Faut-il organiser les Jeux Olympiques à Paris ?

Ce sont les Jeux d’été qui coûtent le plus cher, 16 milliards en moyenne depuis 2000, 20 milliards pour les trois dernières éditions. Ce sont ceux-là même que la France souhaite prendre à sa charge. Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

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Faut-il organiser les Jeux Olympiques à Paris ?

Publié le 3 août 2017
- A +

Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

Alors que toutes les précédentes éditions des JO ont abouti à des dérapages financiers, provoqué la colère des citoyens et parfois aggravé des crises financières, les candidats persistent. Tout se passe comme si l’organisation des JO de Paris était un amusement pour des politiciens en mal d’occupation. Les Jeux Olympiques : ils s’amusent, vous payez.

Les drapeaux et affiches publicitaires fleurissent déjà à Paris pour promouvoir et célébrer les futurs Jeux Olympiques de 2024. La ville, en effet, via sa mairie, s’est portée candidate à leur organisation et reste en concurrence avec Los Angeles seulement. La décision devrait être rendue en septembre 2017.

Alors que d’autres villes initialement candidates se sont prudemment retirées, comme Rome, Budapest ou Hambourg, Paris persévère. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir.

Que ce soit par la décision du maire nouvellement élu à Rome, grâce à des pétitions en Hongrie ou par référendum à Hambourg, ces villes ont dit non à des dépenses faramineuses. Elles pourraient servir d’exemples pour nous. Sinon, les éditions précédentes devraient nous alerter : les dérapages financiers sont systématiques !

Coût des JO

Source : médias – (en euros prix courant)

Une seule édition a réussi à respecter ses budgets et même à être bénéficiaire, et c’est Los Angeles en 1978. Les Jeux précédents, au Canada, s’étant soldés par une catastrophe financière que les Montréalais ont payé jusqu’en 2004, aucune ville ne s’était portée candidate pour 1978.

Finalement la ville de Los Angeles s’est lancée, mais associée à des intérêts privés et en imposant ses exigences. Depuis, tout a été oublié et les candidats – 4 à 6 en général – se pressent à nouveau pour organiser cette grande fête planétaire payée par les contribuables. Ils rivalisent ainsi de prévisions approximatives et financièrement biaisées pour remporter l’attribution des Jeux.

Les Jeux d’Athènes, en 2004, connaissent un paroxysme dans la gabegie et sont accusés notamment d’avoir amorcé la crise que vit le pays depuis 10 ans ; et pour cause : les dépenses ont atteint 7% du PIB de l’époque !

Enfin, il faut noter que ce sont les Jeux d’été qui coûtent le plus cher, 16 milliards en moyenne depuis 2000, 20 milliards pour les 3 dernières éditions. Ce sont ceux-là même que la France souhaite prendre à sa charge.

Mais ces montants ne seraient-ils pas des investissements bénéficiant largement à la prospérité future de la ville organisatrice, voire du pays ? On peut en douter. Les exemples de constructions immédiatement abandonnées après les jeux sont légion, soit par manque d’utilisateurs potentiels, soit à cause de frais d’exploitation hors de mesure pour la commune qui les abrite.

À Londres en 2012, plus de la moitié des coûts a consisté en dépenses de fonctionnement, sécurité (670 millions €) et organisation générale (2 400 millions €) ou en investissements difficilement réutilisables, tels le village olympique (675 millions €) et le stade olympique (1 200 millions € dans une ville qui compte de nombreux stades très modernes). Le reste concernait la modernisation des transports en commun londonien pour 7 800 millions € !

Des bénéfices couvrant les frais ? Une double comptabilité

Diffusion et parrainages représentent 92% des revenus directs des Olympiades selon le Comité international olympique (CIO). Ce sont le comité organisateur (COJO) et le CIO qui reçoivent et gèrent ces rentrées. Ces deux entités sont ainsi généralement bénéficiaires ou très légèrement perdantes.

Le reste, ce sont des revenus indirects, jamais clairement calculés, estimés de manière hypothétique. Ce sont sur eux pourtant que comptent les municipalités pour justifier les frais restant à leur charge : sécurité, construction, propreté, etc. Ainsi, à Londres en 2012, les estimations ont été très variables et surtout très peu sûres, bien que David Cameron eût revendiqué l’équilibre dans un discours cette année-là.

Par ailleurs, les JO, par leur ampleur, phagocytent les activités touristiques annexes. À Londres encore, les professionnels du tourisme ont estimé subir une baisse de la fréquentation. Les touristes venant assister aux Jeux ne compensent pas ceux qui ont préféré reporter leur voyage. Pour une ville comme Paris, recevant 36,5 millions de touristes par an, c’est un risque non négligeable. En ce qui concerne la notoriété, il est douteux que Paris ait beaucoup à gagner.

Les expériences passées ont donc prouvé que l’espoir d’un retour sur investissement à long terme est plutôt fallacieux. En réalité, ce sont très probablement les habitants qui seront mis à contribution.

Les prévisions pour Paris

D’ores et déjà, 72 millions ont été investis pour soutenir la candidature de Paris dont 30 millions sur fonds publics.

Le Budget du COJO est de 3,5 milliards €. Il comporte une réserve de 12%. Quand on voit que le budget prévu pour la sécurité est de 182 millions d’euros, on peut penser qu’elle sera mise à contribution : c’est 4 fois moins qu’à Londres en 2012… Les dépenses d’infrastructures, évaluées à 3 milliards €, sont calculées en dehors du budget COJO, ainsi que les 7 milliards € prévus pour les transports, et les 3 milliards pour les aéroports.

Les recettes viennent couvrir les dépenses du COJO. Pour le reste, s’appuyant sur une étude du centre du droit et du sport, Paris doit espérer récupérer 11 hypothétiques milliards en retombées économiques.

Enfin, témoignant de l’aveuglement des organisateurs (sportifs et politiques), le projet tient à préciser que « la France a des moyens économiques plus que suffisants pour accueillir les Jeux », qu’aucune opposition n’existe à ce projet et qu’en conséquence il ne sera pas soumis à l’avis des Parisiens. Quand il s’agit de distribuer 100 millions, la mairie en tiendrait compte, mais pas pour des milliards ?

Les Parisiens ne devraient-ils pas s’exprimer ?

Cet article a été publié une première fois en mai 2017

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  • juste une petite remarque pour la crédibilité de l’article : 1978 n’était pas une année olympique, même pas pour les jeux d’hiver à l’époque. Donc corrigez la date des jeux de Los Angeles (1984)

    • Pas étonnant que ce soient les seuls jeux bénéficiaires. Les ricains sont peut-être le seul peuple pragmatique et réaliste, réputés pour être les rois de l’organisation. Ce qui explique que, contrairement aux autres, ils aient réussis à en tirer des bénéfices!

  • que voulez vous dire ?
    Le titre est révélateur  » faut il? » ..
    la réponse est non…
    Il faudrait pouvoir exprimer la problématique d’une façon qui permettent une évaluation..

    Comme d’hab quand de argent et public est en jeu la question est : qui perdrait et qui gagnerait si les jeux étaient organisés à paris?

    Si une personne qui perd doit se contenter du plaisir que les jeux aient lieu en france, il s’agit d’une arnaque.
    Ceci dit il est possible que les jeux aient un impact d’image, que les infrastructures servent après coup, l’évaluation n’est sans doute pas si triviale.

    les jeux qu’est ce que j’y gagne?

    • @ jacques lemiere

      D’accord avec vous! L’équation n’est pas si simple!

      Il y a des dépenses budgétisables qui dureront le temps des jeux, d’autres qui sont des investissements intelligents, peut-être nécessaires, les jeux étant une raison de plus de les réaliser (infrastructures: aéroports, voies de communications, chemins de fer SNCF ou RATP, village olympique recyclé en cité universitaire, par exemple, équipements sportifs nécessaires).

      Les retombées commerciales immédiates et à terme, ne sont pas faciles à calculer ni en prévision ni en bilan.

      Mais Paris n’a plus besoin de campagne publicitaire ni « de prestige ».

      Et ce projet cadre mal avec la situation actuelle de la France et sa « potentielle » volonté de remettre en ordre sa situation financière.

      La France a bien sûr le droit (le devoir?) de prendre sa place dans l’internationale olympique, facteur de « paix ». Mais le moment est peut-être mal choisi.

      « Les jeux sont faits »: Paris 2024 et Los Angeles 2028. Il reste à ouvrir la chasse aux sponsors du privé pour alléger l’addition et rendre l’événement générateur d’initiatives durables et rentables à terme, sans crainte d’écarter de l’aventure (oh combien!), les parasites politiciens qui espèrent accrocher leur nom à l’événement: ça va se bousculer au portillon!

      Une fois la décision prise, la chasse au « gaspi » doit commencer pour contenir le déficit probable.

  • du pain et des jeux…ça occupe la populace , enrichit une poignée , appauvrit les autres ; mais c’est pas grave hein , les gueux sont là pour payer ;

  • Quinze jours de cauchemar (sans compter les mois de travaux en amont) pour les Franciliens qui n’en peuvent mais depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo.

