Notre-Dame des Landes : défaite de l’État ou pragmatisme intelligent ?

Peut être le dénouement piteux de cette affaire pourra-t-il inciter politiques et citoyens à un peu plus de prudence à l’avenir quand se présentera ce genre de projet pharaonique.

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Notre-Dame des Landes : défaite de l’État ou pragmatisme intelligent ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 janvier 2018
- A +

Par Frédéric Mas.

Le gouvernement a beau avoir tranché, le sort de l’aéroport de Notre-Dame des Landes n’en finit pas de diviser le pays. Certains déplorent le recul de l’autorité d’un État intimidé par une opposition qui s’est cristallisée médiatiquement autour de la ZAD (zone à défendre), une sorte de squat de punks gauchistes frottés d’idéologie écolo occupant illégalement du terrain pour empêcher la réalisation d’un projet que les pouvoirs publics s’étaient engagés à réaliser dès 2010.

Grosse fête chez les zadistes

Il faut dire que la région possède un écosystème de marginaux et de délinquants d’ultragauche qui fonctionne comme un groupe de pression particulièrement efficace sur des politiques locaux pas vraiment courageux. Régulièrement, les squatteurs et gauchistes de la ZAD se sont faits entendre en mettant à sac le centre-ville de Nantes sans que la police ne lève le petit doigt.

Les entreprises et les élus locaux ne cachent pas leur colère : après s’être engagé fermement dans l’affaire, l’État se désengage, laissant sur le carreau emplois et investissements promis depuis des années pourtant.

C’est Bercy qui décide. Point.

Une fois de plus, certains redécouvrent que le véritable centre du pouvoir en France se trouve à Bercy, et que ce sont ses arbitrages qui font la pluie et le beau temps à Paris comme en Bretagne, et cela avant les élus ou les arrangements locaux.

L’État se désengage

Une autre fraction de l’opinion au contraire se félicite du désengagement de l’État dans cette affaire coûteuse et dont les retombées économiques sont tout à fait incertaines, quitte à dédommager Vinci grassement.

Pour bien des observateurs, cet aéroport était surtout une faveur politique accordée à un patron de clientèle particulier, Jean-Marc Ayrault, avec beaucoup d’argent public et surtout beaucoup trop d’incertitudes pour donner au contribuable une claire idée de son coût global.

Ce genre de gaspillage d’argent public est assez coutumier en politique, qu’on pense à la canopée d’Anne Hidalgo qui finalement a coûté un milliard au contribuable, à la route solaire de Ségolène qui ne marche pas terriblement bien mais qui s’élève quand même à quelques millions, ou encore à ce fameux métro spécial Grand Paris qui au lieu de nous coûter 25 milliards, nous en coûtera 38 (pour l’instant).

Une troisième fraction de l’opinion, en général plutôt classée à gauche, voit dans le recul de l’État une victoire de l’écologie et une manière de reconnaître la légitimité d’un combat de longue date. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’on sacre Nicolas Hulot comme le symbole de cette victoire à laquelle il n’a pas participé.

L’État mauvais partenaire commercial

Il nous semble possible de retenir deux leçons de cette affaire : la première porte sur l’État comme partenaire commercial. Non seulement il prend et dépense n’importe comment, mais en plus, il n’est pas fiable, parce qu’il ne répond pas aux mêmes incitations que les autres agents économiques.

Pour lui, ça sera toujours politique d’abord, et de toute façon, le droit sera toujours avec lui. Donc avant de s’imaginer, comme Perrette avec le pot au lait, comment l’argent allait pouvoir entrer grâce à la manne publique, il ne faudrait jamais oublier que dans l’équation, plus il y a d’échelons politiques, plus le projet risque de planter.

La seconde leçon porte sur l’autorité de l’État. Ce qui a joué ici, c’est l’arbitrage de Bercy, qui a clairement indiqué d’arrêter les frais. Il faut reconnaître a minima l’initiative d’Édouard Philippe pour ce qu’elle est : enfin, un membre du gouvernement a pris une décision, qu’on l’approuve ou qu’on la déplore.

