Pour le climat, merci d’éviter la voiture, la viande et les enfants

Pas d’enfants, pas de voitures, pas de viande, pas d’avions ! Et même cela ne vous sauvera pas du changement climatique lié à l’activité humaine.

Par Lorrie Goldstein, depuis le Canada.

Si le Premier ministre canadien Justin Trudeau souhaite réellement sauver la planète d’un réchauffement dont l’Homme serait responsable, il devrait commencer par dire à tous les Canadiens de ne plus faire d’enfants, de ne plus conduire, de ne plus prendre l’avion, et de ne plus manger de viande.

Ce sont les quatre facteurs les plus utiles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre corrélées au changement climatique sur la scène mondiale.

Des solutions insignifiantes

À l’inverse, et bien que considérées comme des actions recommandées, sont insignifiantes les solutions encouragées par le gouvernement canadien et autres pédagogues, comme le recyclage et la transition vers des ampoules à basse consommation.

Ce point a été souligné par Seth Wynes, doctorant de l’université de la British Columbia et le professeur Kimberly Nicholas de l’université de Lund en Suède, dans leur article The climate mitigation gap: education and government recommendations miss the most effective individual actions publié la semaine dernière dans le journal Environmental Research Letters.

L’action la plus utile, et de loin, serait de ne plus faire d’enfants, ou alors le moins possible.

Chaque bébé en moins permettrait d’éviter en moyenne l’émission de 58,6 tonnes de dioxyde de carbone par an à une famille canadienne, en comparaison à 0,213 tonne d’émission liées au recyclage.

Plus de voitures

Ne plus circuler en voiture épargnerait 2,4 tonnes d’émissions, par rapport à 0,1 tonne gagnée par le remplacement des ampoules incandescentes par celles à économie d’énergie.

Éviter un vol transatlantique par an épargne en moyenne 1,6 tonne d’émissions contre 0,247 tonne obtenue en lavant son linge à l’eau froide.

Opter pour un régime alimentaire végétarien nous ferait gagner 0,8 tonne d’émissions, comparativement à 0,21 tonne obtenue en faisant sécher son linge dehors plutôt qu’avec un sèche-linge.

Malgré ceci, Wynes et Nicholas rapportent : “Nous nous sommes aperçus que 10 manuels scientifiques destinés à des lycées canadiens (couvrant 7 provinces, avec 80% de la population) négligent en grande partie de mentionner ces actions – Elles comptent pour 4% des actions recommandées – préférant mettre l’accent sur les changements progressifs ayant un potentiel de réduction d’émissions plus faible”.

Aussi, “Les ressources gouvernementales pour un changement climatique, que ce soit en Europe, aux États-Unis, au Canada ainsi qu’en Australie, mettent l’accent sur des actions à faible potentiel”.

Plus d’enfants

Fort heureusement, les scientifiques ne recommandent pas au gouvernement de contraindre les Canadiens à avoir des familles moins nombreuses, bien que cela soit une position courante chez les environnementalistes les plus extrêmes, dont l’amour pour l’Humanité est surpassé seulement par leur haine des gens, excepté eux mêmes, évidemment.

Dans ce contexte, considérez la dictature élémentaire en Chine (dont Trudeau est admiratif), qui abandonna en 2015 seulement son immonde politique de l’enfant unique, imposée depuis 1979.

Ce qui n’a pas empêché la Chine de se féliciter de cette politique, à l’occasion de rencontres sur le climat, arguant que sa mesure pour l’enfant unique avait permis d’empêcher 300 millions de naissances, l’équivalent de la population américaine, et évité ainsi l’émission de l’équivalent de 1,3 milliard de tonnes de dioxyde de carbone, en se basant sur une moyenne globale de 4,2 tonnes d’émissions par enfant.

Bouleverser les modes de vie

L’étude rapportée par Wynes & Nicholas est utile car elle rend compte des changements fondamentaux que nous aurions à opérer sur nos modes de vie pour atteindre les objectifs de réductions de gaz à effet de serre fixés par les accords de Paris sur le climat, et pour lesquels Trudeau nous a engagés.

Paradoxalement, et même si nous atteignons ces objectifs, ainsi que chaque pays sur Terre, tout ce que cela ferait, c’est entraîner le monde vers un réchauffement climatique catastrophique à la fin du siècle, si on se base sur les sciences climatiques.

Voilà dans quel monde fantastique nous vivons lorsqu’on en vient à vouloir lutter contre le changement.

Leurs programmes de tarification du carbone ne sont que prélèvements d’argent déguisés en programme environnemental, et destinés à prendre quelques milliards de dollars de nos poches pour permettre au gouvernement de les utiliser comme il l’entend.

Faire face au changement climatique

L’étude effectuée par Wynes & Nicholas illustre simplement la difficulté à faire face au changement climatique, en débit des discours positifs de nos politiciens déclarant que ce sera simple.

Ce n’est PAS simple. C’est compliqué !

Cela demanderait un programme obligatoire de restrictions d’émissions qu’aucun citoyen canadien, ou même de n’importe qu’elle autre pays démocratique (espérons-le) ne pourrait accepter.

Il existe des mesures concrètes que nous pourrions prendre pour réduire nos émissions, comme le revenu 100% neutre, les bons carbone ou encore les prix des dividendes du carbone, dont le seul objectif est d’arrêter les émissions, et pas d’augmenter les revenus du gouvernement. Donc évidemment, nos représentants de l’État n’y sont pas favorables.

Nous pourrions nous concentrer sur l’amélioration des énergies vertes et renouvelables dont nous disposons, en plus du pouvoir hydraulique qui est avec le nucléaire et le gaz naturel, l’énergie fossile la moins polluante, au lieu de gaspiller notre argent dans l’éolien et l’énergie solaire, lesquels sont à des années de pouvoir répondre efficacement à une puissante et moderne économie industrielle comme la nôtre.

Ou, on peut prétendre résoudre le problème en élisant des hommes politiques qui prétendent eux-même le résoudre en nettoyant nos fonds de poches.

Traduction Contrepoints

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