qui peuvent parfaitement décider que c’est illégal et que les contrevenants iront au goulag. Quelques chanceux peuvent parfois arriver à franchir la frontière clandestinement en emportant leur magot mais ce n’est pas le cas général.

    • C’est une constante chez Simone Wapler. Je ne sais pas d’où ça vient. Pourtant l’or n’a aucune valeur intrinsèque plus grande qu’un bout de papier avec des chiffres dessus ou qu’une ligne de code.
      Il est utile pour fabriquer des circuits electroniques, des medicaments (oligo éléments), des bijoux et des oeuvres d’art, mais cela n’en fait pas pour autant un étalon monétaire certain et durable…

      • néanmoins l’or a un valeur planetaire , ce qui n’est pas le cas des monnaies

      • l’or sers a tout, surtout dans une dictature , allez donc bénéficier d’une faveur dans un tel régime sans.

      • L’or a un défaut majeur (que ses adorateurs considèrent comme une qualité !) qui est que son stock évolue peu. Si on considère cet or comme un jeton d’échange contre des biens durables ou des marchandises consommables cela peut fonctionner dans une économie stagnante où le stock d’or et le stock de biens resteront fixes. Mais si l’économie est en croissance cela implique automatiquement que pour une même quantité d’or on aura de plus en plus de marchandises. Le détenteur d’or peut ainsi s’enrichir en dormant, ce qui dissuade les prises de risques (prêter à un entrepreneur qui peut ne pas rembourser) qui pourraient générer plus de croissance. Un système monétaire favorisant le crédit (avec quand même assez de garde fous pour ne pas accumuler des créances douteuses) est infiniment plus promoteur de croissance. Le développement du crédit associé à une création monétaire maitrisée (il y a des dérapages de temps en temps !) a accompagné l’essor des économies occidentales depuis des siècles.

        • le probleme c’est « maitrisé »

          • Tout à fait. Et par qui? Les Etats? lol.
            Par ailleurs, le stock d’or augmente lentement certes mais au fur et a mesure de son extraction. D’autres supports physiques peuvent jouer le même rôle.

            « Le détenteur d’or peut ainsi s’enrichir en dormant, »
            En théorie. Mais quand on voit les fluctuations du cours de l’or, il n’y a rien de garanti.

            • Vous avez bien sur compris que l’enrichissement en dormant ne concerne que le cas où l’or serait la seule monnaie. Fort heureusement cela fait bien longtemps que cette situation n’existe plus. Même au temps des banquiers vénitiens, ils ne se privaient pas d’accorder des crédits (i.e. faire de la création monétaire) bien au delà des quantités d’or qu’ils avaient dans leur coffres. La création monétaire n’est pas une invention de nos banques modernes. La monnaie n’est d’ailleurs que l’antiparticule des biens physiques ou de leurs projets de production. Le couple monnaie projet apparait au moment du prêt et s’annihile au remboursement. Tout l’art du banquier est de bien estimer le risque que le projet échoue et d’ajuster le taux d’intérêt pour que les projets qui réussissent compensent ceux qui se terminent mal. La monnaie créée à l’occasion de projets du secteur marchand est plutôt saine et traduit la quantité de projets en cours -plus il y en a plus la masse monétaire augmente). Je n’en dirai pas autant pour la monnaie créée en échange de dettes des états car le projet qui est la contrepartie est simplement le pouvoir de lever des impôts (ou de laisser la monnaie se déprécier ce qui n’est pas très différent de lever des impôts !).

              • Mais pourquoi l’or serait-il la seule monnaie ❓ C’est un actif parmi d’autres.
                Une monnaie saine pourrait être composée de plusieurs actifs, restant hors de portée des polytocards, donc privée.

        • Vous avez mille fois raison sur le lien entre crédit et croissance.

      • * Pour comprendre … un contrarien est quelqu’un qui fait le contraire de tout le monde, qui marche à contre-sens de la foule, qui pense avoir raison tout seul dans son coin.
        1) l’or est-il 1 actif contrarien ? http://la-chronique-agora.com/actif-reellement-contrarien/
        2) Au fur et à mesure que la « bulle universelle » gonfle, l’or confirme son statut d’actif « contrarien », ce qui est plutôt rassurant… Dans les coffres des banques centrales, il y a toujours de l’or ; lorsque les choses deviennent vraiment tendues, que les belles promesses de payer ne suffisent plus, les règlements se font toujours en or. Récemment, les banquiers centraux ( surtout la Russie ou la Chine ) dans leur ensemble ont acheté de l’or. http://la-chronique-agora.com/or-echappe-bulle-universelle/

    • « l’or n’a jamais été une protection contre les dictatures les plus féroces »

      y compris Roosevelt …

  • A part quelques bijoux, je n’ais pas d’or;
    mais, devant certains indices troublants, j’espère ne pas avoir à le regretter un jour…

    • @Leipreachan
      Bonjour,
      « A part quelques bijoux, je n’ais pas d’or;
      mais, devant certains indices troublants, j’espère ne pas avoir à le regretter un jour… »
      Si vous le pouvez, investissez dans des munitions.

