Cambriolage et propriété privée : ne comptez pas trop sur la police

Le témoignage sur un récent cambriolage montre à quel point il est difficile pour un particulier d'obtenir un service décent de la part des forces régaliennes de sécurité qu'il paye pourtant chèrement de ses impôts.
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Cambriolage et propriété privée : ne comptez pas trop sur la police

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 mars 2018
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Être propriétaire en France n’est pas toujours une chance. À mesure que les lois et les décrets s’empilent, cela devient même, tout doucement, un fardeau que beaucoup découvrent, amers, à la faveur d’une de ces désagréables aventures que les réseaux sociaux relaient parfois.

J’évoquais, il y a quelques semaines, le cas emblématique de ce retraité dont le bien immobilier se retrouvait squatté par une bande d’individus sans scrupules et qui avait heureusement pu bénéficier de la mobilisation d’un groupe de jeunes de cité voisine pour déloger les indésirables, pendant que la Loi et les forces de l’ordre se contentaient essentiellement de prendre des notes, de loin, en conservant une saine retenue apte à garder les esprits calmes et la paperasserie maigre.

Aujourd’hui, je vous propose le témoignage de M., une lectrice qui me relate ses péripéties récentes au sujet de la maison de ses beaux-parents. Comme on va le voir, les caractéristiques de la déconvenue sont étrangement similaires au cas précité, tout comme l’est l’abandon complet des autorités dans leur rôle d’assurer l’ordre, la paix et la protection des biens et des personnes.

Ce jeudi premier mars, le mari de M. l’appelle pour lui signaler que la maison de ses beaux-parents, en voyage et injoignables pour trois semaines, a été cambriolée, une première fois le mardi, et une seconde fois le mercredi.

Premier fait intéressant : directement suite à la première intrusion dans la nuit de mardi, le voisin a prévenu sa belle-sœur qui est allée porter plainte…

En pure perte puisqu’elle n’a pas procuration des propriétaires du lieu. Quand bien même le délit a été observé, personne ne se déplacera, parce que, vous comprenez, la propriété privée, c’est sacré, n’est-ce pas.

En pleine nuit de mercredi, vers trois heures du matin, le même voisin voit de la lumière puis deux hommes sortir de la maison déjà visitée. Ce voisin, décidément bien prévenant, appelle la belle-sœur qui ne sait toujours pas quoi faire, le commissariat l’ayant déjà « gentiment » envoyé promener la fois précédente (mesdames et messieurs, vos impôts au travail).

Au matin suivant, retournant voir la maison, elle n’a pu que constater que les cambrioleurs étaient revenus, en laissant la lumière allumée partout. Afin de sécuriser un tant soit peu la fenêtre défoncée par laquelle ils étaient entrés (deux fois), elle prévient le reste de la famille.

Il faut en effet agir vite : des individus qui viennent plusieurs fois de suite, qui bénéficient ainsi de l’absence de tout dépôt de plaine (forcément), tout cela peut conduire, après 48 heures, à une de ces situations fort désagréables où des squatteurs deviennent subitement indélogeables au pays des Droits de l’Homme et du Cambrioleur.

Voilà notre lectrice M. dans une bien fâcheuse position. Son mari envisage ainsi d’aller voir sur place afin de réparer les dégâts et expulser de lui-même les éventuels indésirables qui pourraient s’y trouver encore, mais cela pourrait poser de graves sentiments d’insécurité et une soirée aux urgences. Peut-être la voie légale reste-t-elle préférable ?

C’est donc au commissariat le plus proche qu’elle tente de déposer plainte. M. a en effet habité dans la maison de ses beaux-parents. Sur le passeport, c’est même encore l’adresse mentionnée. Elle y a encore des affaires. En tant qu’occupante des lieux, peut-être le dépôt de plainte sera-t-il possible ?