Le pourrissement du gouvernement Hollande

En effet, jusqu’à présent, ce qui a bien aidé à éroder l’autorité de l’État jusqu’à la rendre insignifiante quelle que soit l’issue, c’est l’attitude du gouvernement Hollande qui a tout fait pour pourrir le débat. Non seulement François Hollande a laissé s’installer le désordre sur la ZAD pour complaire à ses alliés de la gauche morale, mais il a laissé traîner la situation jusqu’à l’embourbement final.

Peut-être le dénouement piteux de cette affaire pourra-t-il inciter politiques et citoyens à un peu plus de prudence à l’avenir quand se présentera ce genre de projet pharaonique.

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  • Projet mal ficelé dont, comme l’ont pourvu plusieurs pilotes de lignes bien au fait des contraintes et problèmes, la nécessité était beaucoup plus que douteuse : Une plate-forme du même gabarit, aux USA étant capable de prendre en charge 18 millions de passagers par an !
    (Pour mémoire le trafic actuel de Nantes est inférieur à 4 millions par an.)
    On ne peut éluder la pression des riverains qui, le plus souvent, ont acheté à bas coût leur maison en raison des nuisances et pensaient faire la culbute avec la disparition de celles-ci, des immobiliers divers et variés qui voulaient se saisir de ces terres qui seraient devenues constructibles.
    On ne peut également ne pas penser à d’éventuels prises d’intérêts « de transferts », plus ou moins politiques ou crapuleux à l’occasion, tant de l’attribution des marchés du nouvel aéroport que du futur aménagement du tènement foncier du futur aéroport désaffecté.

    • Révisez vos chiffres: le traffic passager à Nantes Atlantique a été de 5.5 millions de passagers en 2017, soit + 14.9 % d’augmentation ^par rapport à 2016.
      La saturation guette, surtout si l’on connait un peu la géographie particulière des lieux, chose que beaucoup ignorent, mais ne les empêche pas de donner leur avis.
      parce que des possibilités d’aménagement, elles seront de toute manière très limitées vue la proximité et la saturation du périphérique au nord, et la présence de l’étang de Grand Lieu au sud (Natura 2000 !!). Impossibilité pour les entreprises de s’installer dans un proche rayon.
      Déménager cet aéroport relève du bon sens élémentaire et est un investissement rentable (contrairement aux LGV à toutes les sauces AMHA).
      Désormais, tout projet d’envergure pertinent est voué à l’échec en France.
      En France, nous allons garder la jeunesse « punk à chiens » qui s’illustre à NDDL et laisser partir les plus prometteurs que nous aurons formés. Well done.

      • Quelle situation géographique particulière ?
        Le Lac de Grand lieu est à 5 km du bord sud de la piste de l’aéroport. Les réalisations d’aéroport de par le monde démontrent qu’on peut construire des aéroports sur des terrains autrement plus difficiles.
        L’utilisation de l’aéroport de Nantes est limitée par des règlements visant à empêcher le survol de Nantes lors des approches (car vent d’ouest dominant) pour ne pas gêner le sommeil des nantais entre autres. Ces règlements datent d’une époque où les avions étaient nettement plus bruyants et résultent de choix politiques pour caresser l’électeur dans le sens du poil. Que des nantais veuillent préserver leur sommeil en dépensait l’argent de l’Etat, cela se comprend mais c’est donc une justification politique et non économique.

