Matrimoine linguistique : EELV nous casse les ovaires !

Tomate mutante by jlbdelcamp(CC BY 2.0)

Une élue EELV s’attaque au matrimoine linguistique : bientôt l’égalitarisme imposé dans la langue française ?

Par Phoebe Ann Moses.

L’égalitarisme n’a plus de limites ! Après l’écriture inclusive qui a fait couler un peu d’encre dans les imprimantes, voilà qu’une élue EELV, Joëlle Morel, propose au Conseil de Paris de féminiser… le patrimoine, en créant les « Journées du patrimoine et du matrimoine ». Il y a vraiment des complexes d’infériorité qui se nichent dans des coins encore inexplorés.

Alors pour accélérer le processus de féminisation des mots, et pour parfaire l’égalitarisme ultra-turbo-néo socialiste, voici quelques propositions destinées à achever une fois pour toutes la langue française.

Expressions trop féminines ? Allez hop, on change !

Commençons par masculiniser des expressions trop féminines : après tout, l’égalité des sexes passe bien aussi par là.

« Materner » deviendrait évidemment « paterner ».

On ne dirait plus « labourage et paturage sont les deux mamelles de la France », mais on pourrait remplacer « mamelles » par « mamelon », plus topographique ; ou encore dire : « labourage et paturage sont les deux papelles de la France ». C’est Frédéric Dard qui serait content. Oups pardon : Frédéric Vagin.

Tant qu’on y est, le lait ne serait plus « maternisé », mais  serait du « lait paternisé » : au diable la physiologie !

Enfin transformons les maternités en « paternités et maternités » : après tout, le papa est partie prenante dans l’affaire.

Castrons le masculin

Mais c’est surtout les mots trop masculins qu’il faut castrer. On pourra donc proposer de modifier quelques expressions, bien souvent argotiques ou vulgaires, puisque les « couilles » reviennent souvent : « une couille dans le potage », « casser les couilles », « avoir des couilles », « couille molle », « s’en battre les couilles » pourraient dorénavant se dire : « un ovaire dans le potage », « casser  les ovaires », « s’en battre les ovaires ».

Evidemment, traiter quelqu’un.e d’ « ovaire mou », ça ne le « fera » pas, en termes d’insulte : il faudra donc trouver un équivalent (ovaire dur ?).

Quant à « avoir des ovaires » pour signifier qu’une femme est couillue courageuse, il faudra un peu de temps pour accepter la proposition, mais on devrait y arriver avec quelques années de pratique obligatoire.

Parmi les insultes, « tête de nœud » pourrait aussi être avantageusement remplacé par « tête de clitoris », beaucoup plus inclusif.

Il faudrait créer un comité pour réfléchir aux transformations envisageables. Il est grand temps que cesse cette inégalité au sein de dans la langue. Justement, il n’y a pas grand chose à faire en ce moment, l’actualité est bien terne, l’économie est en pleine croissance, pourquoi ne pas dépenser un peu l’argent des contribuables avec d’honnêtes et intelligentes propositions ?

Nul doute qu’à EELV on trouvera beaucoup de mots en -euses pour s’occuper des mouches.