Comment les chiffres minimisent la francophonie à l’étranger

L’évolution de ces 20 dernières années, si elle confirme le rôle de l’anglais, a montré une vive progression du français, et que plusieurs facteurs poussent dans ce sens à l’avenir.

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Drapeaux français (France) (Crédits Quinn Dombrowski, licence CC-BY-SA 2.0)

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Comment les chiffres minimisent la francophonie à l’étranger

Publié le 30 janvier 2018
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Par Yves Montenay et Christian Tremblay.

Dans le débat sur les situations respectives de l’anglais et du français, et de l’avenir de ce dernier, un argument fréquent est que le français est en voie de disparition et l’anglais déjà universel.

Dans de précédents articles j’ai critiqué l’anglicisation contre-productive des entreprises et exposé l’importance ignorée de la francophonie économique(pour éviter des controverses inutiles, je précise parler anglais et allemand, et avoir travaillé dans ces langues à l’étranger, notamment aux États-Unis).

Ici je me bornerai, en collaboration avec Christian Tremblay, président de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme, aux analyses de la situation des langues diffusées par les anglo-saxons et souvent reprises par les Français, notamment des milieux économiques.

Ces analyses sont bien sûr aussi des opérations de communication et sous-estiment très fortement la situation du français, ce qui participe à une action d’ensemble en faveur de leur langue et contre ses concurrents : le français, l’espagnol et le mandarin.

Les rapports du British Council (Graddol)


Une analyse démographique tendancieuse et dépassée

Le premier de ces rapportsThe Future of English (D. Graddol 1997) commence par présenter l’évolution des populations mondiales jusqu’en 2050, classées par langue maternelle.

Ce tableau, largement dépassé aujourd’hui, signale l’écrasante supériorité du mandarin, la croissance rapide du hindi/ourdou (la même langue en principe à l’oral, mais écrites l’une en caractères indiens, l’autre en caractères arabes, et divergentes), la croissance rapide également de l’arabe et du portugais, le japonais et le français stagnant au fond de la liste.

Les démographes contesteront immédiatement les 78 millions de personnes de langue maternelle française prévus en 2050, car cette évaluation est limitée aux pays du Nord (France, Suisse, Belgique, Canada), immigrés déduits. Elle ne prend notamment pas en compte l’explosion démographique africaine des années 1990, et a fortiori pas celle de 2018 et encore moins de 2050, qui multiplie le nombre d’Africains de langue maternelle française.

Bref, un chiffre de 78 millions qui n’a aucun sens mais est néanmoins repris comme actuel par Les Échos du 18 janvier 2018, alors que la réalité est d’au moins 120 millions !

Accessoirement, mais c’était compréhensible à cette époque, ce graphique ne tient pas compte du plafonnement ou de la décroissance des populations non africaines : chinoise, espagnoles, portugaises, japonaises et « anglophones blancs ».

La théorie des trois cercles

Le rapport continue en exposant « la théorie des trois cercles », selon laquelle la population de langue maternelle anglaise génère un deuxième cercle d’usagers l’ayant comme langue seconde, puis un troisième qui correspondant aux apprenants de l’anglais de par le monde.

Cette idée peut être grossièrement vérifiée pour toute langue utilisée largement en dehors de sa zone maternelle, ce qui est effectivement le cas de l’anglais, mais aussi du français et nettement moins celui du mandarin.

Le français a en effet lui aussi plusieurs « cercles » étant langue de communication en Afrique, et ayant un rôle culturel par sa position de deuxième ou troisième langue étrangère pour une partie des élites mondiales : autour de 120 millions de locuteurs maternels (évaluation personnelle), auxquels s’ajoutent au moins 150 millions de locuteurs permanents, ces deux premiers chiffres étant en croissance rapide en Afrique, et 60 millions de personnes sachant tenir une conversation en français.

English Next (Graddol, 2006)

Cette version 2006 reproduit grosso modo la situation des langues exposées dans le rapport précédent, nuancée par la constatation de la concurrence régionale de l’anglais par le mandarin et l’espagnol, l’anglais ne gardant le premier rang mondial que par les locuteurs l’ayant pour deuxième ou troisième langue. Mais il ne parle pas de l’Afrique !

La version 2006 du rapport Graddol s’ouvre sur cette affirmation : « l’anglais est généralement considéré comme la porte d’entrée de la richesse des économies nationales, des organisations et les individus. Si cela est exact la répartition des richesses sera liée de près à la diffusion de l’anglais », ce qui est loin d’être vérifié : les Chinois, par exemple, travaillent en mandarin.