        L’aéroport actuel de Nantes est sous-utilisé. Avec une piste longue et une courte, les aéroports de Lyon et Marseille sont respectivement à 9.5 million et 8.5 million de passagers/an et ceci pour des agglomérations respectivement 2 fois et 2.5 fois supérieure à celle de Nantes en nombre d’habitants avec un tissu d’entreprises beaucoup plus dense à Lyon et à Marseille.
        La construction d’une 2è piste courte adjacente à la première est tout à fait possible de même que l’allongement de la première. Regardez sur google map, il y a peu de constructions autour de l’aéroport. Cela aurait nécessité le rachat de qq terrains en bout de piste mais dans notre république spoliatrice cela n’aurait pas dû poser de problème (lol). Cela n’a pas été fait en raison de choix politiques « puisque » il « devait » y avoir un nouvel aéroport à N.D des Landes beaucoup plus valorisant en matière de communication politique à défaut d’une justification économique.
        Quant à votre argument de saturation du périph nord de Nantes… Selon votre logique, il faut mieux construire un nouvel aéroport que d’aménager un périphérique ? Il y a un gap en matière de dépense, non ? D’autant plus que, cerise sur le gâteau, N.D. des Landes est au nord de Nantes, donc cela aurait de toute façon nécessité l’aménagement dudit périphérique (si vous estimez qu’il est saturé) pour faciliter l’accès à l’agglomération nantaise.
        Enfin, avec une situation excentrée, un port en quasi cessation d’activité en dehors de l’importation de bois (d’ailleurs, cela existe-t-il encore ?), une construction navale sous perfusion à Saint-Nazaire, l’activité économique de Nantes sera toujours moindre par rapport aux grandes agglomérations situées sur un axe de trafic plus important. Ce n’est pas en claquant des milliards d’argent du contribuable que cela changera les choses. Laissez d’abord les entrepreneurs libres d’entreprendre et on en reparlera plus tard.

      • Et vous, réfléchissez un peu, Genève, qui occupe la même emprise que Nantes, traite 18 millions de passagers et ne se déclare pas saturé, il est, en prime, entouré de montagnes et bénéficie de la neige en hiver ; allez y faire un tour, et vous verrez comment il fonctionne.
        Dans l’histoire de NDL, il y a juste Vinci, gestionnaire de Nantes Atlantique, qui a fait de l’intox pour décrocher le fabuleux marché de NDL, attribué dans des circonstances que j’aimerais bien connaître (appel d’offres ?)

      • J’habite et pilote à Chambéry. Lac d’un côté, ville en bout de piste, montagnes autour…
        Et oui avec des infrastructures identiques à celles de Nantes on peut faire, sans souci, passer un trafic bien, bien supérieur.

        • Quand je parle de trafic supérieur je parle de Genève et d’autres plateformes (pas de Chambéry qui est beaucoup plus petit et ne fonctionne vraiment que l’hiver…)

      • Nevez, la saturation (éventuelle) de Nantes Atlantique est uniquement due à l’organisation de l’aérogare, qu’il faut revoir. La piste, elle, est largement suffisante.
        Et il est clair que repenser les batiments, ça reviendra bien moins cher que construire un aéroport ex-nihilo.

    • Et oui , un aéroport fait perdre de la valeur à toute la surface de terre survolée mais est aussi source de profit .si le déséquilibre fait qu’un ensemble est mauvais économiquement parlant alors il doit disparaitre , non?
      Un exemple avec Orly voilà une verrue urbaine totalement incongrue alors que le besoin de terre devient urgent en région parisienne…on peut aussi penser que supprimer le noeud constitue par Orly et Rungis améliorerait enfin la circulation dans la région! Deux structures bien positionnées il y a 50 ans mais obsolète aujourd’hui.

    • Je connais plusieurs cas de riverains dans l’axe des pistes de grand aéroports, Luxembourg, Varsovie.
      Pour dire franchement, les avions cargos ou militaires à 1:30 puis 1:45, c’est un crime pour la santé des riverains.
      Seule solution : fermeture 100% entre 11:00 et 6:00.
      Aucune exception.

