Mark Zuckerberg prochain président des États-Unis ?

Le créateur de facebook serait-il en train de préparer sa candidature à la prochaine élection présidentielle américaine ?

Par Frédéric Mas.

Selon Politico, le Pdg de Facebook Mark Zuckerberg aurait engagé il y a quelques jours l’ancien conseiller de Barack Obama et principal responsable de la stratégie de campagne d’Hillary Clinton Joel Benenson.

L’entreprise de ce dernier, le Benenson Strategy Group, serait désormais chargée de la gestion et de la promotion de la fondation philanthropique Chan Zuckerberg Initiative dont l’ambition est de promouvoir « le potentiel humain et l’égalité ».

Le talentueux jeune homme d’affaires serait-il en train de préparer la prochaine élection présidentielle américaine ? Bien qu’il s’en défende pour l’instant, l’hypothèse n’est pas à écarter d’un revers de la main, et les démocrates pourraient très bien avoir trouvé leur nouveau poulain.

Sortir les démocrates de l’impasse

Après la défaite lamentable du parti démocrate à la dernière élection présidentielle face à l’outsider républicain Donald Trump, la candidature de Mark Zuckerberg pourrait être perçue au sein de ses sympathisants comme une manière honorable de sortir de l’impasse politique dans laquelle Hillary Clinton a mené le camp progressiste sans nécessairement toucher aux fondamentaux.

L’une des raisons principales de l’échec des démocrates repose sur l’image d’immobilisme donnée par le clan Clinton, là où les électeurs ont clairement exprimé le besoin d’un renouvellement de la classe politique.

Les premières victimes de la passion populiste de l’électorat américain furent les favoris, que ce soit Jeb Bush au sein du parti républicain ou Hillary Clinton au sein du parti démocrate. Zuckerberg est jeune et ne vient pas du sérail politique : il pourrait donc bénéficier de l’« effet Macron » face aux tenants de la droite américaine.

Contre le populisme

En réponse au mouvement de colère des électeurs qui a éjecté les démocrates, Mark Zuckerberg a plusieurs fois pris position à la fois en donnant des gages au courant progressiste et en exprimant son inquiétude quant à l’extension du populisme, en particulier à travers les réseaux sociaux.

En effet, Zuckerberg a ainsi donné le ton de l’après-campagne en s’insurgeant contre les fausses nouvelles relayées par les réseaux sociaux, qui auraient été à l’origine du triomphe de Donald Trump.

Un extrait du post de Mark Zuckerberg sur les fausses nouvelles

 

Plus récemment, le pdg de Facebook a clairement déclaré être favorable à l’adoption d’un revenu universel aux États-Unis pour pallier les effets pervers de la mondialisation économique et de la disruption technologique, qui ne sont pas prêts de ralentir ces prochaines années.

Mondialisme compatissant

Ainsi, si Mark Zuckerberg peut offrir une seconde jeunesse au parti démocrate américain en termes de communication, ses positions politiques paternalistes, que certains ont déjà qualifié de « mondialisme compatissant », ne tranche pas vraiment avec celles des Clinton et Obama.

Sa proximité avec l’etablishment du parti démocrate, qui ne date pas de l’embauche de Benenson, tout comme de ses soutiens financiers, ne semble pas l’inciter au renouvellement idéologique.

L’agenda personnel du Pdg de Facebook ne semble pas très éloigné de celui des élites du parti démocrate, c’est-à-dire orienté vers les intérêts des centres urbains, de l’upper class et des minorités. Reste à savoir si ces vieilles recettes, même emballées dans un nouveau paquet, plairont à un électorat américain qui a déjà exprimé clairement ses réserves par le passé.