Génération Orwell

Si l'on analyse la France de 2018, le constat n'est pas réjouissant : la société que dépeint Orwell dans 1984 est, quasiment, déjà en place. Sans qu'on ait utilisé la violence ou presque.
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Orwell crédits David Blackwell (licence creative commons)

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Génération Orwell

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 janvier 2018
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La direction prise par le pays ne fait plus aucun doute et alors que les plus naïfs espéraient encore trouver, avec l’actuel président, un renouveau et une fraîcheur depuis bien longtemps disparus en politique, tout indique au contraire que les tendances les plus délétères se développent encore sans le moindre frein.

Des impôts, comme s’il en pleuvait

Il y a, évidemment, cette tendance déjà fort ancrée dans les habitudes de transformer toute situation locale atypique en problème d’ampleur nationale, d’y mêler l’État de force et d’en trouver une solution boiteuse sous la forme d’une taxe, d’une ponction ou d’un impôt.

Cette tendance s’est tellement exprimée ces dernières décennies que le pays ploie maintenant sous un maquis incompréhensible de ponctions tous azimuts dont l’effet direct n’aura pas été de créer un État riche et une administration puissante mais bien un tissu économique de plus en plus fragile, une instabilité fiscale et juridique toujours plus grande et, au final, un État perclus de dettes soutenu par une administration incompétente, dogmatique et corrompue.

Une société de plus en plus crispée

Il y a, bien sûr, la propension invraisemblable de nos politiciens à transformer en bourbier impraticable absolument tout sujet qu’ils évoquent.

Chaque jour amène un nouvel exemple de la corruption du langage, des idées, des concepts et des raisonnements que les élus provoquent, aidés en cela par une caste médiatique de plus en plus indigente où la recherche du maximum d’impact a depuis longtemps remplacé tout effort de réflexion de fond.

Partant, il n’est plus un écart qui soit permis, une vérité qui choque qu’on puisse proférer, un constat d’évidence tabou qu’on se risque à faire sans immédiatement encourir les foudres les plus sévères et les ouragans médiatiques de force 5 avec, si possible, mise à mort (au moins symbolique) de l’impétrant qui s’est lancé dans pareille aventure.

De fil en aiguille, pendant qu’une partie de la population se fait tabasser d’un côté par les impôts d’un État qui ne remplit plus ses missions régaliennes et de l’autre côté par l’autre partie de cette population que le régalien ne gère plus, les décideurs, les intellectuels et les influents du pays ont choisi de progresser, à petits pas guillerets, vers une société où l’on piste et traque tout le monde, où on érige la dénonciation en vertu, où l’on s’offusque de l’utilisation de la liberté d’expression surtout lorsqu’elle n’est pas employée pour discuter de la météo, et où celui qui sort du rang sera ostracisé et vilipendé.

Ceux qui ont raison sont condamnés malgré les faits, la raison ou la lucidité ou bien à se taire, ou bien à subir le pal médiatique, d’autant plus qu’ils sont minoritaires.

En France actuellement, la pression sociale n’a jamais été aussi forte mais elle n’a jamais été employée à d’aussi néfastes buts : là où elle devrait normalement assurer que les comportements indécents, incivils et destructeurs sont dénoncés et fermement sanctionnés, ce sont les comportements anecdotiques et les habitudes les plus banales qui sont portés à la vindicte populaire, pendant que les pires agissements arrivent parfois à trouver grâce auprès des tribunaux médiatiques.

Une nouvelle génération foutue

Le tableau semble déjà fort gris ; il ne pourra que se noircir encore lorsqu’on regardera la génération « montante » (ou plutôt descendante). Ce qui devrait nourrir l’espoir n’en laisse guère : l’actuelle production écolière de notre Éducation nationale laisse purement et simplement pantois.

Du reste, tout se déroule malheureusement comme prévu : grâce à l’application studieuse de méthodes d’éducation farfelues aux résultats catastrophiques, les années 80 et 90 ont permis de former toute une génération d’illettrés qui sont maintenant non seulement en âge de consommer mais aussi de voter ou pire encore, de prendre le pouvoir politique ou, plus triste, d’instruire la prochaine génération… Assurant ainsi que celle qui est en cours de « formation » sera durablement incapable de comprendre le monde de demain, celui d’aujourd’hui lui étant déjà passablement impénétrable à force de référentiels bondissants et autres âneries du même acabit.

