Diminuer l’immigration irrégulière… et aider les startups

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Diminuer l’immigration irrégulière… et aider les startups

Publié le 27 juillet 2017
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Par Speranta Dumitru.
Un article de The Conversation

Pour réduire l’immigration irrégulière, il y a deux solutions : l’une coûte de l’argent, l’autre en rapporte.

Nadia est une étudiante brillante du Maghreb. Cette année, elle a décroché deux diplômes, pas un. C’est rare, mais cela arrive. Elle a aussi trouvé un stage dans une start-up. Appréciée par ses collègues, elle pourrait se faire recruter. Mais elle doit décliner. Dans un entretien réalisé en mai 2017, elle nous explique pourquoi :

Les start-up sont des entreprises jeunes, sans expérience en droit des étrangers.

En effet, pour obtenir un titre de séjour « salarié », Nadia doit d’abord être « autorisée à travailler ». Pour les entreprises, la démarche est compliquée, longue et coûteuse.

Pour Nadia, elle est surtout risquée : si la demande est refusée, elle se verra notifier une « obligation à quitter le territoire français » (une « OQTF » dans le jargon administratif). Elle ne pourra plus continuer ses études. Elle grossira les rangs des migrants en situation irrégulière. C’est la loi.

À Paris, Station F a l’ambition de devenir le plus grand incubateur de start-up au monde. Emmanuel Macron, s’est enorgueilli de l’inaugurer. Mais pour faciliter l’obtention des visas et des titres de séjour, on se contente d’annoncer que des services seront présents sur le campus. N’y aurait-il pas un moyen plus simple pour aider les start-up ?

Depuis une décennie, de nombreuses recherches expliquent les mécanismes qui conduisent à l’augmentation de l’immigration irrégulière. Aujourd’hui, on sait par exemple que les lois successives et la bureaucratie étatique transforment les migrants réguliers en migrants irréguliers. En France, la multiplication des obstacles légaux au recrutement des étrangers contribue ainsi à la production de l’immigration irrégulière.

La France produit plus d’immigration irrégulière que tout autre pays européen

À chaque demande de titre de séjour, un migrant en situation régulière risque, comme Nadia, d’essuyer un refus. Il recevra alors une obligation à quitter le territoire, décision administrative ou judiciaire notifiant le refus ou le non-renouvellement du titre de séjour. Il se retrouvera ainsi en situation irrégulière.

La France produit un nombre considérable d’OQTF. En 2016, elle s’est placée au premier rang en Europe, comme le montre le graphique ci-dessous. La « productivité » de l’administration française en la matière est sans commune mesure avec les autres administrations européennes : elle émet ainsi presqu’autant d’OQTF que 20 pays européens cumulés. Ce chiffre ne doit pas être confondu avec le nombre des personnes repérées en situation irrégulière, qui s’élève à presque 92 000 en 2016.

Comment expliquer le fait que, sur un total de 30 pays européens, une OQTF sur six est délivrée par la France ?

La « pression migratoire » est la première explication qui vient à l’esprit. Mais en Grèce ou en Italie, cette pression est bien plus importante qu’en France. Et ces deux pays ensemble ne dépassent pas la productivité de la France seule.

Ce n’est pas non plus une affaire de droite ou de gauche. L’arrivée au pouvoir de la gauche, en 2012, a fait baisser le nombre d’OQTF de seulement quelques milliers.

Mais en 2013, leur nombre a dépassé celui des dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sous la gauche ou sous la droite, l’administration produit plus de 80 000 OQTF en moyenne chaque année.

L’explication tient plutôt à la « gestion des flux migratoires » en France. Les statistiques de l’Eurostat permettent de comparer la production de l’administration française à celle des autres administrations européennes sur une période plus longue.

Entre 2008 et 2016, la Grèce occupe les avant-postes avec un pic en 2010. Mais, comme le montre le graphique ci-dessous, la France maintient son rang sur l’ensemble de la période.

Expulser Nadia coûte que coûte ?

Face à cette production d’immigration irrégulière, il existe deux façons de réagir. La première c’est d’observer que les OQTF ne sont pas toutes exécutées. Pour diminuer l’immigration irrégulière, la solution serait d’expulser davantage.

Cette solution implique une augmentation de la dépense publique. Le coût d’une expulsion varie selon les estimations, mais prenons le chiffre le plus bas, fourni en 2009 par l’ancien ministère de l’Immigration : 12 000 € par personne expulsée. Soit, pour 19 000 expulsions réalisées en moyenne chaque année, un coût global de 232 millions d’euros par an.

