L’Indien, une figure ambivalente du western (1)

La peinture plutôt négative que le cinéma a faite de l’Indien se modifie dans les années 50 avec des westerns pro-Indiens. Panorama du genre.

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Capture d'écran de Broken Arrow

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L’Indien, une figure ambivalente du western (1)

Publié le 17 décembre 2017
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Par Gérard-Michel Thermeau.

Si le terme amérindien ou Native American s’est imposé pour désigner les populations occupant l’actuel territoire des États-Unis avant l’arrivée de l’homme blanc, dans le western, le « sauvage » est l’Indien. Dans sa marche vers l’ouest pour faire reculer la frontière, le pionnier se heurte sans cesse aux Indiens.

Pour les enfants pendant des décennies, le western était un genre mettant en scène des « cowboys » et des « indiens ». Pour les adultes, le western présente la conquête d’un espace, conquête qui passe par la disparition de peuples et de modes de vie. Dans l’accomplissement de la Destinée Manifeste, l’Indien est la victime. Bon ou mauvais, il est voué à s’effacer.

Obstacle à la marche irrésistible de la civilisation, l’Indien est-il montré comme un sauvage féroce et assoiffé de sang ? On attribue au général Sheridan la formule : « Un bon Indien est un Indien mort ». Il aurait plus exactement déclaré : « Les seuls bons Indiens que je connaisse sont morts ».

Les années 50 voient pourtant l’essor d’un grand nombre de films pro-Indiens dans le sillage de La Flèche brisée de Delmer Daves. Ces westerns seraient en rupture avec une peinture négative dominante dans les années 30 et 40. Qu’en est-il exactement ?

La flèche brisée : enfin Delmer Daves vint ?

La Flèche brisée (Broken Arrow) a été un film événement en 1950. Le film, comme la plupart des bons westerns, repose sur des faits historiques. Au lendemain de la guerre civile, Tom Jeffords (James Stewart) devenu responsable des postes de l’Arizona cherche à joindre le chef Cochise (Jeff Chandler) pour assurer la sécurité des courriers. Une relation amicale s’établit entre les deux hommes. Un traité négocié par le général Howard va permettre aux Apaches Chiricahuas d’obtenir un territoire garanti par le gouvernement américain.

Une idylle amoureuse se noue parallèlement entre Jeffords et une jeune Apache, Sonseehray (Debra Paget). Cette relation débouche sur un mariage mais la jeune femme est victime des Blancs. Ce rapprochement suscite en effet bien des oppositions. Les Blancs de Tucson voient dans les Indiens des sauvages sanguinaires. Au sein de son peuple, Cochise se heurte à l’hostilité d’un Geronimo.

Delmer Daves, qui connaissait bien les Pueblos et les Apaches, s’attache à montrer le mode de vie et les rites de la communauté apache. Le point de vue vise ainsi à faire de l’Apache un être humain aux yeux du spectateur. Mais il montre aussi la supériorité de la « civilisation ». En brisant la flèche pour accepter le traité, Cochise renonce au « langage des flèches » au profit du « langage des papiers » pour reprendre l’analyse de Philippe Sabot.

Le succès du film va susciter une véritable mode dans les années 50.

La trilogie de Cochise

Une trilogie de Cochise se constitue avec Au mépris des lois (Battle at Apache Pass) de Sherman (1952) puis Taza, son of Cochise de Douglas Sirk (1954, tourné en 3 D). Apache Pass se situe une dizaine d’année avant Broken Arrow, au début de la Guerre Civile, tandis que Taza s’ouvre sur la mort de Cochise en 1875, avec une brève apparition de Jeff Chandler non crédité au générique.

Apache Pass démarque sans vergogne Fort Apache de John Ford dans plusieurs séquences. Néanmoins la mise en scène de Sherman utilise bien les décors naturels, notamment dans la bataille qui donne son titre au film. Le film s’inspire de l’affaire Bascom qui a déclenché une guerre de 25 ans entre Apaches et Américains.

