Matrimoine linguistique : EELV nous casse les ovaires !

Une élue EELV s’attaque au matrimoine linguistique : bientôt l’égalitarisme imposé dans la langue française ?

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Tomate mutante by jlbdelcamp(CC BY 2.0)

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Matrimoine linguistique : EELV nous casse les ovaires !

Publié le 23 novembre 2017
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Par Phoebe Ann Moses.

L’égalitarisme n’a plus de limites ! Après l’écriture inclusive qui a fait couler un peu d’encre dans les imprimantes, voilà qu’une élue EELV, Joëlle Morel, propose au Conseil de Paris de féminiser… le patrimoine, en créant les « Journées du patrimoine et du matrimoine ». Il y a vraiment des complexes d’infériorité qui se nichent dans des coins encore inexplorés.

Alors pour accélérer le processus de féminisation des mots, et pour parfaire l’égalitarisme ultra-turbo-néo socialiste, voici quelques propositions destinées à achever une fois pour toutes la langue française.

Expressions trop féminines ? Allez hop, on change !

Commençons par masculiniser des expressions trop féminines : après tout, l’égalité des sexes passe bien aussi par là.

« Materner » deviendrait évidemment « paterner ».

On ne dirait plus « labourage et paturage sont les deux mamelles de la France », mais on pourrait remplacer « mamelles » par « mamelon », plus topographique ; ou encore dire : « labourage et paturage sont les deux papelles de la France ». C’est Frédéric Dard qui serait content. Oups pardon : Frédéric Vagin.

Tant qu’on y est, le lait ne serait plus « maternisé », mais  serait du « lait paternisé » : au diable la physiologie !

Enfin transformons les maternités en « paternités et maternités » : après tout, le papa est partie prenante dans l’affaire.

Castrons le masculin

Mais c’est surtout les mots trop masculins qu’il faut castrer. On pourra donc proposer de modifier quelques expressions, bien souvent argotiques ou vulgaires, puisque les « couilles » reviennent souvent : « une couille dans le potage », « casser les couilles », « avoir des couilles », « couille molle », « s’en battre les couilles » pourraient dorénavant se dire : « un ovaire dans le potage », « casser  les ovaires », « s’en battre les ovaires ».

Evidemment, traiter quelqu’un.e d’ « ovaire mou », ça ne le « fera » pas, en termes d’insulte : il faudra donc trouver un équivalent (ovaire dur ?).

Quant à « avoir des ovaires » pour signifier qu’une femme est couillue courageuse, il faudra un peu de temps pour accepter la proposition, mais on devrait y arriver avec quelques années de pratique obligatoire.

Parmi les insultes, « tête de nœud » pourrait aussi être avantageusement remplacé par « tête de clitoris », beaucoup plus inclusif.

Il faudrait créer un comité pour réfléchir aux transformations envisageables. Il est grand temps que cesse cette inégalité au sein de dans la langue. Justement, il n’y a pas grand chose à faire en ce moment, l’actualité est bien terne, l’économie est en pleine croissance, pourquoi ne pas dépenser un peu l’argent des contribuables avec d’honnêtes et intelligentes propositions ?

Nul doute qu’à EELV on trouvera beaucoup de mots en -euses pour s’occuper des mouches.

Voir les commentaires (20)

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  • En voilà une idée… zut, une proposi… zut… bon, tant qu’à faire : un·e idé·e qu’il·elle est bon·ne (parce-qu’après tout il·elle n’y a pas de raison de laisser un·e des genres prendre le pas sur l’autre).
    Au passage : je trouve, en tant qu’homm·e, que dire « les femmes et les hommes » plutôt que « les hommes et les femmes » est particulièrement réducteur et anti-égalitaire. Par déesse·dieu, on ne va pas remplacer un·e oppression par un·e autre ! En conséquence, je propose de fusionner les mots. Sur papier, c’est facile, il suffit de les écrire l’un·e au dessus de l’autr·e. Informatiquement, on pourrait par exemple décider d’utiliser la forme suivante : les hfoemmmmeess – quitte éventuellement à supprimer les doublons pour améliorer un peu la lisibilité. Reste le problème de la première lettre, épineux. Comme c’est un problème, je le laisse au masculin à dessein.

  • Je suis inquiet, l’homme est bien différent d’une femme aussi bien physiquement que psychologiquement et ,il paraît ,complementaires pour la reproduction ou je fais erreur ?
    Je dois dire que le ministre soit mâle ou femelle m’importe peu ,qui voudrait se reproduire un ministre … mais la fermière et le fermier…..
    Cette histoire est sacrément dingue !

  • Comment, le féminin de patrimoine ne serait pas « matrinonnette », voire « matrinonne » si elle est vieille et qu’elle pète !

  • nan mais ils ont que ça à foutre les élus? ça me rappelle les dirigeants de l’Empire byzantin qui discutaient du sexe des anges alors que Constantinople était assiégée par les Perses ! franchement on tombe bien bas!

  • frederic con ou chatte.

  • Dans la ligne actuelle d’alignement entre la physiologie et le genre des mots, il y a donc urgence à modifier « une bite » en « un bite » (avec un e pour ne pas confondre avec celui de l’informatique) et « un con » en « une con » (la « conne » n’étant pas -selon le Larousse- l’organe mais servant à désigner la porteuse d’organe particulièrement stupide).

  • Bah c’est toujours le m^me problème..il est possible que la langue soit d’une certaine façon un cause de de la domination masculine de la société… il est m^me possible que certaines modifications puissent à terme aboutir à modifier l’etat des choses pour les futures générations… MAIS en réalité on ne sait pas.

    Ce qui est très curieux sur le fond, c’est que si on considère que le genre est inapproprié il faut promouvoir le neutre..pas PLUS de genre. D’abord créer un article neutre ni le ni la ni un ni une ..je propose u. En somme  » u atrimoine ».. car « notre atrie est en danger ». par de maman pas de papa.. parent. u parent.

  • @xavierc mea culpa ! en effet les ottomans (ça date les cours de 1ere) ?

  • Patrimoine ou matrimoine, c’est bien joli mais ça reste genré. Mieux vaut donc utiliser « neutrimoine », sauf qu’il y a « moine » et ça pourrait passer pour une référence au Christianisme et donc heurter certaines sensibilités. Je propose d’organiser les journées du neutrimam, ça me paraît plus égalitaire et moins diminiscriminisant, quoique discutable sur le plan de la laïcité.

  • Le gros avantage avec ce genre de délibération c’est que l’on détecte tout de suite les élus crétins irrécupérables qui se cachent dans la parasitocratie politique.

  • Le pouvoir de nuisance des Verts est inversement proportionnel à leur représentativité électorale. Je ne ris pas jaune, car ils me font voir rouge, et je suis dans une colère noire quand je suis informé de leurs âneries…

  • Les évolutions de la langue ne sont pas du ressort des politiques, même (et surtout…) quand ils sont verts. Vouloir le faire relève d’un abus de pouvoir intolérable, qui devrait être sanctionné. Seule l’Académie est garante de la langue et de ses évolutions.

  • Curieux débat… N’st-ce point là une version moderne, revue et corrigée, du débat sur le sexe des Anges???

  • C’est clair que « Le maire de la commune » est bien plus sexiste, discriminant, etc .. que « Madame la mairesse »

  • Une question me hante: l’écriture inclusive prétend inclure tous les sexes aussi comment faire pour inclure les hommes quand on parle de putain?

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