Autisme et psychanalyse, histoire d’un échec français

Le problème auquel la France est confrontée avec l’autisme montre que la fascination étonnante de ce pays pour la psychanalyse, mise en exergue par la carrière de Françoise Dolto, a eu de lourdes conséquences.

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Autisme et psychanalyse, histoire d’un échec français

Publié le 20 avril 2018
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Par Richard Bates.
Un article de The Conversation

La France a un problème avec l’autisme. La Cour des comptes, juridiction chargée de la régularité des comptes publics, estime que le pays compte 700 000 personnes autistes, dont seules 75 000 ont été diagnostiquées. Les enfants sont diagnostiqués plus tard que dans les pays voisins. Ils sont souvent exclus du système éducatif traditionnel et ont un accès limité aux services de soutien scolaire et activités extrascolaires.

Les enfants autistes français sont souvent cloîtrés dans des hôpitaux de jour ou des institutions, isolés du reste de la communauté et bien souvent incapables de communiquer par oral. Alors qu’aux États-Unis, par exemple, les écoles publiques sont dans l’obligation légale d’inclure les enfants autistes dans les classes traditionnelles. Depuis des années, les familles du nord-est de la France doivent emmener leurs enfants en Belgique pour qu’ils bénéficient d’une meilleure prise en charge.

Le premier ministre Édouard Philippe annonce la stratégie autisme 2018-2002, le 6 avril.
Amélie Tsaag Valren, CC BY-NC-SA

 

 

Le gouvernement reconnaît ces faiblesses. Il a été contraint de le faire en 2004, suite aux actions d’associations nationales et sous la pression internationale : le Conseil de l’Europe a ainsi jugé que les dispositions prises par la France à l’égard de l’autisme étaient contraires à la Charte sociale européenne, un jugement confirmé dans plusieurs autres affaires. En 2016, le Comité pour les droits de l’enfant des Nations unies s’inquiétait lui aussi du fait que de nombreux enfants autistes français « continuent à être victimes de violations de leurs droits » à l’éducation et à la prise en charge.

En réponse, plusieurs « plans autisme » ont été mis en place, sortes de « plans Marshall » qui mettent l’accent sur l’amélioration des résultats. Le plus récent – le quatrième – a été lancé début avril par le président Emmanuel Macron et prendra fin en 2022. Il vise à recruter des milliers d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) afin de permettre aux enfants autistes d’être scolarisés dans des établissements classiques, et à faciliter leur diagnostic. Pourtant, son existence même suffit à démontrer l’inefficacité des trois plans précédents.

L’influence de la psychanalyse

Pourquoi la France est-elle à la traîne ? Ce retard semble dû à la forte influence de la psychanalyse sur la psychiatrie française au cours des dernières décennies. De nombreux psychanalystes prétendent en effet que l’autisme n’est pas un trouble du neuro6développement à caractère majoritairement héréditaire, postulat désormais accepté dans le monde entier. Ils le voient plutôt comme un état généré psychologiquement au sein d’un environnement familial dysfonctionnel, en particulier si l’enfant rencontre des problèmes dans la relation avec sa mère.

Comme le formulait le psychanalyste Charles Melman, défenseur de ce point de vue, dans une interview en 2014, l’enfant autiste :

A souffert d’une chose très simple. Sa maman […] n’a pas pu transmettre le sentiment du cadeau qu’il était pour elle. […] La prosodie [NDLR : la tonalité, les inflexions] du discours maternel joue un rôle dans le développement de l’autisme.

Dans l’histoire de la psychanalyse – et en particulier aux États-Unis dans l’après–Seconde Guerre mondiale, de nombreux praticiens envisageaient l’autisme comme une forme de psychose ou de « schizophrénie infantile ». Pour eux, la thérapie passait avant tout par la psychanalyse, en lieu et place des approches comportementales ou basées sur la communication, qui ont largement fait leurs preuves aujourd’hui.

En France, les choses changent depuis les années 1990, sous la pression d’associations de parents, furieux que le corps médical semble les rendre responsables des troubles de leurs enfants.

Dans un spectacle toujours joué, l’humoriste Laurent Savard, père d’un garçon autiste, met en scène la séance où il est reçu, avec sa compagne, par une psychanalyste.