Que nenni : au commissariat, elle tombe sur un jeune homme charmant mais qui lui explique (tenez-vous bien) que, n’étant pas propriétaire, elle ne peut pas porter plainte. Étonnant, n’est-ce pas ? Il conseille d’appeler le 17.

Les surprises ne s’arrêtent pas là puisqu’au 17, M. tombe de façon inattendue sur un trou du cul un préposé qui lui explique ne rien pouvoir faire : malgré la recension complète des événements, malgré la présence d’individus potentiellement dangereux dans la maison, et bien qu’on puisse souhaiter qu’une patrouille de police se déplace (au moins pour constater les problèmes), notre préposé au 17, sans doute parfaitement conscient de sa position privilégiée, explique doctement qu’ « il n’est pas là pour l’assister », qu’elle le « fatigue avec son voisin », et qu’elle n’a qu’à entrer dans la maison pour aller chercher les papiers de l’assurance, seule chose qui semble importer pour notre valeureux fonctionnaire.

M., dépitée, raccroche. Le flic du commissariat lui propose alors d’aller devant la maison, et d’appeler la police une fois sur place en disant qu’il y a quelqu’un dedans. Ils ne pourront alors pas refuser de venir.

Voilà donc M. retournant devant la maison et qui n’y voit personne mais y entend du bruit. Le volet, défoncé, est visible de l’extérieur ; le voisin y a mis du scotch qui a, depuis, été arraché. M. appelle les policiers.

… Qui, finalement, arrivent. Polis, sympathiques même, ils s’empresseront cependant d’expliquer qu’ils ne peuvent rien faire (à ce point du récit, l’étonnement doit commencer à s’estomper, n’est-ce pas).

M. n’étant pas propriétaire, il leur est impossible d’entrer pour voir, malgré le volet défoncé, malgré le voisin qui explique qu’il a vu deux gars d’une vingtaine d’années sortir la nuit et qu’il n’a rien fait car « il pensait qu’ils allaient le tuer, vu leur tête »… La loi est décidément bien inflexible pour les honnêtes gens.

Pour entrer, il faut une clé. Par chance, le mari de M. en dispose d’une et, une heure plus tard, la police est rappelée pour pénétrer dans la maison. Ce sera la police municipale qui se pointera.

Une fois à l’intérieur, il n’y a personne ; la rapidité d’intervention de l’ensemble des services d’ordre et de sécurité du pays ont probablement laissé quelques latitudes aux aigrefins pour agir, prendre deux fois des nouilles, se reposer et repartir tranquillement. M. constate les dégâts, et la police municipale, dans un grand geste auguste plein de cette fougue qui la caractérise, … repart car elle ne peut rien faire, seule la police nationale étant habilitée pour ce genre de choses.

Le 17 sera donc à nouveau appelé. Et là, en quelques secondes moins de dix minutes deux heures plus tard, la police peut constater que, en effet, oui, c’est à présent confirmé, c’est certain, tout à fait, il y a bien eu cambriolage et ils repasseront (mettons demain) pour faire le relevé d’empreintes.

Bien sûr, ni M., ni son mari, ni personne ne peut porter plainte : personne ne sait exactement ce qui a été volé ou endommagé, n’est-ce pas ! Seuls les propriétaires, en voyage et injoignables, pourront le faire. Quant à la plainte pour squat, elle ne pourra pas être déposée non plus dans les 48 heures. Si, d’aventure, les intrus ont eu l’idée lumineuse de commander une pizza le mardi soir pour s’installer à nouveau le jeudi soir, tout ce petit monde l’aura dans l’os.

La morale de cette histoire est assez déprimante pour un pays qui se gargarise du respect de ses lois, de sa justice, et qui se permet régulièrement de distribuer des bons points d’humanisme aux autres.