    • Ça c’est un problème Franco-français dès qu’on fait quelques choses il faut que ce soit à Paris ! Quand va-t-on décentraliser réellement ? Quant aux JO, il faudrait que ce soit ceux qui profitent des retombées éventuelles (hôtellerie, restauration et beuvoir) qui investissent sinon, au titre de la décentralisation ça pourrait s’organiser dans une zone frontalière et mutualiser sur plusieurs pays de l’union européenne…

      • @ Jean-M64
        J.O. trans-frontaliers, très bonnes idée déjà développée par le Benelux pour un « Euro » ou un « Mundial » de foot!

  • un petit monde de privilégiés du pays organisateur qui décide pour tous en prélevant l’argent de tous
    Au profit d’intérêts inconnus

    • L’activité physique si possible quotidienne i-e marche avec ou sans quelques sprints, nage lente hors compétition, parcours de santé(s’il y en a un a proximité, c’est plus que recommandable

      Mais le sport au sens grégaire du terme comporte sociétalement plus de conséquences négatives que positives.

      Il y a d’autres façons d’éviter aux gosses de banlieue de tourner mal que de les faire espérer devenir un riche Zidane

      Les principaux sports « populaires » sont des anesthésiants très utiles aux gouvernants pour faire ce qu’ils veulent.

      Hélas, entre autres, le président mal élu (moins de 18 % des inscrits du premier tour) que les riches et les médias nous ont imposé est un « footeux ».

    • « Au profit d’intérêts inconnus »
      Pas du tout, au profit d’intérêts bien connus. A quoi et à qui sont allés les 72 millions déjà dépensés ? C’est une bonne indication de qui seront les bénéficiaires futurs. Quand on vous dit que le choix est fait mais qu’une réunion à LIma reste nécessaire, avec banquet et tutti quanti, c’est pourtant clair…

  • C’est une affaire commerciale qui devrait être traitée sans un sou d’argent public. Il est scandaleux de ne pas demander l’avis de ceux qui vont supporter les nuisances et payer les déficits si l’on s’obstine.

    • @ JCB
      « qui devrait être traitée sans un sou d’argent public »: me parait un peu exagéré.

      Les J.O. ont évidemment des retombées économiques favorables pour la population dans beaucoup de domaines, dont « l’activité » créatrice d’emplois, de chiffre d’affaires, donc de PIB, d’investissements d’infrastructures réutilisables, et évidemment de « prestige et d’image » entre mille autres conséquences.

      Le simple raisonnement d’une participation régulière des Français aux « jeux » entrainant un « devoir » logique de participer soit au financement de leur organisation ou de se charger de cette organisation, « à son tour », puisqu’elle se prétend 6ième puissance mondiale, semble logique.

      Maintenant, est-ce au bon moment et au bon endroit (avec la bonne équipe), ça, c’est à vous de décider!

      C’est donc un atout local et national, évidemment pas gratuit!

      (Je n’ai pas vu passer le bilan final de la COP21 en termes de coût-bénéfice!)

      •  » d’infrastructures réutilisables,  »

        Je vous épargnerait ceux de Turin

        http://www.tdg.ch/monde/rio-ruine-olympique/story/22362376

        • @ Le nouveau
          Oui, ou à Athènes et à Barcelone. Mais pourquoi pas imaginer un village olympique recyclable en cité étudiante à Paris, ou pour loger des SDF ou d’autres des HLM gaulliennes?

          • LOL… et hop, encore des logements publics… vous êtes addict ?

            • @ sam player
              Non, je ne suis pas addict au « secteur public », le sachant « mal géré, quasi par définition. Mais rien n’interdit de vendre des « chambres » d’étudiants à des privés-bailleurs ou des HLM à leurs occupants en « leasing », où à des bailleurs privés plus soucieux de l’entretien de leurs biens!

              Ce n’est pas l’habitude française, mais ailleurs, la collaboration et la sous-traitance public-privé, ça fonctionne plutôt bien! Ce n’est qu’une façon de se concentrer sur le régalien, sans méconnaitre le droit d’initiative de l’état, seul capable d’assumer des investissements qui ne deviennent rentables que plus tard, mais adaptés aux besoins populaires! Seul l’état (la collectivité des citoyens) est capable d’assumer les investissements de grandes structures: un pont, une route, un barrage, qui seront rentables à terme et personne ne dit qu’une fois la décision d’investir prise, l’état doit en conserver la gestion!