Eh oui : si le niveau baissait assez clairement ces dernières décennies, il dégringole à présent avec un volontarisme que seule la pression sociale évoquée plus tôt permet de camoufler avec brio ; les enseignants accumulent les fautes d’orthographe, de grammaire et de raisonnement lorsqu’ils enseignent aux élèves actuels.

Et question raisonnement, il suffit de parcourir l’article en lien pour comprendre l’ampleur du problème. Il n’est qu’à lire la petite saillie de Francette Popineau, cosecrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, pour s’en convaincre. Pour elle, pas de doute :

Ce n’est pas le concours qu’on brade, c’est le métier. Cela irait mieux s’il y avait de meilleurs salaires, une meilleure reconnaissance.

Tragique inversion de la cause et de la conséquence. En toute honnêteté, le niveau général de l’instruction n’est pas bas parce que les salaires des enseignants sont faibles, mais plutôt l’inverse : plus personne ne prend la peine de payer cher, d’argent ou de reconnaissance, un corps professoral qui affiche une baisse de niveau général de plus en plus marquée et dont la fonction sert, pour un nombre croissant, de simple voie de garage rémunérée pour éviter le chômage.

À ceci s’ajoute la baisse générale du niveau des parents, pas mieux lotis. Incapables de simplement éduquer leurs rejetons, ces parents, perclus d’impôts et donc en droit d’attendre de ceux qui les prélèvent qu’ils fournissent un service à la hauteur, ont complètement abandonné l’idée de faire un jour de leur progéniture des adultes opérationnels.

Inévitablement, les enseignants tentent donc d’instruire dans un sabir de plus en plus approximatif d’insupportables petites pestes ingérables qui n’en ont d’autant rien à foutre que leurs parents ont largement d’autres chats à fouetter. Par la suite, ces enseignants, toujours aussi perspicaces, mettront sur le dos de l’ultralibéralisme, de l’individualisme et des réseaux sociaux cette faillite sociale complète, toujours sans comprendre que les petits morveux ne sont que le reflet de cette paire de générations dont ils font eux-même partie, qu’on a gavée d’idéaux collectivistes et de pensées courtes plongées dans un vivrensemble dégoulinant, complètement impropre à créer une société viable.

Tous les ingrédients sont en place

Un État omniprésent, des ponctions tous azimuts, une société totalement crispée, des intellectuels perdus, une génération future complètement fichue : tout se met en place pour un glissement lent mais décidé vers une société typiquement orwellienne.

Et non, ce n’est en rien une exagération. C’est simplement le constat froid de ce que nous avons, ici et maintenant.

Regardez ce que vous n’auriez jamais accepté il y a 10 ans, 20 ans, 50 ans et que vous trouvez à présent, si ce n’est acceptable, tout au moins parfaitement normal au sens « qui entre dans la norme », autrement dit, qui s’inscrit si bien dans le ventre mou des gaussiennes statistiques :

  • les fautes d’orthographe et de grammaire dans les journaux, de français à la télé,
  • les approximations intellectuelles de plus en plus baveuses dans les raisonnements tenus par tous ceux qu’on lit dans les organes officiels, qu’on entend sur les plateaux autorisés, qu’on supporte ou pour qui certains s’obstinent à voter,
  • ces ligues de vertu, toujours plus nombreuses, aux acronymes qui fleurent bon la censure, le blocage et le dépôt de plainte,
  • ces combats invraisemblables de décalage avec le réel,
  • les incivilités (dans la rue, dans les transports en commun, partout),
  • l’insécurité (ce pénible sentiment de se faire taillader, défigurer, découper),
  • ces appels de plus en plus courants à la dénonciation à la Kommandantur,
  • cette judiciarisation systématique de tout problème, ce légalisme en carton qui agite les petits flocons qu’on bouscule et qui n’en finit pas de créer toujours plus de victimes bidons quand le nombre de victimes, bien réelles, elles, croît d’heure en heure.

J’arrête ici la liste, mais je crois que vous saisissez l’idée générale : regardez par exemple la décontraction avec laquelle on nous balance le chiffre du nombre de voitures brûlées au Jour de l’An ; c’est un peu comme le bêtisier de fin d’année, c’est devenu une tradition qui ne semble plus inquiéter personne et dont on ne s’offusque que du 2 au 3 janvier, un peu, sur les réseaux sociaux (et encore, sans trop forcer pour éviter la censure discrète).

