En luttant contre les inégalités, c’est la liberté qu’on assassine !

Les écarts de richesse ne sont pas un problème et prétendre vouloir les réduire est immoral.

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En luttant contre les inégalités, c’est la liberté qu’on assassine !

Publié le 5 janvier 2018
- A +

Par Jay Owen, depuis les États-Unis
Un article de la Foundation for Economic Education

Ces derniers temps, il y a un regain d’intérêt pour la question des inégalités de richesse. USA Today, CNN et l’Urban Institute ont récemment publié des articles sur les écarts de richesse. Après avoir informé que les inégalités mondiales se sont stabilisées, le New York Times s’est empressé d’affirmer :

Mais voici la mauvaise nouvelle : le répit sera probablement de courte durée.

La condamnation des écarts de richesses n’est rien d’autre qu’une attaque contre les libertés individuelles et les marchés libres.

La moralité des marchés libres

Les êtres humains sont complexes, et la compréhension de cette complexité nécessite de tenir compte de toutes les attentes et de tous les besoins que nous avons. L’universalité des attentes et des besoins généraux à satisfaire est évidente ; de même que la complexité pour les satisfaire. En général, les humains veulent ou ont besoin d’un logement, mais avez-vous déjà vu deux maisons identiques ? Avec la même esthétique, intérieure et extérieure ?

Et que pensez-vous des musiques jouées sur les webradios ? La complexité de nos désirs, jusqu’à la musique que nous écoutons, est mieux comblée par un système qui permet l’échange mutuellement bénéfique entre ceux qui créent de la musique et ceux qui veulent de la musique. L’échange profite aux deux parties. Tandis que l’une des parties jouit du produit, l’autre génère des revenus qui peuvent se transformer en richesse. Lorsque la musique d’un musicien en particulier satisfait davantage les attentes des personnes, ses revenus augmentent à mesure qu’un profit (les recettes excédant les dépenses) est réalisé et qu’une richesse (l’accumulation d’actifs) est créée.

Le marché est un mécanisme qui récompense ceux qui répondent aux besoins des autres. Ceux qui y répondent le mieux sont rémunérés en conséquence et créent de la richesse plus rapidement que les autres. Ainsi, un fossé se crée entre ceux qui répondent de façon remarquable aux besoins et aux désirs des autres et ceux qui ne le font pas. Aussi étrange que cela puisse paraître, la chanteuse Taylor Swift est mieux récompensée que les Avett Brothers et a accumulé plus de richesse. Elle a creusé un écart de richesse.

L’immoralité de la lutte contre les inégalités

Les critiques des inégalités de richesse portent un jugement moral en estimant qu’un individu ou un groupe a davantage de mérite, sans se préoccuper de savoir qui satisfait le mieux les attentes, les besoins et les désirs des autres. Telles personnes, telles entreprises ou telles activités méritent davantage de richesse parce qu’elles ont davantage de mérite. Les Avett Brothers méritent davantage parce que leur musique est plus authentique que celle de Taylor Swift, et l’écart de richesse devrait être réduit. Le début de l’État totalitaire trouve ses racines dans ce passage d’un marché libre à un marché planifié.

La liberté de l’individu de créer et de maintenir sa richesse est soumise au résultat d’égalisation des richesses que les autorités déterminent pour le reste de la population. Tout d’abord en prenant à ceux qui créent la richesse (Taylor Swift) en satisfaisant les besoins des autres d’une façon remarquable pour la redistribuer à ceux qui ne le font pas (The Avett Brothers). Mais aussi en empêchant l’individu de participer totalement au marché.

L’écart de richesse pose-t-il vraiment problème ?

L’écart de richesse n’est pas un souci. Ce n’est que le produit des individus qui exercent leur liberté en vue de poursuivre les intérêts qui leur procurent davantage de satisfaction : soit en produisant des biens et des services pour autrui, soit en consommant ce que les autres produisent. Ceux qui rendent beaucoup de service accumulent des richesses.