En somme, si vous êtes témoins d’un cambriolage, ne vous enquiquinez ni à tenter de l’interrompre (vous risquez gros, pour rien), ni à prévenir la police : vous n’êtes pas le propriétaire et rien ne se passera de toute façon. Au mieux, ce qui arrive est la faute à pas de chance, et les services de l’État que vous payez pour assurer la sécurité de vos biens s’en tamponnent le coquillard aimablement, poliment, mais de façon consciencieuse. Au pire, ces mêmes services vous enverront paître dans les termes les plus clairs.

petit facepalmPeu importe les conséquences juridiques de votre incapacité à porter plainte, quand bien même l’infraction est constatée. Encore une fois, venir en aide à vos voisins est non seulement inutile mais, pire, découragé en République du Bisounoursland où tout le monde sait qu’il ne se passe jamais rien d’affreux de toute façon. Et arrêtez de nous emmerder avec votre sentiment de cambriolage de proximité, zut à la fin.

Une petite note d’espoir cependant : il apparaît, comme souvent, que là où les imbéciles douillettement installés dans leur fauteuil peuvent très bien vous encourager à entrer dans une maison possiblement squattée (et en souffrir les conséquences dont eux se fichent éperdument), il n’en va pas de même pour les fonctionnaires qui sont au contact de la réalité de terrain, dont l’immobilité apparaît surtout comme la conséquence des lois idiotes que la République pond à rythme cadencé.

Ce témoignage pourrait être un cas particulier. Il n’en est rien, ce qui accroît le désarroi des gens honnêtes et qui ne manquera pas d’exacerber leurs réactions le jour où, devant l’inanité des politiques en place, ils se décideront spontanément à ne plus se laisser marcher dessus.

Je me demande combien de temps ce genre de clowneries dramatiques peut encore continuer…


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  • Je me demande combien de temps ce genre de clowneries dramatiques peut encore continuer…

    Longtemps, car les français aiment à mettre des crétins au pouvoir. Claqués, baffés, boxés de taxes et d’impôts divers autant variés qu’avariés, ils en redemandent …

    CPEF 🙁

  • Ça va durer jusqu’à l’appauvrissement total de la population. Puis, enfin, les instincts les plus vils se réveilleront. L’armée sera alors enfin sur le terrain pour dégommer du sans dents. Youpi.

  • La cause en est probablement que les commissariats sont (non officiellement) notés en fonction inverse du nombre de délits et d’affaires résolues.
    Il usent donc de tous les moyens pour vous dissuader de déposer plainte.
    Avec une administration dévoyée il ne fallait pas hésiter à user d’une fausse procuration, ce qui n’aurait probablement pas été contesté par les propriétaires.
    En pratique, cela veut dire que si l’on est en bon terme avec ses voisins, on a intérêt aujourd’hui à leur donner une une procuration.

  • Dans un autre genre j’ai aussi eu l’occasion de tester la police de ce pays. J’avais simplement oublié mon portefeuille à la caisse d’un magasin et le temps que je m’en aperçoive et que je revienne sur les lieux, il avait disparu avec son contenu : quelques dizaines d’euros, mais surtout ma carte d’identité et mon permis de conduire. Renseignement pris j’apprends que la perte ou le vol d’une CNI doit obligatoirement faire l’objet d’une déclaration au commissariat où je me rends derechef et où l’on m’enjoint aimablement mais sûrement d’aller voir ailleurs, aux objets trouvés par exemple, pour voir si des fois on sait jamais. Un chou blanc plus tard je reviens au commissariat parce que, n’est-ce pas, c’est obligatoire, où l’on m’enjoint encore une fois de chercher un peu mieux des fois que, on ne sait jamais. On me conseille même gentiment de demander au magasin en question les enregistrements de vidéo-surveillance… Je comprends que tout le monde s’en branle et je renonce à ma démarche parce que si la déclaration de perte est obligatoire, il semble qu’en retour les flics n’aient pas l’obligation de recevoir ladite déclaration. Du coup j’ai fait refaire mes papiers à la pref, ce qui au passage aura permis de détecter (et corriger) une erreur de date de naissance sur mon permis de conduire, et basta mierda !