Cet officier avait arrêté Cochise le 5 février 1861 à la suite de l’enlèvement d’un jeune garçon. Le chef apache réussit à s’évader et les otages pris de part et d’autre (dont le frère et les neveux de Cochise) sont exécutés. La scène ne manque pas d’intensité dans le film. L’otage blanc est entraîné et meurt hors champ, les Indiens sont pendus mais on ne voit que l’ombre des corps oscillant dans le vide.

Les 15 et 16 juillet 1862, et non quelques jours après comme peut le faire penser le film, a lieu un affrontement lié à l’origine à la Guerre Civile. Une colonne de l’armée nordiste s’apprêtait à passer d’Arizona au Nouveau-Mexique pour éliminer toute présence confédérée. Une avant-garde, composée essentiellement de fantassins avec quelques cavaliers et deux pièces d’artillerie avec chariots et train de mules est attaquée dans Apache Pass par 500 guerriers apaches. Dans le film, seule la cavalerie joue un rôle. Mais les canons des Blancs montrent leur supériorité technique et effraient les Apaches.

Si Apache Pass s’appuyait sur des faits historiques, Taza est beaucoup plus fantaisiste et reprend le schéma des films précédents. Le fils de Cochise tente de maintenir la paix et se heurte à Geronimo mais aussi à son propre frère, Naiche. Néanmoins, avec le temps, la situation des Apaches s’est dégradée. Ils sont désormais contraints de vivre dans la réserve de San Carlos et de dépendre de l’assistanat des Blancs. La mise en scène de Sirk et l’interprétation de Rock Hudson et Barbara Rush sauvent néanmoins le film de la banalité.

Les westerns pro-indiens de Universal

Broken Arrow a inspiré d’autres films dont de nombreux westerns Universal dirigé par George Sherman. L’assez médiocre Comanche Territory (1950), série B poussive située à une époque plus ancienne, où Jim Bowie, égaré à l’Ouest et joué par l’insignifiant Macdonald Carey, s’efforce de maintenir la paix entre Blancs et Indiens en dépit des machinations d’un Blanc perfide.

Le même réalisateur récidive avec le tout aussi peu exaltant Comanche (1956) où Quanah Parker en sage leader, l’éclaireur Jim Read, le général Miles et Nuage Noir remplissent la même fonction dramatique que Cochise, Tom Jeffords, Howard et Geronimo dans Broken Arrow. Le format scope et quelques scènes de combat rachètent mal une interprétation très fade et une reconstitution approximative. Le poupin Ken Smith avec sa coiffure de bison bat tous les records de ridicule.

Tomahawk est plus inspiré, en raison aussi d’une interprétation plus convaincante : Jim Bridger (Van Heflin) cherche à venger le meurtre de son épouse cheyenne et de son enfant lors du massacre de Sand Creek. Il tente aussi de maintenir la paix entre les Sioux de Nuage Rouge et la cavalerie au moment de la mise en place de la piste Bozeman suite au traité de Laramie. Le début du film donne à entendre le point de vue des Indiens : Bridger rappelle tous les traités signés et bafoués par les Blancs refoulant chaque fois les Indiens plus à l’Ouest. Le chef Nuage Rouge y est exceptionnellement interprété par un acteur amérindien (John War Eagle).

Des biopics mettant en scène des chefs indiens

Dans cette veine pro-Indienne, plusieurs chefs historiques vont faire l’objet de biopics. Dans Conquest of Cochise (1953), John Hodiak reprend le rôle de Chandler. Cochise y apparaît comme un chef soucieux de paix mais qui souligne combien la volonté du peuple peut être plus forte que la volonté de son chef.

L’infatigable George Sherman s’attelle à un Crazy Horse (1955) avec Victor Mature. Little Big Horn est écarté au profit des succès remportés par le chef sioux contre Fetterman (reprenant une séquence de Tomahawk) et Crook (sur les bords de la Rosebud).