 « La rupture entre l’anglais et l’ordinateur »

D’après Graddol 2006

Ce rapport Graddol découvre la rupture entre l’anglais et l’ordinateur, notamment parce que l’interface avec la machine est maintenant en langues locales et que ces dernières sont de plus en plus utilisées sur Internet pour l’activité locale des multinationales et les conversations familiales, dont celle des diasporas.

Cela paraît évident aujourd’hui, mais je me souviens de l’époque pas si lointaine où l’on n’imaginait pas qu’un site Internet pouvait être en une autre langue que l’anglais !

Ce rapport de 2006 enregistre donc un net recul de l’anglais sur Internet au bénéfice du mandarin et des autres langues.

D’après Funderes

Un autre rapport datant, lui, de 2017 par Funredes (Fundación Redes y Desarrollo) place le français en quatrième position derrière l’anglais, le chinois et l’espagnol, tandis que le russe, l’allemand et le japonais reculent comme c’était démographiquement prévisible.

Cela malgré la faiblesse de la production de pages en français en Afrique où les réseaux commencent seulement à s’installer au niveau populaire, ce qui permet d’anticiper une nette amélioration au fur et à mesure de l’équipement du continent. Il en résultera une progression du français et de l’anglais, toujours au détriment du russe, de l’allemand, du japonais et de l’espagnol, avec peut-être l’apparition de quelques grandes langues africaines comme le yorouba ou le swahili.

Une mesure du « poids » des langues

Au-delà du nombre de locuteurs, d’autres chercheurs ont tenté de mesurer le poids des langues, c’est-à-dire leur importance dans la vie internationale.
C’est le cas du « Baromètre Calvet » édité en 2012. Ce baromètre combine 11 critères :

  • le nombre de locuteurs natifs (site Ethnologue),
  • la diffusion géographique,
  • la « véhicularité » (l’utilisation dans la rue par exemple),
  • le fait d’être une langue officielle dans un territoire,
  • de voir ses ouvrages traduits en d’autres langues et réciproquement (deux critères),
  • les prix littéraires,
  • le nombre d’articles dans Wikipedia,
  • l’indice de développement humain,
  • le taux de fécondité,
  • la pénétration d’Internet.

Les 10 premiers critères sont favorables à la fois au français et à l’anglais en Afrique et défavorable au mandarin, et plus nettement à l’arabe dans le reste du monde. Par contre, le 11e est (provisoirement) défavorable au français à cause de l’Afrique.

Tout cela donne l’anglais en tête, suivi d’assez près par l’espagnol et le français à égalité, de plus loin par le japonais, l’allemand, le russe, le néerlandais, l’italien, le portugais et, enfin, au 10e rang, le mandarin.

Une nouvelle version de cette recherche tiendra compte de l’enseignement supérieur, ce qui sera favorable à l’anglais, au français et à l’espagnol.

Concernant le poids économique, le décollage de l’Afrique alors que l’Amérique latine est économiquement plus « mûre » pourrait favoriser l’anglais et le français au détriment des autres langues, sauf peut-être du mandarin qui commence à être de plus en plus appris à l’extérieur et notamment dans l’enseignement secondaire français, par l’attribution de nombreuses bourses aux Africains et le lancement de nombreux « centres Confucius » à travers le monde.

The Power Language Index

Les rédacteurs insistent sur l’importance de ce classement : « un langage dominant est une source d’influence politiqueL’élite mondiale fonctionnant comme un club anglophone, une faible compétence en anglais limite l’influence de certains grands pays (la Chine ou le Japon aurait-ils une influence limitée ?). Ne pas parler anglais dans le monde globalisé d’aujourd’hui est équivalent à l’illettrisme. « Merci ! » Vivons-nous la mort annoncée de la traduction et de la polyglotie ? La traduction automatique va-t-elle rendre inutile d’apprendre des langues étrangères ? »

Une autre mesure est donnée par le Power Langage index qui date de mai 2016, donc plus récent que le précédent (2012). Élaboré par un chercheur de l’INSEAD (Institut européen d’administration des affaires, français mais anglophone), il repose lui aussi une note attribuée à vingt critères en partie analogues, mais introduisant aussi les médias et la diplomatie.

Il donne le français troisième après l’anglais et le mandarin. Le français, suivi de près par l’espagnol, est favorisé par sa diffusion géographique et son rôle diplomatique.