Il y a un problème lorsqu’il n’y a plus d’écart de richesse. Par divers moyens de redistribution des richesses, les autorités tentent d’égaliser les revenus et créent par maladresse une classe défavorisée permanente. En outre, la réduction des richesses par la confiscation des biens personnels réduit l’incitation à répondre aux besoins des autres. Moins de biens et de services sont produits et moins de richesse est créée. Finalement, une spirale fatale se produit et nous y perdons tous.

La satisfaction des attentes, des besoins et des désirs et la création de richesses profitent à tous, en particulier aux pauvres. L’écart existe toujours, mais le niveau de vie des pauvres s’est considérablement accru. Ce qui était autrefois considéré comme du luxe, accessible uniquement aux riches, est devenu quelque chose d’ordinaire, même pour les « pauvres ». Réfrigérateurs, climatiseurs, automobiles, téléphones, ordinateurs, lave-linges et sèche-linges sont devenus monnaie courante. Pourquoi ? Parce que les professionnels et les créatifs ont eu la liberté de répondre aux besoins du plus grand nombre, élevant ainsi le niveau de vie de tous : les consommateurs ont comblé leurs besoins et les producteurs ont créé de la richesse.


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

Voir les commentaires (14)

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  • Le titre devrait inclure le fait que les inégalités contre quelles ont ne doit pas lutter sont celles qui ont été crées sans « injustice »…
    Une fois établi que les inégalités de richesses ne sont pas nécessairement une preuve d’injustice , c’est à ceux qui veulent les réduire d’expliquer ce qu’il y a de juste à les réduire.

    Au coeur de l’esprit humain il y a la nécessité de survire…et la force…on prend aux riches quand on peut le faire. On trouve les justifications ensuite.
    Les libéraux sont très cohérents mais se trompent sur la nature humaine.

    Les pauvres prendront l’argent des riches, non pas parce que c’est juste mais par ce que c’est leur interet et qu’ils peuvent le faire.

    • même si c’est un interet à court terme.

    • La nature humaine n est pas vraiment le problème et elle est ce qu elle est.
      Un libéral ne s occupera pas de la changer.
      Le libéral s occupe des inégalités injustes càd de celles qui résultent du vol ou de la coercition. Il s occupe de l égalité en droit et basta.
      Ensuite je suis d’accord avec vous, l’envie, la jalousie sont dans la nature humaine et ne concernent pas que les pauvres, loin de la.
      C est pourquoi seul la loi qui protège les droits de la personne et le droit de propriété est légitime. Le droit positif qui consiste à redistribuer dans tout les sens posent bien plus de question que l envie ou la jalousie des pauvres. De toute façons que puis je y faire ?
      Le libéralisme est une philosophie du droit, pas que un moyen de payer moins d impôts.

    • La difficulté est de définir ce qui est juste…
      Votre affirmation est dès lors tautologique.
      Pour faire simple, ce qui est juste est ce qui est tenu pour tel parce que partagé dans un deal (échange ou contrat) entre personnes libres et responsables. Ni plus, ni moins !
      Dès lors où certains veulent imposer leurs idées de ce qui est juste, on est sur la pente glissante du totalitarisme. Dans une société souveraine (je n’aime pas trop le terme de démocratique car on confond le plus souvent la démocratie et le système de vote qui n’en est qu’une condition nécessaire, pas suffisante), la loi (et d’abord la constitution qui est l’expression de notre identité communautaire, définie par nos valeurs partagées) souveraine encadre les échanges entre les personnes (physiques et morales).
      Mais la loi ne saurait avoir été imposée par le haut…

  • Je ne suis pas particulièrement libertarien, mais dans cette philosophie, l’accès à l’école doit-il être garanti?
    C’est selon moi une source d’inégalité qui mérite d’être comblée…

    • Vous partez du postulat que l’école permet de réduire les inégalités. Allez donc consulter les résultats des études PISA pour constater que l’école française a non seulement des performances très médiocres, mais en plus elle l’une des écoles les plus inégalitaires de l’OCDE.

      Les Français auront fait un grand pas quand ils cesseront de s’inquiéter des « inégalités » pour se pencher sur les vrais problèmes.

      • Votre dernière phrase est collector! Elle devrait tourner en boucle.