L’association Vaincre l’autisme a organisé plusieurs manifestations en 2012-2013, dénonçant le traitement de ce trouble par la psychanalyse. En 2011, le documentaire Le Mur s’était attaqué à l’approche psychanalytique en la matière. La polémique a éclaté lorsque trois psychanalystes ont intenté un procès, obtenant temporairement l’interdiction du film. Le jugement a toutefois été cassé en appel en 2014, ce qui témoigne du pouvoir faiblissant du lobby psychanalytique.

En France, le traitement psychanalytique de l’autisme est de plus en plus discrédité, comme en témoigne une récente déclaration de la secrétaire d’État responsable du nouveau plan, Sophie Cluzel, pour qui la France doit « remettre la science au cœur de la politique gouvernementale en matière d’autisme ».

En tant qu’historien des idées, j’ai cherché à savoir comment la France en était arrivée là. La France est le seul pays à accorder une si grande importance à la psychanalyse, au niveau intellectuel et culturel, et ce depuis 1968. Aux États-Unis, par exemple, la psychanalyse a été bannie des manuels de psychiatrie dans les années 1980, quand sont apparues les méthodes comportementales et de communication. Pourquoi la France n’a-t-elle pas fait de même ?

Selon un article récent paru dans le quotidien britannique The Independent, cela s’explique notamment par l’influence de Jacques Lacan, figure majeure de la psychanalyse en France, et par la théorie de la « mère réfrigérateur » défendue par le psychologue américain Bruno Bettelheim, qui prétendait que l’autisme est causé par un manque de chaleur affective de la part de la mère.

Mais l’impact de ces penseurs doit se comprendre dans un contexte où la psychanalyse et la pensée psychanalytique étaient profondément ancrées dans la culture française. Dans le pays, l’émergence de la psychanalyse fait directement suite aux bouleversements culturels de mai 68. Elle est alors perçue comme un outil qui permettra de « débloquer » le pays, aux prises avec une bureaucratie stricte et étouffante en cette période d’après-guerre.

Le rôle de Françoise Dolto

Mes recherches portent notamment sur l’impact de la pédopsychanalyste Françoise Dolto qui, dans les années 1970 et 1980, était considérée comme un « monument national ». Elle animait une émission de radio très populaire sur France Inter, où elle répondait aux auditeurs qui lui soumettaient leurs dilemmes en matière d’éducation. Elle a aussi fondé un réseau de centres pour enfants, les Maisons vertes, en partie dirigées par des psychanalystes.

Dolto a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages, qui véhiculaient la pensée psychanalytique auprès d’un large public, ciblant tout particulièrement les mères. Son étude de cas la plus connue, Le cas Dominique, montrait comment la « psychose infantile » pouvait découler de l’environnement familial. On trouve encore de tels livres, en France, dans les bibliothèques de nombreux parents, grands-parents et psychologues. Des centaines d’écoles et de services hospitaliers portent le nom de Françoise Dolto.

Dans cette position influente, la psychanalyste prétendait que la « régression » de l’enfant (l’autisme et les troubles de l’apprentissage) était la conséquence d’un amour maternel pathogène. Dans un livre de 1985, Françoise Dolto définit l’autisme comme un « processus réactionnel d’adaptation à une épreuve », dans laquelle « la relation affective ou symbolique avec la mère » a été perdue. Ce type d’arguments, couplé à sa position contre le féminisme et son idée selon laquelle il est préférable pour le développement de l’enfant que la mère reste à la maison, a sûrement contribué à faire culpabiliser beaucoup de mères d’enfants autistes. Les travaux et la position tranchée de la mère fondatrice de la pédopsychanalyse française sont venus étayer la résistance ultérieure des psychanalystes face aux mesures visant à changer la prise en charge de l’autisme dans ce pays.

Le problème auquel la France est confrontée avec l’autisme montre que la fascination étonnante de ce pays pour la psychanalyse, mise en exergue par la carrière de Françoise Dolto, a eu de lourdes conséquences. Je ne pense pas que globalement, l’impact de cette méthode thérapeutique ait été uniquement négatif. Mais dans certains domaines tels que l’autisme, elle a engendré de sérieux problèmes dont il reste difficile de se défaire.


The ConversationTraduit de l’anglais par Typhaine Lecoq-Thual pour Fast for Word.