En revanche, l’arabe, cinquième, est surévalué car le Maghreb n’est arabophone que de langue officielle et la communication régionale s’y fait largement en français, tandis que les conflits du Moyen-Orient et la baisse des prix du pétrole pèsent sur le poids économique des Arabes.

Pour l’instant en tout cas, pour l’auteur, la langue est un outil de réussite, et donc le plurilinguisme un atout.

Ne nous laissons pas « enfumer » !

Le British Council avec le rapport Graddol a eu le mérite de s’attaquer le premier à une synthèse globale de la place des langues dans le monde et des causes de l’évolution de leur situation.

Mais cette action est très intéressée : les anglophones minimisent la situation du français dans le monde et sont fort orgueilleux de la place de l’anglais. Il s’agit d’une affirmation en partie auto réalisatrice, puisque cela dissuade des Français –et bien d’autres– de s’engager pour leur langue.

Remarquons toutefois que l’évolution de ces 20 dernières années, si elle confirme le rôle de l’anglais, a montré une vive progression du français, et que plusieurs facteurs poussent dans ce sens à l’avenir. Du moins si nous-mêmes et nos amis africains ne nous laissons pas impressionner par des statistiques biaisées qui veulent les faire changer de direction, et par la forte pression politique et sociale qui en résulte.

Sur le web

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  • Complètement d’accord. Les anglophones sont en position dominante et en profitent légitimement, car l’anglais est devenu la langue de diffusion de la science. Il est donc incontournable, surtout que c’est un anglais sommaire qui est utilisé. On peut donc aussi en accepter les mots nouveaux, par exemples ceux de l’informatique. Mais pas de substitution ! Triste de voir en France des panneaux de manifestant avec marquer « f**k la direction » … triste de voir des sms avec « on s’appelle tomorrow ! » ou « thanks pour tout » …
    Le piétinement est bel et bien opérant au sein même de la métropole. Encore faudrait-il que les élites et les aisés donnent l’exemple ….

    • Les USA sont à l’origine de toutes innovations majeurs des 70 dernières années et pas uniquement sciences. En commerce, en finance, en marketing, en publicité…la domination de l’anglais est totalement logique. La France est en roue libre depuis plus de 200 ans vivant tranquillement sur des acquis centenaire. jadis plus puissante nation d’Europe elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été un peut comme l’Italie et la grèce ou encore l’Égypte : une nation lambda avec des musées rappelant un passé brillant mais révolu, pas de quoi pavoiser en fait. Si on veut être objectif la place du français et de la France dans le monde ne tient pas compte de la situation réel de la France mais d’une gloire passé, d’un fantôme sans lien avec le concret.

      • Ce que vous dites est en contradiction TOTALE avec l’attribution des prix Nobels.

        • Sur les 934 récipiendaires du prix Nobel (toutes catégories confondues), 332 sont américains soit 35%.
          La 2è nationalité représentée est le Royaume-Uni avec 113 personnes ce qui fait 12%.
          Cela fait donc déjà 47% d’anglophones. Et je n’ai pas compté les canadiens, australiens…etc
          Sans compter les personnes d’autres nationalités ayant effectivement reçu le Nobel mais pour des travaux menés dans des labos US et/ou avec ou en collaboration des équipes de chercheurs US.
          Bref, ce que dit Laurent est bien confirmé par la liste d’attribution des prix Nobel.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Laur%C3%A9at_du_prix_Nobel_par_nationalit%C3%A9

  • Il es vrai et indéniable que l’anglais est devenu la langue de diffusion des articles scientifiques. Mais il y a plusieurs autres domaines, comme la diplomatie, la culture, la philosophie, l’ONU, l’UNESCO, où la pratique du français devrait être encouragée. Les francophones de langue maternelle ne sont pas assez fiers de leur langue et ils la laissent se désintégrer insidieusement. Les francophones d’adoption risquent de se décourager alors que c’est leur nombre et leur pratique qui fait notre force.