      • @Raphaël
        Bonjour et bonne année,
        « … consulter les résultats des études PISA pour constater que l’école française a non seulement des performances très médiocres, mais en plus elle l’une des écoles les plus inégalitaires de l’OCDE. »
        Au sein même des établissements scolaires il est tenté d’inculquer le respect de règles, « l’égalité » et la « solidarité. Tout cela tombe à l’eau dès qu’un élève un peu difficile, au comportement perturbateur, est dans une classe, il est demandé aux autres élèves de le « comprendre » et de le tolérer, mais de ne surtout pas agir de la même façon. Les enseignants même sont plus enclin à être plus flex’ avec lui pour ne pas se voir accusés de l’avoir dans le colimateur et de s’acharner contre lui. Du coup, ces élèves doivent le subir. Où est l’égalité la-dedans ?
        Le leitmotiv lancinant de l’Ednat’ est : « Pour être libres, soyons d’abord égaux. » ou la variante : « Nous sommes libres parce que nous sommes égaux. »
        L’école en général existe pour instruire, par pour éduquer. Or sa tendance est plus l’éducation.

    • non.
      ça n’est une source d’inégalité que parce les individus en ont décidé ainsi et particulièrement les plus pauvres. La valeur d’un diplompe est totalement virtuelle.

  • N’oublions pas que le but des polytocards n’est pas de résoudre les problèmes, mais de feindre de le faire tout en les augmentant. Si le premier pas à réussi, le second va très certainement lui aussi réussir.
    Ce qui permet à cette clique de s’enrichir sur le dos de ses concitoyens sans fournir d’effort économique, tout en éliminant des concurrents qui eux feraient cet effort économique.
    Finalement, le but du socialisme, c’est d’empêcher l’autre d’entreprendre, sous prétexte d’égalité. Tu as une plus belle brosse à dent que moi ❓ Je te la confisque. Comme plus personne n’entreprend, à la fin l’égalité est parfaite, et tout le monde est heureux… dans sa misère. Seul problème, pour en arriver la, il faut utiliser de la violence immorale. Quitte à encenser des tueurs du genre du Che en les transformant en poètes…

  • Je vais plus loin..il faut aider ceux qui réussissent…cela coûte moins cher que d’aider les losers. après la redistribution, c’est une autre histoire….

  • « L’égalité est la pire des injustices »
    (~Frères Goncourt)

  • Bonjour et « Bonne Année ».
    QVOS PERDERE VVLT IVPITER DEMENTAT
    Malheureusement, ce site autorise un déferlement de certitudes absolues et souvent vociférantes où nulle objection n’est tolérée, les injures extrêmes fusent avec l’étrange assentiment du soi-disant « Modérateur ».

    Je m’en étonne d’autant plus, qu’ayant longuement fréquenté, et suivi les précieux conseils d’un éminent Gérard Gobitz, Conseil en Relations d’entreprise, à partir de 1967, je m’attendais à beaucoup plus d’humanisme de la part d’un porteur du même nom. Et en plus il me demande de l’argent?!!

    Avant d’asséner des doctrines économiques, forcément contingentes c’est-à-dire applicables à certaines époques, situations, mais pas à toutes, il n’est pas nécessairement stupide d’apprendre à VIVRE ENSEMBLE sans s’acharner à détruire avec acrimonie sur ceux qui ont peut-être un vécu leur inspirant d’autres espoirs, non???

    Que direz-vous aux peuples colonisés par ruse et par violence?
    « C’est bien fait pour vous!! »
    « Fallait pas naître en pays riche avant d’être ingénieurs et bien armés »
    « Fallait pas succomber aux maladies qu’on vous refilait »
    « Taisez-vous, idiots, et suivez la logique du Marché international »
    « Quelle IMMORALITE de vouloir récupérer votre propre richesse!!! »

    Il y a même des gens qui sourient, quand des membres du Ku Klux Klan déclarent à la Télévision (masqués) que les S.S. étaient la renaissance de la Chevalerie au XX° Siècle. Et ça ne vous étonne pas qu’il y ait la GUERRE un peu partout?

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