Personne n’a besoin d’imprimante 3D pour fabriquer son propre flingue

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Personne n’a besoin d’imprimante 3D pour fabriquer son propre flingue

Publié le 25 septembre 2018
- A +

Par Sébastien Wesolowski.
Un article de Motherboard-Vice

Beaucoup d’amateurs d’armes à feu aiment se présenter comme des militants politiques. Aux États-Unis, les plus passionnés considèrent les Glock, AR-15 et autres Mosin-Nagant comme des signes extérieurs de droits bien exercés. La loi permet leur possession, voire leur port ; dès lors, soutiennent-ils, quiconque tente de limiter leur accessibilité ou leur dangerosité s’attaque aux libertés du citoyen. Et dans cette logique, rien ne saurait justifier un plus grand contrôle des armes à feu, pas même les fusillades de masse.

Cette logique libertaire permet à Cody Wilson, l’Américain qui souhaite diffuser des plans d’armes imprimables en 3D sur Internet par l’intermédiaire de son entreprise Defense Distributed, de rejeter toute responsabilité en cas de dérapage mortel de son projet. « La liberté, c’est ça, tonne-t-il dans une interview pour Esquire. Les gens qui veulent utiliser un livre ou un ordinateur ne sont pas présélectionnés. (…) Nous savons que de mauvaises personnes peuvent abuser de ces informations mais ce n’est pas une raison pour en limiter l’accès. » À l’en croire, son but est de protéger le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, c’est-à-dire la liberté d’expression des Américains, en l’exploitant à fond — pas de mettre des armes dans toutes les mains.

Victoire crypto-anarchiste

En juin dernier, le gouvernement des États-Unis s’est incliné face à Cody Wilson. Après un long affrontement judiciaire, il a reconnu que les plans d’armes à feu pour imprimante 3D étaient protégés par le Premier amendement en autorisant Defense Distributed à diffuser ses plans sur Internet à partir du 1er août. Une victoire pour le « crypto-anarchiste » mais un cauchemar pour les pro-contrôle des armes à feu, dont la riposte ne s’est pas fait attendre. Mardi 31 juillet, le juge fédéral de Seattle, Robert Lasnik, a ordonné la suspension temporaire de l’initiative après avoir été saisi par plusieurs procureurs fédéraux. Le magistrat souhaite se donner le temps de réexaminer le dossier « sur le fond ».

Cody Wilson a déjà annoncé qu’il porterait l’affaire devant la Cour suprême. Quelques heures avant le blocage de son projet, faisant cette fois référence au Deuxième amendement, il avait affirmé à CBS que « l’accès aux armes à feu [était] une dignité humaine fondamentale » et « un droit humain fondamental. »

Le projet, les déclarations et les motivations provocateurs de Cody Wilson, qui s’échine à promouvoir les armes imprimées en 3D depuis 2012, lui valent une large publicité. Son initiative a déclenché un mouvement de panique outre-Atlantique : « intraçables », « anonymes » car dépourvus de numéro de série et « indétectables » lorsqu’ils sont entièrement en plastique (auquel cas ils sont illégaux), les pistolets et composants de fusil d’assaut qu’il entend diffuser seraient une aubaine pour les criminels et les terroristes. Wilson, 30 ans, n’est pourtant pas le premier activiste à dégainer des armes à feu « fantômes » pour défendre des libertés, quelles qu’elles soient — en fait, les agitateurs libertaires dans son genre existaient longtemps avant les imprimantes 3D, et même bien loin des États-Unis.

Pro-armes sans concession

Le père spirituel de Cody Wilson est Anglais. Jusqu’aux années 80, n’importe quel Britannique passant pour apte à utiliser une arme à feu auprès de la police locale et possédant une armoire blindée pouvait s’offrir un fusil d’assaut. Mais en 1988, après qu’un jeune homme schizophrène a tué 16 personnes dans la petite ville de Hungerford à l’aide d’une carabine M1 et d’une variante d’AK-47 acquises légalement, le Parlement du Royaume-Uni a amendé une loi de 1968 pour interdire la possession de fusils semi-automatiques et restreindre la possession de fusils à pompe d’une capacité supérieure à trois cartouches. Scandalisé, Philip Luty, un militant pro-armes à feu « sans concessions » du Yorkshire de l’Ouest, s’était alors contenté d’écrire des lettres de protestation à divers journaux et personnalités politiques. En vain.