Sitting Bull de Sidney Salkow (1954), médiocre production indépendante, repose sur l’opposition entre le sage et pacifique leader (J. Caroll Naish) et un Crazy Horse (Iron Eyes Cody) belliciste. Dans une séquence ahurissante, le président Grant vient en personne dans l’Ouest pour discuter la paix avec Sitting Bull.

La transformation de l’image de l’Indien avec Geronimo

Même Geronimo, longtemps figure de l’Indien aussi sanguinaire qu’habile, voit son image se transformer. Le ton change dès 1952 avec Les derniers jours de la nation apache (Indian Uprising) de Ray Nazarro, où les Apaches sont montrés comme victime de l’avidité des Blancs : on y voit le premier Geronimo sympathique1.

En 1962, avec Geronimo d’Arnold Laven, le chef est vraiment le héros de l’histoire mais il est interprété par Chuck Connors, confirmant l’obstination des producteurs à confier les rôles d’Indiens à des acteurs aux yeux bleus : il est vrai que le petit budget de ce western de série ne devait pas permettre d’acheter des lentilles.

Chuck Connors Geronimo aux yeux clairs by lapoinsettia(CC BY 2.0)

Remarquablement peu manichéen, le film présente un conflit de deux mondes antagonistes où chacun a ses raisons. Il met en lumière, quoique de façon assez fantaisiste, la fameuse guerre menée par Geronimo avec une poignée de guerriers où il mit en échec le général Crook.

Un schéma sans cesse répété

Le médiocre Brave Warrior (1952) de Spencer Gordon Bennet se situe en Indiana au moment de la guerre de 1812, les Shawnees étant sollicités par les Britanniques et les Américains se disputant le territoire. Le chef Shawnee, Tecumseh2 s’efforce de préserver la paix avec le gouverneur Harrison qui siège à Vincennes.

Le chef propose de faire appel à Steve Ruddel, agent du président Madison qui s’efforce de mettre hors d’état de nuire les agents britanniques : le film, très vaguement inspiré d’événements historiques, reprend le schéma classique du Blanc dévoué à la paix en dépit des manœuvres de méchants Anglais et Indiens. Le propre frère du chef, le « prophète », est borgne pour que sa vilenie ne fasse aucun doute. Tecumseh est partisan des États-Unis et de l’assimilation des Indiens mais il aime en vain l’héroïne qui lui préfère le fade Ruddel. La bataille de Tippecanoe est filmée avec l’habituelle désinvolture du cinéma pour les événements historiques.

Amitiés entre Indiens et Blancs

D’autres westerns développent une image positive des Indiens et insistent sur des relations d’amitié entre Blancs et Rouges. Dans New Mexico (1951) de Irving Reis, le capitaine Hunt (Lew Ayres) s’efforce d’empêcher la guerre d’éclater. Le chef Acona (Ted de Corsia) est poussé au conflit par les intrigues d’un colonel corrompu et d’un juge ambitieux.

Battles of Chief Pontiac (1952) de Felix E. Feist, petite production, où l’éclaireur Kent McIntire (Lex Barker) noue amitié avec le chef des Ottawa (Lon Chaney Jr) et s’efforce de déjouer les ambitions d’un officier hessois, le colonel von Weber3 au service de la couronne d’Angleterre. Dans ce film, très inspiré des romans de Fenimore Cooper, les Indiens sont traités avec beaucoup de respect.

Le film utilise l’incident des couvertures infectées de variole, une idée émise par un général britannique pour se débarrasser des Delaware à Fort Pitt. Elle est ici attribuée au sinistre Teuton et transposée aux Ottawa de Fort Detroit. Les Indiens en couvrent von Weber qui attrape la petite vérole. Si les « tuniques rouges » doivent se résigner à négocier la paix, Pontiac dans un discours prophétique, pressent la disparition future de son peuple.