    • Petite info. Si vous perdez votre pièce d’identité, le plus simple, c’est d’aller à la mairie redemander une nouvelle pièce d’identité (CI ou passport) ; vous déclarerez la perte en même temps. Ca vous évitera de perdre du temps au commissariat.
      C’est probablement pour ça que la police vous a gentiment envoyé balader.

  • « la propriété privée, c’est sacré, n’est-ce pas. »
    Quand ça les arrange elle est sacée. Ils n’ont pas besoin de l’autorisation du propriétaire pour entrer la nuit grâce au glissement de l’état d’urgence dans la loi commune. Là pour le coup, la sacralité est évoporée miraculeusement. Ils ne demandent pas non plus l’aval des propriétaires de sacs pour les fouiller avec leurs grosses paluches ; d’un autre côté, quand des propriétaires
    prouvent qui ils sont et que des personnes indésirables squattent leur propriété « sacrée », là aussi, la sacralité s’évanouit.
    Les autorités nous somment de composer le « 17 » pour tout et n’importe quoi. Il n’y a pas de directives pour le cas où le « 17 » ne peut rien, ou ne veut tout simplement pas se bouger. Ces mêmes autorités nous assurent qu’elles s’occupent de notre sécurité, qu’elles le font de façon efficace, et que nous n’avons pas à nous en soucier ni à nous en charger.
    A une autre échelle, moins élevée, on est dans le même cas que les habitants de Saint-Martin pendant l’ouragan. Le président est allé sur place et a proclamé qu’il y avait trop d’armes sur l’île. Sur le territoire, il a dû décider qu’il y avait trop de plaintes. Sur l’île on retire les armes, sur le territoire on retire les plaintes. A se demander si, comme Miami-Dade, en Floride, où les politiciens ont décidé que les jeunes lycéens ne devaient plus aller en prison malgré leurs délits, et que le bureau du Shérif avaint un seuil de délits (en particuliers ceux commis par des lycéens, dont cambriolages, agressions, stupéfiants…) à ne pas dépasser afin de faire baisser les statistiques sur la délinquance juvénile pour avoir une meilleure subvention fédérale. Du coup, les membres du bureau du shérif et les policiers locaux effaçaient des preuves, en gardaient au frais sans les répertorier, et autres joyeuseries. Le gars de 19 ans qui a fait sa tuerie au lycée Parkland, a bien bénéficié de ce système.

    Cet article de H16 montre encore une fois que la propriété, privée, est indésirable, au pays des Droits de l’Homme. Il montre aencore que la Police est payée pour faire autre chose que ce pourquoi nous la payons. Sa mission première serait la « garantie des libertés individuelles et collectives » (selon wikipedia), viendraient ensuite « la défense des institutions », « le maintien de la paix et de l’ordre public » puis « la protection des personnes et des biens ». Il est clair que la Police ne se préoccupe que de la défense des institutions et du maintien de l’ordre public (la paix, ozef !). Wikipedia la définit aussi comme un police d’état. Et notre Etat est…

    • Merci pour cette information intéressante sur Parkland.

    • Oui…seulement en Floride c’est très simple d’avoir une arme et surtout de pouvoir la transporter (lavoir sur soi)
      Ma fille qui vit dans le comté de Martin me dit que quasiment toutes ses connaissance sont armées dans leur sac à main ou le vide poche de leur voiture….Le dernier crime dans ce comté date de 20ans…Une alcoolique avait tué son mari à coups de bêche….
      Tien en France il n’y a pas de permi pour les bêches…Vite légiférons…!!!

      • @Kansas beat
        Bonjour,
        Si la femme tuée par son mari à coups de bêche avait eu une pioche, ou une pelle, elle ne serait pas morte.
        Pas de permis pour les bêches en France, mais un pour les tronçonneuses depuis le début de l’année.

