Faut-il imposer des quotas de femmes au cinéma ?

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By: Dick Thomas Johnson - CC BY 2.0

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Faut-il imposer des quotas de femmes au cinéma ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 3 mars 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Mais où se cachent donc les femmes ? Tout le monde sait qu’elles représentent 50 % de la population mondiale et pourtant, aucune d’elles ne faisait partie de la sélection pour le Grand Prix de la BD d’Angoulême en 2016, une seule (Jane Campion) a obtenu la Palme d’or à Cannes depuis le début de ce festival et – comble de l’horreur absolue – parmi tous les milliardaires recensés par Oxfam dans sa dernière étude, neuf sur dix cumulent l’odieux privilège d’être hommes et riches !

Cet effacement féminin ne peut plus durer. Pour notre ministre de la Culture Françoise Nyssen, il est désormais hors de question de laisser le fatalisme s’installer dans la société et les esprits. Il s’agit au contraire de faire preuve de « volontarisme », qualité qu’elle revendiquait haut et fort le 7 février dernier en dévoilant ses projets pour faire advenir la parité pure et parfaite dans son ministère et dans le monde de la culture d’ici 2022 :

(Les femmes) sont sur les bancs des écoles, dans toutes les écoles d’art. Mais après, bizarrement, elles disparaissent. Et c’est là où il faut vraiment changer la vision des choses, changer l’état d’esprit.

Un récent rapport du Centre national du cinéma (CNC) est venu apporter de l’eau à son moulin : si les choses évoluent dans le bon sens, la place des femmes dans l’industrie cinématographique reste trop modeste et leurs salaires dramatiquement inférieurs à ceux des hommes. Pour les réalisatrices, l’écart atteindrait même 42% par rapport à leurs collègues masculins.

Il n’en fallait pas plus pour qu’une brochette d’actrices et de réalisatrices, galamment accompagnées d’acteurs connus comme Charles Berling et Jacques Weber, lui enjoignent par voie de tribune dans Le Monde d’appliquer dans tous les recoins de l’exception cinématographique française les quotas, malus et subventions sans lesquels il semblerait que la création en général et la création féminine en particulier ne puissent survivre.

Interrogée sur le sujet, la ministre s’est immédiatement montrée en parfait accord avec la profession. Ce n’est guère étonnant puisque son plan prévoit justement d’imposer une stricte discrimination positive à coup de quotas, d’incitations financières, de punitions et d’objectifs chiffrés dans un secteur culturel « qui a un devoir d’avant-garde » (vidéo,  01′ 30″) :

Si l’activisme féministe ne date pas d’aujourd’hui, on peut dire que l’affaire Weinstein qui a éclaté à l’automne dernier n’en finit pas de faire des remous. La chute du producteur hollywoodien pour viols et agressions sexuelles a relancé comme jamais la dénonciation du harcèlement sexuel des hommes de pouvoir envers les femmes qui dépendent d’eux d’une façon ou d’une autre, mais elle a également remis sur le devant de la scène les discriminations plus générales dont les femmes se disent victimes, notamment dans leur vie professionnelle avec des salaires inférieurs et un accès plus difficile à certaines professions et aux postes de direction.

Autant le premier aspect me semble digne d’un intérêt légitime – à condition d’éviter toute confusion entre séduction naturelle et harcèlement imposé, à condition d’être certain qu’on a bien affaire à une atteinte intolérable à la volonté et à l’intégrité de la personne, et à condition de prendre garde à ne pas lancer trop vite des accusations terribles, autant celui des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes me semble nettement moins solide à soutenir.

Tout d’abord, les différences qu’on observe, en matière de salaire notamment, sont beaucoup trop hâtivement attribuées à des discriminations négatives volontaires de la part des employeurs. Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Stanford sur 1 million de chauffeurs Uber aux États-Unis entre 2015 et 2017 a montré que le salaire horaire des femmes était en moyenne inférieur de 7% à celui des hommes. Résultat étonnant puisque l’application qui calcule les tarifs de chaque course est parfaitement indifférente au genre de celui ou celle qui l’utilise.

En fait, loin de résulter d’une discrimination sexiste, l’écart de salaire observé s’explique par les comportements des utilisateurs : les hommes ont tendance à conduire plus vite, ce qui leur permet de faire plus de courses en une durée donnée ; ils conduisent plus longtemps, ce qui leur donne plus d’expérience ; et ils conduisent dans des endroits et à des horaires plus variés et souvent plus rentables que les femmes.