Une dérive qui dure depuis plus de 30 ans

Le constat est sans appel : la société orwellienne, composée pour moitié d’une surveillance d’État de tous par tous et pour moitié d’un contrôle social complètement perverti, cette société est déjà là et elle n’a pas été mise en place par la force, en écrasant la tête des hommes libres par la botte d’un militaire armé, mais plutôt par l’utilisation des médias, de l’éducation et la démission intellectuelle de tout un peuple qui a préféré les promesses faciles de lendemains qui chantent à l’âpre réalité.

En 1988, Jean Van Hamme faisait sortir une bande dessinée prémonitoire, « SOS Bonheur », que je vous recommande. Sa lecture, édifiante 30 ans plus tard, ne laisse aucun doute sur les dérives qui ont eu lieu. Mais le pompon est atteint lorsqu’on se fade la suite, la « Saison 2 », sortie récemment, scénarisée par Desberg : la lucidité des propos de Van Hamme contraste violemment avec les tonneaux de moraline que ce nouvel opus nous déverse d’une planche à l’autre, en pleine figure et sans semonce.

La dérive est presque complète. Ce pays est foutu.


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  • Excellent.
    La triste réalité est que notre problème principal ce ne sont pas des politiciens incompétents ou malfaisants. Ils ne sont que des conséquences d’une maladie profonde de notre civilisation. Une civilisation qui n’a guère d’objectifs nobles et qui a perdu le gout de l’effort ne peut accoucher que de dirigeants néfastes.

    • Surtout quand on voit la gauche qui prétendait défendre la laïcité, les femmes, le peuple, tourner sa veste et bafouer ses prétendues valeurs pour défendre les islamistes!

  • Je partage votre amertume.
    Il me semblait que « SOS Bonheur » dénonçait également une probable future technocratie, avec un ordinateur central dans lequel on peut vous faire disparaître.
    Mais à en regarder les liens statiques sur cette page, entre GAFAM (facebook, googletagservices, googletagmanager), suivi publicitaire (smartadserver), et journaux subventionnés par l’État (lepoint, leparisien, leprogres, francetvinfo), est-ce pourquoi je ne suis pas totalement convaincu par votre analyse de l’origine du problème ?

    Bon, Vous avez aussi cité fr.wikipedia …

    • Ne confondez pas entreprises privées et état. Les premières n’ont pas le droit à la coercition, c’est toute la différence.

      • Les entreprises trop grosses ont une coercitions de fait : « si vous ne me filez pas ceci ou cela, je n’investirai pas chez vous. » (même des petites entreprises, pour l’avoir vécu)
        La coercition n’est pas le monopole de l’état, cela a toujours été dans la nature humaine …

  • L’analyse est parfaitement pertinente! Il suffit de lire Le Figaro, journal qui était sérieux et relativement objectif, avec une belle devise! Supprimée de nos jours! Des articles bourrés de fautes, dont un tous les jours pour calomnier Trump! Le dernier en date: Trump est-il fou? Voila un bel exemple du ridicule d’un journal qui fut une tribune de Jean d’Ormesson!

    • Conséquence du libéralisme chéri par le Figaro: on prend les journalistes qui coûtent le moins cher parce que la seule logique qui prévaut est celle du profit, et on se retrouve avec des analphabètes (tout ça bien sûr en se gavant de subventions de l’État).

      • Si vous confondez libéralisme et chéris du Figaro, il y a un vice irrémédiable à la base de votre raisonnement.

        • Je parlais du libéralisme économique bien sûr. Le Figaro comme tout le monde le sait prône la dérégulation et le rétrécissement des prérogatives de l’État. Avez-vous déjà lu le Figaro?

          • Tout en se gavant de subventions. Bien sûr.

          • Ah, il y aurait des gens qui liraient le Gorafi et Le Démon ❓
            C’est fromage après une bonne fondue … :mrgreen:

          • Arrêter d’écrire des âneries, c’est pénible de vouloir faire comme les élèves de l’EdNat dépeints dans le billet.
            Si vous réfléchissiez deux secondes, vous comprendriez que le profit pour un journal (non subventionné) ne peut passer que par un lectorat qui paye rondement et donc des articles de qualité. Les articles médiocres du Fig sont avant tout la marque évidente de la subvention, bien étatique. Il faut un biais sacrément lourdingue pour y voir le libéralisme à l’oeuvre.

