Notre-Dame-des-Landes : encore un beau fiasco de l’État !

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne verra finalement pas le jour. Mais cela révèle les manquements graves de l’État dans cette affaire.

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Breizh playmobils Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes(CC BY-NC-ND 2.0)

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Notre-Dame-des-Landes : encore un beau fiasco de l’État !

Publié le 21 janvier 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Enfin, un gouvernement a tranché. Après cinq décennies de rapports et contre-rapports, après une bataille féroce entre les pour et les contre sur les enjeux environnementaux et financiers du projet, après des cascades de décisions de justice, retards, occupations, évacuations et atermoiements, le Premier ministre Édouard Philippe l’a annoncé lui-même cette semaine : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (ou NDDL) ne verra pas le jour.

Il était temps de se décider : la déclaration d’utilité publique de 2008 arrive à son terme ce 8 février.

La solution retenue pour absorber la hausse du nombre de passagers aériens dans la région de Nantes consiste donc maintenant à moderniser l’aéroport existant de Nantes-Atlantique. Pour Manuel Valls, grand partisan de Notre-Dame-des-Landes impliqué jusqu’au cou comme ministre de l’Intérieur et comme Premier ministre dans la gestion calamiteuse de cette affaire lors du quinquennat précédent, l’abandon du projet « est une erreur » (vidéo, 01′ 03″) :

Mais plusieurs sondages réalisés dans la foulée de cette décision montrent que les Français de tous bords politiques l’approuvent massivement. On constate cependant qu’ils sont surtout contents qu’une décision ait été prise après tant d’années. Le choix de poursuivre NDDL aurait peut-être reçu une approbation aussi élevée. Comme le rapporte l’un des instituts de sondage :

Ce n’est pas tant l’arrêt du projet de l’aéroport qui est salué que le fait d’avoir pris une décision.

Personnellement, je vais plus loin. Ainsi que je l’indiquais dans « NDDL : essayons de récapituler » de février 2016, alors que François Hollande venait d’émettre son idée de référendum local pour départager les belligérants, la solution retenue aujourd’hui est celle qui me paraissait la plus adéquate, non pas pour les raisons environnementales qui font maintenant crier victoire aux écologistes et autres Zadistes, mais essentiellement parce que ce projet est depuis le départ le fruit des rêves pharaoniques d’élus locaux en mal de postérité et fort peu comptables des deniers publics. Contrairement à ce que dit Valls, il y avait bien de la « lubie » là-dedans.

Notre-Dame-des-Landes : qui a vraiment gagné ?

Oh, bien sûr, après tant d’années de pourrissement du dossier, aucune des deux branches de l’alternative « abandonner ou poursuivre » n’est véritablement satisfaisante. Les pouvoirs publics régionaux comme nationaux se sont tellement compromis dans un projet mal budgété et mal goupillé que l’État s’est retrouvé par ses propres manquements face à un inextricable dilemme : respecter sa parole et les décisions de justice pour soutenir un mauvais projet économique, ou revenir sur sa parole et les décisions de justice pour échapper autant que faire se peut à un projet surdimensionné.

Il n’est certes pas agréable de voir que les empêcheurs de tourner en rond souvent violents et destructeurs que sont les écologistes et leur variante zadiste à propos de tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi, apparaissent maintenant comme les grands vainqueurs du conflit.

Il n’est certes pas rassurant de penser que cette affaire a toutes les chances de créer un précédent fâcheux et qu’il suffira de jouer le pourrissement des mille recours et des occupations sauvages pour voir tout projet d’aménagement public – ou privé, du reste – systématiquement repoussé, avec la bénédiction d’une population lassée de l’indécision et de la démission de l’État dans son rôle de garant de la sécurité des personnes et des biens.

Remarquons cependant que d’après les sondages mentionnés plus haut, si les Français approuvent la décision du gouvernement, ils le soutiennent aussi très nettement dans sa volonté affichée de faire évacuer la ZAD après la trêve hivernale si les occupants ne la quittent pas d’eux-mêmes. Ils veulent bien passer tout le dossier NDDL par pertes et profits, mais à condition que l’ordre et la sécurité reviennent. C’est sur ce point absolument essentiel qu’on attend le gouvernement, faute de quoi son autorité régalienne, déjà mise à mal dans le traitement de la délinquance au jour le jour, sera durablement atteinte.

Il n’est pas réjouissant non plus de constater que  l’équipe Hollande-Valls a proposé la tenue d’un référendum avec un souci affiché de transparence démocratique, pour finir par ne rien décider du tout à part commander un nième rapport et laisser la patate chaude au gouvernement suivant, lequel s’est retrouvé dans la situation abracadabrante de ne pas en tenir compte après avoir promis d’en tenir compte. On peut dire que dans cette affaire Notre-Dame-des-Landes, la parole de l’État et l’État de droit auront été sérieusement écornés.

Mais ce dilemme inextricable dont Édouard Philippe nous a sortis au lourd prix de tout ce qui précède, l’État et les élus partisans du projet en sont depuis le début les seuls responsables par leur légèreté d’analyse et leur désir d’obtenir coûte que coûte cet équipement grandiose qui flattait leur ego et leurs chances de réélection.

Notre-Dame-des-Landes : beaucoup de légèreté dans l’analyse

Parlons d’abord du trafic passagers. Compte tenu de l’opposition virulente des écologistes, le projet de nouvel aéroport proposé par Vinci a toujours été loué pour sa haute qualité environnementale. C’était très certainement exact, mais sans rapport avec la réalité économique qui faisait du projet, non pas un danger écologique, mais un équipement surdimensionné.

Au moment où la ZAD (ou Zone d’aménagement différé) a été créée, au début des années 1970, les estimations de fréquentation étaient de l’ordre de 5 à 9 millions de passagers à l’horizon de l’an 2000. Or Nantes-Atlantique est à 5 millions aujourd’hui. Le développement du trafic est loin d’emprunter la trajectoire envisagée initialement, ce qui donne du crédit à la modernisation de l’aéroport actuel.

C’est exactement ce que concluait le rapport demandé par Ségolène Royal en 2016 dans le but de faire une « remise à plat total » avant le référendum local de juin 2016. De façon assez curieuse, il préconisait même de s’en tenir à une seule piste si Notre-Dame-des-Landes devait se faire. Ce qui faisait dire, de façon abusive, à Valls et Ayrault que ce rapport validait le transfert de Nantes vers NDDL.

Passons au budget. Le chiffre retenu couramment pour Notre-Dame-des-Landes est de 561 millions d’euros. Mais très vite il est apparu qu’il ne tenait pas compte de tous les aménagements routiers et ferroviaires rendus nécessaires par ce nouvel aéroport et qu’il ne concernait que la première phase du projet pour un trafic de 5 millions de passagers et non pas les 9 millions annoncés partout.