Ce résultat s’applique largement au-delà de la sphère Uber. D’une façon générale, les femmes ont des stratégies différentes de celles des hommes dans la vie. L’idée de concilier carrière et famille est plus présente chez elles et il en résulte des écarts qui résultent de choix personnels, pas d’une discrimination machiste.

Ensuite, « les choses évoluent ». Peut-être trop lentement au gré de ceux qui voudraient voir le monde taillé dans l’instant aux mesures qu’ils rêvent d’imposer à tous. Mais elles évoluent, tranquillement et naturellement, sans qu’il soit besoin d’user de coercition. Ainsi, entre 2006 et 2015, le nombre de films agréés par le CNC et réalisés par des femmes a presque doublé (de 35 à 63), même si ce nombre ne représente que 21% des films agréés (300 en 2015). De même, les financements moyens accordés à un film réalisé par une femme ont augmenté, tandis qu’ils baissaient pour les hommes.

On voit alors combien le terme « volontarisme », toujours prononcé comme si c’était une qualité des plus appréciables chez un politicien, n’est jamais qu’une obsession de tout normer, une façon de faire avaler à la société des évolutions à marche forcée plutôt que de respecter son rythme naturel. Le volontarisme est une exigence que l’on peut avoir envers soi-même, mais dès lors qu’il s’agit de l’appliquer aux autres, on tombe dans le constructivisme, c’est-à-dire dans la négation des volontés individuelles.

Soyons clair : il n’y a pas constructivisme si je dis « il est bon que les femmes qui le souhaitent aient les mêmes possibilités d’accès professionnels que les hommes pour telles et telles raisons » afin d’en convaincre une audience. D’ailleurs, je le dis. Mais il y a constructivisme dès lors que l’État en fait l’obligation par des lois incluant quotas, subventions d’embauche et amendes en cas de non respect. C’est exactement ce que se propose de faire le gouvernement, et c’est parfaitement anti-libéral.

Qui dit quotas, dit discrimination positive. Et qui dit discrimination positive dit forcément discrimination négative d’une autre catégorie dont les membres se voient écartés des choix pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la compétence. Sous l’apparence de réparer une « inégalité », ce système construit à nouveau des injustices. Dans l’article « Discrimination positive et conséquences négatives », j’avais expliqué comment la discrimination positive devenait une forme de stigmatisation, une forme de mépris, une forme d’assignation à résidence identitaire et l’instrument d’une nouvelle discrimination négative.

Pour être très honnête, je confesse que les jours de grosse déprime il m’arrive de penser au plus profond de moi-même que si je n’étais pas une femme, les choses me seraient plus faciles – je parle de mon blog pour lequel je suis apparemment incapable de dépasser un nombre très confidentiel de lectures à chaque nouvel article. J’ai dans l’idée que je ne suis pas prise au sérieux et je me flatte que les mêmes textes sous un pseudo masculin assorti d’un beau CV connaitraient un tout autre sort.

Mais exactement au même moment, je relève la tête car l’idée de bénéficier d’un avantage au seul motif d’être une femme me révulse au plus haut point. Là résident le mépris et la stigmatisation dont je parlais : une fois que vous êtes discriminé positivement, vous pouvez dire adieu à tout espoir d’être reconnu pour vous-même. Quoi que vous fassiez, même le meilleur, vous serez toujours celui ou celle qui a bénéficié d’un passe-droit et votre talent sera toujours mis en doute.

Il est déjà assez désagréable de penser que le politiquement correct qui prévaut lourdement dans le domaine pousse moult institutions à veiller à équilibrer les contributions homme femme indépendamment des qualités des unes et des autres.

Mais ces scrupules n’effleurent pas le monde du cinéma. Ils n’effleurent pas la ministre de la Culture et ils n’effleurent pas l’opportuno-versatile Marlène Schiappa, dont la présence dans le gouvernement comme secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a toutes les apparences de l’alibi féministe.

Ils les effleurent d’autant moins que le mot magique a été lâché : subventions ! Pourquoi renoncer à être des passionnés de l’égalitarisme le plus sot quand on peut faire couler à flots l’argent dans un sens, et le politiquement correct dans l’autre, grâce à cette aimable supercherie ?

En fait d’avant-garde, l’exception culturelle française a toujours su manier les plus sublimes prétextes pour faire payer les contribuables, à défaut d’être capable d’intéresser spontanément des producteurs privés par ses capacités d’invention et ses talents artistiques toujours renouvelés.

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  • quel que soit le travail effectué soit par un homme , soit par une femme , la seule chose qui prévaut est la qualité et le professionnalisme de la personne qui l’effectue ; point barre ;

    • jacques lemiere
      3 mars 2018 at 10 h 33 min

      si on veut..mais pas tout à fait…ce qui compte est que ce qui concerne deux personnes responsables ne soit pas contraint par des tiers…
      donc si je n’aime pas les femmes, il y a des tas de raisons pour ça , ou que je présume qu’embaucher un femme n’est pas bon pour moi…je devrais avoir le droit de le faire…et pareil pour le racisme… échanges libres entre individus responsables.
      c’est dire que on est pas libre de son argent si on ne peut pas payer qui on veut comme on veut…il y aura toujours une raison morale pour justifier de spolier .

      Être un salaud ne devrait pas être illégal…car en changeant la définition du salaud, exister peut devenir illégal. On punit les actes pas les pensées.

      Et les sociétés humaines sont sexistes parce que les humains sont des animaux sexués…

  • Obligeons (je n’aime pas le mot « imposons ») à des quotas de talents, ça fera plus de bien au cinéma !

    • Ca ne va pas être possible car s’il y a un point qu’ils ne sont pas prêts de remettre en cause, c’est de pistonner leur progéniture.
      Meilleure actrice dans un second rôle : Sara « fille de » Giraudeau, et c’est loin d’être la première…

  • pour le même travail salaire égal. ..c’est un débat NUL. .il n’y a pas à faire une loi…c’est évident. ..
    quand aux politiques ..qu’ils montrent l’exemple !!! les parti politique préfèrent payer une amende sur leur dotation de parti politique…par contre ils devraient payer sur leur indemnité parlementaire …là,ils s’en foutent….pas concerné. .!!!!

    • jacques lemiere
      3 mars 2018 at 10 h 39 min

      eh bien non..je ne suis pas d’accord…c’est quoi un travail égal?
      il est très rare que ça puisse être évalué, à la rigueur pour un geste fait automatiquement pas un humain ou seul l’objet compte et encore…
      ensuite si à travail égal salaire égal ,ça veut dire que le pauvre hère qui accepterais de travailler et d’obtenir de l’argent pour un salaire plus faible est privé de ce droit… c’est réduire l’humain à l’etat d’utilité pure…

      Non…
      au fait… si à travail égal on doit avoir salaire égal..comment sera déterminé le niveau de salaire????
      Non….ça ne tient pas..c’est sympatoche mais ça ne tient pas.

  • Plutôt que de s’interroger sur la parité dans le cinéma subventionné français, notre ministre ferait mieux de s’inquiéter de la qualité.
    La quantité de navets insipides produits par cette industrie est effarante (on les retrouve ensuite sur Youtube).
    Non Mesdames, ne cherchez pas à vous mettre au même niveau que les hommes, même pour de l’argent, inutile de vous rabaisser.

    • jacques lemiere
      3 mars 2018 at 10 h 46 min

      non c’est déjà fait…le questionnement sur la « qualité » a été posé et résolu par justement ceux qui le subventionnent.
      Le jour où tu poses la question de savoir si le cinéma est « de qualité », tu est foutu….

    • Ils s’en foutent de la qualité, ce qui compte, c’est que les copains et surtout les copines des pétasses bitophobes aient des rentes garanties par le contribuable.

  • Les quotas sont une mesure inadéquate. Seuls le talent et le mérite doivent être pris en compte surtout dans les milieux de production artistique. Je partage le commentaire de Gian qui parle de la qualité du cinéma français – et de son absence -, seule exigence acceptable.

    • jacques lemiere
      3 mars 2018 at 10 h 56 min

      ce qui implique que le cinéma n’est pas une activité commerciale libre… non pas la qualité mais le manque de public et de rentabilité propre… ce qui n’est pas un problème en soi si c’est fait avec son propre argent.

  • jacques lemiere
    3 mars 2018 at 10 h 19 min

    moi je suis pour les quotas sexuels dans le cinéma et même partout..mais jamais je ne me risquerai à donner un raison ou un objectif autre que la satisfaction de voir des bureaucrates incohérents à l’oeuvre. En espérant ,ensuite ,la prise en compte que le sexe n’est pas biologiquement défini mais résultat d’un choix et donc qu’on peut mentir sur son genre…

    On aura des procès en fausse déclaration de genre ..où un individu doté de testicules , préférant folâtrer avec les porteuses d’ovaires mais se déclarant « femme » et donc fréquentant toilettes et lieux privés pour individus se déclarant femmes ( uns abomination sexistes par ailleurs) sera jugé pour mensonge..

    c’est fascinant…

    on pense ce qu’on veut de laura southern mais on peut regarder ça

    donc le problème de représentation des sexes peut être réglé par cerfa…et vite.
    la droite américaine la plus radiale n’est rein en regard de la gauche…

    • +1 c est du délire, le rêve prôné comme réalité. Si on pousse le bouchon un peu plus loin : un petit gros chauve de 50 ans pourra avoir des papiers de grande blonde de 20 ans et vous faire un procès de harcèlement si vous le/la regardez fixement.