      • Vouloir un aéroport sans avions à un cout même pour qq heures. Qui va payer pour le manque de rentabilisation des structures pendant la fermeture? Les riverains? Non, bien sûr, donc… ce sera les autres, comme toujours?
        Lors de leur création, les aéroports n’avaient que très peu de voisins. Leur présence a entrainé une dévalorisation des terrains environnants. Beaucoup en ont profité pour acheter et construire leur habitation pour moins cher.
        Maintenant, ils râlent contre le bruit? On ne peut tout avoir. De plus, le trafic aérien ne fait qu’augmenter depuis la 2è guerre. Donc, à côté d’un aéroport, vous devez faire avec le bruit et le risque que cet aéroport s’agrandisse.
        Dans le même ordre d’idée, on ne peut pas acheter un terrain pas cher à coté d’un élevage industriel et se plaindre ensuite des odeurs.

  • Si le projet NDDL était si nul, on peut se demander pourquoi il n’a pas été abandonné plus tôt.
    On voit avancés contre lui des arguments qui peuvent porter auprès d’un public largement ignare (et dont je fais partie), mais dont on peut se demander s’ils ont été invoqués en Justice (plus de 150 recours!) et, s’ils l’ont été, pourquoi ils n’ont pas été retenus.

  • Ce n’est pas fini ,la région ayant besoin de cet aéroport finira par le financer seul , sans l’état.
    Sans doute que Macron a bien joué son dernier pion , pas de dépense de l’état ,les zadistes vont partir, enfin la partie des professionnels du désordre….les creves la faim,bof ,on leur trouvera un carré de prairie pour mettre leur vache et leur ane.

    • Pas de dépense de l’état ? En êtes- vous bien sûr? L’affaire est loin d’être terminée et les zadistes ne sont pas partis. Et la région (dont je fais partie) n’a pas les moyens de le financer sans avoir recours à l’État.

      • Vinci peut très bien tout financer si cela lui chante ,la région peut emprunter , le seul problème est : un aéroport peut il être rentable pour lui même..apparement , gérer un aéroport est rentable…sinon la France n’en serait pas couverte aussi bien pour le gérant que pour les régions où ils se trouvent..surtout , dans votre région puisque le projet comportait l’arrêt de 2 autres aérodromes sans avions.

        • Bonne question ça, Vinci peut tout financer seul, oui.
          Mais le fera-t-il sans subvention de l’Etat ou de la région ?
          Ça serait intéressant de voir ça, ça montrerait si le projet est rentable ou non…

  • « défaite de l’État ou pragmatisme intelligent » = Pléonasme

  • L’étude qui a été commandée par Jupiter était biaisée d’avance à cause des experts choisis. Pour démontrer la conclusion qu’on voulait, on a choisi des experts adéquats.
    La solution de renoncer à NDDL permet de ne pas se heurter frontalement aux zadistes. Et je pense que Macron va laisser cette ZAD, il espère en bon illusionniste que le 30 mars on n’en parlera plus ou, si on en parle, il détournera l’attention avec autre chose.
    Le gouvernement est en difficulté sur les prisons avec la grève des gardiens de prison, sur la sécurité avec la police qui se fait caillasser, maltraiter par les délinquants, la circulaire de G Collomb refusée par les associations, le projet de loi sur l’immigration, les hausses de taxes diverses et variées, la baisse des créations d’entreprise, le problème de l’immigration, etc.
    Pendant qu’on parle de NDDL, on ne parle plus du reste et pourtant…!

    Quant aux zadistes, ce sont des anarchistes. Ils ne paient sûrement aucun impôt à l’Etat, profitent de l’Etat comme RSA, chômage, aide médicale, école, route, électricité, etc.. Ils se sont installés sur des terres qui ne leur appartiennent pas. La France est un pays de droit et non une anarchie!
    C’est tout bénéfice pour les zadistes qui ne sont que des anarchistes en réalité et des sangsues de l’Etat. Vous parlez d’une société alternative!!! C’est une honte!!! Bové peut raconter ce qu’il veut, c’est indéfendable.