Diables rouges et Indiens christianisés

L’étrange Pillars of the Sky (Les piliers du ciel) de George Marshall (1956), souffre d’un scénario inégal avec un triangle amoureux qui n’ajoute rien à l’histoire mais plombe la narration. Il met en scène un missionnaire médecin Joseph Holden (Ward Bond) et un sergent Emmet Bell (Jeff Chandler), qui vivent en paix avec les tribus évangélisées (Cœurs d’Alène, Nez percés). Le gouvernement leur a concédé les terres au nord de la Snake River sur le territoire de l’Oregon. Le film bénéficie des beaux extérieurs de la région.

S’appuyant sur un article du traité signé, l’armée a décidé de construire une piste à l’intérieur de la réserve. Cette intrusion est mise à profit par Kamiakin (Michael Ansara) qui a rejeté son nom chrétien et prétend revenir aux traditions de ses ancêtres. Un des éclaireurs Indiens, Timothy (Sidney Chaplin) fait remarquer que les Indiens dépendent désormais des Blancs pour le bien comme pour le mal et qu’il ne verra pas les hommes blancs et rouges vivre côte à côte de son vivant.

La colonne du colonel ingénieur Stedlow (Willis Bouchey) est décimée et n’est sauvée de l’extermination que par le sacrifice du pasteur Holden. Blancs et Indiens se réconcilient au pied de sa dépouille. L’image de Native Americans s’agenouillant dans une église pour prier rompt de façon intéressante avec le cliché du « diable rouge ».

Un message pessimiste

Le Géant du Grand Nord (Yellowstone Kelly) de Gordon Douglas (1959) met en scène Luther S. Kelly (1849-1928) éclaireur de l’armée, trappeur et guide pour des missions d’exploration de la vallée de la Yellowstone4.

Le film s’inscrit dans la descendance antiraciste de La Flèche brisée mais souffre d’une interprétation un peu pâle. Kelly a sauvé autrefois la vie de Gall (John Russell), devenu chef sioux mais il se heurte au bellicisme du jeune neveu de ce dernier, Sayapi (Ray Danton).

L’affrontement est provoqué par un major trop ambitieux prêt à briser le traité signé. Les Indiens sont imprévisibles, même pour eux-mêmes, déclare Kelly. Le Sioux est comme un animal sauvage qu’on ne peut apprivoiser : il tombe malade, meurt ou tente de s’enfuir. « Cette terre ne sourit plus à ton peuple » déclare Kelly à Gall. Le combat des Indiens est inutile : quoiqu’ils fassent, ils vont perdre leurs terres.

C’est le même message pessimiste qui imprègne Plume Blanche (White Feather) de Robert D. Webb (1955), western un peu languissant et presque dépourvu d’action, sur un scénario de Delmer Daves, qui se situe au Wyoming en 1877. Il reprend la thématique de l’amitié entre un Blanc et un Indien et d’une relation amoureuse inter-raciale.

Mais le ton a changé. Le temps des Cheyennes est passé, constate mélancolique le chef Broken Hand (Eduard Franz) qui finit par signer le traité qui déporte les Indiens des Plaines (Sioux, Arapahos, Crows, Cheyennes) vers le Sud. Ne pouvant l’accepter, le fils du chef Little Dog (Jeffrey Hunter), avec son ami American Horse, défie la cavalerie. Les deux jeunes guerriers se font tuer en chargeant seuls tout un régiment. Le géomètre Tanner (Robert Wagner) se livre à des rites funéraires pour son ami Little Dog, symbole de la disparition annoncée des Indiens.

Mais tous ces films des années 50 et du début des années 60 ne présentent pas une image si nouvelle que cela. En réalité, l’image de l’Indien n’a jamais cessé d’être ambivalente. Ce que nous verrons dans un prochain article.

