Les entrepreneurs ne sont pas les amis de l’URSSAF

Encore une phrase malheureuse ? En déclarant que l’URSSAF était l’amie des entrepreneurs, Emmanuel Macron fait encore une fois réagir dans le milieu.

Par la rédaction de Contrepoints.

Tous ceux qui, en France, passent leur vie les mains dans le cambouis, à créer de la richesse, ont déjà eu l’honneur d‘affronter l’URSSAF.

En venant hier soir déclarer, devant un parterre de jeunes lanceurs d’entreprises, « Votre amie, c’est l’URSSAF », le président de la République a soulevé une nouvelle bronca dans le monde de l’entrepreneuriat français.

L’URSSAF, cette pure émanation de l’État-providence, incarne pour beaucoup d’entrepreneurs le cauchemar qui viendra les appauvrir.

Il est en outre curieux d’entendre, dans la bouche d’un président que d’aucuns considèrent comme libéral, une défense sans nuance d’un système étatique et monopolistique. La porte-parole des Républicains s’en est étonnée ce matin :

Combien de petites sociétés ont-elles fermé leurs portes à cause des contrôles de l’URSSAF ? Combien de parties de ping-pong entre les patrons et l’administration ? L’URSSAF est l’amie des patrons, car elle se nourrit d’eux. Mais l’inverse n’est pas vrai.

À l’époque des assurances privées et de la mondialisation, certains États ont transformé leur système administratif pour le rendre plus souple, plus accessible et surtout plus rapide. En France, la vampirisation continue de plus belle :

Devant les jeunes entrepreneurs, Emmanuel Macron aurait pu sortir la gousse d’ail pour éloigner le vampire. En copinant avec lui, il s’attire encore une fois, au détour d’une phrase malheureuse, l’ire de ceux dont la France a le plus besoin.