Sans compter que ce type de budget est particulièrement susceptible de déraper dans les grandes largeurs, comme on en a déjà eu la vaste expérience en mille autres domaines. On ne savait pas que nos finances publiques étaient dans une situation si florissante qu’on puisse se montrer aussi imprudemment prodigue.

Pour prix de cette légèreté, on se retrouve maintenant avec un projet certes moins coûteux, mais une somme rondelette (350 millions d’euros en mettant les choses au pire) à verser en plus à Vinci en dédommagement de la rupture du contrat.

Venons-en maintenant à l’aspect écologique. Manuel Valls lui-même, alors qu’il était Premier ministre, n’a pas fait montre de la plus grande transparence sur le sujet. Pour lui, il fallait opérer le transfert car l’aéroport actuel créait un risque écologique pour les 3 réserves naturelles situées à proximité.

Il s’est bien gardé de dire – mais Le Canard enchaîné l’a dit pour lui – que selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire) et selon le directeur de la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu située à côté de Nantes-Atlantique :

L’allongement de la piste de l’aéroport actuel « ne présente pas de risque pour la faune de la réserve naturelle et n’augmente pas le péril aviaire ».

Il s’avère même que le problème écologique proviendrait plutôt du déménagement de l’aéroport actuel.

Quand l’État se dédit, se déjuge, se renie

Pour finir, parlons du référendum local. Tenu en juin 2016 et limité au département de Loire-Atlantique, il a réuni 51% des électeurs qui se sont prononcés à 55% en faveur de la construction. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à en faire appliquer le résultat, il est donc difficile de ne pas voir un recul et une forme de déni de démocratie dans la décision d’aujourd’hui. Après tout, les pouvoirs publics ont appelé les habitants aux urnes et tout se passe comme s’ils n’avaient jamais voté.

Mais là encore, on est frappé de l’amateurisme et de l’opportunisme avec lequel l’État organise des consultations parées des beaux atours de la démocratie triomphante de la façon la plus bancale qui soit.

En plus de la rétention d’information opérée par Valls, il n’est pas inutile de rappeler que ce référendum local avait été proposé par Hollande pour départager les opposants et les partisans du projet avec l’espoir que le « oui » l’emporterait sans qu’il ait à prendre une décision, notamment une décision opposée aux vœux des écologistes dont la patronne Emmanuelle Cosse venait d’entrer au gouvernement pour renforcer la majorité socialiste à l’Assemblée.

Or dès l’annonce de Hollande, il apparaissait qu’un tel référendum n’était peut-être pas une si bonne idée. Tout d’abord, il était copié, à l’instigation de Daniel Cohn-Bendit, sur celui qui avait eu lieu pour décider du sort de la gare de Stuttgart. Or ce référendum qui approuvait le projet n’avait rien résolu car des éléments consistants de dépassement de budget étaient apparus après coup, remettant tout en cause.

Ensuite,  il s’avérait qu’un référendum local sur un projet d’intérêt national n’était pas possible en l’état de nos textes sur le sujet. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement s’est dépêché de signer une ordonnance créant un nouveau type de référendum : la consultation locale sur les projets susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement !

Voilà comment, à force de faire tout et n’importe quoi, l’État se retrouve ensuite à devoir se dédire, se déjuger, se renier et se moquer de ses citoyens et contribuables.

Un projet trop désiré depuis trop longtemps par des élus en quête de grandeur et de postérité, un projet trop focalisé sur les aspects écologiques et pas assez sur des perspectives économiques réalistes et tenables, un projet démocratique dans la forme grâce au recours au référendum, mais très opaque dans la présentation des faits, voilà qui signe incontestablement un beau fiasco étatique, comme on les aime en France.

Mais attention, l’affaire n’est pas exactement terminée. Il reste à faire évacuer la ZAD – les Français y tiennent et ce sera un test sur la capacité du gouvernement à faire appliquer la loi, et il reste à négocier avec Vinci le montant du dédommagement prévu dans le contrat.

On est loin des 10 milliards à rembourser dans le cadre de la taxe à 3% sur les dividendes, mais on est totalement dans le tableau ordinaire des millions et des millions d’euros qui filent année après année dans le je-m’en-foutisme récurrent des élus et la débâcle morale de l’État.

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  • Je ne fais pas ce que je dis, je ne dis pas ce que je fais
    ceci n’est pas un fake news

  • Peut-être, au départ, une lubie d’élus locaux. Mais devenue un projet d’intérêt national, si j’en crois cette interview de J-C Gayssot, ministre des transports à l’époque de la relance du projet:
    http://www.midilibre.fr/2012/11/28/aeroport-de-notre-dame-des-landes-jean-claude-gayssot-ne-regrette-rien,602317.php

    Un comparatif des avantages et inconvénients respectifs des solutions en présence (NDDL ou extension de Nantes-Atlantique) aurait permis à Philippe de faire semblant de prendre une vraie décision politique. En invoquant la « division » provoquée par la première, il avoue céder devant les opposants illégaux.

  • Merci à Nathalie MP pour le rappel bien structuré de ces informations. Dans cette histoire, nous avons, impuissants, assisté à une lutte homérique entre 2 factions de socialistes, ceux qui sont à la tête de l’État et les zadistes, lutte dont les dommages collatéraux passés et avenir ont été et seront subis et payés par les autres. Les parallèles sont nombreux.

  • Dommage de constater l’absence, dans tous les argumentaires relatifs à cet aéroport, de la sécurité due aux Nantais.
    L’actuelle orientation de la piste qui oblige le survol de l’agglomération selon un axe Nord-Sud et qui l’interdit sur l’axe inverse cause zone Natura 2000, le tout dans un « lit de vent » dominé par les rentrées maritimes qui se font d’Ouest en Est.
    Résultat, un seul axe de posé privilégié (qui survole les Nantais), dans une composante « vent de travers » variable en fonction de la météo, pour un ancien aérodrome se projetant à l’international.
    Quand on sait que la plupart des accidents aériens interviennent principalement en phase de décollage et d’atterrissage, il y a de quoi plaindre les Nantais.

    • Vous connaissez beaucoup d’avions qui sont tombés récemment sur une ville par le fruit d’un accident ? Si oui, combien de morts ?

      Faut arrêter le bullshit. Si le risque zéro n’existe pas, la collectivité n’a pas à financer un projet ridicule pour la possibilité qu’il existe un risque quasi-inexistant.

      Si les nantais ne sont pas satisfaits, qu’ils déménagent. L’aérodrome était là bien avant eux.

      • on doit à la qualité du pilote d’avoir éviter un beau feu d’artifice à NY dernièrement, un autre vol avait eu moins de chance en 2011
        Et il y avait des tas d’habitants qui jouissaient d’un environnement calme et agréable, avant de voire, par exemple, la petite ligne du tortillard local se transformer en une ligne à grand trafic(cela m’est arrivé)
        vous dites l’aérodrome était là bien avant les nantais?
        curieux comme raisonnement non?
        Ne croyez_vous pas que le trafic à l’époque l’aérodrome historique a bien changé?
        Ici, on avait l’occasion d’envisager une progression du trafic en minimisant les nuisances des habitants.
        Paraît que dans le rapport des experts, il y a un petit chapitre qui envisage, si les prévisions de trafic sont dépassées, de tout de même déménager l’aéroport ailleurs?
        Ce serait la cerise sur le cake non?

        • Je traduis :

          1/ Vous n’avez pas un exemple à m’opposer mais vous me parlez de dépenser MON argent pour VOTRE lubie.

          2/ Quand on achète à vil prix à coté d’un aéroport, on ne se plaint pas que le traffic augmente ou diminue. On a pris un risque en connaissance de cause, on assume. Je n’ai pas à payer pour ces gens.

          3/ Les experts n’ont qu’à vider leurs comptes pour investir dans cet aéroport. Vous pouvez les rejoindre si vous le souhaitez. Moi, je n’en ai rien à foutre et j’ai autre chose à faire de MON argent.

      • Vous dites bullshit et vous parlez de risque inexistant ? ? ?
        Ri-go-lo, les facteurs énoncés sont justement des facteurs d’accroissement du risque.
        Si maintenant il vous faut des morts pour que l’on puisse parler sans se faire traiter à coup de « bullshit », voyons bien là, étalé au grand jour, la pitoyable et médiocre mécanique de votre raisonnement.

        • Qu’est-ce que vous attendez pour interdire la cigarette ? Ils tuent plus de non fumeurs que les accidents d’avions tuent non passagers.

          Le risque zéro n’existe pas. La collectivité n’a pas à être rançonner pour faire plaisir à vos lubies complètement idiotes.

          La débilité de vos propos m’empêchent même de parler de raisonnement en ce qui vous concerne.

    • J’ai été utilisateur de Nantes-Atlantique. Mes vols sont passé à plusieurs reprises au-dessus du lac de Grand-lieu pour atterrir ou décoller.

  • Encore une excellente analyse de Nathalie MP !
    Merci pour cette synthèse qui permet de bien mettre en perspective l’étendue du fiasco de la gestion publique du territoire.

  • Au contraire, il est normal et plutôt sain que l’état vienne contrecarrer les délires d’élus locaux, rinçés par les entreprises qui profitent des contrats.

    Il est vrai qu’il est bien dommage d’avoir politisé l’affaire avec un référendum, surfé sur la bataille rangée entre ecolo et anti ecolo.

    De simples études économiques menées par la cour des comptes, dans lesquelles pouvaient très bien s’intégrer les coûts écologiques auraient pu faire l’affaire dès le départ.

    • L’ardeur des élus locaux à gaspiller l’argent des contribuables serait déjà limitée si, au minimum, ils devaient exclusivement compter sur les ressources de la fiscalité locale. Pour un aéroport, l’échelon du département devrait être largement suffisant (je ne vois pas comment les nuisances pourraient s’étendre au delà). La nationalisation des impôts, de plus en plus poussée par les hommes de l’État, est une incitation supplémentaire à dépenser sans compter (normal, c’est les autres qui payent, c’est toujours le même principe). Elle serait encore plus limitée si le paiement des impôts par les contribuables locaux était facultatif. Prétendre que les hommes de l’État doivent intervenir pour atténuer les effets des catastrophes que leurs décisions provoquent immanquablement est particulièrement pervers. Mais on retrouve là encore un un principe immuable cher aux étatistes.

  • On remarquera que le Grand Paris n’a pas eu le même traitement pourtant on parle déjà de dépassement stratosphériques.
    Je ne suis pas d’accord du tout avec le côté national de ce projet ,il s’agit d’un projet regional , uniquement régional.
    On oublit le petit truc très important, un libéral ne devrait pas l’oublier, toutes les régions sont en concurrence entre elles, Paris protège Paris ,NDL n’est que cela !

  • L’État de droit a été plutôt gauche sur cette affaire.

    Excellente analyse.

  • Bien résumé. Enfin peut-être un retour vers les réalités économiques et les vrais besoins avant les égos démesurés. Souvent on Paris ne doit pas être le centre de la France et bien Nantes non plus. L’expo universelle est aussi abandonnée, ouf. reste les JO, là malheureusement il nous faudra payer les dépassements, car les coûts sont toujours sous-estimés. Reste le Grand Paris en voie de révision, trop cher, mal étudié, projet trop lent, mais que faire. Provisoirement la solution sera de ne pas lancer les nouvelles lignes de ce projet tant que celles débutées ne seront finies. A ce train là, la suite en 2050. Et il n’y a pas que l’IDF.

  • ah voilà un article…tout à fait objectif?
    l’auteur ne serait-elle pas dans le camps des opposants?
    j’ai comme un doute.
    reprenons
    ce n’est pas 5 millions de passagers mais déjà 6.5 millions de passagers, au delà des prévisions d’ailleurs.
    Certes, l’actuel aéroport pourrait supporter facilement l’augmentation de trafic, et on peut citer de nombreux aéroports construits, quasi en ville.
    Mais ceci pose d’autres problèmes.
    Il est certain qu’il est important de préserver une « zone humide »(on se demande à quoi rime ce concept, au vu des tonnes de flotte que l’on se prend ces dernières semaines?)et que la protection de la faune présente est « primordiale »
    Bon, la faune qui va se prendre le bruit incessant, et les résidus des tonnes de kérozène déversés sur la tête des petites têtes blondes n’a pas vraiment d’importance(paraît que les nouveaux avions seront silencieux comme des colibris, et eco friendly?)
    Ils compenseront en accompagnant leurs parents faire leurs emplettes à vélo chez les « nouveaux agriculteurs de la zad reconvertie?
    hein?
    la zone humide va être cultivée?
    les agriculteurs présents, d’après ce que j’ai vu, des éleveurs, vont continuer leur activité scandaleuse à une époque où manger de la viande est un crime en devenir?
    comprens plus rien moi
    ah bon, faut pas chercher
    sur le plan économique
    certes ,il s’agit d’un investissement qui repose sur un accroissement du trafic aérien, c’est donc un pari, risqué… comme le TGV à l’époque?
    La mouvance nous dit que le trafic aérien est à terme condamné, que c’est contraire aux préceptes de la nouvelle religion.
    Moi je constate que notre président , gardien du thermostat climatique est revenu tout fier avec une commande de 200 « navions » ..électriques.. heu .. non
    cela fait suite à une commande record de 500 avions pour une compagnie lowcost(vous imaginez, même le peuple va prendre l’avion.. impensable)ret Emirates commande 30 A380.
    AirFrance rouvre son école de pilotage.
    Tous ces décideurs de par le monde sont tous des imbéciles, il vaut mieux se ranger à l’avis des zélotes du « monde de demain riant et plein de petits oiseaux »
    ceris’e sur le cake, les terrains dégagés de l’aéroport actuel auraient été consacrés à l’habitat(Nantes se développe et le foncier est rare et cher) ce qui éviterait de « massacrer » des terrains ailleurs, peut-être même des zones humides, allez savoir?
    Sur le plan économique, en tout cas, on n’a pas fait le bilan de cet aspect(on me dit que cela favoriserait les promoteurs immobiliers,et que ça, c’est encore plus criminel que de faire déménager un couple de tritons)

    Et je donne rendez-vous à l’auteur, si nous vivons encore, pour commenter les débuts de travaux à l’aéroport actuel.

    • Si vous voulez un aéroport à 1 milliard d’euros, vous vous le payez. Vous achetez les terrains à ceux qui veulent bien vous les vendre, vous faites faire des devis, vous vous engagez et vous le financer de A à Z. Vous empocherez les bénéfices et vous essuierez les pertes. Point. Il n’y a rien d’autre à dire.

      Je suis un opposant revendiqué à ce projet comme aux autres qui consistent à gaspiller l’argent des autres.

      • vous avez tout à fait raison
        combien coûte le train ,chaque année au contribuable?
        si vous voulez prendre le train, idée saugrenue qui ne risque pas de m’effleurer, payez votre billet au juste prix
        Combien coûte le velib à Paris, et dans les autres villes
        payez vous un vélo que diable
        combiencoûte autolib?
        prenez un taxi et cessez de me faire les poches
        on ^pourrait multiplier les exemples.
        Et les aéroports gagnent du fric, d’ailleurs les infâmes capitalistes se pourlèchent les babines pour faire main basse sur les aéroports en voie de privatisation, même les chinois.
        Mais sur qu’avec la persepective de se confronter avec les joyeux inspirés sauveurs de gaia ils sont un peu frileux.
        Cela avait été le cas avec la filière nucléaire, belle réussite

        • Je ne prends pas le train, je ne prends pas le vélib (je n’habite même pas à Paris, Dieu merci) et je ne prends pas le taxi.

          Si vous pensez gagner de l’argent avec cet aéroport : lancer immédiatement un projet avec votre propre argent. N’attendez plus, investissez en vidant vos comptes.

          Vous voulez quelque chose ? Vous vous le payez. Moi, je n’ai pas à dépenser un centime pour vos lubies !

        • Le chiffre de 6,5 M€ ne repose sur rien. En effet, le trafic en nombre de passager pour 2016 est estimé à 4,77 M€ (source : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-atlantique-champion-des-aeroports-regionaux-4790642). Nous sommes donc très loin des 6,5 M€ que vous annoncez. Pour 2017, le nombre de passager semble atteindre 5,5 M€ (toujours loin des 6,5 M€ que vous évoquez). En parallèle du nombre de passager, il est intéressant de regarder le nombre de mouvement d’avions. Ce dernier est stable depuis 10 ans (fichier PDF : http://www.acipa-ndl.fr/pourquoi-dire-non/fiches-thematiques/item/28-fiche-n-04-evolution-du-trafic-sur-nantes-atlantique ; source du document : http://www.aeroport.fr). Cette stabilité tend à dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un autre aéroport ou de pistes supplémentaires à Nantes mais peut-être d’infrastructures capables d’accueillir/gérer un nombre croissant de passager.

          Ensuite, vous nous faites un mélange de tout et n’importe quoi… Entre le fait que le trafic aérien soit à terme condamner (aucune explication, juste comme ça), la justification de l’aéroport de NDDL par le fait que le train, vélib, etc. sont subventionnés, etc.

          Bref, vous n’amenez aucuns arguments, juste des platitudes.

        • @Joeletaxi & Gian

          Pour rappel, nous sommes dans un pays socialiste depuis plusieurs décennies. Les infrastructures collectives nous sont « imposés » à tous. La vie socialiste nous est imposée à tous. Les libéraux aimeraient bien avoir le choix mais c’est impossible car les impôts et taxes inondent le pays pour rafler la moindre valeur ajoutée produite, la moindre richesse créée.
          Je ne suis pas d’accord pour financer des services étatiques autres que ceux relatifs au régalien. De plus, toute l’obésité de l’état est biaisé par la manipulation des passions. L’intérêt général doit être géré de manière pragmatique.

    • 4,8 millions en 2016 et 5,5 en 2017… il faudra attendre encore quelques années avant d’arriver à 6,5 millions !
      Il faut savoir aussi, cela a été cité ici à plusieurs reprises que l’aéroport de Genève tourne, sur une piste, à 15 millions de passagers par an.
      Vous parlez du bruit et des nuisances locales. Deux remarques à ce sujet : l’aéroport de Nice et ses 11 millions de passagers, est encore plus près du centre-ville que celui de Nantes. Pour autant, personne ne songe à le refiler au voisin, histoire de jouer à NIMBY.
      La ville de Nantes veut son aéroport, ses touristes, ses retombées économiques ? Fort bien, qu’elle le garde ! Au lieu d’en vouloir les avantages mais pas les inconvénients. Trop facile !
      Nantes se développe, dites-vous, et aurait été très heureuse de faire un joli coup immobilier sur les parcelles de NA, pardon, aurait eu besoin de ces parcelles pour loger des familles dans la difficulté… Ca ne pourra pas se faire ? Très bien. On a soupé des métropoles qui veulent se faire plus grosses que le boeuf parisien, quand par ailleurs en France, des centaines de villes moyennes se vident un peu plus chaque jour…

      • Vous avez une opportunité de déménager l’aéroport de Genève?
        ou celui de Bruxelles( il y a des procédures qui durent depuis 10 ans rien que pour déterminer les parcours au dessus de la ville, et des millions d’amendes pendantes)
        Et les gens veulent habiter en ville. C’est pas un truc écolo de se regrouper en ville, et de cultiver ses carottes sur les toits.
        Je cherche vainement une logique dans les positions des écolos

        • @Joeletaxi

          Il n’y a pas de logique à trouver. Il s’agit de lubbies, d’illogismes, de passions, de raisonnements incomplets, faux ou faussés.

  • Jamais 2 sans 3 :
    La Bretagne a perdu une nouvelle bataille, après :
    – la non ratification du traité sur les langues régionales
    – la non réunification de la Région historique lors du nouveau redécoupage des régions.