  • Un conseil: prenez votre arme et intervenez face aux intrus. Là les flics vont arriver illico, mais…c’est vous qui passerez en garde à vue. C’est arrivé à un proche!!!
    Il manque un deuxième amendement à notre constitution.

    • @Franck
      Bonsoir,
      « Là les flics vont arriver illico, »
      Dans ce cas aussi, la propriété privée « sacrée » se volatilise. La plainte des malotrus pour port d’arme sera, elle, bien prise, et suivie, peu importe que vous soyez le propriétaire.

      « Il manque un deuxième amendement à notre constitution. »
      La DDHC de 1789 aurait pu comporter un article 10 tel que « Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens. » Devant l’évidence de cet article et du droit qu’il définit, les membres du Comité des cinq ont considéré que « le droit déclaré dans l’article X non retenu était évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer. »

      Le port d’arme en lui-même a été interdit par un décret d’avril 1939 (supposé être temporaire), afin d’éviter une insurrection, et porté par le plus grand patriote de France, période WWII, Pierre Laval.
      Les criminels en tout genre ne sont pas des menaces pour le pouvoir en place. Des citoyens libres, armés, sont une vraie menace par contre. ‘manquerait plus qu’ils demandent des comptes quant à l’argent qu’ils « donnent ».

      • L’anecdote est parfaitement exacte.
        Cet article 10 de Mirabeau tout comme son équivalent contemporain dans la Constitution américaine ont été écartés pour cause de redondance.
        Que signifieraient en effet le droit à la vie et le droit à la propriété s’ils n’étaient pas assortis au droit de les défendre, par la force si besoin est?
        Tout au plus peut-on demander que le détenteur d’une arme sache s’en servir et soit sain d’esprit, comme pour le permis de conduire.

      • « Le port d’arme en lui-même a été interdit par un décret d’avril 1939 (supposé être temporaire), afin d’éviter une insurrection, et porté par le plus grand patriote de France, période WWII, Pierre Laval. »
        Cette info est deja parue dans un echange anterieur. Je pense que si le decret est bien d’avril 39 (ce que je ne peux verifier), il ne peut etre signe Laval qui n’avait pas a ma connaissance de responsabilite gouvernementale a cette date. Par contre, il est bien responsable de la prorogation et de la generalisation de l’interdiction de detention par deux decrets ulterieurs qui visaient les resistants potentiels.

        • @Brayaud Cachao
          Bonjour,
          Vous avez raison, Laval n’était plus au gouvernement en 1939. Je ne retrouve plus où j’avais lu ce que j’ai écrit à son propos.
          Quant au décret, il est repris par l’A.R.P.A.C, par l’article https://www.contrepoints.org/2018/02/19/310000-port-darme-allons-contre-prejugeshttps://www.contrepoints.org/2018/02/19/310000-port-darme-allons-contre-prejuges, (le dernier en date sur le site concernant le port d’armes), sur le site de Légifrance, avec les lois mises à jour depuis, et sur http://www.codes-et-lois.fr/feeds/wikipedia/_5177f96b16a7fcf7fed83418f6c9dae7#En_1939, où il est dit que le décret n’a pas été validé par les parlementaires, il est par conséquent illégal, caduque, nul et non avenu, même s’il est ratifié par une loi du Code de la Défense de 2005 (Loi n°2005-1550 du 12 décembre 2005).

           » Malgré l’épisode sanglant de la Commune, l’Etat libéralisera donc complètement la fabrication, la commercialisation, la possession et le port des armes à feu individuelles, y compris des armes de poing réglementaires (loi du 14 avril 1885). »
          « les lois libérales perdureront jusqu’en 1939 sans que la France soit à feu et à sang et malgré toutes les crises au travers desquelles le pays dut passer (les luttes sociales, la grande guerre, les scandales, le crash de 29, les tentations d’extrême droite, les échauffourées de février 34). Il aurait été mal venu d’imposer des contraintes à une population qui s’était sacrifiée sans compter dans la boue des tranchées.
          C’est face à de nouveaux périls en 1939 et par crainte d’une agitation d’extrême droite que DALADIER estimera nécessaire de répondre à des problèmes de tous ordres par une législation d’exception et restrictive en matière d’armes : le décret-loi du 18 Avril 1939, base historique et moult fois remaniée de notre actuelle législation. » (https://www.armes-ufa.com/IMG/pdf/Memoire_DIU_1973-2005.pdf p.10, III.5)