  • Cette espèce de chauvinisme linguistique est ridicule. L’importance d’une langue est avant tout le résultat d’une histoire et globalement le reflet de la puissance économique du ou des pays qui l’utilise additionné d’une grosse dose d’inertie. Toutes les personnes qui utilise une langue à l’age adulte n’abandonne jamais celle ci pour une autre et la transmette à leur enfants dans une écrasante majorité. de plus à l’heure d’internet et alors que les traducteurs automatique en temps réel sont à porté de vue l’importance des langues vont encore décroitre. Que je sache les suédois, les norvégien, les hollandais, les dannois ne se portent as trop mal malgré le fait que leur langue soit parlé par 0,0000…% de la population mondial…l’anglais dispose d’une place particulière car il s’est trouvé que toutes l’évolution industriel des 150 dernières année est essentiellement le fruits de pays anglosaxo donc forcement… Que la France redevienne un moteur de l’évolution du monde et on en reparlera (petit indice : c’est pas pour demain..)

    • Bonsoir, ça vous paraît peut-être ridicule, mais, serait-ce trop vous demander, d’écrire En Français, sur ce sujet?
      ((vous annoncez aussi un indice, mais rien qui mette sur la piste du fatidique « Pas Pour Demain »…))

      • Vous avez raison, c’est ridicule.
        Quand a l’indice c’était plus une boutade, il est 100% sur que la France ne participera pas à l’évolution du monde dans les 100 ans qui viennent

    • Dans les pays que vous citez, les enfants apprennent l’anglais dès leur jeune âge et tout le monde sait communiquer dans cette langue!
      L’avantage de l’anglais, c’est qu’il a une grammaire beaucoup plus aisée que n’importe quelle langue latine, où chaque personne a une orthographe verbale différente, et encore plus qu’une langue slave, qui connaît des déclinaisons.

      • Et, en plus, nos grammairiens se réjouissent que toutes les arcanes de notre langue lui donnent une Coloratura si particulière…
        Un peu comme dans la Haute Horlogerie les meilleurs artisans peuvent s’enorgueillir de leurs Montres à Complications
        ((sauf que, là, c’est magnifique et ça ne crée pas de barrières à la communication)).

  • Bonsoir,
    Il ne serait peut-être pas entièrement mauvais que certain(((e))) Ministre de l’Enseignement Supérieur se retienne de proclamer
    « £e Français à l’Université, c’est du passé ».
    L’anglais, quant à lui, ne bénéficie pas qu’un peu de l’adresse de ses gouvernants (Tony Blair, en voyages officiels, donnant personnellement et joyeusement un cours de langue à des enfants….. qui ne l’oublieront pas de sitôt). Et, jamais, il n’y eut meilleur professeur que les Beatles en tournée mondiale.
    J’étais à un Congrès de Mécénat l’année dernière en Grèce. Le représentant nippon fit son discours en Français…. et le français fit le sien en anglais de fortune. Tout le monde rigolait, il me dit en sortant « Vous voyez, nous avons autant d’humour que les Britanniques »…
    Enfin
    ((et Jacques Toubon me donne raison)), le pire est de pervertir les mots français, de les employer dans leur acception anglo-saxonne :
    # En charge, se dit pour une batterie, pas pour un responsable ;
    # Délivrer, se dit pour un prisonnier, un discours se prononce ;
    # Expertise, se dit dans une enquête criminelle, pas pour un talent ;
    # On adresse un courrier mais pas un problème, on le traite ;
    # Etc………………………..

  • L’Afrique francophone se développera mieux et plus vite grâce à la langue française que les Africains se sont très bien appropriés. C’est leur langue, ils en sont fiers, ils l’aiment et ils savent très bien s’en servir. Leur croissance démographique fait qu’ils seront de plus en plus nombreux à la parler. Nous devons anticiper le développement économique et culturel qui peut en résulter pour tant de locuteurs à venir au lieu de passer à côté.

    Ce bas latin de soudards romains a été ramassé dans le ruisseau par nos poètes pour en faire une langue pleine de ressources dont nous aurions tort de sous-estimer le potentiel.

  • Merci pour ce débat
    je voudrais recentrer sur les informations que donne cet article et dont certaines sont mal connues
    –Il confirme la prééminence de l’anglais, mais aussi le maintien ou la progression du français, du mandarin et de l’espagnol au détriment des autres langues,
    –par rapport aux années 90, où beaucoup s’imaginaient que tout Internet serait en anglais, il constate que l’usage local se fait en langue locale,
    –Il illustre un orgueil de l’anglais et son mépris des autres langues, ce qui se retournera probablement contre lui,
    –Il faut enfin noter l’incitation à rendre une encore plus grande hégémonie de l’anglais, en décourageant d’apprendre une deuxième langue autre que celle de Shakespeare. Cela vise en partie l’Afrique francophone comme j’ai pu le constater concrètement sur place

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