Parcoursup : le monopole se crashe

Le crash de Parcoursup, qui est celui d’un système monopolisé et étatisé, est celui de l’ensemble de l’enseignement et de l’école française.

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Parcoursup : le monopole se crashe

Publié le 13 août 2018
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Par Jean-Baptiste Noé.

Nous l’évoquions dès novembre, au moment où la réforme Parcoursup a été annoncée, le risque de crash était majeur. Il fut moins important que ce que beaucoup craignaient, mais bien là. Dès 18h, au moment de l’ouverture de la plateforme, les lycéens se sont rués pour voir leurs résultats, provoquant un bug du site puis le bug des sites de débordement. La normale est revenue dans la soirée.

Seule la moitié des lycéens ont eu des réponses positives, contre plus des trois quarts avec l’ancien système, APB. Les places se libèrent au fur et à mesure que les lycéens renoncent à leurs vœux en attente, permettant à d’autres d’obtenir des places. Un jeu de chaise musicale qui est remis à jour chaque matin. Les lycéens doivent donc attendre tous les jours leurs nouvelles propositions. L’engorgement du système, l’opacité des choix, l’attente sans résultat pour beaucoup sont les conséquences d’un système à bout de souffle : celui du monopole de l’école.

La grogne monte contre Parcoursup

Les universités ont dû recevoir et classer tous les dossiers reçus, ce qui en représente plus de 10 000 pour certaines. Même en passant peu de temps à étudier chaque dossier, moins de 5 minutes, cela représente un temps très important, pour lequel il a fallu mobiliser de nombreux personnels et professeurs. On comprend alors le sens de la grogne à l’encontre de cette nouvelle procédure.

La faute de ce crash n’en revient pas aux ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, mais à un système monopolistique qui ne peut que s’engorger. Pourquoi avoir un guichet unique pour faire ses vœux, alors que chaque établissement pourrait traiter cela indépendamment, avec ses propres critères ? Pourquoi refuser aux universités de sélectionner à l’entrée, les obligeant à trier et classer des milliers de dossiers ? L’actuel gouvernement a tenté de panser un système qui ne fonctionne plus, comme avaient tenté de le faire les précédents gouvernements avec des refontes plus ou moins importantes d’Admission post-bac (APB).

Tant que l’on refuse de toucher à la structure même du système, on ne pourra qu’avoir des crashs et des bugs majeurs chaque année. Parcoursup n’est adapté ni à l’enseignement de masse ni à l’internationalisation de l’enseignement. Il cherche seulement à répartir les lycéens dans les études, en optimisant la ressource. Un système de planification soviétique qui montre ses limites.

Le monopole fissure de partout

Il n’y a pas que Parcoursup qui est asphyxié : c’est tout le ministère qui ne fonctionne plus. Cette semaine, on a appris que le rectorat de Besançon recrutait des enseignants contractuels via Pôle Emploi afin de pallier le manque de professeurs. Ce sont 200 postes qui sont recherchés. Le rectorat de Versailles est lui à la recherche de 600 professeurs, en série technologique comme en général.

Comme chaque année depuis le début des années 2000, il y a de moins en moins de candidats aux concours d’enseignement et les recrutements de contractuels n’arrivent plus à combler ces trous. Le manque s’amplifie d’année en année avec les départs à la retraite et les démissions. L’Éducation nationale passe des annonces discrètes dans la presse et Pôle emploi pour corriger ses manques sans alerter la population sur la situation dramatique de son personnel.

Le crash de Parcoursup, qui est celui d’un système monopolisé et étatisé, est celui de l’ensemble de l’enseignement et de l’école française. Jean-Michel Blanquer a tenté de soigner la plaie, sans succès ; le cancer est trop diffusé. D’ici cinq ans, ce manque criant de professeurs va devenir très problématique. Comme les ratés constants de Parcoursup, qui finissent par décourager les lycéens et leurs parents. C’est l’essence même du système qu’il faut changer.

Article initialement publié le 25 mai 2018.