              La France ne connait pas de parti « libéral »: une carence?

      • Sauf que les dépenses dépassent largement les bénéfices! Réfléchissez un peu. Vu l’afflux de touristes au mois d’août, que se passera-t-il s’il y a des jeux? Une partie des touristes ne viendra pas par crainte de la foule. De toute façon il faudrait des chambres d’hôtel pour absorber le surplus de personnes. Mais Paris ne les a pas. Donc il n’y aura en fait que peu de possibilité pour que les recettes soient supérieures à une année normale! Cela va nous coûter cher, mais sans compensation!

    • Il faudrait également interdire aux communes d’investir dans les équipes sportives professionnelles et réserver ces investissements aux équipes amateurs et scolaires. Les équipes et sportifs professionnels doivent s’autofinancer sponsors et produits dérivés…

      • @ Jean-M64

        D’accord pour favoriser les sports des amateurs. Mais il est difficile pour une ville de ne pas faire un geste pour une équipe de taille internationale, non seulement pour la « loge du maire » au stade, mais en échange des retombées économiques locales!

        Je travaillais à Sedan quand ils ont gagné la coupe de France: 2-3 ans après les meilleurs joueurs avaient été « vendus » et on n’a plus jamais parlé de cette équipe, ni de Sedan, la ville!

        Un coup de chance, ça arrive, entretenir cette chance, ça demande des moyens! C’est la dure loi du marché … et de la politique même internationale quand le Qatar achète et offre un joueur au PSG! (Neymar)

  • Sécurité ? Propreté ? On ne reconnait pas Paris dans ces termes et cela ne changera rien…
    Des travaux pharaoniques pour empêcher toute circulation dans Paris, oui, ça c’est madame Hidalgo ! Quant au coût, cela ne coûte rien puisque c’est l’Etat qui paye, disait en son temps notre ex président !… La réponse à la question est évidemment NON, NON et NON !

  • Ne vous inquiétez pas : les Parisiens ne paieront pas tous ça, c’est l’état qui va éponger en rajoutant 20 milliards à la dette.
    Ce n’est pas grave, c’est de l’argent gratuit.
    Madame Hidalgo est très généreuse avec l’argent des autres.

  • Vu le grand merdier qui a prévalu déjà pour l’euro de foot l’an passé, pendant l’état d’urgence, on peut être dubitatif. Et en plus personne n’a réellement fait les comptes de cette manifestation, qui bien que courue, a moins de dimension que les JO. Un petit rapport de la Cour des Comptes pour se faire une idée de ce que cela pourrait coûter en 2024?

    • @ vitevu

      Idem pour la COP21! (Qui parle de la COP22 qui a eu lieu à Marrakech ou la COP23 qui aura lieu à Bonn en novembre, organisée par les îles Fidji?)

  • Aperçu du gouffre financier qu’est le budget de la ville de Paris sous Anne Hidalgo (ce sera encore pire en cas de JO). http://www.capital.fr/economie-politique/jo-2024-les-chiffres-explosifs-qu-anne-hidalgo-cache-au-cio-1227008
    La gestion de paris par Hidalgo est juste catastrophique. Je ne sais pas comment elle fait pour être aussi incompétente à croire qu’elle le fait exprès. Imaginez si paris a les JO avec Hidalgo comme maire: cela entraînera sans doute la faillite à moyen terme de Paris.

  • Au lieu de toujours bâtir de nouveaux parcs olympiques à coup de milliards, recyclons les vieux déjà en place à coup de millions.

  • La question ne se pose pas que pour les jeux , faut il organiser des festivités dans un ville un village un pays ?
    La réponse est unique , oui si vous en avez les moyens , c’est un investissement indispensable pour se faire connaître et faire prospérer la ville le village le pays.

  • L’affaire est déjà « pliée », dans l’enthousiasme des irresponsables. Nous avons une solide tradition des dépenses , et ça en sera une de plus. Certains profiteront de l’argent qui circulera.

  • La mégalomanie de nos élus n’a pas de limites, et ils lancent des projets pharaoniques dont on sait qu’ils seront largement déficitaires. Et, comme d’habitude, les déficits seront à la charge du contribuable vache à lait. Se lancer dans des projets grandioses comme l’organisation des JO à Paris, alors que cette ville est déjà très endettée., tout comme l’Etat, dont la dette est abyssale, c’est parfaitement irresponsable. Rappelons-nous la fable de La Fontaine : la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. On connaît la triste fin pour cette chétive pécore….