      • quels faits pour appuyer l’idée que le figaro est libéral?

        Je rappelle que beaucoup de gens partagent des principes libéraux mais que seuls les libéraux fondent leur philosophie sur un ensemble de libertés individuelles infrangibles.

        donc le figaro est libéral et c’est un fait..mais si je trouve un fait contraire à cette hypothèses?
        les faits sont têtus certes…mais pourquoi prendre un tel pseudo pour intervenir sur un article dont orwell est le pivot?

        Je ne suis pas libéral au passage..mais les libéraux sont « cohérents » à mon opinion.

    • Tout à fait d’accord avec vous. Le Figaro est de plus en plus décevant, et les articles critiques ne sont plus à l’ordre du jour. Il s’y installe insidieusement une complaisance vis-à-vis du gouvernement.

  • Superbe papier! Ce pays n’est plus une démocratie ou à minima une dictature molle. Pour moi la question est : « est ce que cette dictature molle (contrôle absolu des médias, PNF, justice, police, renseignement, hauts fonctionnaires aux ordres, présidents cac40 etc.) va laisser voter en conscience et librement les électeurs en 2022, sans manipulation et machination ? On peut en douter et il est probablement trop tard pour ce pays. Il suffit déjà de relire ce post complet sur comment Macron est arrivé au pouvoir en 2017 pour finir de s’en convaincre. http://www.boursorama.com/forum-politique-je-renonce-a-voter-macron-446522671-3

  • Je reste bouche bée devant tant d’incohérence intellectuelle. Quelle tristesse de voir Orwell se faire récupérer par tout le monde et n’importe qui. Orwell était un socialiste convaincu qui conchiait le libéralisme tout autant que le stalinisme.

    Quant aux « ligues de vertu » et à la « judiciarisation systématique de tout problème, ce légalisme en carton qui agite les petits flocons qu’on bouscule et qui n’en finit pas de créer toujours plus de victimes bidons quand le nombre de victimes, bien réelles, elles, croît d’heure en heure », c’est la conséquence directe de la neutralité axiologique du libéralisme: plus de bien, plus de mal, tout le monde a raison et tort à la fois, et chacun fait chier le voisin parce que la liberté de l’un empiète sur la liberté de l’autre, et que les seuls arbitres de la société tolérés par le libéralisme sont le Droit ou le Marché. Le libéralisme produit ainsi une société procédurière de concurrence des droits et libertés, et finit de manière ironique mais non moins hilarante par induire une inflation législative, pour organiser la guerre de tous contre tous.

    Vous ne comprenez même pas ce en quoi vous croyez, c’est à mourir de rire!

    • A priori c’est vous qui avez beaucoup de retard de compréhension, parler de libéralisme dans une société complètement anti-libérale au possible , c’est risible (je parle de la France la bien sur).

    • @LesFaitSont Têtus
      Bonjour et bonne année,
      « c’est la conséquence directe de la neutralité axiologique du libéralisme: plus de bien, plus de mal, tout le monde a raison et tort à la fois, et chacun fait chier le voisin parce que la liberté de l’un empiète sur la liberté de l’autre, et que les seuls arbitres de la société tolérés par le libéralisme sont le Droit ou le Marché. »
      Vous êtes à côté de la plaque. Un libéral ne fait pas chier son voisin. Il laisse son voisin faire et vivre sa vie tant que celle-ci n’empiète pas effectivement sur ses Droits. Il est normal qu’un voisin se plaigne de son voisin quand ce dernier « empiète » sur sa liberté.
      Pour rappel « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

      • D’accord et comment on fait si votre liberté empiète sur la mienne?
        A. On tire à pile ou face
        B. On règle ça par le droit

        • Vous parlez de votre liberté de décider comment nous spolier nous, les autres?

        • Je sens venir le sophisme de la liberté de tuer…
          ?
          Vous n’avez pas la liberté de violer la liberté d’un autre, gros bêta.

        • D’accord et comment on fait si votre liberté empiète sur la mienne?

          Et c’est vous qui prétendez distribuer des leçons de libéralisme, en montrant une méconnaissance abyssale de ses fondements dans le droit ?
          Bouffon.

          • @Chk
            Bonsoir et bonne année,
            Mea Culpa, pour ma part, je n’ai pas lu les livres de référence sur le sujet du libéralisme.