En 1997, une nouvelle tuerie de masse déchire le pays. Un homme suspecté d’être pédophile assassine 16 enfants et un instituteur dans une école primaire ; c’est le massacre de Dunblane. Comme le massacre de Hungerford, il a été commis à l’aide d’armes acquises légalement, deux revolvers et deux pistolets. Le Parlement a réagi en votant deux nouveaux amendements interdisant presque complètement la possession d’armes de poing au Royaume-Uni. Luty s’en souvient dans un billet publié en 2002 sur son site officiel, The Home Gunsmith. Ayant étrillé le gouvernement, les médias et la police, d’après lui tous complices de l’interdiction, il se lamente : « D’un seul coup de crayon, l’un des droits les plus fondamentaux d’un peuple libre, celui de posséder et porter des armes, a cessé d’exister. » Quelques lignes plus bas, il trompette : « C’est à ce moment-là que j’ai décidé qu’il était temps d’agir. »

« Je choisis l’Internet libre, dès lors je choisis les armes. »

Philip Luty a d’abord pensé écrire « un livre académique rempli de faits et de statistiques » pour donner des « munitions » aux pro-armes à feu. Méfiant envers les chiffres, craignant d’ennuyer son public et soucieux de « secouer la mentalité anti-armes à feu jusqu’à lui inspirer quelque chose qui ressemblerait à de la logique humaine », il a finalement opté pour un autre genre d’ouvrage : un « Homemade Sub-Machine Gun Book », un livre expliquant comment fabriquer son propre pistolet-mitrailleur semi-automatique à l’aide d’outils et de matériaux disponibles dans n’importe quel magasin de bricolage. Sachant qu’il n’avait aucune formation d’ingénieur, le défi était osé.

Les motivations politiques du livre de Luty ont toujours été claires : « Si l’individu lambda pouvait construire sa propre mitraillette, […] écrit-il sur son site, toute législation anti-armes à feu n’apparaîtrait-elle pas soudain comme ce qu’elle est vraiment, à savoir une mascarade transparente pour le « contrôle des armes à feu » derrière laquelle les grippe-flingues (« gun grabbers », une expression courante chez les pro-armes à feu, ndt) tentent de se cacher ? » Comme Cody Wilson aujourd’hui, l’Anglais jurait qu’il voulait protéger la liberté — celle d’avoir une arme, d’exprimer ses opinions, de diffuser des informations potentiellement dangereuses, qu’importe. Il ne pouvait ignorer que son projet allait lui apporter des ennuis. Mais après tout, si les autorités venaient le faire taire, n’aurait-il pas prouvé que le gouvernement était bel et bien liberticide ?

À en croire son site officiel, Luty a achevé son livre en six mois. Intitulé Expedient Homemade Firearms, il explique en 80 pages comment construire un pistolet-mitrailleur semi-automatique de calibre 9mm et son chargeur de 18 coups pour un montant dérisoire. Pas besoin de talent ou de connaissances particuliers : de tous les outils nécessaires, le plus perfectionné est la perceuse à colonne. « Une fois terminée, la mitraillette était raisonnablement légère et compacte, écrit l’Anglais. Tous les composants utilisés dans la construction étaient des produits standards qui n’éveilleraient aucun soupçon à l’achat ou au stockage. » Comme tant d’autres ouvrages du genre, Expedient Homemade Firearms est toujours disponible sur Amazon et un peu partout sur Internet.

Les conséquences légales du travail de Philip Luty ont été lourdes. Ian McCollum, le créateur du site Forgotten Weapons, rapporte que l’Anglais a été arrêté dès 1998  alors qu’il testait sa création. La police n’a pas dû mener une grande enquête pour l’attraper ; fidèle à son argumentaire, l’activiste avait signé son livre de son nom et le promouvait activement. Condamné à cinq ans de prison par un tribunal ayant prouvé que sa pétoire artisanale fonctionnait bien, l’activiste a purgé toute sa peine — ce qui ne l’a pas calmé pour autant. En 2004, il a rédigé et publié deux ouvrages supplémentaires : l’un propose un nouveau design de pistolet mitrailleur, l’autre une méthode de production de munitions artisanales. Sans surprise, Luty a été arrêté une deuxième fois en 2005 puis libéré après interrogatoire. En 2009, après sa troisième arrestation, il a été inculpé en vertu du Terrorism Act 2000 pour « création d’un recueil d’informations susceptible d’être utile à une personne commettant ou préparant un acte terroriste », entre autres. Son procès n’a jamais eu lieu : Philip Luty est mort en 2011, emporté par un cancer à 46 ans.