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  • Que propose l auteur ? on reste un peu sur sa faim.
    Je n ai personellement pas de solution mais il y a quelques points de l article qui me donne a reflechir:

    1) trier les dossier a l universite prend du temps comme l ecrit l auteur. Mais que le system soit centralise ou non, ca ne va pas changer, il faudra bien consulter les dossiers des candidats. A moins d avoir un systeme purement informatique (mais basé sur quoi ? les notes ? comment faire la difference entre un 18/20 d un lycee de haut niveau et le 18 d un lycee ou la moitie des eleves ne savent pas lire 😉 )

    2) la difficulte de recrutement de l education nationale tient a plusieurs facteurs: des salaires faibles, la perspective d etre envoyé soit a paris soit dans une banlieue pourrie (la majorite des gens de se pays n ont aucune envie d y mettre les pieds), les incivilites des eleves et d une partie des parents (cf l autre artcile de contrepoints ou des enfants de 8 ans terrorisent une ecole).
    La encore, quelles solutions ? augmenter les salaires des profs ? (soit par l impot, soit en faisant payer les parents). C est la partie la plus facile, mais comment faire pour trouver des volontaires pour se faire insulter et menacer alors qu ils veulent juste enseigner ???

    • @cdg Les propositions sont dans le lien dont l’auteur a complété la dernière phrase.

      • Certes… Mais pour les avoir lues, il faut reconnaître qu’elles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu (en gros sélection à l’entrée et universités payantes).
        Ce qui revient à instituer une taxe (comportementale) sur l’Education… Sans rien garantir de la qualité de l’enseignement. De nombreuses écoles payantes aujourd’hui ne valent pas tripette.
        Et globalement le résultat sera le même : des eleves resteront sur le carreau, ou n’auront pas leur premier choix ou se retrouveront in fine avec un bac (demonetisé) pour seul diplôme.
        J’en ai un peu assez des types qui sur un vrai problème ne songent qu’à en profiter pour nous balancer leur ideologie clé en main.

        • Pour ceux qui sont prêts à apprendre des choses utiles, et même issus de classes défavorisées, il y aura toujours des volontaires pour offrir des bourses d’études en échange d’engagements tout à fait acceptables. Ca n’est pas une taxe, c’est juste l’application du principe « no free lunch ».

          • On y croit, on y croit…

            • On a vu ça fonctionner quand on était jeune, on en a profité, alors ceux qui débarquent avec leurs doutes politiquement corrects…

              • Si j’étais politiquement correct, je m’évertuerais à aller dans le sens du vent, et, application pratique, je m’efforcerais d’abonder systématiquement dans le sens des articles que je lis ici. Avec pour récompense du politiquement correct à la sauce Contrepoints : de jolis petites notes en haut à droite des commentaires venant conforter ceux qui sont dans la ligne du parti.
                Ce n’est pas mon genre. Mon genre c’est : « penser c’est dire non ! ».

        • Comment dire… On se fou globalement de savoir si l’enseignement est bon bon ou pas et combien il coute du moment que c’est celui qui en bénéficie qui en assume les couts. La France fait partie des quelques pays merveilleux qui associe gratuité avec excellence, partout ailleurs ce qui est gratuit ou très peu chère c’est de la merde…

    • APB marchait relativement bien. Le problème c’est la réformite aiguë qui consiste à réformé pour réformé quitte à devoir bâcler le travail. Juste pour le plaisir de dire à qui veut l’entendre « j’ai réformé » (génial, ca sert à rien, pire ca complique et ca coute cher).

      Ensuite il faut distinguer le problème dû au « logiciel » ParcoursSup et le manque (ou non) de place dans le supérieur.

      Bref, le problème est le logiciel d’affectation ou l’offre ? L’évolution du nombre d’élève est-il aussi grand ? En tout cas, au vu de la baisse de la natalité, cela se résoudra de lui-même au bout d’un certain temps.

      Mais qu’on réfléchisse bien, car il paraitrait selon certain que le problème c’est le manque de compétence. Il peut être stupide de ne pas investir dans les formations.