  1. Miguel Inclan, interprète de Cochise dans Fort Apache
  2. Jay Silverheels, authentique Indien du Canada, abonné au rôle de chef indien et connu pour le rôle de Tonto de The Lone Ranger
  3. Berry Kroeger, habitué aux rôles de nazi.
  4. Il a laissé des mémoires et son nom à une montagne du Montana.
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  • Bonjour,
    Tout cela est vrai, terriblement triste, et difficile à comprendre si l’on oublie qu’à cet époque les u.s.a. servaient carrément de vide-ordures à tous les bagnes et prisons, maisons de « rééducation » de l’Europe entière, qui se débarrassaient des anarchistes, escrocs, conspirateurs, criminels-de-sang de toutes sortes. Lesquels, contrairement à la £égion Etrangère, ne se voyaient contraints à aucune surveillance ni discipline dans leur nouvelle vie.
    Quant à parler de Code d’Honneur, ou de nouvelle virginité, ça alors, quelle rigolade!!!!!
    Au contraire, les plus entreprenants imposaient leur prétendue « Justice » ((le goudron et les plumes….)) pour mieux s’arnaquer les uns les autres. Et les erreurs-judiciaires ne servaient qu’à faire des chansons ((« Hang down your head, Tom Dula, hang down your head and cry, poor boy, you’re going to die… »)).
    Parfois les formes étaient moins violentes, telle la fameuse « donne du Mississippi » qui permettait de dévaliser ouvertement les nouveaux immigrants attirés par les jeux de cartes. De toutes façons, la philosophie générale est restée frappée comme une devise inoubliable, « Catch as catch can ».

    • Certes, mais il y avait surtout des gens fuyant la misère, les irlandais la famine, ou les violences tels les juifs. En fait la conquête de l’ouest ne fut pas le fait des américains, déjà installés dans l’est, mais celle des immigrés européens en quête de terres.

      • Bonsoir,
        C’est une divine surprise, voilà pour une fois que sommes (forcément) d’accord!!!!!
        Le torrent a charrié le pire, mais aussi le meilleur car il fallait un sacré cran pour émigrer, fauché, quand aucun retour à leurs pays d’origine n’était donc prévisible…..
        Malheureusement, ça n’est pas entièrement terminé. Les Fulgencio Batista, Nguyễn Cao Kỳ, Carlos Menem, et autres Ferdinand Marcos, « réfugiés » avec leurs millions de millions détournés, pin-ups et voitures de course, ne sont pas toujours les « invités » que chacun aimerait recevoir chez soi.

        • @ Hugo :

          on voit la paille dans l’oeil du voisin, jamais la poutre dans le sien (Jésus). Côté accueil des dictateurs et gens malhonnêtes, la France est le pays champion du monde !!!

          « le torrent a charrié le pire » ??? des preuves, des études des démonstrations ? juste de l’antiaméricanisme de base…

    • @Hugo :

      L’immense majorité des migrants européens (pour ne pas dire la totalité) étaient simplement de pauvres gens fuyant la misère, la guerre et la dictature des pays européens.

      L’antiaméricanisme aveugle bien des gens !!!

  • – J’ajouterais que les USA ont été en guerre 93% du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c’est à dire 222 des 239 années de leur existence et en paix que 21 ans depuis sa création en 1776 en comptant jusqu’à 2015 :
    http://reseauinternational.net/les-etats-unis-ont-ete-en-guerre-222-des-239-annees-de-son-existence/ ).
    – A partir de la « nouvelle Angleterre », ce pays agrandi de 1/3 en achetant la Louisiane aux Français + 1/3 en gagnant la guerre faite au Mexique + en empiétant sur les Amérindiens qui passaient pour des sauvages à problèmes gênants pour les colons . Même le nombre de mots pour défendre leur territoire et les persécutions qui suivirent est contesté :

