La Corée du Nord contre les jeux olympiques ?

L’absence des patineurs nord-coréens à l’inscription aux Jeux olympiques est-elle annonciatrice d’un nouveau cycle de provocations de la part de Pyongyang ?

Par Ivan Durepos.

L’Union internationale de patinage (ISU) a fait savoir la semaine passée qu’elle n’avait encore reçu aucune confirmation de la participation du couple nord-coréen représenté par Ryom Tae Ok et Kim Ju Sik, pourtant qualifié aux prochains Jeux depuis le mois de septembre.

La date limite d’inscription auprès de l’ISU pour les deux patineurs artistiques était fixée au 30 octobre 2017. Étant donné que ces sportifs sont les seuls Nord-coréens qualifiés pour participer aux JO d’hiver 2018, leur absence suscite encore plus d’inquiétudes sur une possible provocation de la part de Pyongyang.

Un coup fatal aux JO ?

Il n’y a pas si longtemps, le ministre sud-coréen de l’Unification, Cho Myoung-Gyon a dit craindre que la Corée du Nord ne porte un « coup fatal » aux Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang en tirant par exemple un missile avant leur ouverture le 9 février.

« Si le Nord se livre à un nouvel acte de provocation au moment où les JO sont imminents, cela pourrait leur porter un coup fatal », a-t-il dit lors d’un forum à Séoul. Un tel acte n’est pas à exclure, surtout sur fond de tensions croissantes entre Washington et Pyongyang.

Ce n’est pas la première fois que la Corée du Nord menace les Jeux Olympiques. En 1988, le Nord avait boycotté les Jeux d’été à Séoul, et orchestré l’attentat détruisant le vol 858 de la Korean Air, tuant 115 personnes à bord.

L’appareil a explosé en plein vol au-dessus de la mer d’Andaman, soufflé par une bombe posée en cabine par deux agents nord-coréens descendus à l’escale d’Abu Dhabi. L’un d’eux a ensuite confirmé que l’ordre de déposer la bombe avait été personnellement donné par Kim Jong-il, le fils du président nord-coréen Kim Il-sung, qui aurait ainsi voulu déstabiliser le gouvernement sud-coréen et perturber  les Jeux olympiques qui allaient se dérouler à Séoul.

Dans ce contexte, le Comité Olympique International n’est pas capable assurer la sécurité des sportifs, et le nombre des équipes nationaux qui souhaitent boycotter les Jeux risque d’augmenter.

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