    Voilà la perte d’un aéroport + central et structurant pour les habitants de 120 KM autour.
    Surtout, en s’asseyant sur les études Datar et autres, autour d’un développement de l’axe St Malo . Rennes Chateaubriant Nantes Cholet.

    La lâcheté des hobereaux socialistes devant leurs Commissaires politiques de la Nomenklatura Bobo Bolcho Parisii est pitoyable.
    Le destin de l’ Ouest du Grand Ouest ne compte par pour Macron..
    ( D’ailleurs, ils ne savent même pas lire..dixit)
    Démonstration est hélas à nouveau faite: Seule la force prévaut. Vive les Bonnets Rouges.

    • L’avenir de la Bretagne n’est pas une Corse bis, nationaliste et sous perfusion du reste de la France. Il est dans une culture solide, autonome, de bon sens, de bonne humeur et d’ouverture d’esprit, comme l’illustre dans tous les sens du terme à Contrepoints M. Le Honzec.

  • REVEILLEZ-VOUS MR MACRON ! Même Jean Jouzel reconnait que l’hystérie escrologique soutenue par le GIEC, la mensongère COP21, le Calamiteux et vous aussi ne résiste plus à la vraie science. On vient de prouver que de gigantesques changements climatiques ont eu lieu brutalement sans aucune intervention du CO2, du méthane ou de l’homme, il y a moins de 15000 ans. Dans combien de temps allez-vous, reconnaître que c’est Trump et non vous qui était dans le vrai ? Afin d’arrêter de TOUTE URGENCE et définitivement le gangstérisme auquel les escros verts nous ont soumis et démolir moulins à vent et panneaux solaires à leurs frais… Revoir la fermeture de Fessenheim et peut-être NDDL ? …Des mauvaises langues murmurent que vous étiez au courant…,

    • @boussaroque

      Ce n’est pas aux politiques qu’il faut s’adresser. Plutôt aux électeurs qui continuent de voter et font perdurer le système actuel.

  • Le « joujou » de Jean Marc Ayrault lui échappe des mains.
    Il a bloqué pendant des années toutes études sérieuses de l’aménagement le l’aéroport de Loire Atlantique avec la complicité du directeur de l’aéroport. Les Vendéens auraient dû ,eux aussi,être consultés lors du référendum , c’est aussi leur aéroport . On va pouvoir obtenir l’amélioration des aéroports de Brest et de Rennes , éviter des lignes de chemin de fer et de tramway hors de prix sans parler des voies d’accès dont le coût n’a jamais été évoqué Merci pour nous les contribuables !!!!!

  • Comme toujours, c’est le grand n’importe quoi !
    Ne connaissant que peu les enjeux du bien fondé ou non de cet aéroport, je ne me prononcerai pas sur ce point.
    Toutefois j’émettrai quelques réflexions.
    L’article, contrairement à celui du 19 janvier (Contrepoints : « Notre-Dame des Landes : défaite de l’État ou pragmatisme intelligent ? »), mentionne le référendum de juin 2016 ou le « oui » l’emportait à 55 % (participation de 51%) pour la réalisation du projet. Merci pour l’information de bidouillage pour légaliser ce vote, mais que ne ferait-on pour paraître démocrate !
    Le futur « Jupiter » lors de sa campagne électorale affirmait haut et fort à propos de NDDL qu’il respectera la vox populi. Aujourd’hui, on en reste perplexe ! Invocation justificative : « aéroport de la division »… « j’ai décidé, et j’assume « … paroles « autoritaires » du premier ministre. « Jupiter » serait-il devenu muet sur ses déclarations, ou envoie-t-il au charbon son premier sbire pour me pas se salir les mains ?
    En tous cas, les grands vainqueurs dans cette lamentable histoire sont, sans équivoque, les bobo-écolo-bolcho-fouteurs-de-m…
    Nathalie MP souligne le budget prévu qui omet le coût des compléments indispensables, comme les routes, les lignes ferroviaires.. etc… En lisant cela on croit rêver. On ne mentionne pas plus d’éventuelles conséquences économiques positives pour la région… il n’y en que pour l’écologie.
    C’est triste à dire, mais ce ne serait pas la première fois que des dépenses publiques faramineuses seraient sans retombées économiques ; celles concernant les J.O. de Paris le seront (cf. Albertville) mais… « Jupiter » s’en félicite, cela flatte son ego, et du reste il n’en à cure !
    Mais revenons à NDDL, et laissons les entrepreneurs (pas l’Etat) faire leurs analyses et en déterminer la rentabilité, si tel est le cas. Raz le bol des prérogatives politico-écolo-médiatiques et du matraquage « bon pour la planète ».

    • Pourquoi un référendum uniquement sur le 44 alors que 53, 72, 85, 49 sont aussi impliqués à travers leur fiscalité dans ce projet … cela ne me semble pas très « démocratique »

      • j’espère qu’il n’y avait pas d’argent européen dans le projet, il aurait fallu consulter toute l’europe.
        et d’ailleurs un referendum cela ne vaut que si les gens votent bien, c-a-d comme moi je le veux.
        Tiens si on faisait un referendum sur la filière éolienne?

        • Si on faisait un referendum sur le fait général de faire les poches des uns pour payer les lubies des autres ?

          Que chacun gère sa merde et les vaches seront bien gardées.

          • donc vous approuvez ma proposition de referendum sur l’éolien?

            • J’approuve même un referendum sur la rente des taxis. C’est vous dire.

              Je propose une formulation extrêmement générale qui évitera de gaspiller l’argent du contribuable dans des referendum ultérieurs : « Souhaitez-vous que l’Etat arrête d’intervenir en dehors de ses missions régaliennes ? ».

              • @Jack Shit

                En France, il y a désormais beaucoup trop de monde qui dépend de l’état. Vous seriez déçu du résultat.
                Ensuite, je ne fais pas confiance aux référendum et aux sondages. Je ne parle même pas du respect de ces expressions du peuple remis si facilement en cause avec un temps très court.
                Il faut juste du pragmatisme : un état régalien avec des administrateurs et seulement des administrateurs, de l’ordre, le respect de la propriété, un unique impôt payé par tous pour financer l’ensemble, et la liberté de gérer le reste de nos ressources. Toute la clique des politiques sur superflue.

    • « Ne connaissant que peu les enjeux du bien fondé ou non de cet aéroport, je ne me prononcerai pas sur ce point. »
      Vous devriez pourtant commencer par là.