Le droit fondamental à fabriquer des armes

En dépit des décennies et des milliers de kilomètres qui les séparent, les extrémistes Luty et Wilson partagent la même conviction : posséder ou pouvoir fabriquer des armes à feu est un droit fondamental car il permet au citoyen de rester fort face à son gouvernement. « Le gouvernement savait que si le peuple possédait des armes à feu, tout le pouvoir serait entre les mains du peuple — ce qui doit être évité à tout prix », assure l’Anglais en introduction de Homemade Expedient Firerarms. Moins frontal, l’Américain est souvent peu clair quand vient le moment d’expliquer ses motivations. En 2013, il a néanmoins déclaré au magazine d’art et de design Domus : « Cette bataille va être celle du contrôle contre la liberté — l’état totalitaire, centralisateur, imposant, contre la dispersion et le pouvoir distribué. » Ce n’est pas une affaire d’armes, c’est une affaire d’information, martèle-t-il. « Ils veulent me faire choisir entre un monde avec des armes ou un monde avec un Internet contrôlé, et je choisis l’Internet libre, dès lors je choisis les armes. » Et avec Sandy Hook, Virginia Tech et Las Vegas, encore et encore.

Sébastien Wesolowski est sur Twitter.

Cet article est paru en premier lieu sur Motherboard.

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  • Voilà un combat bien absurde qui ne fait qu’apporter plus d’insécurité dans le monde.

    • Comment ferai vous pour faire respecter vos droits lorsqu ils seront totalement bafoués ?
      En appellant la police nationale ?

      • Ferez…

      • Qui aura qualité pour juger que les droits sont bafoués ?
        Combien de drames avant qu’ils le soient vraiment ?

        • Facile. On s en prend à ma propriété ou à ma personne, je me défends, avec ou sans arme, quitte à m’en prendre plein la tête.
          Je n ai pas de maître qui me donne des droits ou me les enlève. Je les ai.
          Sinon je suis doux comme un agneau.

        • Oui quand les honnêtes gens ne sont pas armés, et que seul les délinquants le sont il n y a jamais de drame. C est bien connu.

          • On ne parle pas du droit de disposer d’une arme. Mais du droit d’en disposer une inconditionnellement, sans remplir les  » exigences de forme « . Ça ne vous cause aucun problème. Vous êtes à ce point libertarien que vous pensez que l’Etat ne devrait rien faire, un total  » laissez faire « , ou bien vous pensez que l’autorisation du port d’arme devrait un droit contrôlé, règlementé?

            • @Titanoboa
              Bonjour,
              Un droit n’est pas une autorisation délivrée après l’avoir quémandée sous forme d’un « permis ». Vous avez le droit d’acheter de la nourriture. Vous n’avez pas besoin de remplir un formulaire quelconque à la Préfecture. La seule condition matérielle c’est d’avoir les moyens financiers pour acquérir nourriture ou l’arme.
              La seule action de l’Etat est de garantir que ce droit reste exerçable, et que nul ne puisse y toucher.
              « Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » DDHC 1789.
              « Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » Idem.
              La seule condition originelle pour le droit de porter une arme, est d’être libre.
              La France n’est pas un pays libre.

              • Dans la DDHC il y a également ces articles
                Art 2  » La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

                « Article 5
                La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas. »

                En effet, selon ces articles la liberté a pour limite celle des autres. En permettant possible l’accès inconditionnel à des armes sans remplir les exigences requises par l’Etat américain ( Casier vierge, âge minimum de 21 ans) la liberté et la sureté des citoyens peuvent-être compromises. La liberté chez Mr STF, ne peut être ni totale ni inconditionnelle il faut nécessairement qu’elle se borne au respect de celle des autres.
                Le débat c’est donc de se demander si les armes qu’on peut acquérir vont apporter plus de sécurité aux citoyens en leur permettant de se défendre sans faire appel aux forces de l’ordre, ou au contraire plus d’insécurité en donnant aux criminels une accessibilité plus facile à de nouvelles armes pouvant nuire au bien être général.

                • Sinon je suis d’accord sur le fait que la France n’est pas une société libre. C’est un peu le propre de la sociale-démocratie et de l’Etat-nounou.

                • @Titanoboa
                  Bonjour,
                  « La liberté chez Mr STF, ne peut être ni totale ni inconditionnelle il faut nécessairement qu’elle se borne au respect de celle des autres. »
                  C’est exactement ce que j’ai exprimé quand j’ai écrit que la seule condition est d’être libre. De plus vous citez l’article 5 qui dit que seules les actions nuisibiles doivent être interdites. Posséder/acquérir une arme, sans condtion n’est pas une action nuisible à la Société. Et ceux qui utilisent le plus nuisiblement à la Société les armes dont ils disposent, sont les Etats/gouvernements.
                  Le liberté totale n’est pas ce qu’en croient la plupart des gens. La liberté est comme vous l’avez noté, et dans le respect de la liberté d’autrui. La liberté est liée à la responsabilité des actes.
                  Quand on n’est pas majeur, on n’est pas libre. Quand on a un casier judiciaire on n’est pas libre, un criminel n’est libre que quand il a purgé sa peine pleine. (qu’elle soit juste par rapport au crime, est un autre débat, bien que les conséquences de la Justice Sociale se fassent sentir). Quand on est en prison, on n’est pas libre. Quand on est dans une institution psychiatrique, on n’est pas libre. Quand on est sous tutelle, dépendant d’autrui ou d’une institution publique, on n’est pas libre.
                  « Le débat c’est donc de se demander si les armes qu’on peut acquérir vont apporter plus de sécurité aux citoyens en leur permettant de se défendre sans faire appel aux forces de l’ordre, ou au contraire plus d’insécurité en donnant aux criminels une accessibilité plus facile à de nouvelles armes pouvant nuire au bien être général. »
                  En France, le droit de port d’arme est refusé aux citoyens. Et pourtant, il y a des personnes tuées par d’autres personnes utilisant (portant donc) des armes à feu. Le meurtre est d’ailleurs interdit. Le viol aussi. Le vol aussi. Pourtant nous avons quelques homicides, hebdonmadaires dans certains endroits du pays ; des viols (9 par heure, heureusement que les juges sont cool en requalifant certaines affaires en atteintes, ou agression, ou attouchements).
                  Il y a eu plus de 17000 homicides aux States, toutes catégories confondues, commis avec tout et n’importe quoi. Cependant, 500.000 personnes protègent leur vie avec leurs armes à feu. Le C.D.C qui a pondu cette étude estime 500.000 comme un minimum. Son maximum est de 2.500.000. Choisissez la catégorie dans laquelle vous souhaitez intégrer ces personnes. (viols, agressions, meurtres)
                  Je voudrais bien que vous m’expliquiez en quoi la législation concernant les armes à feu ont rendu plus sûres les rues pour les parisiens qui étaient aux terrasses des cafés le 13 novembre 2015.
                  Je vous laisse jeter un oeil au cas de la ville d’Antunez, au Mexique, en janvier 2014. (https://www.youtube.com/watch?v=r3nIfE0AUys )

                  « Sinon je suis d’accord sur le fait que la France n’est pas une société libre. C’est un peu le propre de la sociale-démocratie et de l’Etat-nounou. »
                  C’est pour rester dans cet état que le droit de porter des armes est combattu âprement par les élites. C’est le propre de gouvernement tyranique.
                  Le terme social, associé à un autre nom, a pour effet de pourrir l’autre : démocratie, justice, paix, etc…
                  « Le Peuple n’a qu’un seul ennemi,c’est son gouvernement. » Antoine de Saint-Just
                  « Il est impossible d’imaginer une aristocratie plus terrible que celle qui s’établirait dans un État, par cela seul qu’une partie des citoyens serait armée et que l’autre ne le serait pas ; que tous les raisonnements contraires sont de futiles sophismes démentis par les faits, puisque aucun pays n’est plus paisible et n’offre une meilleure police que ceux où la nation est armée. »
                  — Assemblée nationale, séance du mardi 18 août 1789,,  »
                  « Pour conquérir une nation, désarmer d’abord ses citoyens. » A. Hitler.
                  « Les allemands qui souhaitent utilliser des armes à feu, n’ont qu’à rejoindre les S.S ou les S.A. Les citoyens ordinaires n’ont pas besoin d’armes, car les avoir armés ne sert pas l’Etat. » Heinrich Himmler.
                  « Les idées sont plus puissantes que les armes. Ne ne laisserions pas nos ennemis avoir des armes, pourquoi les laisserions-nous avoir des idées ? » J. Staline.
                  « L’Etat prend des précautions, il multiplie les contrôles mais rien ne peut se substituer à la responsabilité individuelle » Bernard Cazeneuve. (ok il parlait des contrôles routiers)
                  « Une société courtoise est une une société armée. Les attitudes sont bonnes quand chacun peut avoir à répondre de ses actes avec sa vie. » Robert A. Heinlein.