Imaginez maintenant que vous disposiez d’un budget de 232 millions d’euros. Vous êtes responsable politique. Avec un budget annuel de 232 M€, vous pouvez mettre en œuvre l’un des projets suivants :

a) réaliser 19 000 expulsions par an

b) construire 1 500 logements par an

c) payer l’allocation Vieillesse à 30 000 personnes supplémentaires

d) acheter 900 bus par an pour assurer la mobilité dans trois villes grandes comme Lille

e) payer l’allocation Adulte Handicapé à 30 000 personnes de plus chaque année

f) construire 3 lycées

Parmi tous ces projets, auriez-vous choisi de dépenser l’argent pour mettre en œuvre les expulsions ?

Si votre réponse est négative, il faut savoir que les 232 millions d’euros sous-estiment le coût des expulsions. Un rapport de la Commission des Finances du Sénat l’avait en effet estimé à 415 M€, c’est-à-dire le double de l’estimation présentée par le défunt ministère de l’Immigration.

Les économistes nomment coût d’opportunité les biens auxquels l’on renonce en décidant de dépenser les ressources d’une certaine façon. Si le budget alloué chaque année aux expulsions a été de 415 M€, le coût d’opportunité a été en fait double.

Les gouvernements précédents ont donc choisi de ne pas utiliser l’argent public pour construire chaque année 3 000 logements ou 6 lycées ou de ne pas acheter 1.800 bus ou de ne pas doubler les allocations des personnes défavorisées.

Lorsqu’un responsable politique promet d’augmenter le nombre d’expulsions, il s’engage donc, dans les faits, à augmenter notre perte.

Améliorer la compétitivité des start-up

Il existe une autre façon de diminuer l’immigration irrégulière : simplifier le droit des étrangers et diminuer la bureaucratie.

Rappelons qu’une entreprise sans expérience en droit des étrangers peut transformer Nadia en migrante irrégulière alors qu’elle veut la recruter. Comment cela est-il possible ?

Deux administrations de l’État conjuguent leurs efforts pour obtenir ce résultat : le service de la main d’œuvre étrangère de la DIRECCTE et celui des titres de séjour à la préfecture.

Un étranger comme Nadia, qui n’est pas ressortissante de l’UE, ne peut pas travailler sans l’approbation de l’administration. Toute entreprise qui souhaiterait la recruter doit demander une autorisation de travail. L’entreprise doit alors constituer un dossier complexe montrant que le recrutement satisfait à plusieurs conditions.

Un article du Code du travail détaille ces conditions.

Premièrement, l’employeur doit démontrer que le poste ne peut pas être pourvu par un travailleur français ou étranger ayant déjà une autorisation de travail. Pour cela, il doit prouver que le poste a été publiquement annoncé et est resté vacant pendant plusieurs semaines.

Deuxièmement, l’emploi doit relever d’un « métier sous tension ». L’administration calcule le « taux de tension » d’un métier en divisant le nombre d’offres de travail par le nombre de demandeurs d’emploi enregistrés dans ce métier pendant 12 mois, dans une zone géographique donnée.

Si l’emploi implique une mobilité géographique, le taux de tension se calcule pour chacune des zones d’exercice.

Troisièmement, l’administration juge de l’adéquation entre le diplôme de l’étranger et l’emploi. Si Nadia est étudiante en management, mais veut travailler en informatique dans l’une des start-up de la Station F, l’administration refusera son autorisation de travail.

Quatrièmement, l’employeur doit montrer qu’il respecte la législation du travail et de la protection sociale. Par le passé, les ministres de l’Intérieur ont recommandé explicitement aux préfets de vérifier que l’entreprise respectait bien les obligations de formation professionnelle des salariés, de recours aux travailleurs handicapés, de l’instauration de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences…

Cinquièmement, le candidat au recrutement doit avoir respecté les dispositions réglementaires.

Enfin, l’employeur doit payer une taxe à la hauteur de 55 % du salaire mensuel brut et l’employé une taxe à la hauteur de 241 €.

La complexité du dossier explique pourquoi Nadia ne veut pas risquer qu’une start-up sans expérience en droit des étrangers la recrute. À chaque étape, son autorisation de travail peut être refusée.

Un second service, responsable des titres de séjour, prendra alors note du refus de l’autorisation de travail et délivrera un refus de titre de séjour « salarié », souvent assorti d’une OQTF. Depuis 2016, une OQTF dont le délai de départ n’est pas précisé, est accompagnée d’une interdiction de retour sur le territoire d’une durée maximale de trois ans.

Au final, « grâce » aux efforts conjugués de deux administrations, l’entreprise garde son poste vacant et un étranger en situation régulière tombe en situation irrégulière durable…

En 2011, l’instruction des demandes de titres de séjour a coûté 97 millions d’euros, dont plus de 82 millions euros en coûts de personnel, selon les estimations de la Cour des comptes.

The ConversationC’est le prix du renoncement à 500 logements chaque année.

Speranta Dumitru, Associate Professor of Political Sciences, Université Paris Descartes – USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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  • Mais pourquoi Nadia n’irait-elle pas enrichir son pays d’origine de ses talents … avec l’aide éventuel de l’informatique qui abolit les distances ?

    Les « Grands Coeurs Accueillants » n’ont pas l’air de comprendre que c’est chez eux qu’il faut les aider. D’autant plus que si on leur donne 100 euros qu’ils dépenseraient pour s’alimenter en France, avec l’équivalent donné en monnaie locale (FCFA ?) ils peuvent s’alimenter plus de jours.

    Puisque ça coûte pour les rapatrier autant leur donner l’argent chez eux, non ?

    • Et pourquoi investir dans un étudiant si c’est pour qu’il parte et nous fasse concurrence dans son pays d’origine ?
      Ces étudiants étrangers devraient payer plein pot l’enseignement qu’ils reçoivent , est ce le cas ?
      Mais après tout il s’agit sans doute d’un pot de vin pour corrompre l’élite des pays en question…

      •  » Et pourquoi investir dans un étudiant si c’est pour qu’il parte et nous fasse concurrence dans son pays d’origine ?  »

        C’est justement ce que l’article explique comment éviter qu’une personne comme Nadia étudiante brillante se retrouve en situation irrégulière et expulsable du territoire français.

    • Asphyxié par l'étatisme
      27 juillet 2017 at 11 h 06 min

      Et pourquoi ne pas laisser la startup et Nadia décider entre eux s’ils veulent contracter ou pas et leur foutre la paix?

    •  » Puisque ça coûte pour les rapatrier autant leur donner l’argent chez eux, non ?  »

      ça coûte de les rapatrier parce que l’administration en ont fait des personnes en situation irrégulière à expulser au lieu d’en tirer une plus-value pour la France. se que serait Nadia si elle pouvait investir ses talents que l’administration empêche par des contraintes administratives.

    • « Mais pourquoi Nadia n’irait-elle pas enrichir son pays d’origine de ses talents … avec l’aide éventuel de l’informatique qui abolit les distances ? »

      Au hasard: manque de structures, peu d’oportunités, salaires décevants…. les raisons ne manquent pas

      La question serait plutôt: pourquoi ne pourrait-elle pas faire carrière ici? Il y pléthore de postes à pourvoir en informatique chez nous et on lui refuserait la possibilité de postuler? au nom de quoi?

  • Si le problème est bien de voir traiter les immigrés légitimes comme ceux qui sont de simples parasites opportunistes, la solution n’est pas de simplifier les procédures pour tous, mais de consacrer les moyens et les efforts à distinguer les uns des autres.

    • Et si, au lieu de les arroser de pognon gratuit et de les empêcher de bosser, on tentait l’inverse, juste pour essayer?

      Par ailleurs, le parasitisme ne concerne pas seulement les immigrés. Ils ne représentent, hélas, qu’une goutte d’eau dans cette gabegie océanique.

    • Tout à fait. De plus parmi les étudiants étrangers, un nombre non négligeable n’est là que pour bénéficier du statut et des aides afférentes pendant qq années (leur assiduité aux études étant toute relative)… dans l’espoir de trouver ensuite un autre statut leur permettant de rester en France.
      Par ailleurs, devant l’engorgement de nos facultés et les difficultés budgétaires, est-il réaliste de permettre un accès toujours grandissant aux étudiants étrangers (je ne parle pas des quelques doctorants) et quasi-gratuitement de plus. L’accès aux universités d’autres pays n’a rien de gratuit et pourtant, les étudiants étrangers s’y pressent.

