Le lent déclin de l’esprit démocratique en Europe

La demande démocratique apparaît affaiblie. Le Pew Research vient de publier une étude qui relève l’attirance des populations occidentales pour des solutions non démocratiques.

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Le lent déclin de l’esprit démocratique en Europe

Publié le 28 octobre 2017
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Par Erwan Le Noan.
Un article de Trop Libre

L’arrivée au pouvoir en Autriche de Sebastian Kurz, 31 ans, et celle à venir en Nouvelle-Zélande de Jacinda Ardern, 37 ans, confirment un changement générationnel des élites occidentales.

En Europe, Belgique, Estonie, France, Grèce, Irlande, Luxembourg et Malte ont un leader de moins de 45 ans ! En dépit de ce renouvellement, des signaux, faibles et forts, suscitent l’inquiétude ou au moins la réflexion : la démocratie se porte mal.

Dans un livre qui vient de paraître1, la Fondapol montre que les peuples européens se divisent en deux : ceux des pays Scandinaves et autour d’un axe Autriche/Allemagne/Pays-Bas/Royaume-Uni qui considère que la démocratie fonctionne bien ; et les autres : pour 54 % des Français, 60 % des Espagnols, 79 % des Italiens, 80 % des Hongrois, etc., elle va mal…

Affaiblissement de la demande démocratique

La demande démocratique apparaît affaiblie. Le Pew Research vient de publier une étude qui relève l’attirance des populations occidentales pour des solutions non démocratiques : 12 % des Français verraient favorablement l’arrivée au pouvoir des militaires (17 % des Italiens), 17 % d’un homme fort (31 % des Japonais) et 44 % d’un gouvernement d’experts (68 % des Hongrois).

Cela confirme une enquête Ifop pour Atlantico, conduite en 2015 puis 2017 : quatre Français sur 10 seraient prêts à alléger le contrôle démocratique pour favoriser l’efficacité du gouvernement.

Plus encore, alors qu’il était « essentiel » de vivre dans une démocratie pour 75 % des Américains et plus de 50 % des Européens nés dans les années 1930, ce n’est plus le cas que d’un peu plus de 30 % des Américains et approximativement 45 % des Européens nés dans les années 19802.

Montée des populismes

Populismes. L’offre démocratique est également mal en point. Il n’est plus besoin de documenter la montée des populismes, de l’élection de Donald Trump au succès de La France insoumise et du FN (41 % des suffrages le 23 avril 2017).

Il n’est pas rassurant non plus de voir le « retour du socialisme » (Niall Ferguson) qui conduit la gauche à renouveler un discours virulent contre la liberté du marché, soit dans un versant anticapitaliste (Jeremy Corbyn à Londres), soit dans un interventionnisme régulateur débridé (Elizabeth Warren aux États-Unis).

Et que dire de la droite qui fait la course au renouvellement des lois sécuritaires, sans poser jamais la question des libertés publiques ?

Il faut aussi s’interroger sur la promotion du gouvernement d’experts, en mode « despotisme éclairé », comme l’est celui de la France depuis mai dernier : un groupe de personnes de grande qualité, qui revendiquent avoir évacué la politique et qui promeuvent de façon centralisée des réformes qui doivent s’imposer parce qu’il les considèrent rationnelles et efficaces.

La faute à l’Etat-providence

La montée en puissance de l’État-Providence au XXe siècle a fragilisé l’esprit démocratique : elle l’a accoutumé au contrôle social, aux logiques de centralisation et de rationalisation technocratique.

La dépense publique n’a cessé d’augmenter, et avec elle la surveillance de la société (pour collecter et dépenser l’impôt) et sa régulation par l’administration.

C’est ainsi précisément parce qu’ils espèrent préserver les systèmes de redistribution que les citoyens sont prêts aujourd’hui à faire le choix de solutions efficaces mais autoritaires, qu’ils approuvent le contrôle social (et fiscal) ou qu’ils appellent à restreindre les libertés de circulation. Ils s’y sont habitués. Au détriment de la démocratie et de la liberté.

 

Sur le web

  1.  Où va la démocratie, Plon.
  2.  Foa, Mounk, The danger of deconsolidation, 2016.
Voir les commentaires (19)

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  • Jacinda Arden est première ministre de Nouvelle Zélande et non pas d’ Australie………

    • … Et le Japon n’est pas dans l’hémisphère sud. Toujours bon à rappeler. Ce qui donne une idée de la profondeur -ou pas- de l’interlocuteur ou du rédacteur.

  • pour accéder au pouvoir et le garder ..difficile de réformer. .ne fâcher personne..augmenter la dette du PIB…ET les dépenses publiques. .
    bref garder ses avantages…
    ex:depuis la fin de son mandat Giscard d’Estaing depuis 40 ans environ 50 millions d’euros et maintenant il y en a 4 à payer ..
    la vie est belle pour eux..vu le resultat du pays..
    et ces anciens 1er Ministre. .
    ce pays la FRANCE ….nos sois disant Élites.. conseillers …bien cher payé. ..ce n’est pas demain que cela va changer…

  • Quand on voit les succès de la Chine (« démocratie » uniparti par cooptation !) où les décisions pour toutes les questions importantes sont immédiatement mises en oeuvre (65000 kms d’autoroutes en 15 ans, 10 000 kms de TGV en 7 ans,…!!), et qu’on compare à l’élection de Trump qui n’a pas pu faire passer une loi en 10 mois, et qu’on compare d’ailleurs la qualité des leaders, il n’y a pas photo ! La démocratie telle qu’on la connait, c’est dépassé !
    Mais si on revenait à plus de régionalisme et d’autonomie des régions qui pourraient faire des référendums à la Suisse et s’occuperaient à fond du développement de leurs régions, alors il y aurait sans doute un regain d’intérêt pour la démocratie ?

    • wow…c’est quoi le but des êtres humains? avoir le plus de km d’autoroute per catipa ?
      n’est ce pas ça qui justifie toujours le totalitarisme, la capacité des leaders à savoir ce qui est bon pour le peuple mieux que le peuple..
      sachant que ça se fait toujours au prix de l’embastillement des opposants , ça revient à justifier le sacrifice humain non Et nier l’humain?.
      La liberté ne maximalise pas les profits ou le kilométrage d’autoroute, elle rend juste responsable de ces actes.

      • La Chine montre qu’il vaut mieux un dictateur qui a une bonne notion de ce qui est bon pour le peuple et qui ne craint pas pour sa réélection qu’un élu démocratique et un peuple qui n’ont pas la moindre idée de ce qui est bon pour eux et qui vont s’offrir des sucres d’orge à crédit. Bien entendu, l’idéal serait qu’un dirigeant éclairé soit amené au pouvoir de manière consensuelle et démocratique. Hélas, il faut choisir entre « éclairé » et « gouvernant démocratiquement », ce sont des caractéristiques exclusives. Si vous connaissez le moyen de les concilier, je suis preneur, et je ne suis certainement pas le seul.

        • vu de loin ça va…vu de tôle pour délit d’opinion , ça doit être moins fun.. non..je ne suis pas preneur..

          • Les opinions, ça fait enrager de les garder pour soi, mais ça peut se faire. L’inquisition du fisc et l’omniprésence du régulateur, le tout pour vous maintenir dans l’absence de perspectives, ça fait enrager et on ne peut pas y échapper.

      •  »wow…c’est quoi le but des êtres humains? avoir le plus de km d’autoroute per catipa ? » (capita)
        Et des machines à laver, aussi … Un bon conseil, accordez vos actes et vos ressentis émotionnels : jetez la votre !

    •  » Quand on voit les succès de la Chine (« démocratie » uniparti par cooptation !) où les décisions pour toutes les questions importantes sont immédiatement mises en oeuvre (65000 kms d’autoroutes en 15 ans, 10 000 kms de TGV en 7 ans,…!!)  »

      Quand c’est fait avec des expropriations forcées sur le dos de milliers de paysans pauvres sans possibilité pour eux de faire opposition avec en plus ( pour ceux qui ont de la chance ) des indemnisations plus que ridicules c’est certain que ça va plus qu’ailleurs.