Richard Bates, Postdoctoral Research Fellow, Department of History, University of Nottingham

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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  • En 1991 paraissait l’excellent ouvrage du professeur Debray-Ritzen, neurologue créateur du service de neuro-psychiatrie de l’Hôpital des Enfants-Malades: «  »La psychanalyse, cette imposture ». Tout était dit.

  • Comme quoi en France, les champions de la masturbation mentale s’ouvrent des voies royales sur les budgets de l’état.
    Et c’est tout le problème de la vulgarisation des sciences non exactes.
    Quand on voit que l’on a été gouverné par un président qui faisait tourner les tables, ça devrait en dire long.
    Archaïque, voilà comment est notre pays.

  • Père d’un enfant autiste né en 1979, mon épouse et moi-même nous sommes aperçus que quelque chose clochait chez notre fils dès 9 mois. Il a fallu 6 ans aux « médecins » pour poser le diagnostic. Nous avons vécu un enfer : pour les psys, sa mère était la cause de l’autisme de notre fils. Dès le début, nous nous sommes battus seuls contre la psychanalyse en affirmant la cause somatique. Notre fils a progressé grâce à l’IME et à notre acharnement à combattre les psys. Ma femme a dû interrompre toute activité professionnelle pendant 27 ans ! Et moi, j’ai sacrifié ma carrière. Tout ça à cause de Freud, Lacan, Dolto et autres malfaiteurs ! Seul, le bouquin de Debray-Ritzen nous a permis de tenir.

    • @ Le Rouleméliote
      Je suis désolé pour le parcours du combattant que vous avez du affronter pour l’éducation de votre fils.
      Ça fait plus de trente ans que les frontaliers font des pieds et des mains pour voir leurs enfants intégrer les structures dédiées en Belgique.
      Il y va de l’intérêt de l’enfant et de toute sa structure familiale.
      Le seul intérêt dans la psychanalyse, outre la relation qui peut se créer entre le psy et le patient, c’est celui du psychanalyste. Financier d’abord et de position ensuite, celle du « sachant ».
      Des donneurs de leçons cherchant à dominer leur entourage. Il en existe plusieurs sectes en France.

  • Si la psychanalyse est effectivement une ânerie, c’est en une autre que de faire remonter son emprise en France, à mai 68.
    La détestation de l’esprit de mai ne doit pas conduire à raconter n’importe quoi.
    La psychanalyse en France doit beaucoup à des figures comme Lacan, et ce dès les années 50. De la même manière, la célébrité de Dolto était déjà acquise dès le début des années 60.
    Tout s’est joué, en France, en gros, entre la fin de la seconde guerre mondiale et les années 60. Ce qui s’est passé après sont les fruits de cet essor.

  • Rions un peu…
    Vers la fin de sa vie, Lacan lui-même a avoué :
    « Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué. […] Du point de vue
    éthique, c’est intenable, notre profession ; c’est bien d’ailleurs pour ça que j’en suis malade, parce que j’ai un surmoi comme tout le monde. »

    • Lacan a perverti la psychanalyse…Point….Quant aux TCC et autres thérapies brèves , elles naissent aux USA sous l’impact des lobbies pharmaceutiques et les classifications actuelles qui banissent la psychanalyse nous enferment dans des cases où tout un chacun n’est pas loin d’être un grand malade qui s’ignore avec la  » flambée » des maladies bipolaires qui est un vrai scandale sanitaire..( les régulateurs de l’humeur)..Freud a toujours dit qu’il y avait le roc du biologique et que sa thérapie avait ses limites…L’autisme en est une ou plutôt les autismes car cette pathologie est d’un large spectre..Enfin il n’est pas interdit de réfléchir un peu sur soi-même et sur des symptômes non lésionnels entravant notre vie… le transfert aide à cela..Mais faut avoir un peu d’introspection…!!!

      • ce que dit freud on ns’en fout..qu’est ce qu’a prouvé freud…??

        • @ jacques
          Dans la psychanalyse, tout ce qui est bon n’est pas de Freud et tout ce qui est de Freud n’est pas bon.
          Il devait avoir un sacré problème avec sa mère celui-là !