  • J’ai surement mal compris l’article car j’en ai conclu qu’il prônait l’arrêt des reconduites a la frontière des clandestins et l’augmentation des budgets HLM et allocations….

    • De toute façon, le raisonnement part de l’idée qu’il y a de l’argent à dépenser, et qu’il faut choisir sur des critères bien-pensants la manière de le dépenser. La situation est hélas bien différente : il n’y a pas d’argent à dépenser, et il faut déterminer comment restaurer la situation de la manière la plus efficace et économe possible. Je ne nie pas que le traitement des étudiants étrangers soit souvent indigne, notamment quand ils sont brillants et que nous les envoyons se faire voir ailleurs à l’issue de leurs études en France, mais il n’y a pas de rapport avec une suppression indistincte des formalités d’accueil pour financer des subventions, allocations ou autres dépenses publiques quand bien même on les qualifierait d' »investissements d’avenir ».

      • « le raisonnement part de l’idée qu’il y a de l’argent à dépenser »

        Pas du tout.

        L’article explique que le gouvernement dépensait déjà ces 232 Millions d’euros (et même 415 d’après la cour de comptes) pour expulser ces personnes.

        Il montre clairement que cette allocation de ressource est contre-productive et serait plus utile ailleurs.

        Enfin il prouve à ceux qui en doutaient qu’on claque plus d’argent public pour expulser les immigrés que pour les aider…

        • Et pourquoi se devrait-on de les aider?

          • @cyde: Inutile de faire un faux procès aux libéraux. Aucun libéral, je dis bien aucun libéral, ne souhaite que l’Etat vous force à aider les immigrés. Il n’y a qu’un étatiste qui peut vouloir une telle chose.

            La seule chose que les libéraux vous demandent c’est – comme l’a expliqué un commentaire plus haut – de « foutre la paix à la startup et à Nadia, de les laisser décider entre eux s’ils veulent contracter ou pas. »

            Foutre la paix aux gens qui n’emmerdent personne, foutrent la paix aux gens qui font tout leur possible pour s’en sortir honnêtement, voilà tout ce que demandent les libéraux.

            • Mon intention n’était aucunement de faire un faux-procès aux libéraux, enfin… aux vrais libéraux. « Foutre la paix a tout le monde » est libéral mais n’est pas du tout dans l’idéologie étatiste de la France.
              Et cet article ne va pas dans le sens d’un « foutre la paix » libéral mais dans le sens « dépensons autrement l’argent des autres » très collectiviste.
              Le cas de Nadia cité par l’article est bien dommage mais peu représentatif des OQTF.
              Combien y a-t-il d’étudiants comme Nadia dans les OQTF? Opportunément, l’article ne nous le dit pas… La liste des cas pouvant faire l’objet d’une OQTF très vaste, très variée et souvent très éloignés de la situation de Nadia. Le sous-entendu prégnant cet article est que toutes ces OQTF sont des cas d’étudiants comme Nadia et donc des « pertes pour la France ». Je pense que si cela avait été effectivement le cas, nous aurions eu droit à cette donnée… Ce sous-entendu permet également de faire l’impasse sur le coût des dépenses sociales induit par le maintient sur le territoire de l’ensemble des personnes en situation irrégulière. Là encore l’absence de cette donnée oriente toujours la discussion dans le même sens: accueillons cela coûtera moins cher.
              Pourtant, cet immigration illégale à un coût : 4.6 milliard pour 680000 clandestins (outremer inclus) selon une estimation de 2011. http://www.contribuables.org/2011/06/ce-que-nous-coute-limmigration-irreguliere-2/
              Si les 92000 OQTF étaient réellement réalisés, cela représenterait une économie de 620 million d’Euros/an (en gardant l’estimation de 2011) couvrant largement les frais induits par ces OQTF.

              Cette proposition d’accueillir tous ces étudiants et de les garder (éventuellement) serait vraiment libérale si dans le même temps était décidé:
              – que ses études soient financées par l’étudiant lui-même (comme dans d’autres pays qui ne manquent pas de candidats étrangers d’ailleurs) ou son pays d’origine
              – que l’étudiant étranger ne puisse bénéficier d’aides ou allocations diverses en-dehors de bourses uniquement basées sur le mérite ou certaines capacités recherchées par les structures devant l’accueillir.
              – que le droit du travail français permette à n’importe quelle entreprise de recruter la personne de son choix selon les critères de son choix sans taxes, impôts et vexations supplémentaires.