    Entre le communautarisme qui s’est installé dans les cités où la loi française ne peut plus s’appliquer, ces zadistes qui ont instauré un endroit en toute illégalité pour vivre leur modèle anarchiste, les clandestins qui sont logés, nourris, soignés aux frais de la République, où va la France?
    Et ce sont les bons Français qui paient leurs impôts et taxes, qui d’ailleurs ne font qu’augmenter, respectent les lois françaises qui sont les dindons de cette mauvaise farce. Et Jupiter a le culot de les insulter, de leur faire des leçons de morale!
    C’est le monde à l’envers!!!!
    « Cet homme (Macron) est un Casanova de la politique et de la diplomatie, toujours prêt à dégainer un compliment, à plonger ses yeux dans les vôtres en vous susurrant des mots doux, alors qu’en réalité il fait toujours – toujours – passer ses propres intérêts d’abord”, prévient Harry de Quetteville.

    • @lapaladine

      Bienvenue en Socialie.

    • @ lapaladine
      Entre
      « Entre le communautarisme qui s’est installé dans les cités où la loi française ne peut plus s’appliquer, ces zadistes qui ont instauré un endroit en toute illégalité pour vivre leur modèle anarchiste, les clandestins qui sont logés, nourris, soignés aux frais de la République, où va la France? »

      Et

      « La France est un pays de droit et non une anarchie! »,

      Il y a comme un certain « fossé » entre théorie et réalité!
      Comme tous le « maîtres » et « prêcheurs » de toutes sortes, le monde français dit et « lapaladine » écrit au monde entier:

      « Faites ce que je dis, pas ce que je fais, supporte, tolère, accepte, explique ou excuse! »

      Je ne me crois pas compétent pour décider si oui ou non, il faut un nouvel aéroport à Nantes ou pas, évidemment!

      Mais la France n’a plus d’argent donc de dépenses budgétisables! Donc E.Macron ne veut pas s’engager à endetter le pays « France » pour ce genre de dépense pharaonique que certains trouvent discutable!

      Quand on n’a pas d’argent, on ne décide plus de grand chose: conséquence directe du choix de 1997 de 3 critères de bonne gestion nationale à respecter selon ces critères de »bonne gestion »: donc seule, la dette de la France peut construire « NDDL » ou pas!

  • Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou était contre car NDDL devenait trop loin du parc…….

  • Il y a déjà des aéroports de partout dans cette région de France , on peut commencer à se poser la question de leur taux d’utilisation et répartir le traffic sur l’ensemble plutôt que d’en créer un enième avec de l’argent que l’on n’a pas.

    Quand ils seront tous saturés on verra bien si il est nécessaire d’en créer de nouveaux .

  • Autour de nantes:
    ->NTE, 5.4m pax par an
    ->RNS, 0.6m pax/an
    ->ANE, trafic négligeable (une liaison avec Bastia l’été)
    ->PIS, moins de 0.2m pax/an
    ->LRH, 0.3m pax/an
    ->TUF, 0.2m pax/an
    Donc quand meme pas mal d’aéroports dans un rayon de 200km qui ont largement la capacité de s’étendre rapidement…

    • @ Pierrot788
      TGV Paris-Nantes: 2 heures 6 minutes, en moyenne!

      • Possible, je ne prends plus le train pour rentrer en France 🙂
        Avec les infrastructures aéroportuaires grand Ouest, il suffirait d’un maillage efficace du réseau routier et ferroviaire (Bus et trains) pour interconnecter tout le bouzin et répartir le trafic efficacement

  • Quand on voyage beaucoup à l’étranger, ce qui frappe est le côté vieillot, ringard, sous-dimensionné, en retard techniquement, des aéroports français. Il suffit de passer un peu de temps dans l’aéroport de Toronto, par exemple, on est dans un autre univers, un autre monde, aucun aéroport en France n’arrive à la cheville de ces installations. Peut-être dans ces conditions qu’un aéroport moderne, à Nantes, n’aurait pas été de trop. On est en train de se sous-développer progressivement, du fait de la pression constante des écologistes, des zadistes, des gens de bonne foi qui voudraient réduire le trafic aérien (idée totalement absurde mais répandue chez les bobos bien-pensants), et un Etat qui cède devant celui qui crie le plus fort, même si les procédures démocratiques ont été respectées. La France clame haut et fort être le pays qui reçoit le plus de touristes au monde, et c’est très bien, mais quand on voit les aéroports, on s’imagine d’une part la tête des touristes quand ils débarquent, et d’autre part s’il n’y aurait pas urgence à mettre en accord infrastructures et afflux des étrangers.