          • Toute idéologie ou utopie tend vers un monde idéal, et pour cela nécessite en amont une éducation exemplaire et vertueuse, ouverte aux autres. Manifestement, vous n’ y êtes pas, et puisque l’ insulte est très régulièrement ici votre seul ligne de défense, je suppose que vous avez fait un peu trop rapidement le tour de votre petite idéologie personnelle.

        • @LesFaitsSontTêtus
          « D’accord et comment on fait si votre liberté empiète sur la mienne? »
          Comme je l’ai dit plus haut, un libéral n’empiètera pas sur votre liberté, ni sur vos Droits.
          « Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
          « Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »
          « Art. 5. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. »
          « Art. 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, »
          « Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »
          Lorsqu’un individu empiète ou marche sur les Droits d’autrui, c’est à la Justice (indépendante en tant que Pouvoir) d’intervenir en appliquant le Droit.

          Quant à « l’inflation législative », elle est dûe uniquement à la volonté de tout contrôler de nos gouvernants depuis des siècles. du coup nous nous retrouvons avec 600.000 lois compilées dans 70 Codes (tels le Code de la route, le Code Civil, le Code Pénal, le Code des Impôts, etc…)
          Voici comment l’Education Nationale décrit le Droit : « Le droit est l’ensemble des lois qui organisent et encadrent la vie quotidienne. »
          Je ne mets pas en cause l’enseignant, mais la sphère bien au-delà qui dicte quasiment le contenu des cours.

          Quelle serait votre solution sans le Droit ni le Marché pour régler les différends entre personnes ?

    • Au fait pour vous du coup la suisse ca doit être un pays horrible non ? quelle infamie un pays ou les gens sont presque libre de faire ce qu’il veulent , ou il n’y a pas de code du travail ni de salaire minimum, quasi pas de chomage non plus (tient une corrélation peut-être) , on demande même leur avis au gens avec des référendum, ca c’est honteux.
      Certes aucun pays ne peut être parfait, mais à mon avis beaucoup de gens préférerai avoir le niveau de vie suisse que le notre.

      • La Suisse est le pays où les gens dénoncent les voisins, ceux qui ne respectent les règles. Essayer de vous garer dans un endroit interdit ou de dépasser le temps accordé, 5 minutes plus tard, la policez vous verbalise grâce à la dénonciation d’un riverain.

    • @LesFaitsSontTêtus

      J’ai l’impression de voir un profil cherchant à manipuler les gens pour qu’ils s’unissent et réagissent ensemble. Ma foi, si cela permet aux libéraux de se mettre d’accord entre eux, pourquoi pas… Mais cela ressemblerait, alors, à une manipulation des passions comparable à notre régime actuel, alors que je préférerai une réflexion raisonnée et logique propre au libéralisme.

  • C’est où, la France ?

  • Très bon texte, hélas, mille fois hélas …

  • Quand on prend un peu de hauteur sur la situation dans laquelle se trouve notre pays, on ne peut qu’en tirer un constat aussi effrayant. Et il m’est d’avis que c’est justement le moment, plus que jamais si l’on veut sortir de ce fléau étatiste, de promouvoir le libéralisme. Il faut que les gens comprennent que la cause du problème, c’est un Etat omnipotent qui occupe un peu plus chaque jour une plus grande place dans notre quotidien, sous toutes ses formes, et qui a tout intérêt à travestir cette doctrine de la liberté sur la scène politique et médiatique.

  • « Ce n’est pas le concours qu’on brade, c’est le métier. Cela irait mieux s’il y avait de meilleurs salaires, une meilleure reconnaissance.

    Tragique inversion de la cause et de la conséquence. En toute honnêteté, le niveau général de l’instruction n’est pas bas parce que les salaires des enseignants sont faibles, mais plutôt l’inverse : plus personne ne prend la peine de payer cher, d’argent ou de reconnaissance, un corps professoral qui affiche une baisse de niveau général de plus en plus marquée et dont la fonction sert, pour un nombre croissant, de simple voie de garage rémunérée pour éviter le chômage. »
    Cher H16, je vous ai connu plus fin… Pourquoi relayer ce discours « d’enseignants nuls, qui n enseignent plus l orthographe et qui font leur travail sans intérêt » ? Alors que vous le dites vous même après : toute la société baisse les bras sur l’orthographe.
    Les enseignants font ce qu’ils peuvent, entre une société qui part en vrille (plus beaucoup de vraies valeurs collectives), des parents d’élèves dépassés, des représentants politiques médiocres, des ministres de l’Education Nationale dogmatiques et incompétents qui imposent chacun leur tour leur réforme absurde, des journalistes qui ne savent n’y écrire, ni analyser des faits…
    Les enseignants français, méprisés par leur hiérarchie, sont très sensiblement moins payés que ceux des autres pays de l’OCDE, et pourtant, je peux vous assurer que dans leur grande majorité, ils restent motivés par ce qu’ils font.