    Wikipedia ne fait que confirmer leur histoire qui a été falsifiée par les historiens encore aujourd’hui et ces emplumés qu’en à fait Hollywood.. On ne fait plus de westerns pareils et les enfants ne jouent plus aux indiens et cow-boys comme jadis; d’ailleurs ces jouets ont disparu des cadeaux de Noël !
    ** https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_indiennes
    Pour les autorités politiques négationnistes ; il n’y a jamais eu d’autochtones ni de colons, pas plus que de génocide ( 1 terme inventé pour le massacre des Arméniens en Turquie en 1915 ) et encore moins d’holocauste comme pour la Shoah.. bien que cette épuration ethnique soit ressemblante . https://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_de_g%C3%A9nocide_en_Am%C3%A9rique
    – Notez cependant qu’il a fallu attendre : 1924 pour reconnaître leur citoyenneté US , 1953 pour démanteler les dernières réserves indiennes , 1956 pour leur droit de vote.. Les mentalités ont évolué trop lentement à leur égard alors qu’ils sont devenus infiniment minoritaires dans ce pays.

    • A alainet :

      Il n’y a jamais eu de génocide amérindien, c’est une évidence !!!

      Ce concept n’est apparu qu’au tournant des années 70, quand des intellectuels marxistes occidentaux ont dû inventer quelque chose pour faire le pendant des meurtres de masse du monde communiste (Lénine, Staline, Mao) qui commençaient à être connus du bloc occidental (et niés par ces mêmes personnes).

      Sur le sujet des amérindiens, un livre incontournable : « little big horn » de David Cornut.

      •  » Il n’y a jamais eu de génocide amérindien, c’est une évidence !!!  »

        Il y aussi les maladies comme la variole importés par les blancs qui a décimé une bonne partie des amérindiens. Par contre des massacres il y en a bien eu. Et cela des deux côtés. On oublie que l’on avait pas à faire qu’ à des guerres  » blancs contre amérindiens 2, mais qu’il avait aussi des guerres entre des coalitions. Plusieurs tribus amérindiennes ont rejoint les blancs pour se libérer du joug de la part d’autres tribus d’amérindiens. Avant l’arrivée des blancs les amérindiens se livraient entre eux à des guerres fraticides où les vaincus subissaient des massacres en règles ou ils étaient réduit à l’esclavage.

    • A alainet :

      votre commentaire n’est pas sérieux, l’antiaméricanisme primaire ne sert pas de raisonnement rigoureux.

      sur le post ou il est dit que les USA ont été en guerre 93 % de leur temps, c’est de la rigolade.

      La guerre des bananes est juste un conflit commercial.
      La guerre froide : les USA n’étaient pas en guerre déclarée.
      Les 2 guerres mondiales : ils y ont été entrainés, ils ne sont pas responsables.
      plus de 70 ans de guerres indiennes qui sont surtout des escarmouches avec quelques groupes isolés d’amérindiens.

      Il faut revoir ce qu’est « une guerre » et surtout, si les USA en sont les initiateurs ou simplement les attaqués/victimes.

      Et là, le tableau est bien plus nuancé.

      Un peu de rigueur scientifique s’ils vous plait.

      • Avec sa parfaite « Rigueur scientifique » Mr Stéphane (« Couronné ») va donc certainement démontrer que, quand on est en guerre parce qu’on y est « entraîné »….. on n’est PAS en guerre.
        Ca fera plaisir aussi à La Cavalerie de savoir qu’on l’appelait Au Secours à cor et à cris…. pour une petite guerre-en-dentelle.
        Heureusement qu’il y a quand même quelqu’un de « Sérieux » sur ce forum.

        • @ Hugo : ne faites pas preuve de malhonnêteté intellectuelle.

          Quand on affirme que les USA on été 93 % de leurs temps en guerre, c’est pour sous entendre que c’est un peuple belliqueux, ce qu’ils ne sont pas (isolationnistes 90 % de leurs temps et même encore aujourd’hui, l’immense majorité des américains est isolationniste, à peine 25 % ont un visa …).
          Une escarmouche entre quelques indigènes et des migrants ce n’est pas une guerre.

          Avec de tels raisonnements, on déclare que la France est en guerre avec la Corse depuis 200 ans non stop …

          Et l’invective n’est pas un argument.

  • Les commentaires sont fermés.

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