  • Encore une belle illustration de la déficience chronique des monopoles d’État. A quoi bon se fatiguer à satisfaire ses clients si ceux-ci sont forcés de payer quoiqu’il arrive ? Dans le domaine de la sécurité et de la justice, le résultat est que les innombrables règlementations inventées par les politiques ne s’appliquent qu’aux honnêtes gens. Délinquants et criminels n’en n’ont que faire. Pour la police, il est bien plus facile de verbaliser les stationnement interdits, les « excès » de vitesses et autres prétendus « délits » « commis » par des gens honnêtes et solvables que d’affronter de vrais criminels armés et soi-disant insolvables, que de toutes façons, des magistrats idéologiquement malades s’empresseront de laisser en liberté.

  • Une solution si vous êtes témoin d’un cambriolage, pendant qu’il a lieu : appeler le 17 en panique, en disant que vous venez de tuer quelqu’un à l’adresse en question et raccrocher. Là ils viendront… Les conséquences pour vous ? Euh…

  • Je suis persuadé que si cette M était Préfete ( par exemple) ça se serait passé autrement .
    Il y a « Voisins vigilants  » je n’ en sais l’ efficacité
    On peut faire au moins un signalement en mairie meme si on doute du suivi.
    MORILLE Alain

    • noe
      Bonjour,
      « Voisins vigilants »
      Un couple d’ami a trouvé sa porte donnant sur le jardin enfoncée. Les malandrins n’ont pu entrer car la porte était bloquée avec du bric-à-brac posé là. Sur leur boîte aux lettres est collé le sticker « voisins vigilants ».

  • « J’évoquais, il y a quelques semaines, le cas emblématique de ce retraité dont le bien immobilier se retrouvait squatté par une bande d’individus sans scrupules »…
    Vous êtes au courant, quand même, que l’affaire est plus complexe que ça ?…
    http://www.lepoint.fr/neuilly-le-calvaire-de-serge-chasse-de-son-appartement-par-un-squatteur-10-02-2018-2193892_19.php
    « Sur Europe 1, les voisins affirment que cette histoire est fausse. « Il n’y a pas de signature de bail chez le syndic, et il fait ça depuis une dizaine d’années. […] Maintenant, monsieur fait part dans les journaux qu’il a été squatté… C’est faux, totalement faux. » Peut-être cela explique-t-il pourquoi les policiers ont dit à Serge qu’ils ne « pouvaient rien faire » dans l’immédiat lorsqu’il est allé les voir. »

  • Cette affaire me renforce dans l’idée qu’un vrai libéralisme doit refuser également que l’Etat intervienne en matière de police et doit donc militer pour la mise en place de polices privées, qui seraient rétribuées uniquement par les clients plaignants. Il n’y a aucune raison pour que je paie, en tant que contribuable, la surveillance, le travail d’enquête et l’arrestation de malotrus qui s’en prennent à d’autres biens que les miens, surtout quand, on le voit ici, le boulot est à ce point salopé. L’Etat doit déléguer les opérations de police à des opérateurs privés, que l’on serait libre de payer ou non (via un système assurantiel). Pourquoi m’imposer une contribution, à moi si je possède rien, pour préserver la propriété privée des riches possédants ? S’il fallait à tout prix conserver une police d’Etat, celle-ci devrait se contenter de travailler sur les crimes (atteintes aux personnes), et plus aux atteintes aux biens.

    • Votre conception du libéralisme rejoint la loi de la jungle, ne seriez-vous pas un propagandiste anti-libéral infiltré ?