  • Cet article de Simone Wapler est dans l’esprit de son livre « Pourquoi la France va faire faillite ».
    Dans ce pays, nous subissons de fait la dictature de l’Énarchie qui consiste à développer toutes sortes de stratagèmes pour ponctionner à outrance le fruit du travail de ceux qui produisent des biens et des services et, qui finissent par se décourager.
    Résultats: l’industrie est en voie de disparition et l’agriculture ne doit sa survie qu’à l’attribution de « primes ».
    Il en résulte une crise de l’emploi et donc, des politiques de distributions Étatiques dont une partie provient d’emprunts remboursables avec le produit d’autres emprunts…

    • a décharge les français ont choisi de ne pas travailler pour avoir quelque chose , ils pensent que c’est l’etat (sans savoir que ce sont les autres)qui doit palier par tous les moyens a leur incurie, ils votent dans ce sens
      et comme il y a plus de gens qui touchent que de gens qui payent ..le destin de la france est tout tracé====>> sirtaki pour tout le monde

      • A la décharge des français certes, mais aussi des migrants, de plus en plus nombreux, pour qui la France est devenue un Éden à conquérir.
        De passage à Alger il y a quelques mois, notre Grand Timonier n’avait il pas affirmé qu’il fallait organiser les autoroutes de l’immigration…
        Vous me direz les proclamations à Alger n’engagent que ceux qui pourraient avoir l’intention d’y croire….

        • @Duglandin
          Bonjour,
          « à Alger il y a quelques mois, notre Grand Timonier n’avait il pas affirmé qu’il fallait organiser les autoroutes de l’immigration… »
          Alors pourquoi continue-t-il de refuser des immigrés venus de façon légales, avec leurs papiers, et/ou avec des qualificiations ? Pourquoi continue-t-il à laisser des migrants illégaux risquer leur peau pour joindre l’Europe ?
          Pourquoi les embassades et les consulats ne délivrent-ils pas de visas systématiques dans ces pays sinistrés ?
          L’autoroute consiste à alimenter le trafic organisé par les passeurs.

          Le Dalaï Lama l’a dit : les migrants devront retourner dans leurs pays de provenance pour aider à les reconstruire.

          • STF
            Bonjour,
            L’immigration n’est pas le sujet de ce post. Je l’ai évoqué comme étant un facteur aggravant de la charge financière supportée par notre pays au moyen de prélèvements étatiques sur nos revenus d’une part et, par des emprunts non remboursables (pour le moment) d’autre part.
            A vous lire vous êtes donc partisan de recevoir tous les migrants pour des raisons humanitaires mais, dans votre élan de générosité – au demeurant honorable – êtes vous prêt, personnellement, à consacrer une partie de vos propres revenus à la réception et à l’établissement en France de ces mêmes migrants?
            Ou bien, pensez vous qu’il appartient à d’autres que vous de subir les couts de cette immigration?

            • Ceci dans l’hypothèse où le bilan de l’immigration est globalement négatif. Ce qui n’est pas certain.
              https://www.capital.fr/economie-politique/le-vrai-bilan-economique-de-l-immigration-554216

              • Manchzek
                On peut épiloguer longuement sur ce qui est « positif » et sur ce qui est « négatif ».
                Par exemple: Selon l’INSEE, 783640 naissances ont été recensées en 2016.
                30,9% de ces nouveaux nés étaient issus de l’immigration. Immigration qui ne représente que 9,7% de la population française.
                Autre exemple: D’après les statistiques du Ministère de la justice, plus de 50% de la population carcérale est composée d’immigrants ou de descendants d’immigrants.

                • @ Duglandin
                  Les descendants de migrants en France, deviennent le plus souvent Français par le droit du sol! C’est la loi et les « souchiens » n’ont qu’à se faire à la mondialisation!

            • @Duglandin
              Bonsoir,
              Je suis contre le fait de laisser entrer des clandestins sur le territoire.
              Je suis contre le fait de subventionner quoique ce soit.
              Si des « migrants » avec des qualifications entrent légalement sur le territoire, ils ont un visa, et peuvent même devenir résidents. Avec des qualifications, ils trouveront un travail, même si c’est très difficile en France. Ceux-là, sont renvoyés chez eux actuellement, soit par la PAF, soit à expiration de leur visa.
              Pour ma part, je conçois que quand on veut entrer chez quelqu’un qu’on ne connaît pas, on frappe à la porte et on demande si on peut rentrer. Ce qui arrive en ce moment avec les migrants n’est absolument pas cela : ils entrent par le jardin, écrasent la porte d’entrée et squattent le canapé, s’accaparent la télé, et pillent le frigo. Et l’habitant doit fermer son clapet pour ne pas passer pour un raciste-facho-nazi-etc…. L’hospitalité oui. Le squat en force, non.

              « Ou bien, pensez-vous qu’il appartient à d’autres que vous de subir les couts de cette immigration ? »
              « êtes-vous prêt, personnellement, à consacrer une partie de vos propres revenus à la réception et à l’établissement en France de ces mêmes migrants ? »
              J’ai déjà du mal à assumer mon quotidien alors je ne vais pas assumer le quotidien de clandestins.
              Donc non. Ils se sont débrouillés pour partir, pour arriver, ils se débrouillent pour le reste.
              J’ai beau relire mon post, je ne vois pas où j’ai pu écrire que j’avais ces pensées socialistes qu’il appartient à d’autres que moi de subir les coûts de cette immigration ? ».
              La France accueille plus de 80 millions de touristes par an. Accueillir quelques migrants par an ne devrait pas poser de problème. Le problème est qu’ils sont mal accueillis, déjà parce qu’ils entrent illégalement, sans papiers, sans identité, et que le système rend les choses encore plus délicates pour eux. L’autre problème est que l’Etat nous clame que nous avons d’eux (avec 10 millions de pauvres, plus de 6 millions de chômeurs e tune croissance en berne et comme vous l’avez mentionné une dette abyssale qui, elle, croît) et veut donc qu’ils restent. Alors pourquoi les laisse-t-il venir illégalement ?
              Je ne laisse pas entrer chez moi quelqu’un que je ne connais pas. S’il me demande de le laisser entrer, il a plutôt intérêt à me donner une excellente raison. S’il pille mon frigo, prend ma voiture sans permission, et m’éjecte de mon lit, il ne remet pas les pieds chez moi.
              Le « voyage » pour un clandestin est autour de 5000€. Avec un visa et cette somme, un immigré légal a de quoi voir venir un temps.
              En France avec toutes les normes et les règles, ça peut être plus compliqué. L’Australie demande de justifier un minimum de 1500€ sur son compte courant pour pouvoir entrer légalement sur son territoire.

              Quand je suis allé aux Etats-Unis en 2005 pour 10 jours, en touriste, le douanier m’a demandé où je logeais. Ne le sachant pas, je ne connaissais pas l’adresse du lieu de mes vacances, j’ai cru qu’il allait me renvoyer en France directement. Alors que légalement, j’étais en règle : j’avais des papiers officiels représentés par mon passeport tout neuf de l’époque, fait pour l’occasion. Le fait de ne pas avoir de point de chute m’aurait fait repartir dans un avion, et m’aurait valu une interdiction de territoire américain.

  • « une monnaie (ou le crédit, puisque c’est devenu la même chose) »

    La monnaie n’est pas devenue du crédit. La monnaie a toujours été le crédit et le sera toujours. Monnaie et crédit sont la même chose, un droit de tirage sur la production d’autrui. Sans cela, aucun échange n’est possible en dehors du troc. Même l’or (ou n’importe quel bien physique monétisé) n’échappe pas à cette réalité intangible. L’or ne peut servir de monnaie dans une économie développée. Du fait de sa quantité limitée, il ne convient qu’à une économie primitive, centrée sur la survie, où les échanges sont peu nombreux, une économie stagnante, voire récessive. L’or a pu être utilisé au XIXe siècle, en plein boom économique, parce que les découvertes de nouvelles mines à travers le monde entier ont démultiplié les masses d’or disponibles, en quantité suffisante pour répondre aux nouveaux besoins d’échange. Par la suite, l’abandon de l’or par étapes successives jusqu’aux années 1970 était une nécessité. Exit l’or. En revanche, depuis l’abandon de l’or, le maintien des monopoles monétaires étatiques à travers les banques centrales ne correspondait à aucune nécessité, sauf à satisfaire le désir de pouvoir sans limites des politiciens, dans le cadre d’Etat obèses qui se croyaient des Nations (de moins en moins avec le temps, la technocratie préférant désormais s’auto-justifier, quitte à piétiner les Nations si nécessaire dans sa dérive dictatoriale).