                  Quelques petites stats des amériques :
                  Quand la police arrive et intervient sur les lieux d’une tuerie, il y a 14 morts en moyenne.
                  Quand un citoyen intervient sur les lieux d’une tuerie (il n’a pas besoin d’y aller, il est déjà sur place, au pire aux alentours) il y a 2 morts en moyenne.
                  Le temps de réponse du L.A.P.D est de 30 minutes. Ce temps de réponse est monté à 45 minutes à Chicago. Chez nous, l’Etat promet de le descendre à 10 minutes. Mais, dans les cas où, il les Forces de l’Ordre mettraient plus de 10 minutes pour arriver, intevenir, et vous sauver, ni l’Etat, ni les F.O ne pourront être tenus pour responsable. (Isabelle Thomas a passé 4’30 au téléphone avec le un correspondant du ’17’, pendant que son ex-compagnon, tuait sa mère, son père, puis elle pour finir. La Police de Londres a mis 8 minutes pour arriver et intervenir lors de l’attaque du London Bridge de juin 2017 : 8 morts, 48 blessés, avec un fourgon et des couteaux de cuisine)

      • Je suis d’accord avec vous. Il y a plein de situations où avoir une arme peut nous aider à faire respecter nos droits. Les femmes violées par exemple, pourraient s’en servir. Mais là on parle d’autre chose, on ne parle pas du droit de disposer d’une arme, mais du droit d’en fabriquer une, intraçable pouvant être fabriqué librement sur Internet. Même aux Etats-Unis il faut pour avoir une arme : Avoir un âge minimum (21 ans souvent)
        Fournir ses empreintes digitales
        Fournir ses empreintes digitales

        Avec ce genre de logiciel, vous laissez place à toutes les dérives.
        J’aimerais retourner la question: que ce que vous ferez quand vos droits seront bafoués notamment à cause de ce genre d’armes disponibles? Vous utiliserez votre arme 3 D?

        • Ah j’ai oublié. Et  » Se soumettre à une vérification de son casier judiciaire » pour avoir une arme aux States « 

    • On peut en effet noter que les interdictions des armes, toutes survenues dans l’histoire récente, ont rendu le monde bien plus sûr. Euh…

  • si maintenant meme contrepoints est anti arme, c est a desesperer. toutes les dictatures sont anti arme.

  • En France, même les policiers n’ont pas le droit de dégainer ! Et on se prend la tête pour savoir si les policiers municipaux doivent être armés… Mais un policier sans flingue, c’est un médecin sans stéthoscope, un pompier sans lance à incendie…

  • j’ajoute qu’assez d’arguments exposés montrent que la lutte entre les états et leurs citoyens n’est pas prête d’en finir.
    https://www.contrepoints.org/2015/04/22/204812-le-port-darmes-est-un-droit-fondamental
    http://www.armes-ufa.com/spip.php?article365

  • En France , c’est clair et net : pas d’armes pour les citoyens , on laisse ça aux dealers , malfrats , voyou et même à bénalla puisqu’il portait une arme sans avoir le port d’armes……

  • Qui se souvient des attaques de fourgons blindés au lance-roquette, il y a quelques années.
    Ce n’est pourtant pas une arme autorisée.
    Eh bien les malfrats avaient pu s’en procurer.