  • Les diplômés de Sciences Po sont très critiqués par ceux qui ont les yeux ouverts, par dessus les courants politiques, et un minimum de bon sens. Déception encore. Cette élite, qu’il convient de nommer  »élite », fait partie des gardiens du temple et des dogmes qui vont avec. Rien de nouveau.
    Les idées qui leur ont été inculquées, l’enseignement subtil de la langue de bois, leur fait croire qu’en manipulant les mots et les esprits, ils en tireront des avantages politiques ou de carrière. Ce qui peut être vrai et se confirme régulièrement. Ce qui poses la question démocratique dans un milieu qui y échappe.
    Un des résultats en est cette publication, ô combien consternante. Première giclée :  »l’attirance des populations occidentales pour des solutions non démocratiques ». Affirmation surréelle non démontrable. Car, en toute logique, si les français se plaignent de leur démocratie, c’est pour ses défauts, non ses qualités. Et en matière d’affaiblissement de la démocratie, ils n’ont pas les leviers du pouvoir politique qui a procédé à cet affaiblissement. Il ne sera pas contesté que les énarques et autres diplômés en sont. Rendons à César …
    Autre giclée :  »l’affaiblissement de la demande démocratique ». Autre contresens délibéré, es-qualifications de l’auteur. Même correction indépassable : Si les français floués de démocratie en voudraient davantage, pour preuves leurs dites critique vis-à-vis de ses dysfonctionnements, la formulation de l’auteur est une tromperie.
    De plus, jusqu’à preuve du contraire, l’absence de démocratie directe,  »à la Suisse » est refusée aux français par leurs élus, c’est à dire souvent ceux que les dites  »élites » ont présélectionnés avant les élections, pour les présenter comme les  »meilleurs » par une campagne médiatique très sélective. Où est la démocratie là dedans ?
    Sciences-Po et ses suppôts n’ont donc pas à inverser les valeurs pour perpétuer ce système oligarchique sclérosé. Que les français ou d’autres peuples soumis aux mêmes avanies cherchent des solutions pour en sortir est donc légitime et démocratique. N’en déplaise à certains.
    Preuve de l’appartenance de l’auteur à une caste détentrice de tous les pouvoirs, son emploi du mot  »populisme ». Or, ce n’est qu’un substitut à l’appellation  »démocratie », dont le caractère péjoratif a été amplifié par une manipulation des masses de grande ampleur. Il n’est en réalité employé que lorsque le vote démocratique se détourne de ces candidats hommes de paille de cette oligarchie dévoyée (pléonasme).
    Pareil pour son emploi du mot  »socialisme » comme fourre-tout péjoratif détourné de ses propres concepts idéologiques. Ceux qui s’en plaignent par risques d’atteintes au marché libre ne sont donc pas les représentants de la Nation, mais de ces marchés. Ils ne sauraient alors faire illusion. Car cette tendance politique contient, comme à droite, un fort taux d’électeurs demandeurs de plus de démocratie. Ce qui gène visiblement l’auteur, qui ne semble plus savoir à qui s’en prendre en le présentant comme une menace  »antidémocratie » (c’est à dire  »anti-marchés » -ce qui est ridicule en soi-). Foutaises, pour être poli.
    Pour conclure, il paraît évident que l’auteur, tout en se parant de vertus démocratiques, se fait le mentor du marché que l’expression démocratique réelle gène, et qu’il faut l’amoindrir pour conserver les leviers de l’économie au seul usage d’une caste de possédants. Il n’a pas de quoi en être fier.

  • La démocratie est un système politique parfait, qui serait parfait si il n’y avait pas d’élections.elections source de toutes les corruptions!.
    L’élu…sérieux cela vous fait penser à quoi sans réfléchir…au divin, dieu est ce que dieu est démocratique ?

    Est-ce que Louis XVI était moins légitime que le président Macron ?
    Tous les deux sont legitmés par un dieu , l’un par Dieu l’autre par les médias..donc par les représentants en terre de France du dieu Dollar ,très démocratique n’est-ce pas !
    La démocratie existera qu’à la disparition des élus ,plus concrètement lorsque les élus seront des hommes comme les autres , des judiciables pas des demi dieux..sans doute le cas dans les pays nordiques, mais est-ce toujours le cas depuis qu’ils ont intégré l’UE ?

  • Vous n’avez pas reconnu l’ironie ? La faute à pas de chance….

  • Cause ou effet?
    Il est possible que ce que vous interprètez comme un déclin de la démocratie, soit simplement le refus de l’usage que nos élites en font.

    Quand un représentant n’est élu que par 15 à 20% des électeurs, quand un élu abuse librement de ses privilèges, ou fraude impunément (…), quand des lois sont votées au profit de minorités, quand des organisations n’existent que pour servir la politique, quand les élus ne sont pas sanctionnés sur leurs résultats, ce n’est pas contre le principe que les électeurs votent, c’est contre les hommes qui l’utilisent abusivement et en détournent la finalité.

    En déduire que les électeurs ne veulent plus de démocratie est manipulateur.
    Surtout lorsqu’on remarque que les électeurs de ces partis ne votent pas pour leurs idées populistes, mais contre les pouvoirs établis.

    Un chercheur devrait peut être intégré dans son observation, le manque de réelle démocratie dans (tous) les états cités, et que dans d’autres exemples (Islande, Suisse…) elle a un tout autre aspect, une toute autre efficacité !

    • @ Bago

      Non! Quand un électeur néglige de se déplacer pour aller voter, c’est un total ignorant ou complet indifférent qui se fiche bien de qui gagnera!

      Son non-vote est sans aucune valeur significative dans un sens ni dans un autre: sa décision est de laisser les autres choisir! Maintenant que toute infraction, délit ou crime ne soit pas poursuivi, c’est la faute des autorités judiciaires en place, ou la victime qui refuse de porter plainte.
      Qu’il y ait un vide béant entre la loi et son application, en France, c’est un truisme fréquemment vérifié.
      Et oui, quand en France, on plonge dans l’oubli les malfaçons du pouvoir, ailleurs, on légifère contre les cumuls de mandats ou la participation rétribuée à des organismes auxiliaires, en tant qu’administrateur présent ou pas, en séance!