              On en est très loin.
              Enfin, s’il y a des étudiants étrangers sérieux et travailleurs, il y a également une proportion non négligeables d’étudiants étrangers (et aussi autochtones d’ailleurs mais c’est un autre problème…) fumistes complets ou partiels dont l’intérêt pour les études est soit proportionnel au montant des aides diverses soit une simple porte d’entrée pour rester dans le pays. Pour avoir rencontrés quelques uns de ces étudiants sérieux, eux-mêmes se plaignent à demi-mots de certains de leur compatriotes faisant simplement acte de présence administrative dans les campus… La politique du « accueillons les tous » sans discernement ne peut que porter préjudice aux travailleurs et servir les fumistes.

              • @cyde27 : Les échanges libres et volontaires entre « la start-up et Nadia » sont-ils légitimes ou illégitimes ? S’ils sont légitimes, alors le propos de l’article (à savoir : ne pas rendre illégaux ces échanges) va dans le bon sens.
                Je vous concède cependant que l’article aurait pu insister davantage sur le fait que tous les immigrés ne sont pas des « Nadia » que des employeurs rêvent d’embaucher. Cela ne change toutefois rien au fait que le propos de l’article va dans le bon sens.
                La solution des nationalistes et des conservateurs, qui est d’expulser les immigrés profitant des aides sociales, est une solution vaine tant qu’existera un Etat-providence qui attire les profiteurs. Cette solution est tout autant vouée à l’échec que la politique du « accueillons les tous sans discernement » voulue par la gauche et l’extrême-gauche.

                • On est bien d’accord.
                  Le propos de l’article semble effectivement aller dans le bon sens et semble proposer une solution libérale (échanges libres et volontaires, en gros « foutez la paix à tout le monde). Mais l’article finit par proposer une solution prônée par la gauche et l’extrême-gauche (« accueillons les tous ») sans le contingenter à l’abandon d’un système d’Etat providence source de tous les maux. Cet article gomme « malencontreusement » la totalité du coût financier lié à cette immigration illégale (coût du au fonctionnement de l’Etat providence lui-même) et propose finement une solution étatiste classique de réaffectation de l’argent des OQTF, proposition trouvant toujours un écho favorable auprès des français toujours prompts à dépenser l’argent des autres.
                  On trouve de plus en plus de ces articles qui sous couvert d’une analyse et de propositions libérales, ressortent toujours les mêmes poncifs de redistribution de l’argent des autres sans aucune remise en cause profonde de l’Etat-providence et de l’étatisme qui sont pourtant la source du problème.

          • relisez bien mon commentaire… ou ai-je écrit qu’il fallait les aider?

            Je dis simplement que contriarement à l’idée reçue, on on claque plus d’argent à les éjecter qu’à les « aider ».

            Tirez-en les conclusions que vous voulez.

            • Non, cela c’est ce que nos amis de gauche veulent absolument faire croire. Dans le cadre d’un Etat providence qui est généreux avec l’argent qui ne lui-appartient pas, la présence de ces immigrés illégaux a un coût du essentiellement à des dépenses sociales (cf mon post précédent). La seule différence est que ce poste de dépenses sociales est différent de celui finançant les OQTF. Mais dans les deux cas, il s’agit d’argent prélevé sur les contribuables et assujettis sociaux càd tous les autres…

              • je vais me répéter mais … Et si, au lieu de les arroser de pognon gratuit et de les empêcher de bosser, on tentait l’inverse, juste pour essayer?

                Par ailleurs, le parasitisme ne concerne pas seulement les immigrés. Ils ne représentent, hélas, qu’une goutte d’eau dans cette gabegie océanique.

                Occupons nous des vrais problèmes et cessons de nous focaliser sur cet arbre qui cache la forêt.

      • +1

        On a 2000 Mrds de dette et pas une seconde il est question de ne pas dépenser 232 Millions€.

        Dans une sociale démocratie, il y aura tjs des frontières, et des illégaux, (on ne peut pas accueillir toute la misère du monde).

        Dans une démocratie libérale, les immigrants viennent, font leur trou, ou repartent.

    •  » J’ai surement mal compris l’article car j’en ai conclu qu’il prônait l’arrêt des reconduites a la frontière des clandestins et l’augmentation des budgets HLM et allocations….  »

      Non je crois plutôt que l’auteur de l’article explique que l’argent jeter par les fenêtres par l’administration pour expulser des étrangers en situations irrégulières que l’administration à créer artificiellement permettrait de financer un certain nombre de HLM ou d’allocations.

