Bientôt des chats à l’Élysée et à l’Assemblée nationale ?

curl up and read_6 by ktyazoo (CC BY-NC-ND 2.0) — ktyazoo,

Aurore Bergé, députée et porte-parole LREM, milite pour qu’il y ait des chats à l’Assemblée nationale et à l’Élysée.

Par Phoebe Ann Moses.

Aurore Bergé, député et porte-parole LREM à l’Assemblée, milite pour qu’il y ait des chats à l’Assemblée nationale et à l’Élysée. C’est ce qu’on apprend dans 20minutes.

On sait que depuis des décennies, le président de la République est bien inspiré d’avoir un chien photogénique (labrador de préférence) : ainsi, les Baltique, Philae, Clara et autres ont trottiné gaiement dans les couloirs rouge et or, et posé leurs présidentielles crottes sur les royales pelouses du palais.

Est-ce pour respecter la parité chien-chat qu’Aurore Bergé souhaite maintenant que les chats entrent dans ces lieux de pouvoir ? Après tout, il serait bien normal qu’il n’y ait pas de discrimination entre les espèces…

Ce serait, dit-elle dans une interview à Paris-Match, pour chasser les souris à l’Assemblée. « On est quelques-uns à militer pour en avoir car il y a beaucoup trop de souris à l’assemblée. »

De souris, on l’ignore, mais de vautours, c’est plus probable.

Ensuite l’article évoque la zoothérapie. Alors s’il y a bien un lieu où le stress du travail ne doit pas atteindre des sommets, c’est l’emploi de bureau. Mais on va supposer que caresser Minette entre deux votes ou laisser Minou pisser sur le dossier du parti opposé s’apparente à une bonne gestion du stress par zoothérapie.

Aurore Bergé déplore aussi le fait qu’une de ses collègues n’ait pas eu l’autorisation de venir au Palais Bourbon avec son chien. C’est vrai qu’un peu plus d’animaux, ça fleurerait bon le vivre-ensemble inter-espèces. Imaginez un peu si chacun amenait avec soi sa cause animale, à quoi ressembleraient les séjours au Palais Bourbon : Médor essayant de choper Minette, Félix occupé à sortir Nemo de son aquarium, tandis que Cadichon brouterait la passementerie et Biquette les pots de fleurs…

Une députée qui aime les bêtes, le fait savoir, et en fait un cheval de bataille à l’heure où le pays navigue tranquillement sur les eaux de la croissance retrouvée et du plein emploi. Voilà une preuve que l’on ne gaspille pas l’argent des impôts d’une autre espèce : les moutons…