      Mais le pouvoir est jacobin en France: la pointe de la pyramide se trouve à Paris d’où tout est décidé y compris pour les campagnes les plus reculées. Le pouvoir des non-élus fonctionnaires excessivement nombreux n’est pas pour rien non plus dans la rédaction des lois ni celle des décrets d’application compliquant suffisamment les choses pour mobiliser d’autres fonctionnaires, venant enrichir ce groupe, proche du pouvoir, qui s’est bien démené pour se retrouver salariés avec statut autrement privilégié. Personne, dans ce monde-là, ne pense à diminuer ce « train de vie de l’état » en faisant fi des critères du Pacte de Stabilité européen (depuis 1997, 20 ans) afin de conserver leurs riches privilèges que celui appliqué au tout venant français, quitte à demander aux pays qui ont pratiqué l’austérité pour assainir leurs finances, un nouvel effort pour la France qui refuse cette austérité pour elle-même: échec garanti!!!

      L’état français, permanent auto-satisfait, ne fait rien depuis au moins 30 ans: le temps de l’addition est arrivé et une cure d’amaigrissement de l’état français, tous azimuts, après ces années de gestion lamentable, ne pourra être que bénéfique dans ce contexte insensé! À défaut, la France s’abstiendra de participer au noyau dur de l’Union Européenne et de l’€zone, pour se retrouver plus en périphérie!

  • a Gosseyn vous avez tres bien analysée. .je suis allé moi-meme sur place a l’entree de sciences po a Paris rue de l’université. .j’ai vue arriver des hommes politiques droite gauche qui viennent vendre leur salade…
    et pareil pour Centrale si vous la faite à Paris vous etes dans le bon créneau et celle de Lille n’a pas la même valeurs..sans commentaires. .
    c’est une société de code …
    regarder les elections Présidentielle …si le FN est au 2 ème tours..ils appellent droite ou gauche a voter pour eux …les partie politiques sont des vendeurs de lessive …ils se partagent le gâteau. .j’en prends pour 5 ans et à toi la prochaine…ET LES BELLE NOTRE DEMOCRATIE…a moitié mandats ils devraient repasser le PEUPLE ….

  • Je ne partage absolument pas votre point de vue !

    Ce n’est pas parce qu’une population est anti-UE donc souverainiste qu’elle est contre la démocratie : c’est même tout l’inverse !
    Faut-il rappeler qu’à ce jour notre pays est sous tutelle d’une institution dictatoriale non élue : l’UE ??

    • @ marie210917

      Non! L’Union européenne est bien plus démocratique que la République Française dont les magistrats du Parquet sont encore soumis aux ordres du ministère!

      Et si la France est engagée dans l’Union Européenne, c’est bien de par sa seule volonté, ce dont elle ne se plaignait pas quand J.Delors a présidé, 10 ans durant, la commission européenne!

      Quel pays n’aurait pas élu ses représentants à Bruxelles?

      Qui a proposé/nommé P.Moscovici candidat commissaire européen?

      Qui sont les 74 députés français au parlement européen?

      Combien de Français travaillent à Bruxelles comme fonctionnaires européens?

      À quel grade?

      La France n’est en rien sous tutelle européenne autrement plus démocratique que la République Française: toute directive européenne, approuvée à l’unanimité, habituellement, du conseil européen dont le président de la république française fait partie, trouve ensuite sa traduction en français, a été votée par le parlement européen (74 députés français) après avoir été mise au point par la commission européenne (1 commissaire français) puis transmise aux parlements nationaux pour recevoir force de loi au même titre qu’une loi française.

      Où voyez-vous une « tutelle »?

      Et où voyez-vous dans ce système librement accepté, une dictature?

      Ce n’est que le délire d’une France, elle-même parfaite, victime de ses « méchants » bouc-émissaires, au premier rang desquels se trouve « l’Europe », grande privilégiée de ces Français refusant que ces 30 à 40 dernières années, la gestion nationale a conduit le pays dans un marasme financier et économique, sans aucun examen de conscience ni sentiment de vivre au-dessus de ses moyens!

      Pourtant, la France a bien marqué son accord sur les critères indispensables (pacte de stabilité) d’un ensemble monétaire européen (l’€) pour entrer en équivalence avec ses partenaires!

      Avec l’Espagne, la France est seule à avoir lamentablement échoué!

      Les autres pays membres (Grèce comprise) ont fait mieux!

  • ben c’est aussi ça la démocratie…lent déclin de la défense des libertés individuelles plutôt/.

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