    Les monopoles d’émission sont des anomalies économiques graves qui seront fatalement corrigées. En matière monétaire, la question centrale, comme pour tout sujet économique, est la mise en concurrence des producteurs, ici des émetteurs des monnaies, autrement dit la mise en concurrence des banques centrales. Sans concurrence, il n’y a pas de prix découverts sur le marché libre mais seulement des tarifs administratifs imposés arbitrairement qui ne correspondent à aucune réalité. Finalement, la mise en concurrence des banques centrales signifie leur disparition. Pour quelle mystérieuse raison une banque émettant sa propre monnaie aurait-elle besoin d’une banque centrale ?

    Les crises sont saines. Les crises consistent en la découverte et la correction des anomalies économiques. Empêcher la survenue des crises par des artifices monétaires est malsain et surtout vain car la maladie économique ne disparaît pas pour autant. Plus on attend, plus la correction devient douloureuse. Les monopoles monétaires des banques centrales sont des anomalies, des maladies économiques, les pires monopoles imaginables car le prix de l’argent conditionne directement ou indirectement tous les prix sur tous les marchés.

    Les dérives actuelles ne sont pas fondamentalement liées aux monnaies fiduciaires mais plutôt aux monopoles monétaires territoriaux qui les accompagnent. Les crises financières sont les conséquences de l’existence des monopoles monétaires. Tôt ou tard, la conclusion de ces crises sera la suppression des monopoles monétaires des banques centrales et l’obligation imposée aux banques d’émettre leurs propres monnaies, enfin mises en concurrence.

    La concurrence monétaire est inéluctable.

    Une banque = une monnaie.

    • Tout cela est évident (ou devrait l’être !). La création de monnaie par les banques ordinaires suffit et pour que cela marche bien elles doivent pouvoir se faire concurrence et pouvoir faire faillite.

    • « Une banque = une monnaie ».
      Vous êtes sérieux ?
      J’ai un compte dans la banque A et je suis salarié dans une entreprise qui paie les salaires à partir d’un compte domicilié à la banque B. La grande surface où j’ai l’habitude de me rendre n’accepte que les moyens de paiements provenant d’Y ou Z et ainsi de suite …
      Quand aux déplacements à l’étranger, n’y pensons même pas !
      Et pour couronner le tout, je peux apprendre du jour au lendemain que je suis ruiné car ma banque n’a pas résisté à la concurrence et a fait faillite !

    • pas tout à fait : ce qu’il faut, c’est la liberté.
      Sans liberté, point de monnaie sérieuse.
      Actuellement : $=Euro=Rouble=0 la tête à Toto…

    • L’or est comme la terre, en quantité limitée et sa « valeur » augmente avec la demande qui augmente avec la population.

      Cette déflation n’empêche nullement l’or d’être un vecteur de reconnaissance de dette anonyme et transportable (donc de monnaie).
      Bien entendu l’Etat dépensier qui compte sur l’inflation pour absorber ses dettes ne l’entend pas de cette oreille.

      • Pour s’enrichir, l’Etat compte sur l’inflation et les détenteurs d’or comptent sur la déflation. Inflation comme déflation sont nocives pour les entrepreneurs. La déflation générée par une quantité limitée des signes monétaires (par le seul mérite de la possession préalable de la monnaie) n’a rien à voir avec la déflation générée par la productivité (offrir plus ou mieux avec moins). Même l’entrepreneur le plus productif verra ses efforts irrémédiablement annihilés par la déflation monétaire.

        Seule la stabilité monétaire est vertueuse, en rendant sa neutralité à la monnaie. La stabilité monétaire est obtenue lorsque la masse monétaire varie en proportion de la croissance, ni plus ni moins.

        • Encore une évidence qu’il faut répéter inlassablement. Étonnant qu’il y ait une telle inculture économique sur un site en principe libéral. A ma connaissance les icônes du libéralisme (Bastiat…) n’ont jamais prôné de revenir à une monnaie or stricte sans possibilité de création de monnaie-dette.

          • Correction, je voulais dire Hayek. Celui ci n’est pas contre l’émission de crédit par les banques. Bastiat est tout à fait estimable mais date un peu !

  • Je ne sais plus qui disait ceci :

    «Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations,
    contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple,
    contrôlez la monnaie et vous contrôlerez le monde »

  • Encore un article publicitaire pour le machin Agora …

  • Je viens de tomber sur une vidéo saignante de Michel Jovanovic du 15.10.18… sur l’état des finances Européennes… https://www.youtube.com/watch?v=uYYoINKY3-E

  • Les commentaires sont fermés.

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