    Alors venir nous parler de sécurité, lutte anti-terroriste, ahem ahem…

    • @MichelC
      Bonsoir,
      Je m’en souviens. Je me souviens aussi que dans la foulée des lances-roquettes, avec moins de moyens, les convoyeurs étaient froidement abattus pendant les transferts, dont les trajets fourgon blindé à dépôt étaient inadéquats car trop longs.

      Les armes longues types AK-47 en tir automatique sont autant interdits à la vente (et à la détention) pour les particuliers que des lances-roquettes, ils font partie de la catégorie 1.

      Comme ils disent aux States :
      « Après une tuerie, l’Etat veut toujours s’en prendre à ceux qui n’y sont strictement pour rien. »
      Qui a dit « Pas d’amalgame ! » ?

  • On a vu les résultats du durcissement de la réglementation des armes à feu aux USA.
    a Grande Bretagne a connu des restrictions sur les armes à feu et en même temps la criminalité a grimpé. Dans la décennie suivant le Firearms Act of 1997, le nombre des attaques *avec violence* ont grimpé de 77 pour cent à 1.158 million, soit plus de deux chaque minute. Les chiffres, extraits de rapports publiés par la Commission européenne et les Nations Unies, montrent également : 1. que le Royaume-Uni a le deuxième plus haut taux de crime global dans l’UE
    2. que le Royaume Uni a maintenant un taux d’homicides plus élevé que la plupart de ses voisins d’Europe occidentale, y compris la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.
    3. que le Royaume-Uni a le cinquième plus haut taux de vol dans l’UE
    4. que le Royaume Uni a le quatrième plus haut taux de cambriolage
    5. que le Royaume-Uni a le plus grand nombre absolu de cambriolages dans l’Union européenne, avec le double du nombre des infractions qu’enregistrées en Allemagne et en France, pays qui font pourtant honte à leurs citoyens en ce domaine…La Grande-Bretagne est le pays le plus violent de l’Union européenne. L’analyse est basée sur le nombre de crimes AVEC VIOLENCE pour 100 000 habitants. Au Royaume-Uni, il y a 2 034 délits pour 100 000 habitants, très en avance de l’Autriche de deuxième place avec un taux de 1 677. Encore une fois, c’est nouveau et ceci fait suite à la législation prohibitive de 1997… un très bon livre sur le sujet: “Guns and Violence:
    The English Experience” de Joyce Lee Malcolm
    comment expliquer les fusillades dans les écoles du pays le plus strict d’europe concernant les armes: le Royaume Uni? « En 1987, Michael Ryan a tiré et tué seize personnes, dont sa mère, et blessé quatorze autres avant de se suicider dans ce qui est devenu connu sous le nom du massacre de Hungerford. »
    « En 1996, un autre massacre a eu lieu dans une école primaire de Dunblane, en Ecosse. Seize petits enfants, âgés de quatre à cinq ans, et leur professeur ont été tués dans le gymnase de l’école avant que le tueur se suicide. Et il y a d’autres scénarios du même genre. »
    « En 2002, un membre du Parlement Britannique a déclaré
    qu’il ya des zones du centre-ville « dans lequel il est maintenant plus facile d’acheter une arme à feu illégale que de trouver un taxi sous la pluie. » »

    « Le Professeur Malcolm montre que pour l’Angleterre et le Pays de Galles, les lois contre le port d’arme sont inefficaces. Les lois britanniques sur les armes à feu sont devenues progressivement plus strictes depuis les années 1920, mais le crime n’a pas reculé. Il faut noter que la criminalité en Grande-Bretagne était faible avant les restrictions du port d’arme. En fait, après que les armes de
    poing ont été (quasiment) interdites en 1997, la criminalité a augmenté.[1]. Même s’il a baissé depuis, le taux d’homicide en 2002 était le plus élevé depuis un siècle . En 2003, les britanniques s’inquiétaient de voir que leur pays était celui avec le plus haut taux de criminalité d’Europe occidentale.[2] En 2001, il y a eu 870 000 crimes violents en Grande Bretagne. De même, les lois britanniques n’ont pas empêché en 2010 un massacre avec 12 personnes tuées et 25 blessées dans le Cumbria, un comté du nord-ouest Angleterre. Le tueur possédait légalement les armes à feu utilisées dans la fusillade.
    [1]
    Joyce Lee Malcolm, “Guns and Violence:
    The English Experience”, Harvard University Press, 2002
    [2]
    John Steele, “Britain the most violent
    country in western Europe,” The Telegraph, 23 Octobre 2003: http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1445042/Britain-the-most-violent-country-in-western-Europe.html

