Ces bureaucrates qui nous gouvernent

Ne devrions-nous pas exiger une preuve de leur expertise avant d’autoriser nos fonctionnaires à prendre les commandes de l’économie ?

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tampons administration bureaucratie credits frederic bisson (licence creative commons)

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Ces bureaucrates qui nous gouvernent

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 mars 2018
- A +

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis le Canada.

Le ministre des Finances, M. Carlos Leitão, déposera son budget mardi prochain. Comme chaque année, on espère qu’il proposera des mesures pour favoriser la croissance et le bon fonctionnement de l’économie. Tout comme on espère que les autres ministres prennent les meilleures décisions possible dans leurs domaines.

Touristes

Mais les politiciens passent. Ils ne sont souvent que des touristes dans leur ministère. À peine se sont-ils acclimatés à leurs nouvelles fonctions qu’ils appartiennent déjà au passé.

En revanche, les fonctionnaires de l’administration publique restent souvent en poste jusqu’à leur retraite. Voilà pourquoi les grandes orientations ainsi que nombre de décisions déterminantes sont souvent bien plus l’œuvre des hauts fonctionnaires que celles des ministres.

Or, ces fonctionnaires comprennent-ils suffisamment les rouages de l’économie pour justifier les pouvoirs qu’ils s’octroient ?

Nombre d’entre eux ont reçu une formation de l’ENAP, l’École nationale d’administration publique. Il s’agit de l’université qui forme les administrateurs au service de l’État. Quelle tristesse donc de constater que sur les quelque 120 cours que l’établissement offre, à peine sept sont consacrés à l’enseignement de l’économie. Il n’y a même aucun cours de macroéconomie ! Quant à ses professeurs, l’ENAP n’en compte que cinq sur une soixantaine dont le champ d’expertise inclut l’économie.

Ignorant

En revanche, l’ENAP enseigne la Gestion des médias sociaux et le Développement personnel du gestionnaire afin de « permettre à l’étudiant de développer une meilleure connaissance de soi et de son mode d’interaction avec lui-même ». Nous voilà rassurés !

Au-delà des politiciens de passage, les rênes de l’économie sont réellement tenues par d’excellents bureaucrates et des experts dans l’art des processus, mais qui s’avèrent trop souvent ignorants de la chose économique.

Pour piloter un avion, une licence témoignant de l’expertise du pilote est nécessaire. Ne devrions-nous pas en exiger autant avant d’autoriser nos fonctionnaires à prendre les commandes de l’économie ?

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  • pour être ministre des finances ….ils doivent avoir là capacité. .apparament ce n’est pas le cas !!! n’importe quoi…. ahurissant !!!

  • le probleme ils font partis d’une caste et qu’ils se protègent. …

  • A rapprocher d’un autre article sur la Katastrophe de Paris et sa méconnaissance totale des sciences de la combustion interne. Nous sommes gouvernés -fort mal- par des incompétents notoires.

  • Ce qui est intéressant avec la comparaison du pilote d’avion, c’est qu’il risque s vie s’il fait une erreur. Même avec toutes les qualifications possibles, si l’enjeux pour le décisionnaire est nul, la décision le sera aussi, le plus souvent.

  • ils nous gouvernent mais surtout ils nous emmerdent ;….

  • Je pense que l’état ne devrait en aucun cas mettre son nez dans l’économie.
    Les subventions, les niches fiscales…sont à la source des problèmes que nous connaissons. L’agriculture, l’industrie, la culture 🙂 … tous les domaines économiques sont touchés.

    Au mieux ces gens sont inutiles, parfois ils peuvent même se révéler nuisibles ! 🙂

  • Eh bien, je découvre qu’on n’a pas fait qu’exporter des personnes de France au Canada. On y a aussi exporté notre approche de la haute fonction publique.

  • Les commentaires sont fermés.

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