      • @ Sigmud
        « TCC et autres brèves thérapies, naissent aux USA sous l’impact des lobbies pharmaceutiques »
        À force de vous regarder le nombril, vous ne vous apercevez pas de la structure de votre « argumentaire » : complotiste !
        Ainsi donc, le bannissement de la psychanalyse enferme dans des cases ?
        Et l’hôpital qui se fout de la charité vous en avez déjà entendu parler ?
        « Réfléchir un peu sur soi et avoir un peu d’introspection » ça tourne beaucoup autour de soi même, non ?
        Onanisme quand tu nous tiens !

        • Très cher ami il y a chez vous un mécanisme typiquement projectif qui mériterait que l’on s’y attarde…Les TCC et autres hypnoses actuelles sont des avatars de la psychanalyse ayant mis de côté ce qui reste tabou dans notre société…La séxualité infantile…Le sexuel est partout mais la découverte de son corps par l’enfant dérange toujours autant ..Quant à la masturbation…Vous avez visiblement pratiqué en cachette ou alors diable !! vous avez été découvert..D’où la projection…S’il ne vous apparait pas évident que la médecine et donc la psychiatrie de nos jours est une médecine d’organe et non holistique ..C’est triste …évitez de côtoyer un hôpital…Et toute médecine d’organe enferme dans des cases..Quant à votre tout ce qui est bon n’est pas de Freud dans la psychanalyse…A mourir de rire car la psychanalyse est freud..!!

        • Vous ne dites que des âneries…Par contre vous avez des mécanismes projectifs qui m’inquiètent un peu…Avez vous un peu d’introspection..???

  • La France est la spécialiste des idéologies mortifères. Elles s’y accrochent comme des moules à son bouchot. Rien de peut les en faire se détacher . Une régression des 68ards ? … de plus … avec le trotskysme , la méthode globale, Je prédis une belle carrière au réchauffistes , aux anti divers et variés

  • Une très « belle » citation de Dolto : «  »Le mot “lire” est un mot qui, pour certains enfants, éveille quelque chose de totalement tabou : c’est le lit conjugal des parents. Au moment où l’enfant est en train d’élaborer son interdit de l’inceste, le verbe du “lit” qui leur paraît être le mot “lire” rend ce mot banni, et les activités qui entourent le fait de lire sont quelque chose qui le met dans un très grand trouble »
    D’ailleurs, c’est bien connu les petits Anglais n’ont pas de trouble de la lecture puisqu’il n’y a aucune relation entre bed et to read…
    Quand on lit de telles stupidités, comment peut-on défendre la psychanalyse ???

  • Tiens ! Je suis censuré ?

  • Voilà encore un article du circuit Langloys-Sajidi-Chapel (LSC), comme il y en a mille et un. Là c’est un « universitaire » (sic) un « spécialiste de l’histoire des idées », rien de moins qui s’y colle. Enfin qui s’y copie-colle.
    La recette est facile. C’est un anglais, il n’a qu’à recopier l’article par exemple du Guardian. Généreusement j’en donne l’adresse https://www.theguardian.com/world/2018/apr/06/france-to-unveil-340m-plan-to-improve-rights-of-people-with-autism . Mais en cherchant, c’est facile d’en trouver des mêmes en français. Tout y est. Le nombre « d’autistes » (qui sont ceux de l’autisme moderne, les Troubles du Spectre de l’Autisme à 1 %, voire 2%), les paroles des vieux psychanalystes indignes (Charles Melman fait très bien l’affaire, on pourrait citer aussi son « Golem », très bien aussi). Les innocents rendus coupables (les mères frigidaires). On pioche quelques témoignages, là on est dans le vrai du vrai, c’est l’aubaine. On simplifie, on simplifie. La psychanalyse s’oppose ainsi aux théories « biologiques », qui pourtant sont démontrées scientifiquement. C’est bien là l’opposer la science prouvée et les divagations absurdes, les psy-niaiseries qu’on ne manque pas de citer. Quoi, qu’est-ce qui manque : l’exil belge (un commentaire y pourvoira), le packing peut être, ici, c’est impardonnable.

    En tant que spécialiste des idées, l’auteur rajoute un zeste de sa lecture très très transversale Mme Dolto, qui, du temps de sa gloire m’a toujours exaspéré. Il en retient deux trois truc pas sympa pour les parents.
    Et on mélange, et on sert.