      • *réformer pour réformer, d’ailleurs proposition de réforme pour contrepoints : pouvoir éditer son commentaire.

        • Editer son commentaire après qu’il y ait été répondu peut poser problème, je préférerais qu’il y ait une option d’aperçu avant publication.

      • Le problème est la centralisation. Point. Le reste est à l’avenant.

      • Le problème est surtout d’avoir ouvert l’accès à l’Université aux bacs technologiques. Avec des échecs quasi-garantis. Il n’empêche que cela provique un engorgement à l’entrée.
        L’excuse piteuse de la hausse de la natalité en 2000 comme prétexte ne tient pas (regardez les statistiques, cette hausse est minime). Mais nos politiciens trouvent toujours à camoufler leurs erreurs.

    • Il l’écrit dans la 2e section, sous forme de question :  » Pourquoi refuser aux universités de sélectionner à l’entrée, les obligeant à trier et classer des milliers de dossiers ? »

      –> la sélection à l’entrée, au libre choix de chaque université.

      Ce simple mot qui vous fera descendre dans la rue les étudiants de l’UNEF.

    • Pour la sélection des étudiants, une méthode rapide et efficace consiste à regarder le type de bac. En effet un bon 30℅ des étudiants n’ont pas les prérequis pour suivre la formation qu’ils demandent. Ça peut être automatisé. Mais cela serait considéré comme ultra discriminatoire… Quand à faire payer, ne serait ce que 100€ par mois, les je m’en foutistes ne viendraient pas. Et une importante réforme des bourses est nécessaire, qui prenne en compte les résultats des étudiants (ce qui n’est pas le cas !)

  • Il faut que l’auteur se rende compte que ce type de plateforme centralisée permet aux étudiants d’avoir de la visibilité sur les filières existantes car c’est pas évident. De plus, ça permet un dossier unique pour les étudiants sans quoi ils devront répéter ma même chose dans différents formats pour chèque univ (ne pas oublier qu’ils ont un exam a passer en même temps )

    • On se demande comment ça peut marcher un système comme celui américain, où il faut effectivement construire un dossier et « appliquer » à chaque université. Mais, c’est vrai, les étudiants du monde entier se bousculent dans les universités françaises, pas américaines…
      Par ailleurs, ne trouvez-vous pas plus valorisant pour la future relation université-étudiant qu’elle soit personnalisée dès le début? Comment écrire une lettre de motivation à l’intention d’une dizaine d’établissements différents? Ah, pardon, on me dit dans l’oreillette que nos jeunes ont oublié même ce que veut dire « écrire », sans parler de « motivation »…

    • Si les étudiants ont attendu l’ouverture de cette plateforme pour avoir une « visibilité sur les filières existantes », c’est mal parti pour eux…
      Ah le dossier unique… C’est comme le collège unique, l’école unique, le programme unique, l’examen unique…etc
      Cela finit par la pensée unique.

      • @ cyde

        Ben oui! C’est la faute à la France, le pays qui a élargi l’égalité entre les citoyens au-delà des droits et devoirs: c’est une conséquence, peu inattendue et très logique puisque même la vie est injuste et inéquitable! Mais tant que l’étatisme étend ses tentacules sur votre vie, vous perdez de votre liberté d’être responsable de vous-même pour confier ça à la loi et aux institutions!