    • @claire
      Bonsoir et bonne année,
      Je suis d’accord avec vous quant à la motivation des profs. Le sytème malheureusement n’est pas fait pour les garder stimulés. J’ajouterais à votre commentaire que même pour le concours d’entrée à l’E.N.A, le niveau d’orthographe a été allègé. La moyenne du concours d’entrée était de 9/20 l’année dernière. Certes, c’est une « grande » école… qui sélectionne.
      Pour être reçu à l’écrit du C.A.P.E.S il faut atteindre la moyenne de 6/20.
      Le manuel de français « De fleurs et d’encre » compte des fautes d’orthographe.
      La société ne baisse pas les bras seulement sur l’orthographe : elle baisse les bras sur l’éducation, le savoir-vivre et le respect, bien qu’on nous en rabatte les oreilles.

      • Ce ne sont pas les enseignants, qu’il faut accuser, mais l’influence et l’importance donnée à leurs syndicats.

        • @Gada
          Bonsoir et bonne année,
          Ce n’est pas les profs que j’accuse, ceux avec lesquels j’ai travaillé et ceux avec lesquels je travaille sont soucieux des élèves, mais se rendent compte de la baisse de niveau. Ils n’ont pas les outils pour y remédier.

      • Edit
        Le manuel se nomme « Fleurs d’encre »

    • devant qui un enseignant est il responsable? par qui est il renvoyable?
      metier sans âme véritable ..

  • Par expérience , en cas de conflit de voisinage ayez
    des relations de hautes ça se règle rapide éventuellement avec salut
    ou de l’ argent pour la procédure constats etc….
    Sinon il vous restera votre ténacité , un peu de courage pour chopper quelques blessures on vous conseillera le médiateur qui peut faire son job à l’ envers le merdiateur donc , c’ est du vécu .
    Maintenant si vous souhaitez voir un autre ex il y a Muille vilette dans le 80 ces chers nazes et leurs merveilleux aboiements de chien
    MORILLE Alain

  • Je suis de plus en plus convaincu qu’h16 a plus d’un Tourre dans son sac !

  • Vivant aux USA depuis 10 ans et observant les changements ici et en Europe (je suis Belge), je suis assez d’accord et je trouve que dans le cas de la France, l’élection de Macron a accéléré le phénomène, le tout dans l’indifférence générale. Je trouve intéressant de voir tout le monde (pas seulement la presse mais aussi mes contacts en Belgique et en France) aboyer contre Trump alors que depuis son arrivée au pouvoir, c’est une marche arriére massive de ce phénomène Orwellien que j’observe. Tout le monde aboie mais tout ce qui se met en place est un accroissement des libertés et un coup de pied dans la fourmilière de ce « politiquement correct » étouffant (polémiques à deux balles, réchauffement climatique, racisme utilisé pour tout et n’importe quoi). La presse ne cesse de montrer son visage le plus laid pour discréditer Trump et ses électeurs à tout prix et il semble que tout ce qu’ils essaient se retourne contre eux car de moins en moins de gens ici les écoutes, il suffit de voir le nombre de personnes qui refusent de regarder CNN ici.

    • @Cédric V
      Bonsoir et bonne année
      Trump n’était pas le candidat chouchou des médias européens, et surtout pas des médias français.
      La France et l’U.E sont d’obédience socialiste : elles ne pouvaient supporter Trump, riche homme d’affaires, et ont mal vécu sa victoire face à H. Clinton.

  • J’aime bien le style de h16 : c’est le maire de Champignac relevé d’un zeste d’argot archaïque.

    Quant au fond j’attribuerais une plus grande responsabilité aux media – télévision, cinéma, musiquettes, magazines, publicité – dans la débâcle.

    Ce qui nous ramène nettement plus de 30 ans en arrière.

  • Les commentaires sont fermés.

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