      • jacques lemiere
        3 mars 2018 at 15 h 38 min

        voui…c’est juste une forme de totalitarisme.. il faut regarder les » social justice warriors »… c’est à rire ou à pleurer..comment des gens réussissent à imposer un discours absurde auquel seule une minorité prétend adhérer est fascinant.

  • quand on regarde les séries policières françaises on remarque que la parité est plus que respectée parmi les flics ou gendarmes , ce qui ne reflète sans doute pas la réalité, mais pas pour les criminels (ce qui est peut être conforme à la réalité). …

  • Si j’étais une femme, je refuserais les quotas. En effet si je suis embauchée, le doute subsistera toujours dans l’esprit des autres et dans le mien de savoir si je suis là pour les quotas ou pour mes compétences. Et ça me gênerait si j’ai un peu de dignité.

  • Toujours cette volonté de toute puissance de certains à vouloir forcer les choses et les gens pour faire rentrer de force le réel dans la démence de leurs délires. C est fou le temps que certains passent à faire ch**r les autres alors que la grande majorité ne leur demande rien . Ma fille est informaticienne spécialisée en temps réel . Il y a peu de filles , bon , et alors , so What ? On appelle Mimi Matty ?on poste un escadron de constructivistes pour expliquer aux jeunes filles qu il faut parler aux microprocesseurs ?

  • Tout ça n’a aucune importance, une société visant l’égalité stricte entre individus est une société allant à l’inverse des lois régissant la survie et l’adaptabilité des espèces…le cinéma français va mal , il va disparaitre.

  • Et au jeu d’échecs c’est encore pire ! Quel vilain monde ultra dominé par les hommes : une seule femme dans le top 100…à la 95ème place ! C’est inadmissible !! C’est pourquoi je propose que dorénavant lors des parties homme vs femme, l’homme se verra retirer un pion dès le début de la partie afin d’équilibrer les chances. Non mais !!

  • les films navets aussi, il faudrait des quotas pour ne pas que les spectacteurs voient ces films! imposer c’est bien la France.

  • jacques lemiere
    3 mars 2018 at 16 h 02 min

    bon tous les gens raisonnables quelque soit leur bord savent que les différences observées entre hommes et femmes ne sont en rien la preuve de l’existence de sexisme….les gens qui réfléchissent un peu savent…et pourtant, une partie accepte ce genre de mesures , l’intelligence ne protège pas de l’idéologie et pire refuse les faits pour être accepté par sa tribu idéologique…
    tient quand on croit on croit dans l’actu http://www.fredzone.org/la-youtubeuse-qui-pretendait-avoir-ete-guerie-de-son-cancer-et-de-son-homosexualite-grace-a-son-regime-vegan-est-morte-993

    On doit comprendre que tout le monde n’accepte pas des choses qui nous semblent acquises comme la démonstration, notamment de la culpabilité par la preuve..des gens éduqués..ET ces gens pensent que ce qui nous protège d’un totalitarisme n’est pas le refus de son idéologie propre mais leur intrinsèque bonté individuelle..et ça fout les jetons..à l’évidence cela conduit à prôner la suppression des malpenseurs pour éviter le mal..brrr

  • Le principe même des quotas est stupide: quota de gros ? de petit ? de gauchers ? de blonde ?
    Je pense qu’il faut laisser se faire les choses.
    Les femmes sont grandes, savent se défendre (du moins dans notre société) et dans beaucoup de cas si elles ne montent pas dans la hiérarchie c’est en raison d’une volonté de se préserver, de préserver leur vie hors travail.
    D’ailleurs la réussite ne peut elle être quantifiée que sur les valeurs travail-hiérarchie-revenus ?
    Beaucoup de femmes ont réussi sans bénéficier de quota et même dans des périodes ou les féministes étaient moins représentées.
    Nathalie MP est a priori une femme et l’on aime lire ses articles…mais pas parce que c’est une femme.

  • Nous vivons une époque formidable!
    L’égalitarisme est sans limite.

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