Dîner-débat : l’État doit-il subventionner les arts ?

Le Cercle Frédéric Bastiat organise un nouveau dîner-débat le 9 décembre 2017.

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Dîner-débat : l’État doit-il subventionner les arts ?

Publié le 26 novembre 2017
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Par Patrick de Casanove.

« L’État doit-il subventionner les arts ? » C’est par cette question que débute le chapitre IV du dernier ouvrage écrit par Frédéric Bastiat peu avant sa mort : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. « Il y a certes beaucoup à dire Pour et Contre », poursuivait immédiatement Bastiat, avant de dérouler son raisonnement avec sa logique implacable et son style inimitable.

160 ans après, il semble que la question ne se pose plus en France, et que le problème soit définitivement tranché : l’État doit subventionner la culture. Même s’il est en déficit, même si d’autres secteurs qui relèvent pourtant de ses fonctions régaliennes manquent cruellement de moyens.

Depuis la création d’un ministère de la culture en 1959, puis sa sacralisation durant les années Lang, le milieu culturel n’a eu de cesse d’inventer des justifications à cet interventionnisme excessif, qui se décline d’ailleurs dans tout le millefeuille administratif, quoique les budgets soient de plus en plus serrés.

L’argumentaire, devenu rengaine, finirait presque par convaincre les plus réticents à l’idée d’un financement public de la culture : de grands et nobles principes humanistes sont en effet à la base de la doctrine de l’interventionnisme culturel. Bastiat le reconnaît lui-même : « les arts élargissent, élèvent et poétisent l’âme d’une nation ».

D’autres considérations plus égalitaristes apportent de l’eau au moulin des défenseurs d’une culture étatisée. Pourtant, comme dirait Bastiat, il n’est pas « certain que les subventions favorisent les progrès de l’art ». Il n’est qu’à voir les productions qui sont proposées, et la composition sociologique du public qui fréquente les institutions culturelles pour se convaincre que le financement public de la culture ne va pas de soi.

Bertrand Allamel, auteur du livre « Culturellement incorrect », nous propose une réflexion sur la légitimité de l’intervention publique en matière culturelle et sur les dérives de la culture administrée.

Bertrand Allamel est titulaire d’un DESS Ingénierie culturelle et d’un DEA de Philosophie économique. Il a pu analyser le monde de la culture depuis l’intérieur. Il a également travaillé dans le secteur de la grande distribution. Il est aujourd’hui enseignant en économie-gestion en lycée et à l’IUT de Tarbes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : « Culturellement incorrect »« Ça coûte rien, c’est l’Etat qui paie », « Notre enfance en Algérie », ainsi que « Le changement c’est maintenant ».

Le Cercle Frédéric Bastiat
Serait honoré par votre participation au dîner débat qui aura lieu
Le samedi 9 décembre à 19h30
A l’hôtel Sourcéo, à Saint-Paul-Lès-Dax

Le dîner débat sera animé par

Monsieur Bertrand ALLAMEL

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« L’État doit-il subventionner les arts »

Renseignements et inscriptions ici.

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  • On va faire simple : non

    • Effectivement, si notre droit de propriété était considéré comme inviolable sauf à rembourser des dommages causés à autrui, cette réponse devrait suffire.

    • @ Laurent
      1/4 de millions de Français se disaient « intermittents du spectacle » en 2014 et ils ne représentent qu’une fraction de la « Culture »: « les jeux sont faits! »

      Au cas improbable où votre avis l’emporterait, l’état vous rembourserait-il vos impôts qu’il destinait par budget à ce domaine et licencierait-il les petites mains et grosses paluches qui attribuent les parts du gâteau? Poser la question est y répondre!

      Et en politique, dès qu’une éclaircie économique potentielle s’entrevoit, « il pleut » d’innombrables nouveaux « investissements » à « envisager sérieusement », dixit chaque promoteur!

  • Si on applique un raisonnement fondé sur le principe de non agression, on peut questionner la pertinence philosophique de financer de l’art sur fond public.

    Si on admet que l’impôt nécessite l’usage de la coercition pour être collecté, la conclusion semble logique: L’art ne semble pas pouvoir justifier qu’on le finance sous menace d’intervention martiale. Y a t’il une oeuvre d’art qui justifierait d’utiliser de la coercition sur un être humain pour qu’elle existe?

    En général les partisans du financement de l’art par le pouvoir public répondent que ce raisonnement est fondé sur une exagération sur l’aspect violent de l’impôt. Je n’ai encore cependant jamais rencontré personne prêt à admettre que l’on peut sans conséquence violente, résister à l’impôt.

    Alors qu’on peut envisager l’usage de la force sur autrui pour financer les fonctions régaliennes qui nous protègent de la coercition, pour tout le reste ça semble injustifiable.

  • Souper-causerie : L’Etat doit-il subventionner les chaussures ?

  • Question surprenante aujourd’hui… J’aurais compris qu’on parle d’exonérer les arts de la taxation universelle, mais subventionner !

  • Surtout PAS, car c’est en fait une manière de refiler de l’argent arbitrairement à des artistes que l’on connaît, ou qui nous plaisent! Les goûts étant arbitraires. Aux USA il n’y a pas de budget de la culture, les citoyens la financent directement par mécènat ou dons personnels.

  • Suppression du ministère de la culture : grosses économies en perspective, non vital pour l’intérêt général, et non régalien.
    Facile

  • Les commentaires sont fermés.

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