  • Nadia est totalement représentative du problème de l’immigration illégale en effet.
    Je n’avais pas réalisé le potentiel pour les startups de tous ces étudiants en management hautement qualifié ,et voulant absolument travailler dans l’informatique , qui traversent la Méditerranée par millions.
    Il suffira que l’état crée des stations G, H,I etc…pour que leur potentiels explosent.
    C’est comme ça que l’innovation arrive, dans des machins subventionné.
    Par ailleurs, rendre l’illégal légal me semble une idée géniale en effet qui permettra de réaliser d’importantes économies.
    On pourrai l’étendre à d’autres domaines, le budget de la justice serait ainsi fortement allégée.
    Pensez Printemps !

    • « rendre l’illégal légal me semble une idée géniale en effet qui permettra de réaliser d’importantes économies. »

      @Gérard27: Rendre légal ce qui est légitime est une idée géniale. Et en l’occurence, ce qui est légitime, ce sont les échanges libres et volontaires entre « la star-up et Nadia. » Si vous n’êtes pas d’accord avec le fait de rendre ces échanges légaux, il vous suffit de nous démontrer qu’ils sont illégitimes.

    • « Nadia est totalement représentative du problème de l’immigration illégale en effet […] »

      @Gérard27: Si je ne m’abuse l’article a pris le soin de préciser que le cas de Nadia était rare : « C’est rare, mais cela arrive. »
      Votre message sarcastique est donc malheureusement un homme de paille = sophisme consistant à présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée avant de la réfuter.

      • Le libéral (non paléo-capitaliste etc..) sera pour une immigration libre et un systeme social nul. Tu viens et tu travailles pour payer tes biens et services, sinon tu n’as rien et tu choisis de t’en aller.

        Le commentaire de Gerard est tout a fait légitime. Encore une fois l’article appuie sur le coté libérale que dans un sens, le plus politiquement correcte et n’a pas une ligne sur l’autre pendant, moins politiquement correcte.

  • Avec un budget annuel de 232 M€, vous pouvez mettre en œuvre l’un des projets suivants :

    a) réaliser 19 000 expulsions par an

    b) construire 1 500 logements par an

    c) payer l’allocation Vieillesse à 30 000 personnes supplémentaires

    d) acheter 900 bus par an pour assurer la mobilité dans trois villes grandes comme Lille

    e) payer l’allocation Adulte Handicapé à 30 000 personnes de plus chaque année

    f) construire 3 lycées

    g) rendre l’argent !

  • Je suis présentement travailleurs temporaire au Canada (immigré Français précisons le).
    Ici lorsqu’on demande un nouveau permis ou un permis différent (travail, études), si le nouveau permis est refusé, alors l’ancien reste valise jusqu’à sa date d’expiration.
    Exemple : un étudiant dispose d’un permis d’études de deux ans. Au bout d’un an, il trouvé un emploi dans un secteur « en manque de compétences locales ». Il fait une demande de permis de travail (par voie postale…) et si sa demande est refusée il continue ses études durant un an. Et les formulaires de demande sont accompagnées d’une check list pour connaître l’étendue des documents à fournir. Pas d’interprétation ou de zèle du fonctionnaire omnipotent…

    Notons également que le Canada ne dispose pas de la « Préfecture », petit bijou de non sens français, goulot d’étranglement administratif où les demandeurs de permis de travail croisent les demandeurs de passeport. Ici c’est : une démarche = une administration…et toutes les administrations sont interconnectées informatiquement.

    Mais bon, on se fait traiter de terroriste quand en France, on parle de rationaliser l’administration publique.

    • Un doctorant étranger à Brest doit passer une visite médicale annuelle à Rennes et faire renouveler annuellement son visa à Quimper : ça subventionne la SNCF et ça permet de faire des misères aux étrangers honnêtes sans paraître les discriminer des clandestins, soumis en principe aux mêmes obligations.

  • D’où sortent toutes ces procédures débiles ?? 2000 milliards de dettes …et aucun responsable politique digne de ce nom n’arrête cette folie . appauvrir jusqu’à plus soif la classe moyenne pour engraisser la bureaucratie et le jack pot financier mondialiste

  • Il me semble que c’est la même chose en Australie et ils n’ont pas l’air de s’en porter plus mal.

  • Les commentaires sont fermés.

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