  • C’est une démagogique c..âneries de plus de nos irresponsables politiques.

    Mais, s’il n’y avait pas de spectateurs, ils ne nous la feraient pas financer, avec nos impôts, mais aussi avec une même petite partie de tous nos achats à l’un ou l’autre sponsors.

    http://www.reporterre.net/spip.php?article3022

    http://www.liberation.fr/auteur/3259-michel-caillat
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5982
    Difficile de s’entraîner, de jouer ou même regarder tout en entraînant, par des lectures et autres, son sens critique qui permet de mieux voir à quel point nous sommes gouvernés par des irresponsables égocentriques, au sein d’une société qui ne l’est pas moins avec son matérialisme suicidaire.
     Commencer un journal télé par un résultat sportif est une insulte à l’intelligence et à la misère.

  • Plus il y aura de déficit financier après les JO 2024, plus vite nous pourrons nous « débarrasser » du socialisme français. Et les autres nations pourront se dire, à jamais, « regardez les français, toujours des donneurs de leçons, c’est bien fait ce qu’il leur arrive ».
    Ainsi, grâce à cette gabegie organisée par l’ensemble des forces progressistes socialistes parisienne et de Navarre, le pays tout entier doit sombrer dans le trou des danaïdes et ne plus jamais se croire « le plus intelligent du monde ».
    Et plus personne en France n’osera se prévaloir du titre ronflant de socialiste de progrès. Tandis que nos enfants et petits enfants paieront l’addition financière d’une mairesse parisienne et de son président élu socialo-républicain pendant 40 ans.
    Mais, je rassure le peuple, il n’y aura pas de JO 2024 à Paris. Le « Ciel » ne le permettra pas. Et les « eaux » s’y préparent.

  • Lire l’article dans Contrepoints du 1 août 2017 « SNCF : derrière les « résultats », la quasi-faillite » est éloquent quant à l’état financier et ferroviaire du réseau SNCF. Autre article à mentionner, celui de L’Opinion du 30 juin 2017 « La dette française en route vers les 100% du PIB  » ne nous permettent pas d’affirmer, comme les nullards qui nous gouvernent le prétendent  » la France a des moyens économiques plus que suffisants pour accueillir les Jeux « . A longueur de journée ils nous rabâchent : il faut réduire partout de manière drastique le budget, trouver des économies à faire dans tous les secteurs… etc… pour diminuer le déficit public. L’armée part en déconfiture, la police est sous équipée, pour ne mentionner que ces deux secteurs, car la liste est longue. Et subitement, pour les J.O. « la France a des moyens suffisants… » De qui se moque-t-on ?
    Dans le journal L’Opinion du 2 août, à propos des J.O. nous lisons : « En France, le déficit consécutif aux J.O. d’hivers d’Albertville de 1992 était à peine résorbé en 2012 ». Les J.O. à Paris seront, comme partout un fiasco économique que la France ne peut se permettre.

  • Comme nous croulons sous l’argent que nous rapporte notre fantastique économie, grâce aux 10% de croissance annuelle, et de nos politiciens tous instruits, ultra compétents en économie et au libéralisme assumé, nous pouvons nous permettre de foutre en l’air 10 milliards pour nous vanter d’être les meilleurs, les plus beaux. Ah, et j’oubliais, le peuple le plus intelligent de la Terre!

  • La preuve puisque nous avons âne Hidalgo comme maire!

  • es ce qu’il aura des fanes zones dont les recettes seront encaissées par le CIO ? et tans pis pour les opérateurs locaux

    • @ dupond et @ tous

      Comment rester dans un pays ainsi géré, incapable d’économiser 1 €, mais très inventif en dépenses idiotes! Payées par les citoyens concrètement imposables!

  • Tout le monde vante la démocratie à la Française.
    Alors il suffit de faire un sondage sérieux et sans ambiguïté, ou un référendum auprès des franciliens les premiers concernés, puis des Français au second niveau qui devront payer les déficits.
    Puis faire passer une loi qui responsabilise les politiques qui auront à prendre les décisions et à valider les choix. ( nous sommes en pleine loi sur la moralisation de la vie politique). En mettant bien le barème des sanctions aux quelles ces gens là s’exposent en cas de dérapages majeurs.
    Quand je vois l’état des finances de la France et des infos toutes plus alarmantes les unes que les autres, cela me fait penser à un joueur qui vient de perdre toutes ses économies au casino et qui vient « taper » ses proches en disant que c’est sûr il va se « refaire » et rembourser tout son monde demain matin.

  • Pour un pays en déficit …bravo nos représentants politiques….

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