      • Non, cette conception rejoint celle des libéraux anarcho-capitalistes. Elle est clairement moins petit-bras que celle des libéraux conservateurs (libéralisme purement économique).

    • « Pourquoi m’imposer une contribution, à moi si je possède rien, pour préserver la propriété privée des riches possédants? »

      La DDHC1789, socle de la Constitution, a la réponse à votre question.
      Chacun contribue proportionnellement à ses facultés.
      Si vous ne possédez rien de plus que l’indispensable, vous ne contribuez rien.
      C’est un système d’assurance: vous souscrivez à votre part de la force publique.
      Et comme la contribution est librement consentie vous pouvez y renoncer et assurer à vos frais votre propre protection, en respectant les droits,la sécurité et la propriété d’autrui.

      • « comme la contribution est librement consentie »
        Librement consentie… ça se discute !

        • Je fais référence à la DDHC qui stipule dans son Art 14:
          « Tous les Citoyens ont le droit de constater, (…), la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement (…) »
          Bien entendu cette clause n’est nullement respectée et donc selon l’Art 16 il n’y a tout simplement pas de Constitution en France:
          « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, (…), n’a point de Constitution. »
          Aux armes citoyens!

  • pour régler ce probleme aller squatter là residence d’un député. sénateur,…ils changerons cette loi ridicule…

  • Il me semble que l’article de H16 devrait être envoyé à tous les députés de la république ? Je l’envoie derechef à ma députée (qui n’a jamais répondu à mes mails de toutes façons, mais qui sait ?) !

  • Cet article rejoint celui du « pouvoir des minables ».

    • Le pouvoir des minables est ce sur quoi reposent les dictatures. Si une dictature ne donne pas de pouvoir aux minables, elle ne peut pas exister.
      Par définition, une dictature ne respecte ni la propriété privée, ni la liberté. Les droits hallucinants donnés aux squatteurs en France sont un moyen parmi d’autres de faire dériver l’Etat français vers un régime de dictature.

  • pour virer les squatter ,des cachets de javel dans de l acide chlorydrique ca degage des vapeurs ,mais toi le proprio tu mets un masque ..!!

  • Proposition de loi sur le squat :
     » doivent être considérées comme flagrantes l’introduction dans le domicile d’autrui et l’occupation sans droit ni titre par un tiers constatées par un officier de police judiciaire dans un délai de 96 h à compter de la constatation de ces faits par le propriétaire, le locataire ou l’occupant à titre gratuit reconnu des lieux. « Elle est actuelle à 24 h », précise Marc Le Fur. Secondement, « je veux doubler la sanction pénale des squatteurs », mais également que la force publique puisse « intervenir dans les 48 h afin de déloger les squatteurs », sur demande du propriétaire.
    Incroyable, on croit rêver : toujours ce délai, et cette obligation d’être l’occupant légal. A quand la preuve du contraire ?
    on est vraiment « mou du collier » avec cette demi-mesurette qui sera effective quand ?

  • de toute façon , on pourra de moins en moins compter sur la police pour nous protéger ; macron va vider les prisons de tout les  » petits délinquants  » ; ça va faire du monde dehors et on ne peut pas mettre un flic derrière chacun…..ça va donner …..

  • oh il y a qu’en France qu’on voit cela.. et on met en examen des gens pour des propos tenus sur internet,,, …

  • Dans le même genre d’histoire ubuesque :