  • Après, je suis d’accord que le droit d’avoir des armes à feu n’est pas un droit illimité. Bien sûr qu’il faut un permis pour avoir des armes à feu. On ne concoit pas d’autoriser les gens de conduire une voiture sans permis alors je vois mal comment on peut concevoir de permettre à n’importe qui d’acheter les armes à feu.
    Il est normal d’empêcher les gens ayant un casier judiciaire d’avoir une arme à feu.
    Par contre, posséder une arme à feu est bel et bien un droit que l’état ne peut pas enlever. (Seulement tout droit a ses limites).
    Il n’existe en plus aucun argument pour s’opposer au droit d’avoir des armes à feu. Voir mes commentaires en bas de cet article: https://www.contrepoints.org/2018/09/23/325812-moi-aussi-comme-benalla-je-veux-une-arme-pour-raison-personnelle (ils se trouvent à tout à la fin).
    Tout être humain possède le droit fondamental de se protéger. Or, le corollaire c’est le droit d’avoir une arme à feu. Comment un être humain peut se protéger s’il n’a pas la possibilité d’avoir une arme à feu ? (La maitrise des arts martiaux n’est pas donner à tout le monde. Les armes à feu restent de loin le meilleur moyen de défense personnelle)

    • Rectification, vous pouvez tout à fait avoir un véhicule sans avoir de permis, regardez donc toutes les voiturettes qui circulent en ville et encore plus en campagne. Et prenez en une à pleine vitesse, vous allez vite comprendre que c’est aussi dangereux que n’importe quel véhicule nécessitant un permis. En fait, une fois de plus, on émet une règle stricte et aussitôt après on y contrevient. Les législateurs sont les plus grands schizophrènes que je connaisse.

  • Autant je partage totalement le contenu du premier paragraphe de l’article, autant je suis en désaccord avec la conception de la liberté qu’a Cody Wilson.
    J’irai même jusqu’à dire qu’une telle position sur les armes favorise le jeu des anti-armes.

    Dès l’instant ou la loi vous permet de posséder une ou plusieurs armes, de la porter et d’en faire usage pour protéger votre vie ou celles de personnes en détresse, à quoi sert la dissimulation de l’identité d’une arme ?
    Pourquoi vouloir contourner la détection d’une arme ?
    La Liberté peut-elle exister dans la négation de la conséquence de ses actes ?

    Et en France ? Nous avons tout juste le droit de mourir en silence…

    • @Dror45-G
      Bonsoir,
      Les numéros de séries sur les armes légalement fabriquées suivant les règlementations, n’empêchent pas non plus certains de s’en servir n’importe comment, fussent-ils criminels, plus ou moins patentés, ou officiels gouvernementaux.
      Les anti-armes sont contre le fait que des civils possèdent des armes, voire qu’ils en aient envie. Ils sont pour que seul le gouvernement les aient.
      La Liberté EST la reconnaissance de la conséquence des ses actes, par la responsabilité. Même si un criminel venait à se fabriquer une arme avec une imprimante 3D, ce sont ses actes qui seront à être jugés. Condamner la conception revient à condamner la machine. C’est d’ailleurs le leitmotiv des anti-armes qui condamnent surtout l’objet inanimé qu’est l’arme.
      « Une arme n’est rien par elle-même. Elle ne vit que par la main qui la saisit. » Victor Hugo.

  • Que voilà un héroïque bienfaiteur de l’Humanité, défenseur des libertés fondamentales !
    Mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin ; avec la bénédiction de Saint Marché Libertarien, il faut mettre à la portée de tous encore plus de droits fondamentaux comme :
    – celui de fabriquer et de détenir – et d’utiliser bien sûr – des mini-missiles pouvant emporter toutes sortes de gâteries (Ébola, produits nucléaires actifs, etc.) sous forme de charges miniaturisées ;
    – celui de détenir des joujous magnifiques comme un mignon canon de 20 mm avec plein de munitions ou – ils ne faut pas oublier les gens cultivés – d’un chôli char Panther millésime 1944 dont le canon de 88 mm (1’000 m / seconde) donnera toutes sortes de nobles émotions quand on en fera usage (car quand on a pu acheter ces chefs d’oeuvre enfantés par le génie de l’Homme, il ne faut pas qu’un vilain État nos interdise de nous en servir, non mais, sans blague !)
    – achat et pose de mines antipersonnel dans son jardin afin de dissuader cambrioleurs et autres agresseurs ; l’adjonction d’un petit drapeau « Achtung Minen! » chiné sur internet donnera une touche loyale et authentique à cette jolie plantation
    – etc.

    En route vers le Meilleur des Mondes !

    • votre commentaire est complètement absurde arrêtez le chichon !

    • Soit, mais n’avez vous donc aucune nostalgie concernant la présomption d’innocence? L’annonymat disparaissant peu à peu mais si sûrement de la vie humaine ne vous donne t il pas un petit frisson parfois? Est-ce vraiment seulement la faute à pas de chance?

    • @Liger
      Bonsoir,
      Et qu’est-ce qui donnerait à l’Etat la légitimité d’être seul à posséder et utiliser toutes ces joilleuseries ?
      Pour info, toutes ces « gâteries » dont vous parlez sont strictement interdites aux civils par la loi française, pour le moins, par l’O.N.U dans l’ensemble. Les lunettes à vision nocturne sont aussi dans le même sac que ces « chefs d’oeuvres » la catégorie A.

      D’où des gouvernements et des Etats auraient des droits que ceux qu’ils servent, qui les ont élus, qui les rémunèrent, n’auraient pas au départ ? D’où leur proviendraient leurs prérogatives si ce n’est du Peuple même ?

    • C’est un détail mais qui montre bien que vous ne faites que balancer vos fantasmes : le Panther n’a jamais eu de 88mm, vous confondez avec la famille des Tigres.

  • faire une arme en 3 D d’aprés des plan…..,
    préparez aussi la trousse d’urgence en 3D, bonjour le nombre de rigolos qui vont se faire sauter .
    ça se passe déjà avec des armes trafiquées par des non armurier.
    une arme doit être assujetti a des contraintes physiques importantes au départ du coup et surtout supporter les munitions avec lesquelles est est approvisionnée.

  • Ou est la responsabilisation individuelle?

    Liberté, innocence, anonymat et soupçon, ce sont des idéaux qu’il faut redéfinir relativement les uns aux autres avant de parler des armes de manière entendue.

    Le fait est qu’avant l’informatique, l’impossibilité de retrouver de nombreux criminels a aussi entretenu d’autres structures sociales: L’existence d’une morale qui se superposait à la loi. Et la liberté individuelle de décider si telle ou telle chose justifiait un délit voire même un crime (avec une chance réduite de s’en tirer « pas vu pas pris »).

    Avec la certitude de voir sanctionner mécaniquement tout délit. La flexibilité de nos anciennes lois disparaît et l’infaillibilité des législateurs prend un goût plus amer.

    Un gout de pouvoir absolu, a côté duquel celui des Romanov n’est peut être pas si terrible?

    Il suffit d’un coup d’Etat et d’un seul autocrate au pouvoir pour que la destruction de tout l’appareil informatique devienne nécessité pour tous ceux qui se sentent laissés pour compte.

    Ce serait un retour à la case départ de toute l’humanité. Comment éviter cela je me demande?

  • commençons par apporter de la sécurité aux Français…et ce sera un « non sujet »…
    mais voilà…ce n’es tpas le cas…et….
    tout le monde n’est pas « mouton ».

    • @gjn
      Bonjour,
      Vous ne pouvez pas apporter quelque chose qui n’existe pas. La sécurité n’existe pas.
      Quant à la défense/protection, le citoyen en est le premier maillon, parce que c’est lui qui ramasse les défaillances des mesures sécuritaires nationales (délits et autres crimes dont le terrorisme) et internationales (guerres.)
      Bizarrement, bien que l’Etat se dise en charge et seul apte à assurer la « sécurité » des français, et qu’il estime très bien le faire, il compte sur les français pour le prévenir au besoin (quand le monde bisounours est froissé) une fois qu’il se sera caché, pour intervenir quand il y a un blessé (non assistance à personne en danger) pour mettre fin à un acte délictueux voire criminel (mais sans exercer de coercition.

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