  • Cet article mélange les « difficultés » d’une nouvelle plateforme d’admission des candidats aux difficultés de recrutement de professeurs dans certaines académies.
    Pour en revenir au factuel, APB avait été créé en 2002 pour les classes préparatoires (CPGE) soit une population de 50 000 candidats. Puis, certaines universités l’ont intégré à leur demande. Il a été généralisé en 2009 pour remplacer RAVEL (utilisé en IdF), avec 650000 candidats à gérer.
    Il est à noter que ce n’est une plateforme monopolistique, Paris Dauphine, les IEP, Sciences Po et d’autres écoles ne l’utilisent pas. De nombreuses écoles privées l’ont intégré à leur demande pour faciliter le processus d’admission.
    APB a plutôt bien fonctionné jusqu’en 2017 avec les fameux tirages au sort dans les filières non sélectives en sous capacité d’accueil.
    D’où Parcoursup avec un mode différent permettant d’introduire des critères « sélectifs » pour les formations non sélectives en surchauffe.
    D’où vient le problème ?
    Ce n’est pas en cassant le thermomètre (Parcoursup) que l’on va faire tomber la fièvre…
    En regardant le nombre et la répartition de candidats sur la période 2011/2016, on s’aperçoit que le nombre de candidatures dans les filières sélectives a baissé (-10 000 en IUT, -30 000 en BTS, – 1000 en prépas) et a explosé pour les facs (de 188 000 à 293 000).
    Sachant que plus de la moitié des candidats se portent sur 4 filières (droit, sport/STAPS, psycho et médecine) il est facile de comprendre le problème, à moins d’augmenter le nombre d’étudiants dans ces filières et de les retrouver 2 ans plus tard à Pôle emploi.
    Si l’on rajoute la démographie, 10 000 naissances de plus entre 1998/1999 (candidats en 2016 et 2017), 30 000 de plus entre 99/2000, il est évident que l’EN devait trouver une nouvelle plateforme.
    Il y a une légère décrue entre 2001/2005 et une forte hausse à partir de 2006 où l’on dépasse le niveau de 2000.
    Il semblerait que Parcoursup ait sensibilisé les futurs étudiants sur l’intérêt des filières sélectives et sur le non sens (éducatif, professionnel et économique) d’aller perdre 2/3 dans des filières surchargées, dévalorisées (souvent par elles mêmes) et avec très peu de débouchés.
    Attendons plusieurs semaines pour voir les résultats et cessons les amalgames stériles qui font le jeu de LFI et autres.

  • Il y a deux choses à distinguer : le monopole et la centralisation des voeux, dans un cadre privé, cette dernière ne serait de toute façon pas inutile (la conférence des grandes écoles y était venue).
    Pour l’intérêt de la réforme d’APB, au vu des admissions ce matin, c’est effectivement assez médiocre, il va falloir être attentif à la procédure complémentaire fin juin… (avant la procédure autoritaire qui suivra !).
    Sur le plan des université, c’est une bonne chose qu’ils apprennent à faire un tri, cela va les préparer à (on l’espère) la mise en place de la sélection…

    • Complément pour ceux qui le liraient : en fait, la procédure complémentaire ne va ouvrir que le 27 aout, les génies qui pilotent le système ont certainement pensé que la période de rentrée des classes était la plus adaptée pour ceux qui recrutent, par exemple, personne ne fait d’intégration dans sa section, personne ne se consacre à démarrer l’année…
      Quant aux candidats, ils peuvent juste se morfondre à attendre septembre.
      NB : les pilotes de la chose n’hésitent pas à imposer des rentrées en section BTS jusque fin décembre, début janvier (soit à mi-parcours de première année).

  • Oser critiquer une aussi belle usine à gaz concoctée par les cervelles des génies transcendants à la science infuse issus de ENA …. c’est un crime de lèse majesté.
    Tout nous a été présenté comme seule et unique solution

  • « La faute de ce crash n’en revient pas aux ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur » « Tant que l’on refuse de toucher à la structure même du système, on ne pourra qu’avoir des crashs et des bugs majeurs chaque année » ……..parce que les ministres n’ont pas le pouvoir de modifier la structure du système? de là à penser qu’ils ne servent à rien..

    • Si seulement ils ne servaient à rien mais ce sont de parfait nuisibles. la société se porterait bien mieux sans ces guignoles.

      • c’est clair..et puis bon avec leur passif on se douterait bien que parcoursup allait prendre un bon bouillon..dès que l’Etat touche à un truc en dehors de l’imposition ça part toujours en sucette.

    • Il ne servent pas à « rien »… Ils servent à faire le mal.