    Pourquoi ne pas s’en satisfaire ? Un bon bouc émissaire, ça soulage, pas vrai. Mais si ça soulage, ça rate le vrai. C’est du reste pourquoi les trois premiers plans autisme se sont soldés par des échecs. Ils étaient partis sur ce pied, de défendre la « juste » conception « moderne » et « scientifique » de l’autisme pour faire pièce aux divagations psychanalytiques, fausses, anciennes et antiscientifiques. La psychanalyse dans l’autisme eut son heure de gloire vers 1970, limite 1980. Après, de la survivance, dans un discrédit croissant, un vrai marasme. Voir près de 40 ans après l’ombre menaçante du lobby psychanalytique derrière toutes nos difficultés françaises dans le domaine de l’Autisme (des TSA) relève de l’imagination pure. La psychanalyse comme force politique, c’est zéro depuis bien longtemps. La faire sans cesse revivre pour les besoins de la cause est une mauvaise chose.
    Les problèmes de l’autisme (au sens des TSA) c’est maintenant qu’il faut sans saisir, et non en faisant référence à des vieilles lunes qu’il suffit de laisser mourir de leur belle mort si tant est qu’elle doivent mourir.
    Laisser penser qu’il y a seulement deux visions de l’autisme (au sens TSA), la moderno-scientifique et « la psychanalyse », nous ou « eux », on est pas sorti du labyrinthe Icare……

    • N’importe quoi !
      Z’avez oublié de prendre vos gouttes.
      Si vous n’êtes pas capable de sentir l’influence de la psychanalyse dans note société, c’est que vous vivez dans une bulle.
      Ne serait-ce que de la part des RH. Si vous résistez à leurs analyses psycho de m…de, en dernier recours, ils l’expliqueront par un horoscope, de m…de aussi.
      Il y a moins de 5 ans, les services sociaux de ma région ont dénoncé le comportement d’une mère dans sa relation avec son enfant alors que celui-ci présentait au moins une anomalie génétique significative.
      Il y a un bastion à faire tomber et vous n’imaginez pas l’urgence qu’il y a à le faire.
      Je vous cite : « qu’est-ce qui manque : l’exil belge (un commentaire y pourvoira) »
      Vous n’aviez pas lu les commentaires ? Lancer une prédiction (21 avr. 18:41) alors qu’elle était déjà accomplie (21 avr. 08:06) vous êtes dans la manipulation.
      Oser parler de la psychanalyse comme d’un bouc émissaire alors qu’elle a détruit des esprits, des vies, des familles faut être sacrément gonflé.
      Après, gonflé, qui vit dans une bulle . . . qu’en aurait pensé Lacan ? Je vous laisse « méditer ».

  • @gian
    L’affaire Rachel manquait ausdi dans l’article lamentable de Bates un commentaire y pourvoira…..
    Plus sérieusement, je ne crois pas aux «mauvaises influences» qui dureraient 40 ans sans un défaut majeur de la gouvernance d’une politique publique, si bien que se focaliser en s’échauffant contre «la psychanalyse» en élaborant des stratagèmes compliqués pour se debarasser de tout ce qui, etant psy quelque chose, n’annone pas les niaiseries modernes de la nouvelle psychanalyse qu’est le comportementalisme acharné est une perte de temps.
    D’autant que cette mystérieuse psychanalyse n’est jamais definie ni localisée, comme s’il n’y en avait pas mille sortes, à boire et à manger.
    L’imaginer comme un complot omnipotent est un trompe l’oeil qui affaiblit qui s’y adonne.
    Rien n’adviendra tant que sera contre ce fantome que seront fourbis les efforts. C’est ça raison de l’echec du 3° plan autisme.

    • @ Marane
      « un commentaire y pourvoira », j’adore les gens qui ponctuent leurs interventions de prédictions, cette nécessité de vouloir anticiper pour tenter de se rassurer, de maîtriser l’avenir. Vous avez le futur phobique ?
      Pourquoi recherchez vous absolument à dédouaner la psychanalyse de son approche du cas autistique ? Elle est catastrophique !
      Et face à une telle catastrophe, vous venez disserter, relativiser, pérorer . . .
      Complètement à côté de la plaque, les psychanaleux !

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