    • « Quand on voyage beaucoup à l’étranger, ce qui frappe est le côté vieillot, ringard, sous-dimensionné, en retard techniquement, des aéroports français.  »

      On ne peut plus exact! Il suffit d’aller à Barcelone pour établir la comparaison.

    • Tout a fait, rien qu’en comparant les aéroports européens Paris est a la traine, exception faite peut etre de Berlin et Madrid, ce dernier cauchemardesque pour les transferts inter terminaux.

  • Avant de se féliciter qu’Edouard Philippe ait pris une décision, il convient d’attendre que Nantes Atlantique ait engagé son agrandissement et sa modernisation, et que la force publique ait dégagé la zone de non-droit. Pour le moment, le Premier Ministre n’a décidé que de ne rien faire, ce qui n’a rien de méritoire.

  • Les experts ne sont pas du tout d’accord il faudra attendre des décennies pour les départager. Malheureusement gouverner c’est prévoir
    Par contre aun gouvernement considère qu’il faille discuter avec des voyous patentés que sont les Zadistes dépasse l’entendement
    D’autre part,il est question à tout moment d’associations
    Sont-ce des entités qui représentent de très grosses franges de la société ou l’union d hurluberlu aux idées farfelues. Bien évidemment financées par de l’argent public

  • Il va falloir dégager la ZAD de Bure avant que les professionnels de NDDL n’aillent s’y installer. On peut peut-être se passer d’un aéroport mais pas du stockage en couche géologique profonde.

  • Les questions sont faciles aujourd’hui… Pragmatisme intelligent, bien sûr !!
    Qu’est-ce qu’on gagne ?

  • Le spectacle jadis c’ était dimanche ap midi le quadrimoteur pour Alger via Toulouse les moteurs mis en route l’ un après l’ autre on attendait son passage direction est le spectacle était fini .
    MORILLE Alain

  • La question est pourtant simple :

    avions-nous l’argent pour financer cet aéroport ? Au regard de l’endettement du pays ma réponse est NON !

    Etait-il utile ? Non car celui de Nantes atlantique est loin d’être à saturation.

    Le bruit dû aux avions sur Nantes est-il insupportable ? Ma réponse est NON car j’y vis et je ne suis point sourde.

    Les zadistes (des fascistes d’extrême-gauche qui ne savent que casser et vivre aux crochets du con-tribuable) doivent-ils dégager ? OUI et par la force s’il le faut : les forces de l’ordre doivent tirer une fois puis une seconde fois en l’air puis dans les jambes point barre.

  • non respect de la propriété privée et expropriation..
    « pertinence de l »état comme « investisseur » .. .
    violation de la loi par des zazous…

    fondamentalement la pertinence de cet aéroport devrait m’indifférer…
    mais je me sens proche des agriculteur expropriés et je peux comprendre leur combat pour rester..j’ai beaucoup plus de mal avec les zadistes..

    que l’etat se retire de ce genre de projet sans doute..et si c’est ce qu’indique l’abandon du projet alors c’est une bonne chose, mais si l’etat ne fait que conclure que c’est le lieu et non la nature même de son action qui pèche , on aura de nouveaux tristes spectacles et des zazous qui s’amuseront à sauver l’idéologie collectiviste.

    pour ne pas avoir de zad…il suffit de défendre d’exproprier.

    Il n’y a qu’un débat..est ce que les atteintes à la propriété privées sont acceptables au nom d’un interet collectif aux contours mal définis ?

    • en somme, on est devant cet aéroport comme devant l’offre politique droite gauche où . la gauche et la droite voient l’etat comme la clef…
      rien à cirer de l’aéroport, non à la zad mais non aux expropriations.

      le rêve caché des zadistes n’est pas l’anarchie…

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