  • @pascompliqué Editer en français signifie imprimer. C’est le globish et Samsung qui vous font croire que ça veut dire modifier. Cette erreur est de plus en plus répandue, comme d’autres (par ex « en direct et en live à la télé, mdrrrr)

    • Vous dites vrai. Nous nous faisons avoir par l’impérialisme américain. C’est comme lorsque nous disons « impacté » au lieu de « influencé » ou « basé » au lieu de « fondé ».

      A chaque fois, la version non « globishé » est plus élégante, mais il faut la connaître…

  • Parcoursup ressemble aux offres d’emplois sur Pôle Emploi. C’est pour mieux préparer les jeunes ?

  • Effectivement je déteste aussi impacté, vous vous en doutez ! Les boots aussi me scandalise, quand notre bottines est si élégant. La faute aussi au jeunisme. Mais je constate tous les jours que la montée de l’anglais (souvent employé à contre-sens d’ailleurs) est inversement proportionnelle à notre décadence culturelle. Comme on dit, la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale, et comme de nos jours la culture et la capacité de réflexion se sont perdues, le globish sauve les apparences. Comme dit h16 ce pays est foutu !

  • Effectivement je déteste impacté, vous vous en doutez. Je suis scandalisée aussi par « boots », alors que notre « bottines » est si élégant. Je constate tous les jours que la montée de l’anglish (je ne dis pas l’anglais et je mets un « a » volontairement car bien souvent les mots soit n’existent pas en anglais, soit sont utilisés à contre-sens) est proportionnelle à la baisse de notre capacité de réflexion. La culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Et on glisse de l’anglish pour impressionner… Pourtant notre pays est autrement plus beau dans tous les sens que les Etats-Unis ! Il a une histoire. Une autre réflexion : je suis également sidérée par la puissance de la pensée unique ou la non remise en question de tout ce qui est jeté en pâture par les journaux télévisés. Mes enfants ont 15 ans (jumeaux garçon/fille) et on a maintenant des discussions passionnantes à ce sujet : règle d’or ne pas croire d’office, vérifier les informations en lisant d’autres sources etc. Je leur ai expliqué ce qu était le journalisme à l’origine et ce qu’il est maintenant (des animateurs, des faiseurs d’audimat…)

  • Pardon pour le doublon, j’ai cru avoir perdu le 1er !

  • Ce qu’il y a de cocasse dans ces études supérieures, c’est qu’à la fin du parcours, dans les grandes écoles vous trouvez une écrasante majorité d’étudiants issus de milieu très favorisés, les rares élèves issus de ‘milieux défavorisés’ n’étant que la justification de cette éducation gratuite, les frais annexes nécessitant des revenus confortables…
    Il faut donc constater que l’ensemble de la population finance par l’impôt des grandes écoles dont leurs enfants ont peu de chance d’user les bancs, occupés par ceux qui ont parfaitement les moyens de payer leurs études.
    D’ailleurs ne vont ils pas compléter leur cursus dans des prestigieuses universités anglo-saxonnes aux frais vertigineux ?
    Non seulement les technocrates vous asphyxient, mais en plus vous payer pour les formater à celà…

  • Au fond, cela montre que J M Blanquer n’est pas aussi extraordinaire qu’on a bien voulu le dire ou l’écrire.
    L’Education Nationale est une énorme machine qui se rapproche tous les jours un peu plus du système soviétique de l’ex Union soviétique, elle implose peu à peu sous nos yeux.
    Néanmoins, le niveau des écoles d’ingénieur est excellent comparé à celui de l’international, même chose pour certaines filières.
    Alors ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. L’Education nationale est à réformer de l’intérieur, elle est gangrenée par tous les gauchistes qui y règnent à commencer par le syndicat majoritaire des enseignants.

  • L’effondrement que vous appelez, dieu sait pourquoi, « crash » est une chance. Il devrait spontanément aboutir à une décentralisation vertueuse du système.

  • Le moment de vérité viendra avec les taux de réussite en première année pour chaque filière, objectif premier de la création de parcoursup affiché par le gouvernement.

    Tout le monde ayant été bien orienté il devrait partir à la hausse sinon c’est un échec patent de la réforme….

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