  • Un projet qui date de plus de 50 années …..
    Si vraiment cet aéroport avait été indispensable et utile cela aurait fait longtemps qu’il aurait été construit …. pas 50 ans après … CQFD

    • Dans Le Point, De Villiers explique la génèse de ce projet :
      « J’ai insisté sur un point clé qui a beaucoup intéressé Macron : pour savoir si un projet est un bon projet, il faut toujours rechercher dans sa genèse la raison originelle. Il m’a demandé quelle était la raison. Je lui ai expliqué que c’était l’idée d’Olivier Guichard et de ses amis de l’époque de créer un grand hub européen transcontinental où viendraient se poser les long-courriers. Il voulait faire concurrence à Londres. Olivier Guichard appelait cela le Concorde à la campagne. C’était l’idée que le Grand Ouest allait se doter d’une plateforme aéroportuaire de niveau continental. Une idée de l’ancien monde. »
      Plus que les manquements de l’Etat, voilà ce que je fustigerais ici : l’immense inertie des pouvoirs publics (locaux ou nationaux) incapables de repenser l’utilité d’un dossier pendant 50 ans !!
      Cela me paraît particulièrement inquiétant.

      • Dites donc, le parc de Mr. De villier, il occupe pas une zone humide j’espère?
        De Villiers ,c’est ce visionnaire qui a dépensé la moitié d’un aéroport pur se faire refiler un anneau en zinc?

        Je sais pas trop si je vais faire confiance à son expertise

        • Si vous parlez du Puy du Fou, c’est :
          1. une propriété privée sur le site d’un château en ruine
          2. des aménagements et un fonctionnement sans l’intervention du contribuable

          • il y a un parc de loisir qui préoccupe la « garde citoyenne », je crois que c’est du privé non?
            Comme ce centre commercial je sais plus où?
            Mais vous ne m’avez pas répondu
            c’est pas une zone humide hein?
            car un château, il y avait souvent des douves, des étangs, pleins de tritons?
            faudrait tout de même un peu examiner tout cela, des fois que ces aménagements ,privés, n’aient pas eu l’imprimatur des gardes citoyens de gaia, trop occupés ailleurs?

            • Perdu ! Le domaine du Puy du Fou n’est pas classé en zone humide.
              Apparemment vous ne savez pas ce qu’est une zone humide.
              Je vous serais, par la suite, très reconnaissant, de bien vouloir m’autoriser à ne pas répondre à toutes les âneries qui vous passent par la tête…

              • ben il ne saurait être classé zone humide puisqu’il est viabilisé, mais avant, ne l’aurait-il pas été ?
                d’un autre côté, je suis toute ouie sur la description de la zone humide
                A Sivens, on projetait une étendue d’eau… ce serait pas humide par hasard?
                à ce compte là, la moindre flaque peut devenir zone humide
                d’ailleurs aux <USA, où ils ont aussi hélas leurs zozos, un fermier a été condamné lourdement pour avoir rejeté des effluents naturels dans une "zone humide" bordant sa ferme.

  • « ce projet est depuis le départ le fruit des rêves pharaoniques d’élus locaux en mal de postérité et fort peu comptables des deniers publics. »
    Pas mieux ! Pour ma part, je pense aussi que le réaménagement de Nantes-Atlantique (aérogare et/ou piste) présente aussi un intérêt environnemental par rapport à feue la réalisation de NDDL.

    • ben oui, quelques tonnes de résidus et d’imbrulés de kérozene par jour sur la tronche de nos têtes blondes,cela ne peut pas faire de mal?
      Pour le bruit, distribution de boules quies gratuites , où est le problème
      Il y a une école dans ce patelin en bout de piste?
      une occasion en or pour apprendre aux mioches à compter.
      je me range à vos arguments, et dès que j’ai l’occasion, j’irai observer la paracde amoureuse du couple de tritons habitant dans la zone humide, s’ils n’en ont pas eu marre de l’occupation citoyenne

  • « Il n’est certes pas rassurant de penser que cette affaire a toutes les chances de créer un précédent fâcheux et qu’il suffira de jouer le pourrissement des mille recours et des occupations sauvages pour voir tout projet d’aménagement public – ou privé, du reste – systématiquement repoussé, avec la bénédiction d’une population lassée de l’indécision et de la démission de l’État dans son rôle de garant de la sécurité des personnes et des biens. »

    Evitons de tomber dans la critique facile et irréfléchie, surtout quand le reste de l’article est plutôt pertinent. Si l’auteur pouvait abandonner le prisme déformant de son idéologie anti-écolo pour remettre les pieds sur terre, ce serait bien.
    Les zadistes ne sont pas une cause, mais un symptome, celui d’un projet mal ficelé, dispendieux et stupide à de nombreux points de vue (économique, fiscal, environnemental, politique…).
    Il faut au contraire les remercier de jouer l’instrument de mesure de la « lubie » politique. On a eu à peu près le même sujet sur Sivens (hélas plus dramatique), où un ancien projet n’avait pas été recalibré en fonction des nouvelles données.
    Il ne faut pas craindre de voir débarquer des zadistes n’importe où n’importe comment, il faut au contraire se réjouir, quand on a compris leur mode de fonctionnement, les voir intervenir sur des projets foireux et nuisibles tant pour l’environnement que pour le portefeuille du contribuable (comme par exemple, celui du grand centre commercial avec piste de ski au nord de Paris).
    Quel dommage qu’on n’ait pas eu de zadistes, par exemple, lors de la construction de l’aéroport d’Angers, prévu pour tourner à 50000 passagers par an, et qui n’a jamais dépassé 10000 depuis 20 ans. A votre avis, qui paie le manque à gagner ?…
    https://www.bastamag.net/Ces-aeroports-qui-coutent-cher-et

    • vrai que le monde a changé.
      Il a été un temps pas si éloigné où les décisions se prenaient en fonction de considérations rationnelles,avantages ,inconvénients, même si il arrivait que cela ne se valide pas dans la réalisation.
      Maintenant, les vrais, les seuls experts, ce sont les écolos
      eux seuls ont l’inspiration, la conscience, de ce qui est bon pour nous pauvres imbéciles.
      Il arrive qu’ils se trompent?
      non jamais, car eux seuls sont du côté du bien, point barre.

      Vous vouez quelques exemples de mesures foireuses prises grâce aux actions citoyennes.
      Le DDT?
      quelques millions de morts?
      bah, c’est dans des pays lointains, et puis on est trop nombreux non?
      Merci les écolos

      • Plus de 60 % des Français, lorsqu’on a décidé de la « consultation publique » étaient hostiles à NDDL… Tous écolos ? Ca m’étonnerait.
        Votre écolophobie vous obscurcit l’intellect. Vous devriez plus raisonner avec votre intelligence, et moins avec vos haines.

        • ah bon, ils avaient été consultés?
          vous voulez que l’on consulte les français sur d’autres sujets?
          car si ils votent comme ils ‘expriment quand on les interroge pour un sondage, on risque d’avoir des surprises.
          J’ai souvenir d’une consultation surf les minarets dans un pays voisin qui n’a pas plus à nos intellectuels(de gauche faut-il le préciser ?

  • Le referendum n’était en effet pas possible juridiquement.
    La « consultation locale » avait aussi un avantage, plus ou moins passée sous silence : elle n’est pas contraignante juridiquement ; l’Etat peut parfaitement s’asseoir sur son résultat. Ca n’a pas plus de valeur qu’un sondage amélioré.
    Par ailleurs, je rappelle que puisque l’article est discret sur ce point, le périmètre de cette consultation a été soigneusement choisie en fonction du résultat espéré – on s’est donc limité au 44, seul périmiètre permettant de garantir que le oui à NDDL l’emporterait. C’était d’ailleurs la condition imposée par les pouvoirs locaux au pouvoir national pour accepter cette porte de sorte, en apparence démocratique, mais qui avait en réalité tout du foutage de gueule.
    Que les promoteurs de cette ânerie, y compris Valls, se retrouvent aujourd’hui le bec dans l’eau, ne peut que me réjouir.

  • « C’est sur ce point absolument essentiel qu’on attend le gouvernement, faute de quoi son autorité régalienne, déjà mise à mal dans le traitement de la délinquance au jour le jour, sera durablement atteinte. »
    Tiens, on dirait bien que l’auteur tombe dans le panneau dressé par l’Etat. L’évacuation de la ZAD, manu militari ou non, n’est absolument pas un point essentiel. C’est ce qu’on voudrait nous faire croire pour faire oublier le vrai point essentiel, qui est l’abandon d’un projet stupide, encouragé, sans vergogne, par les pouvoirs publics depuis 50 ans !
    Pourquoi me vient-il en tête, en lisant ce passage, une image célèbre mettant en scène un doigt et une lune, entre autres personnages ?

    • je croyais qu’ils étaient là pour défendre une zone humide, qui devait retrouver son bel équilibre naturel?
      Le but était de s’opposer à un projet de l’état?
      La zone humide, c’était du flan?
      on ne nous dit pas tout

      • L’annulation du projet aura pour conséquence immédiate d’arrêter le développement de Nantes vers le sud Ouest et de concentrer l’urbanisation au Nord le la Loire et ou au sud est.
        De plus ,Les couts évoqués ne prennent en compte que les couts directs immédiats, et ne tiennent pas compte des couts indirects ex Agrandissement de L’aéroport St Jacques de Rennes + Routes dessertes etc..et des conséquences financières .. manque à gagner de développement à LT, image internationale pour le Grand Ouest qui restera donc petit .. petit..
        Les grands projets, même plus modestes, mettent en général 20 à 30 ans avant d’aboutir. CF la Francilienne secteur Ouest. Donc l’aménagement d’un piste longue à Nantes ne se fera pas du vivant de la majorité d’entre nous. ( SI Les toilettes de l’aéroport qui demandent à être améliorées. profitaient de la manne, ce serait un progrès considérable..)
        Certains que les ZADeurs auront à cœur de protéger les anguilles du lac de Grand Lieu, plus tôt que les habitants de Bourgenais..

        • Ca tombe bien. Le vrai problème de NA est celui de la logistique de son aérogare et pas sa piste.

        • « Certains que les ZADeurs auront à cœur de protéger les anguilles du lac de Grand Lieu, plus tôt que les habitants de Bourgenais.. »
          Je projette de faire construire un barbecue pour mes petites soirées estivales avec mes potes. Mais comme je ne n’ai pas envie d’enfumer mon lieu de vie, seriez-vous disposé à ce que je le construise chez vous ?

          • on a compris que les habitants de nante vous n’en avez rien à br…

            • Tout le monde se fout de la ville de « Nante » et de ses habitants imaginaires. En effet.

              Sinon que ceux qui veulent payer pour l’aéroport achètent des terres à qui veut vendre et se le construisent. Personnellement, je n’en ai rien à foutre, je n’ai pas envie d’y foutre un centime et je ne vois pas de quel droit on exproprierait des gens pour le construire.

      • Si on ne faisait pas d’aéroport dans les zones humides, il n’y en aurait plus en Bretagne depuis le 15 septembre.

  • Ce qui semble important en France, c’est le temps de trajet entre une Paris et une ville de province (Nantes, dans ce cas-ci 2h en train donc moins qu’en avion).
    La région Ouest dispose déjà d’aéroports où une bonne marge d’augmentation potentielle de trafic est possible…
    Il faudrait peut-être voir surtout à améliorer les trajets inter-villes et arrêter de rendre Paris (déjà bien saturé) omnipotent dans les transports. Faire un trajet entre Plougastel (j’exagère, disons Brest) et Mende (pour mémoire chef-lieu du département de la Lozère) ou entre Belfort et Guéret… Ou encore, en région parisienne, entre Buc-sur-Yvette et Brunoy et faire ça chaque matin et chaque soir : c’est pas sympa du tout.
    Je ne pense pas que ce soir à la communauté nationale de payer des développements communaux ou départementaux et à un ministre de s’occuper de la circulation à Paris. Depuis nombre d’années l’État semble se congratuler à dire qui gère mieux les finances que les particuliers (la preuve, déficit chronique… le particulier serait en prison de longtemps).
    Il y a des choses bizarres dans le calcul des prix des billets de notre compagnie nationale : Un péquin demeurant à Bayonne (moi) a envie d’aller faire un tour en Écosse recherche un vol pas cher… Air France Biarritz/Aberdeen avec escale à Paris xx€ … même opérateur Bilbao/ Aberdeen avec escale à Paris yy€ au départ d’Espagne avec un trajet un peu plus long 120€ de moins. Le voyageurs français sont-ils punis de vouloir aller à l’étranger… NON, pour un trajet national, notre compagnie nationale qui ne propose pas de vol direct donc avec escale à Paris : 590€ et en direct j’ai 45€ mais Ryanair… (Pour Air France, il s’agir bien sur de HOP qui est censé être moins cher ! Mais Ryanair doit tricher et utiliser de l’eau de mer Irlandaise à la place du kérosène.)
    Je me suis égaré de l’objet de l’article mais je suis content que pour une fois un gouvernement prend des décisions là, celle de ne lancer un méga chantier pas nécessairement utile dans cette région.

    • @Jean-M64

      Dommage, j’étais assez en accord avec vous jusqu’à votre conclusion. Il faut remettre en cause l’état dès qu’il sort de son périmètre régalien. Cette décision politique est un échec complet : l’état a pris une décision non régalienne et n’a pas réglé le problème régalien au point d’en dénaturer tout respect pour ce dernier.

  • Quelqu’un signalait à la radio ce matin la longueur des transferts depuis les gares parisiennes vers les aéroport ADP. Il y a là aussi de quoi investir intelligemment : faciliter le ralliement des aéroports depuis les gares permettrait de bien relier vols/TGV. ET d’offrir aux citoyens différentes options à l’heure de choisir un vol (Nantes ou paris ?).
    Je ne sais pas ce qu’il est est maintenant, je ne vis plus à Paris, mais avant, le RER n’allait pas jusqu’à ROISSY CDG car il avait fallu préserver les intérêts des…….. taxis. D’où la navette à prendre en fin de ligne RER. C’était du temps de VGE je crois… A-t-on réglé cette absurdité ?

    • Hélas, ce serait permettre aux cheminots en grève de bloquer le trafic aérien. Quant à l’absurdité, elle a été réglée à la française, avec un métro automatique entre certains terminaux et des navettes avec les autres.

    • Bonjour,

      Le RER B va bien jusqu’à CDG, avec une alternance entre des trains qui font des arrêts sur le trajet et d’autres quasi direct.

      Pour mon expérience personnelle des aéroports (Budapest, Viennes, Pragues, Francort, Rome, etc.), le trajet moyen (transport en commun) entre l’aéroport et le centre des villes tournent autour de 30 min pour les plus rapides à 1h pour les plus longs. Pour Paris, il me semble compliquer d’avoir des lignes directs entre chaque gare et les deux aéroports. Après, pour CDG, le TGV s’arrête là bas (selon les lignes évidemment). L’une des meilleures solutions seraient, à mon avis, de remettre à niveau les lignes existantes de RER / Métro à destination des aéroports (sauf Orly où il faut prendre le bus);

  • Contrairement au titre de l’article, NDDL n’est pas un fiasco de l’Etat mais des pouvoirs locaux. De plus, la faiblesse de l’article tient dans l’amalgame qu’il fait entre les zadistes et la délinquance au jour le jour qui sévit en France. Le point essentiel n’est pas, comme voudrait le faire croire l’auteur, dans l’évacuation de la ZAD ; il est dans la façon dont l’ordre sera rétabli dans cette zone. Il serait très mal venu de chasser manu militari les zadistes comme s’ils étaient des gueux indésirables qu’il s’agirait de punir d’avoir eu raison. Le retour à l’ordre doit se faire de manière exemplaire en concertation avec ceux qui ont un projet d’installation sérieux.
    Comme le dit très justement Jean Roule du Cable, « les zadistes ne sont pas une cause, mais un symptôme, celui d’un projet mal ficelé, dispendieux et stupide à de nombreux points de vue (économique, fiscal, environnemental, politique…).Il faut au contraire les remercier d’avoir joué l’instrument de mesure de la « lubie » politique. »

    En ce qui me concerne, les zadistes sont des gens inoffensifs au regard des vrais dangers publics que sont les élus manipulateurs qui engagent ce type de projet ruineux avec incompétence, cynisme et irresponsabilité.

    Ce n’est pas l’autorité de l’Etat qui sort affaiblie de cet arrêt du projet de NDDL, c’est la démocratie représentative. L’Etat centralisateur en sort grandi car il apparaît comme un recours contre des pouvoirs locaux dispendieux. La communication faite par le Premier ministre a été exemplaire. Aujourd’hui, pour les Français le problème est réglé et ils espèrent ne plus entendre parler de NDDL. Par contre, ce qu’ils n’oublieront pas, c’est la capacité du gouvernement actuel à poser un acte régalien avec assez de clarté et de sagesse pour être compréhensible.

    Jadis le roi était aimé car il était un recours pour le peuple contre les abus des seigneurs locaux. L’abandon du projet de NDDL vient de mettre une couronne sur la tête de Macron (et d’autant plus qu’il est resté discret). Même si c’est fugace en ce temps d’Epiphanie où les couronnes sont en papier, il en restera des traces au bénéfice de l’énarchie qui tient les rênes.
    Le fiasco retentissant qui éclate aujourd’hui avec NDDL, c’est celui de 50 ans de démocratie représentative abusive qui auront dégoûté le pays de cette démocratie.

    Résultat, avec Macron nous avons une assemblée d’élus qui font de la figuration, mais nous préférons cela aux élus très actifs qui ont ruiné nos efforts. Finalement, dans ces conditions, pas d’élus du tout, ce serait envisageable. Du moins pas d’élus permanents : juste des représentants temporaires au coup par coup en fonction de leurs compétences…

    • Les expropriés ont été indemnisés. Les terres appartiennent à L’État, c’est à dire nous par son intermédiaire. Il faudrait les attribuer en priorité aux zadistes parce qu’ils y sont installés, alors que leur présence est illégale ?
      « L’État centralisateur en sort grandi »: si vous lisez l’interview de J-C Gayssot que je donne en lien plus haut, vous verrez que c’est l’État centralisateur qui a relancé ce projet alors qu’il était en profonde léthargie et pouvait y rester.

    • @Virgin

      « la capacité du gouvernement actuel à poser un acte régalien avec assez de clarté et de sagesse pour être compréhensible »

      Le gouvernement n’a pas agit de manière régalienne sur ce sujet. Il a juste payé (avec l’argent gratuit des autres) la rançon d’une prise d’otages.

    • @Virgin
      Comme si « l’État », c’est à dire ceux qui le dirigent et le manipulent, était différent des élus locaux ! Tous y participent. Tous vivent de l’argent des autres qu’ils peuvent dépenser sans compter et sans avoir à rendre de compte à personne de leurs échecs répétés. C’est le même règne de l’irresponsabilité institutionnalisée. En pompiers pyromanes qu’ils sont, les hommes au pouvoir « central » (qui sont très souvent les mêmes que ces élus « locaux » et vice-versa), ont encore accéléré cette irresponsabilité des élus « locaux » en décorrélant de plus en plus les dépenses « locales » des revenus procurés par les impôts strictement locaux (qui disparaissent). Chaque élu local peut ainsi espérer faire porter tout ou partie de la charge de ses lubies aux contribuables d’autres régions/départements/communes, voire à ceux d’autres pays. Macron n’est pas en reste dans cette direction avec ses divers projets sur les taxes d’habitation et foncière. Se féliciter que les hommes de l’État « central » interviennent pour atténuer les effets des catastrophes que leurs décisions provoquent immanquablement est particulièrement pervers. Mais on retrouve là encore un un principe immuable cher aux étatistes.
      Quant aux zadistes, si on peut effectivement se réjouir qu’ils aient réussi à faire capoter ce projet délirant, on doit aussi se rappeler qu’ils l’ont fait pour de mauvaises raisons (anticapitalisme, incompréhension de l’origine socialiste du problème, rejet du progrès technologique) avec des mauvaises méthodes (mise à sac de Nantes, destruction de biens appartenant à des innocents au lieu de s’en prendre aux vrais responsables). On peut craindre que cette victoire les encourage à mener d’autres combats contre des projets légitimes (financés exclusivement avec de l’argent privé).

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