    « Gros Coup de Gueule!!!
    Ce matin après avoir déposé mon fils à l’école, je pars en direction de la déchetterie qui malheureusement se trouve fermée le lundi matin…zut!
    Pas très grave j’avais juste un sac Migros rempli de cartons d’emballage.
    Tant pis pour la déchetterie, j’avais décidé de me rendre à Morteau pour y faire juste un achat… ok je me dirige vers le Col des Roches sans soucis. Une fois à la douane, et pour la première fois de ma vie, je me fais contrôler par les douaniers français
    Je déclare que je n’ai aucune marchandise mais que je vais faire un achat… Le « charmant » douanier regarde dans ma voiture, ouvre le coffre et au mon dieu que voit-il… un sac Migros rempli de carton d’emballage!!!
    Il m’explique que je suis en infraction et que je vais écoper d’une amende de 150€!!! J’explique ma petite histoire de déchetterie fermée, rien à faire, il me dit juste que mon infraction est un trafic de déchet idem à un trafique de drogue!!!
    Il me demande de régler la somme immédiatement(???), j’explique ma situation financière (sans emploi et sans revenu autre que le social) et donc pas de quoi régler direct faute de ne pas avoir assez d’argents pour finir le mois!!!
    Il riposte que soit je paie immédiatement, soit mon véhicule est saisi en attendant que qqun vienne me chercher et paie ladite amende!!!

    Donc pas le choix, j’ai réglé le montant de 150€ et retour en Suisse avec un procès verbal ou il est mentionné que j’ai introduit illégalement des matières dangereuses pour la santé publique!!!
    Aucun avertissement, aucun arrangement possible et j’avais l’impression d’avoir commis un crime d’une extrême gravité, alors que je n’étais même pas au courant de ce genre d’infraction et tout ça pour un simple sac Migros avec des cartons (voir photo)!!!

    Alors Bravo M. le douanier Beaudoin, je vous remercie pour votre indulgence, votre compréhension et votre excellente maitrise des situations à haut risque!!!

    Rappelez moi Monsieur le douanier Baudoin, combien de Français passent tranquillement la douane chaque jour en direction de la Suisse et sans persécution ?!?
    Écœurée vraiment  »

    Cette histoire est sortie dans les journaux en Suisse. Dommage que l’on ait pas la version du douanier, mais bon, serait-ce si surprenant ?

    • tchô p’tit suisse !
      je ne pense pas que de la part de ce douanier il n’y ait une quelconque xénophobie anti suisse. c’est tout simplement un fonk à l’esprit étroit et borné qui applique avec zèle un règlement idiot.
      il m’est arrivé la même chose ou à peu près à vallorbe il y a quelques années avec un douanier français. je suis français et je roule dans une voiture française. j’avais acheté dans la semaine un petit convecteur électrique que je m’apprêtais à installer chez un locataire quelques jours après. il était donc dans mon coffre de voiture. lors du passage de la frontière dans le sens suisse –> france, un douanier français en voyant ce convecteur électrique m’a accusé d’importation non déclarée et donc forcément illégale de matériel de chantier ou de matériaux de construction.
      je lui ai expliqué que je l’avait acheté à pontarlier, que ce n’était pas de l’importation et ainsi de suite…
      ce qui m’a sauvé, c’est que j’avais encore la facture sur le siège du passager. « entrepôt du bricolage, 12,99 euros ».
      ce crétin de fonk a quand même été capable de me dire « c’est bon pour cette fois, mais ne recommencez pas »

  • Tout va bien tout est sous contrôle.
    Comme le dit Me Frank Lienard : « Assurer la sécurité des citoyens, c’est un pouvoir régalien de l’Etat, et l’Etat estime qu’il est en charge de notre sécurité et qu’il assure cette sécurité aujourd’hui. »
    (ici https://www.youtube.com/watch?v=bDbRTmscnyQ)

    Nous avons d’un côté Mme M., en 2018, et la Police moderne… et d’un autre, il y a 108 ans, un article du Petit Journal du 6 février 1910 : http://cent.ans.free.fr/pj1910/pj100306021910.htm

    Dont voici le titre : « Des malandrins, qui s’étaient introduits pour voler dans une maison abandonnée de la banlieue de Paris sont surpris et arrêtés par les gendarmes. »
    Autres temps, autres moeurs on dirait bien.

  • La police est prise en flagrant délire !

  • Les commentaires sont fermés.

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