Dîner-débat : l’État doit-il subventionner les arts ?

Cercle Frédéric Bastiat

Le Cercle Frédéric Bastiat organise un nouveau dîner-débat le 9 décembre 2017.

Par Patrick de Casanove.

« L’État doit-il subventionner les arts ? » C’est par cette question que débute le chapitre IV du dernier ouvrage écrit par Frédéric Bastiat peu avant sa mort : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. « Il y a certes beaucoup à dire Pour et Contre », poursuivait immédiatement Bastiat, avant de dérouler son raisonnement avec sa logique implacable et son style inimitable.

160 ans après, il semble que la question ne se pose plus en France, et que le problème soit définitivement tranché : l’État doit subventionner la culture. Même s’il est en déficit, même si d’autres secteurs qui relèvent pourtant de ses fonctions régaliennes manquent cruellement de moyens.

Depuis la création d’un ministère de la culture en 1959, puis sa sacralisation durant les années Lang, le milieu culturel n’a eu de cesse d’inventer des justifications à cet interventionnisme excessif, qui se décline d’ailleurs dans tout le millefeuille administratif, quoique les budgets soient de plus en plus serrés.

L’argumentaire, devenu rengaine, finirait presque par convaincre les plus réticents à l’idée d’un financement public de la culture : de grands et nobles principes humanistes sont en effet à la base de la doctrine de l’interventionnisme culturel. Bastiat le reconnaît lui-même : « les arts élargissent, élèvent et poétisent l’âme d’une nation ».

D’autres considérations plus égalitaristes apportent de l’eau au moulin des défenseurs d’une culture étatisée. Pourtant, comme dirait Bastiat, il n’est pas « certain que les subventions favorisent les progrès de l’art ». Il n’est qu’à voir les productions qui sont proposées, et la composition sociologique du public qui fréquente les institutions culturelles pour se convaincre que le financement public de la culture ne va pas de soi.

Bertrand Allamel, auteur du livre « Culturellement incorrect », nous propose une réflexion sur la légitimité de l’intervention publique en matière culturelle et sur les dérives de la culture administrée.

Bertrand Allamel est titulaire d’un DESS Ingénierie culturelle et d’un DEA de Philosophie économique. Il a pu analyser le monde de la culture depuis l’intérieur. Il a également travaillé dans le secteur de la grande distribution. Il est aujourd’hui enseignant en économie-gestion en lycée et à l’IUT de Tarbes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : « Culturellement incorrect »« Ça coûte rien, c’est l’Etat qui paie », « Notre enfance en Algérie », ainsi que « Le changement c’est maintenant ».

Le Cercle Frédéric Bastiat
Serait honoré par votre participation au dîner débat qui aura lieu
Le samedi 9 décembre à 19h30
A l’hôtel Sourcéo, à Saint-Paul-Lès-Dax

Le dîner débat sera animé par

Monsieur Bertrand ALLAMEL

sur le thème

« L’État doit-il subventionner les arts »

Renseignements et inscriptions ici.