« Atlas Shrugged » a 60 ans : retour sur un livre au destin extraordinaire

« Atlas Shrugged », « La Grève » en français, a 60 ans cette semaine. Ayn Rand reste l’auteur que l’on aime détester.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Atlas by Roman Kruglov(CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

« Atlas Shrugged » a 60 ans : retour sur un livre au destin extraordinaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 octobre 2017
- A +

Par John Stossel et Naomi Brockwell.
Un article de Reason

Il y a 60 ans cette semaine qu’« Atlas Shrugged » a été publié. Le roman se vend toujours à 100 000 exemplaires par an.

Mais tout le monde ne célébrera pas l’anniversaire du livre. Ayn Rand est quelqu’un que les gens aiment détester. Des années après sa mort, ils se sentent encore obligés d’attaquer ses idées.

Un récent article de John Oliver affirmait que sa philosophie, l’objectivisme, est

juste une belle expression pour dire qu’on est « un connard égoïste ».

Heureusement, tout le monde ne pense pas cela. Beaucoup de jeunes, découvrant Rand pour la première fois, disent que ses idées les inspirent.

Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA, un groupe de défense des intérêts du marché libre qui fait la promotion d’ « Atlas Shrugged » sur les campus universitaires, déclare :

Il est surprenant de voir à quel point il y a une faim pour les idées de Rand.

Stossel lui rétorque :

Non, les étudiants sont socialistes !

Et Kirk répond :

Ils ne sont pas socialistes… 60% disent qu’ils pensent que le socialisme est une bonne idée et 70% disent qu’ils ne veulent pas payer plus d’impôts et qu’ils ne font pas confiance au gouvernement. Ils ne comprennent pas ce qu’est le socialisme.

Driena Sixto a découvert Rand à travers Turning Point USA.

J’ai apporté en classe une tonne d’autocollants qui disaient : « Ce portable t’a été apporté par le capitalisme. » Vers la fin du semestre, presque toute la classe était de mon côté.

Jennifer Grossman, PDG de l’Atlas Society, soutient qu’il est important d’exposer les jeunes au travail de Rand parce que « la fiction est plus efficace que les faits ».

Les faits sont plus importants. Mais souvent, c’est la fiction qui ouvre l’esprit des gens et change leur façon de penser.

Traduction par Contrepoints de Stossel : Ayn Rand–The Author People Love to Hate

Plus d’articles sur Atlas Shrugged sur Contrepoints.

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • « Atlas Shrugged » est enfin accessible en français. Nos éditeurs ne se sont pas pressé… Alors pour les trois films américains tirés de l’oeuvre (les deux premiers sortis en 2011 et 2012), on ne risque pas de les voir de si tôt chez nous ! L’adaptation de « La Source Vive » qui est de la même inspiration (sous le titre « Le Rebelle ») passe parfois à la télé. Les journaux TV le décrivent comme un film « sur l’architecture » ! Ils ont vraiment tout compris…

  • J’ai lu ce livre il y a une bonne trentaine d’années (ayant la chance de lire l’anglais comme le français) et j’éprouve le besoin de le relire avec plus de maturité.
    So « Who is John Galt? ».

  • Quel médiocre article pour une cause pourtant essentielle: Faire connaître Atlas Shrugged en profitant de l’anniversaire de sa publication! L’ouvrage, roman moyen mais extraordinaire source d’inspiration et de cohésion pour la pensée honnêtement libérale (dans sa version non bobo), méritait bien mieux que cette tambouille insipide. Ayn Rand a été ostracisée en France et pour cause, c’est de la pornographie intellectuelle pour les bien pensants et autres gauchistes/centristes. Sa lecture devrait pourtant figurer au programme des lycéens (et sans commentaires de la part des enseignants SVP). Un autre aspect radicalement intéressant de cet ouvrage reste son côté prophétique. Il décrit méticuleusement et avec grande justesse la déliquescence d’une société livrée au travail de sape des parasites socialo-étatistes. Chaque jour dans ma vie d’entrepreneur français j’ai plusieurs occasions d’observer les phénomènes décrits par Rand. Cela finit très mal dans le livre… Il illustre aussi les vertus de la résistance, « La Grève », d’une minorité de personnes d’exceptions, les « productifs », vis-as-vis des sangsues su système… Jouissif!

    • Un autre aspect radicalement intéressant de cet ouvrage reste son côté prophétique.

      Oui. Il y a des passage hallucinants d’actualité.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Gloria Alvarez, la passionaria libérale, dit tout et c’est dans Contrepoints ! Elle s’exprime pour la première fois en France, et c’est dans Contrepoints.

Gloria Alvarez est une jeune femme influente. Auteur de trois livres, conférencière très sollicitée, en Amérique Latine en Espagne ou aux USA, hyper active sur les médias sociaux avec 377 000 followers sur Twitter et 242 000 sur Instagram, elle est sans doute l'influenceuse libérale féminine numéro un dans le monde ! Elle prône le libéralisme dans tous les domaines. Liberté, frontièr... Poursuivre la lecture

Par Karel Beckman Traduit par Mathieu Chauliac, Institut Coppet.

Avant la publication par Hans-Hermann Hoppe de sa critique sans précédent de la démocratie dans Democracy The God That Failed en 2001, les libertariens ne considéraient pas l’analyse de l’idée de démocratie comme prioritaire. Il est probablement juste de dire qu’ils avaient tendance à la concevoir comme un système politique neutre, susceptible d’orienter une société dans la direction soit individualiste soit collectiviste. Les menaces représentées par le socialisme et le ... Poursuivre la lecture

Le titre du dernier ouvrage, considérable et remarquable de par l'ampleur et l'érudition, de Jean-Philippe Delsol, Civilisation et libre arbitre, peut paraître quelque peu sévère, mais réfléchissez-y, c'est là que tout se joue, s'est joué et continuera à se jouer, à moins que l'on n'interrompe la partie, qui est la nôtre et explique pourquoi l'Occident est différent.

Réfléchissons-y, car cela ne va pas de soi. Dit sans fard, la grandeur de notre civilisation réside dans l'idée que l'Homme dispose du pouvoir et de la liberté de penser e... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles