Cette « pauvreté » allemande qui rassure tant les rédactions françaises

Le seuil de pauvreté est subitement devenu l'alibi facile des thuriféraires du système français malgré les évidentes réussites des réformes allemandes.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Pauvreté (Crédits Claudius DORENROF, CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Cette « pauvreté » allemande qui rassure tant les rédactions françaises

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 septembre 2017
- A +

La récente quatrième victoire de la chancelière Merkel s’est – bizarrement ? – accompagnée d’une nouvelle floraison médiatique de petits articles plus ou moins acrimonieux sur le thème usé de la pauvreté en Allemagne. Tout ceci est-il bien sérieux ?

L’idée générale, qui transpire grassement de ces articles régulièrement orientés, est de faire comprendre que, oui, certes, Merkel est réélue et dispose d’une belle longévité, au contraire flagrant des très amovibles nullards qui se succèdent à la direction de la France, mais son peuple prend cher à cause de ses mesures drastiques et tralali-libéralisme et tralala-austérité terrible avec des pauvres qui se multiplient partout.

Je n’exagère pas : taper « Allemagne » et « pauvreté » dans Google News ramène une moisson instantanée de douzaines d’articles qui se bousculent pour expliquer que les retraités sont de plus en plus pauvres, que lorsqu’ils ne sont pas retraités, ce sont les travailleurs qui sont pauvres, que les bons résultats allemands cachent une réalité sombre voire carrément brutale (i.e. pleine de pauvres). Bref, on trouve décidément plein de pauvres dans ce pays riche, c’est lamentable.

Depuis le nombre d’heures moyen effectué par semaine (plus grand là-bas qu’ici), le salaire médian, les fameux emplois précaires et d’autres indicateurs indiscutables, tout semble concourir pour notre belle presse française sur-subventionnée à prouver un fait indéniable : le miracle économique allemand, qui se traduit par des surplus budgétaires, un taux de chômage bas et l’élection, quatre fois de suite, de la même chancelière, ne tient qu’à un mirage où seules les vapeurs de schnaps expliquent que l’Allemand puisse encore se croire heureux. Le Français, toujours sobre, sait bien qu’on ne la lui fait pas, à lui, taratata.

Et dans ce flot d’indicateurs, notons tout particulièrement celui du taux de pauvreté. Ici, je vais faire référence à l’intéressante série de tweets de Guillaume Nicoulaud qui revient sur l’énorme carabistouille que perpétuent allègrement nos médias français d’articles approximatifs en notules lacunaires.

Présenté de façon brute, et si on en croit les données d’Eurostat pour 2015, 16,7% des Allemands vivent sous le seuil de pauvreté, alors qu’en France, ce sont « seulement » 13,6% des Français qui sont en dessous. La conclusion, immédiatement tirée par nos fins journalistes, est aussi évidente que fausse : il y a plus de pauvres en Allemagne qu’en France ; le miracle économique n’existe pas ; ♫ Merkel étrille son peuple ; ♬ halte à l’austérité ; ♩ l’ultralibéralisme ne passera pas en France ; ♩ ♪ no pasaran ! et soyons zinsoumis.

Malheureusement, la réalité est complexe, et entre mal dans les canons journalistiques, surtout français.

En pratique, il faut bien comprendre qu’un seuil de pauvreté est une mesure relative à la population qu’on considère. En général, on estime qu’une personne est pauvre si elle dispose d’un revenu inférieur à 60% du revenu médian de son pays. Pour rappel, le revenu médian est celui qui coupe la population en deux : la moitié de la population gagne plus, et l’autre moins (et ce n’est pas la moyenne).

Par voie de conséquence, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté d’un pays donné dépend évidemment du niveau dudit seuil (et de ce salaire médian). Autrement dit, si le salaire médian du pays A est plus élevé que le salaire médian du pays B, on peut trouver des individus qui sont en dessous de 60% du salaire médian dans le pays A (donc « pauvres » dans ce pays) et au-dessus de 60% du salaire médian du pays B (donc « pas pauvres » dans ce pays).

Plus concrètement, pour revenir au cas de l’Allemagne et de la France et en conservant à l’esprit que les données suivantes sont toutes normalisées en Standard de Pouvoir d’Achat pour tenir compte des écarts de prix d’un pays à l’autre, voici les seuils de pauvreté utilisés par Eurostat en 2015 (pour une personne seule) : en France, il s’établit à 11 931€ et à 12 219€ en Allemagne. Autrement dit, un célibataire qui disposerait d’un revenu annuel de 12.000€ (en tenant compte du pouvoir d’achat, toujours) est pauvre en Allemagne… mais pas en France.

Dès lors, une comparaison réellement pertinente consisterait plutôt à savoir combien d’Allemands vivent sous le seuil de pauvreté français. Le calcul ne serait pas simple mais l’écart constaté (13,6% vs. 16,7%) serait probablement nettement moindre, ce qui entamerait nettement la superbe des sempiternels arguments de notre presse : l’Allemagne n’aurait plus autant de pauvres en comparaison de la France, et les résultats plus que médiocres de notre pays n’en seraient que plus cuisants.

Un autre aspect intéressant qui ressort de ces seuils et de ces calculs est la différence de dynamique assez flagrante entre ces deux pays.

Ainsi, de 2014 à 2015, le seuil de pauvreté français a augmenté de 3% (ce qui, vous allez le voir, est en réalité une bonne nouvelle) mais en Allemagne, il a augmenté de 6%. Si on comprend bien ce que veut dire ce seuil et comment il est calculé, cette augmentation signifie que le revenu médian augmente, et non que le nombre absolu de pauvres augmente, comme on pourrait le croire naïvement. Conséquemment, cela veut dire que le revenu médian des Allemands a augmenté deux fois plus vite que celui des Français.

Parallèlement, comme le taux de pauvreté allemand est resté stable à 16,7%, on peut en déduire assez logiquement que cette augmentation du revenu médian a profité au plus grand nombre. Dans une Allemagne qui, dans le même temps, absorbe une immigration pauvre massive qui plombe ses statistiques – à Francfort, par exemple, 49% des non-Allemands vivent sous ce seuil de pauvreté – cela rend la dynamique observée encore plus intéressante, et ce d’autant plus qu’en France, non seulement le seuil a progressé moins vite mais le taux de pauvreté a, lui, augmenté, passant de 13,3% en 2014 à 13,6% en 2015.

Bref, avec un peu de malhonnêteté, on peut faire dire ce qu’on veut à une statistique, et c’est ce qu’on observe avec une belle unanimité dans les médias français. Avec le même genre de raisonnements, on pourrait même conclure qu’il y a plus de pauvres au Luxembourg (15,3%) qu’en République Tchèque (9,7%).


—-
Sur le web

Voir les commentaires (40)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (40)
  • En effet, le taux de pauvreté est un indice relatif. Selon cet indice ce qui compte ce n’est pas que vous ayez des difficultés à payer vos factures, ce qui compte c’est que vous gagniez moins que les autres. Vous êtes victime d’une inégalité, d’une inéquité, d’une injustice…

    • @ fm06
      « Vous êtes victime d’une inégalité, d’une inéquité, d’une injustice… » (sic)
      C’est de l’ironie? C’est en tout cas un commentaire subjectif alors qu’un taux de pauvreté est un critère qui tend à être objectif, qui n’est relatif qu’à une population donnée et à une période précisée dans la méthodologie de l’étude et qui concerne forcément le passé.
      L’égalité de revenus est-elle un idéal absolu? Je ne le pense pas. Et, à mon humble avis, toute la vie comme l’humanité sont injustes!

      • « un taux de pauvreté est un critère qui tend à être objectif, »
        Ben non.

      • Oui c’était de l’ironie. Ces derniers temps toute inégalité est considérée comme une injustice… du moins toute inégalité sociale, car dans le sport ou dans les arts ceux qui réussissent mieux que les autres sont adulés.

        Le taux de pauvreté est une mesure comme une autre. C’est surtout l’usage qui en est fait qui est subjectif.

        • C’est parce qu’il y ales bons riches et les mauvais riches. Par exemple si vous êtes noir et footballeurs vous êtes un bon riche par contre si vous êtes blanc et entrepreneur alors vous êtes un mauvais riches surtout si vous êtes en plus américain…

  • Si on rajoute que le coût réel de la vie est globalement inférieur en Allemagne la boucle est bouclée. Des « pauvres » disposant de deux télés, smartphones et voitures « d’occasion » on en trouve toujours à foison. Dans quelle mesure cette pauvreté est auto-infligée dans un pays prospère et ouvert mérite débat (addictions, stupidité familiale, culte de la facilité et du laisser aller dans tous les domaines, etc…). Elle existera toujours et partout. Même chose pour les super riches! Ce qui compte vraiment c’est la bonne santé économique et morale de la classe moyenne et moyenne supérieure, et le bon fonctionnement de l’ascenseur social. Ils sont les seuls garants de la démocratie et du progrès réel, y compris pour les pauvres. De ce point de vue l’Allemagne est clairement mieux lotie que nous.

    • … et cela pour une unique raison, de pure psychologie sociale. L’Allemagne, malgré des errances intellectuelles parfois pires que les nôtres, n’a jamais fondamentalement détesté ses entreprises et ses entrepreneurs, la jalousie sociale y étant moins vivace qu’ici.

      • @ Hank.R
        « la jalousie sociale y étant moins vivace qu’ici. »
        De fait: on peut comprendre le sentiment « envieux » de la France face à l’Allemagne. Aucune raison rationnelle (= due à une « fatalité ») ne peut expliquer la différence entre ces pays. Au contraire: la géographie française est plus favorable pour la prospérité et l’Union Européenne ne souhaite que cela! Le déclin actuel est complètement paradoxal!

        • Vous avez raison. La France est le pays le plus favorisé par la nature, ce n’est pas pour rien qu’elle était le pays le plus riche avant la révolution industrielle. La Suisse étant défavorisée était le plus pauvre. De nos jours c’est l’inverse, la Suisse s’est aussitôt industrialisé et a dépassé en prospérité la France. Avec la désindustrialisation du pays, causé par l’étatisme et sa fiscalité, nous sombrons de plus en plus dans la pauvreté.

          • Euh, désolé de vous contredire mais c’est l’apparition du libéralisme et non la révolution industrielle qui a éliminé la pauvreté.
            Si vous en voulez la démonstration, faites une comparaison de la France (colbertiste) et des Provinces Unies (libéral) au 17-18ème siècle. Si la France paraissait riche et puissante à l’époque, c’est grâce à sa démographie écrasante par rapport à Europe. Un peu comme la Chine parait riche a l’heure actuelle. La pauvreté crasse du peuple français était compenser par le nombre.
            (je crois même que louis 16 quand il a fait son tour de France à été abasourdis par la pauvreté ignoble qui était infligé au peuple français)

        • Il n’y a rien de paradoxale à la situation Française. Tout est parfaitement logique. les français détestent la réussite et ça marche très bien…

    • Exact, l’ascenseur social marche très bien en Allemagne, tandis que chez nous c’est le déclassement social. Une école qui est incapable d’enseigner les indispensables aux enfants, alors que dans une civilisation numérique ceux qui ne les maîtrisent pas ne sont pas employables! 7 millions de gens sans emploi!

      • Il sera intéressant d’observer comment cette chère « Maman » (surnom de Mme Merkel dans son pays), fera pour tenter faire fonctionner l’ascenseur social (ou faire semblant), pour les « nouveaux allemands » qu’elle a choisi pour son pays, et peut être même pour les anciens désormais….

        • « Wir schaffen das », on va-y-arriver, disait-elle il y a deux ans. Cela ressemble presque à du « yaka » à la française…

  • Nos politiciens ont surtout bien compris qu’en appauvrissant les classes moyennes, on baisse le revenu médian et donc, toutes choses égales par ailleurs, on réduit significativement le taux de pauvreté.

    • @ MichelO
      En démocratie, la population (= les électeurs) est responsable de son choix des politiciens: il n’y a donc théoriquement pas de raison pour séparer, encore moins, opposer les deux!

      • En pays libre, il n’existe pas de responsabilité collective, en particulier pour les individus qui n’ont pas voté pour ceux qui sont au pouvoir, et certaines distinctions restent parfaitement justifiées.

      • @mikylux
        Bonojur,
        En France, il n’y a pas de démocratie. Notre « pouvoir », le seul qui nous soit octroyé, serait d’élire des représentants. Pour le reste, notre avis ne nous est pas demandé, et quand on le donne, il n’est pas respecté.
        Population et électeurs sont deux choses différentes.

      • Nous n’avons point la proportionnelle faut-il vous le rappeler ?
        Nous ne pouvons donc parler de démocratie

  • Pour le salaire médian en France :
    « Quant au salaire median, il s’élève à 1783 euros net par mois. » en 2016 (https://www.nouvelleviepro.fr/actualite/138/quel-est-le-salaire-moyen-dun-salarie-en-france-)
    Seuil de pauvreté à 60% du salaire médian de 1783 :
    1783×60%= 1069.8
    Tous ceux qui touchent moins de 1069.8€ nets par mois, sont pauvres. J’en suis : 40% du médian. Le smicard avec ses 1149€ mensuels nets échappe à la pauvreté.
    Comment, en France, avec le smic horaire, le temps plein à 35 heures/semaine, 1400 grammes de Code du Travail, peut-il y avoir des pauvres ?

    • Tous les efforts faits contre les riches seraient quand même bien mal récompensés si tout le monde était riche quand même.

    • Parce que, a moins de nier totalement la réalité « URSS style », jusqu’à nouvelle ordre aucune réglementation n’a jamais créée le début de l’ombre d’un emploi mais bien au contraire les détruit par centaine de mille…

    • @MichelO et @Laurent
      Je suis tout à fait d’accord avec vous.

      @MichelO
      J’ai lu hier que notre gouvernement souhaitait que les riches partis de France reviennent. Un gros appel du pied a été fait à Florent Pagny, lequel veut s’installer au Portugal pour des raisons purement fiscales. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie l’invite à « rester en France. » «J’invite Florent Pagny à rester en France, nous avons besoin de tous les talents. » ; « Nous avons un projet de loi de finances pour 2018 qui vise justement à ce que tous ceux qui créent en France, qui créent des richesses, qui créent des emplois également, puissent être incités à rester».
      Florent Pagny répond : «Changez les règles pour que les gens reviennent. On pourrait très bien vivre en France» –
      – (https://www.msn.com/fr-fr/finance/actualite/economie-fiscalit%C3%A9-bruno-le-maire-demande-%C3%A0-florent-pagny-de-%C2%ABrester-en-france%C2%BB/ar-AAsttCs?li=BBoJIji)
      – (https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/florent-pagny-quitte-d%C3%A9finitivement-la-france-pour-sinstaller-au-portugal-voil%C3%A0-pourquoi/ar-AAstC7u?li=BBoJIji)

      • Macron a fait de très gros efforts (avec nos sous) pour paraître crédible auprès de Merkel et de ses pauvres allemands, ses paroles aujourd’hui, par ministre des finances interposé, manquent des mêmes efforts (pour nos sous) pour être crédibles auprès de nos malheureux riches nationaux. Si ce que dit Lemaire se confirme, il n’a pas besoin de le dire, alors comment lui faire confiance ?

        • @MichelO
          Bonjour,
          On ne peut pas lui faire confiance. Il y a un trou de 2000 milliards au minimum, alors faire un appel du pied aux « riches » expatriés pour qu’ils reviennent payés plus d’impôts qu’ils ne paieraient pas ailleurs. Ces expatriés sont partis pour ne pas payer la montagne d’impôts français, mais ils en paient dans leur nouveau pays. Je ne suis pas sûr que le fisc réclame quoique ce soit à Madonna ou Justin Bieber, qui vendent aussi des disques en France. Le fisc ne va pas laisser passer les millions qu’est supposé devoir Florent Pagny, ni ceux des autres
          Je trouve aussi que le projet de loi de finances 2018 pour ceux qui créent des richesses les invite à revenir pue la niche fiscale. Sans compter le fait que ce projet est pondu par le gouvernement, pas par les représentants du Peuple, ni même le Peuple lui-même.

          • Ce serait pourtant simple, il suffirait de se comparer non pas à l’Allemagne, mais à la Chine qui a fait passer de 775 millions en 1980 à 43 millions aujourd’hui le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté de 1.25 $/jour, créé une classe moyenne conséquente et des millionnaires en nombre écrasant par rapport à la France. Tout tient en une phrase, que Deng Xiaoping a répété à toutes les tribunes des villes de son pays pendant la décennie 1980 : « Chinois, enrichissez-vous, il est glorieux de s’enrichir ! »
            M. Macron, si vous voulez sortir la France de la mouise, abandonnez les discours fleuve et les constructions fiscales à la Rube Goldberg, reprenez pour les Français ce slogan qui a si bien fonctionné en Chine.

  • Enfin quelqu’un qui rappelle 2-3 évidences, qui n’en sont hélas pas, pour tout le monde !

  • @STF en fait, le smicard en France a son salaire, mais aussi tous ses avantages sociaux ( protection du CDI, statut de la fonction publique, assurances étatiques diverse et variées comme le chômage, accident du travail etc, les congés payés, la participation employeur à la mutuelle, et d’autres avantages encore). Tous ces avantages peuvent être convertis en surplus de salaire. En réalité, votre salaire est beaucoup plus élevé. Après il suffit de calculer le ratio entre ce que vous payez (cotisations, taxes, …) et ce que vous avez comme avantages pour savoir si vous êtes un baisé ou un baiseur ?

    • En fait le « pauvre » dispose de beaucoup d’avantages (bourses, transport…) qui le rapproche du smicard

    • @erima
      Bonsoir,
      « En réalité, votre salaire est beaucoup plus élevé. Après il suffit de calculer le ratio entre ce que vous payez (cotisations, taxes, …) »
      C’est pour cela que j’ai écrit « salaire net ». Sur le smic il y a environ 22% de prélèvements. (1149.27/1480.07×100 donnent environ 77.66 soustraits à 100 donnent 22.34)
      Un smicard n’a pas forcément un C.D.I, et n’est pas non plus un fonctionnaire.
      Si les avantages que vous mentionnez peuvent être convertis en surplus de salaire, alors il en est de même pour l’Allemagne. Rares sont les pays qui ne prélèvent pas un poucentage sur les salaires. Chez nous, en plus du prélèvement mensuel, il y a l’I.R.

  • bah il suffit de se demander que se passerait il si la réduction du taux de pauvreté était le « cap à suivre ».. seul les pauvres auraient alors le droit de s’enrichir!!!
    Le seul avantage pour certains est que il est réduit en premier effet par les politiques de redistribution.. à part ça…

    Il peut augmenter si si la population s’enrichit
    il peut diminuer si la population s’appauvrit…

    • on peut m^me en conclure que la moindre redistribution allemande par allocations serait la cause de la meilleure santé économique allemande

      • . L’Allemagne est le pays où le taux de chômage des jeunes est le plus bas (6,7%). Viennent ensuite la République tchèque (9,3%) et les Pays-Bas (9,6%). L’Autriche (10,5%), le Danemark (12,6%), Malte (13,3%), la Slovénie (13,7%), l’Irlande (13,9%) et enfin la Pologne (14,4%) se maintiennent sous la barre des 15%.

        En comparaison, trois Etats membres voient une grande proportion de leur jeune population au chômage. Le taux culmine à 46,5% en Grèce (chiffres d’août 2016), à 40,5% en Espagne et à 34,1% en Italie. Il atteint en outre près de 30,3% à Chypre et 23,3% Portugal.
        La France se situe dans la moyenne haute des Etats connaissant un taux de chômage élevé chez les jeunes : près d’un jeune de moins de 25 ans sur quatre (23,7%) était sans emploi en mars 2017.

  • @STF en effet ^^ mon commentaire avait juste pour but de rappeler qu’un « pauvre » au SMIC dans nos contrées, n’est pas si pauvre que ça, et de montrer que le seuil de pauvreté est un indicateur complètement débile

    • @erima
      Bonjour,
      Pour ma part, je trouve que le smicard est pauvre : il touche 80 euros de plus que le salaire du seuil de pauvreté. C’est pas folichon ! Ensuite, un smicard, célibataire, sans enfant, à temps plein, n’a droit à rien. Pas de réduc’ de transport, pas de réduc’ de cinéma, pas de C.M.U, pas d’A.P.L, donc ces 80 euros en plus sont vite partis en fumée. Il a droit aux 10% d’abattement sur l’I.R ou au frais de déplacement avec le coût par kilomètre suivant son véhicule.
      Le seuil de pauvreté est comme une formule mathématique : elle s’applique à une série de données : 60% du salaire médian du pays à évaluer = Salaire médian x 60/100, 1783×60/100, pour la France. Si on mélange les données, et les résultats, alors oui, c’est débile.

      • Edit:
        J’ajouterai que pendant ma période de chômage, je vivais mieux que lorsque je travaillais, ce qui me fit conclure qu’en fait travailler n’était pas rentable.

  • Bravo à vous pour cette excellente démonstration : ou on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques quand les données de base diffèrent

  • Le taux de pauvreté est défini à partir du revenu. Donc, si on compare les niveaux de revenu médian français et allemand (retraités pour être comparables), la conclusion est claire : plus les « petits » revenus d’un pays « plus riche » sont nombreux tout en étant relativement importants par rapport à ceux d’autres pays dits « plus pauvres », plus le taux de pauvreté est élevé.
    Le taux de pauvreté en Allemagne apparemment élevé est peut-être trompeur et habilement exploité par la presse, mais cette définition ne suffit pas à évaluer la pauvreté : on ne parle pas du pouvoir d’achat avec ce revenu médian. Ou comment vit -on avec un revenu médian en France et en Allemagne ?

  • Merci H16 de nous rappeler comment se lisent les statistiques basiques en espérant que de nombreux lecteurs de gauche, dont ce n’est pas la qualité principale, puissent corriger leur interprétation erronée du taux de pauvreté allemand. A ceux là, on pourra ajouter 2 arguments complémentaires : 1) le plein emploi allemand suscite des vocations à l’emploi d’appoint (par exemple des femmes au foyer, des retraités, des étudiants .. etc) qui choisissent volontairement des mini-jobs de proximité, donc naturellement moins bien payés que des jobs « entiers », que nos camarades de gauche s’empressent de classer dans les vecteurs de paupérisation. Rappelons juste pour le confirmer que le taux d’emploi de la population active allemand est de 78 % contre 63 % en France … 2) quand on est en situation de plein emploi comme en Allemagne, l’offre d’embauche est large et celui qui est mécontent de sa situation salariale peut facilement trouver un autre emploi, mobilité que les allemands accompagnent d’ailleurs beaucoup mieux qu’en France (formation professionnelle, apprentissage, coût des loyers plus bas). Le Français mécontent de son salaire ne pourra quant à lui que s’inscrire au chômage… sortant mécaniquement de la statistique calculant les taux de pauvreté !!!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Alors que la France et l’Allemagne avaient trouvé mi-janvier un consensus pour inscrire à la fois le gaz et le nucléaire comme énergies dites « de transition » dans la taxonomie verte européenne, Berlin vient de faire marche arrière. L’information est tombée ce mardi sur le média Contexte confirmée ensuite par Marianne : « l'énergie nucléaire n'est pas durable et ne doit donc pas faire partie de la taxonomie » a déclaré le porte-parole du ministère allemand de l'Économie et du Climat dirigé par le Vert Robert Habeck au sein de la coalition SP... Poursuivre la lecture

Par Marc Deffrennes et Samuele Furfari[1. Hauts fonctionnaires retraités de la Commission européenne (Direction générale de l’énergie) Ingénieurs, Responsables respectivement de weCARE et de la SEII].

Une politique énergétique équilibrée doit reposer sur trois piliers :

La sécurité de l’approvisionnement. Une saine économie. La protection de l’environnement.

 

Cet équilibre est au cœur des actions de weCARE et la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels, à savoir : promouvoir un mix énergétique fiable, abor... Poursuivre la lecture

Par Christopher Paige. Un article du Mises Institute

Un cliché typique dans les milieux socialistes est que les pauvres et les opprimés refusent de voter pour leurs intérêts économiques. Voir, par exemple, l'ouvrage de Thomas Frank What's the Matter with Kansas ? How Conservatives Won the Heart of America.

Cette théorie est utilisée pour justifier divers stratagèmes antidémocratiques visant à "protéger" les personnes vulnérables contre elles-mêmes. Si, après tout, les pauvres ne votent pas dans leurs intérêts, alors pour... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles