Macron face aux militaires : « Je suis votre chef ! »

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Macron face aux militaires : « Je suis votre chef ! »

Publié le 20 juillet 2017
- A +

Par Isabelle Barth.

Nous sommes nombreux à avoir vu et entendu l’allocution du président de la république Emmanuel Macron du 13 juillet 2017, adressée aux militaires de la nation. Il a été difficile d’échapper aux commentaires qui vont de « bourre-pif » à « recadrage », « avoinée » ou « acte d’autorité ».

Je rappelle le texte qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux (1) :

Il ne m’a pas échappé que ces derniers jours ont été marqués par de nombreux débats sur le budget de la Défense. Je considère, pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire.

Le contexte de ce discours est bien particulier, tant du point de vue du vocabulaire puisque le président de la république est le « chef des armées », que l’armée est soumise à la hiérarchie, et qu’elle a aussi une tradition de discrétion comme l’illustre son surnom de « grande muette ».

Pourtant, nous pouvons y voir une leçon de leadership. Quelle qu’en soit l’issue, j’y vois une leçon à hauts risques. J’en identifie trois : 1/ la confusion entre pouvoir et autorité, 2/ la création d ‘un point de non-retour, 3/ le déni du conflit de loyauté.

Il ne faut pas confondre autorité et pouvoir

Le vocabulaire employé est celui du leader incarné. Emmanuel Macron a investi le propos en disant « je ». Il aurait pu utiliser un détour par la troisième personne : « Le président de la république est le chef des armées », « En tant que président de la république, je suis le chef des armées ».

Non, ça a été « Je suis » qui marque une incarnation forte de la fonction.

C’est ensuite l’intonation qui est intéressante ? C’aurait pu être « Je suis votre chef », soulignant l’investissement dans la fonction de dirigeant et la proximité avec les troupes. Non, ça a été « Je suis votre chef », soulignant avec ce terme, le pouvoir sur les personnes présentes, la manifestation d’une autorité descendante.

Or, si le pouvoir peut se décréter (il est fait du statut, des responsabilités, d’une légitimité extrinsèque comme le suffrage universel …), ce n’est pas le cas de l’autorité qui, elle, relève de la reconnaissance libre de la légitimité de la personne.

Décréter son pouvoir, c’est prendre le risque de fragiliser son autorité. Cette manifestation de passage en force peut être la démonstration, au contraire, d’un désarroi ou d’un manque de confiance en soi.

Quand on assène cet argument massue devant une rébellion ou un refus manifeste d’obéir : « Je suis votre chef ! » on oublie juste que si cet argument est réfuté, il ne reste plus de cartouche, sauf peut être celle de l’abus de pouvoir.

Le risque de créer un point de non retour

On retrouve dans cette allocution une tactique classique en gestion de conflit ou de remise en cause de l’autorité : l’idée qu’il faut savoir marquer son territoire et « montrer qui commande ».

Cette option prône qu’en cas de dérive de comportement comme celle attribuée au Général de Villiers, c’est au « chef » de recadrer en objectivant le dysfonctionnement et en énonçant clairement ce qui est reproché.

Emmanuel Macron l’a fait, mais il l’a fait en public, ajoutant à la réprimande justifiée à ses yeux, l’humiliation publique, ce qui éloigne de la notion si centrale de respect et peut détruire la confiance.

On rétorquera que c’est justement la publicité et le manque de discrétion des critiques qui été l’objet de la réprimande… Soit, mais est-ce suffisant ?

Les risques d’une telle posture sont grands : ceux de susciter le rejet (« Pour qui se prend-il ? »), la méfiance (« On ne le voyait pas comme cela »), le soupçon (« Que va-t-il dire ou faire la prochaine fois ? »), trois attitudes qui coupent un chef de ses troupes.

En rendant public le blâme, Emmanuel Macron crée un point de non retour, ne laissant pas d’autres issues que la soumission ou la défection.

Dénier le conflit de loyauté

Ce que semble avoir occulté Macron tout à son désir de marquer son pouvoir, c’est que le Général de Villiers vivait un conflit de loyauté. Or, le conflit de loyauté est très courant dans le monde du travail. Il s’agit de savoir à qui doit aller notre loyauté : au projet global (en l’occurrence les armées françaises) ? Ou bien au chef (de ses armées dans le cas présent) ?

C’est une variante du « conflit du double patron » (qui, lui, oppose l’entreprise et le client) : « Dois-je être loyal à mon chef ? » lorsqu’il prend une décision qui me semble mauvaise pour le devenir de l’entreprise ou de la France ?

La clause de conscience qui existe dans certaines professions (comme les journalistes), le devoir d’interpellation, le « whistle-blowing » penchent clairement pour l’adoption d’une posture critique et d’opposition aux ordres donnés.

Une leçon de leadership à haut risque mais un management irresponsable

Cette tactique du « tout pouvoir » ne porte pas toujours ses fruits, elle peut même être contre-productive car, au lieu de rentrer dans le rang, le collaborateur pris ainsi à partie peut chercher à se venger, maintenant ou plus tard, suivi d’autres opposants restés silencieux.

On entretient très souvent la confusion entre leadership et management. Nous avons là une leçon de leadership à très haut risque mais elle ne sera critiquable ou critiquée que si elle échoue.

Dans le cas du management, ce choix de décréter son pouvoir, avec blâme public et déni de conflit de loyauté, serait tout simplement une pratique irresponsable.

Sur le web

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  • Grave faute du Président !…
    Tout démarre d’une fuite d’une commission a l’assemblée à laquelle le CEMA, exposé les enjeux et les coûts des OPEX. Absolument intolérable qu’à l’assemblée pareille situation se produise…(comme dans la magistrature)
    Une ministre de La Défense étrangement absente !…
    Le CHEF qui tance publiquement et humilie ainsi le plus haut gradé. En cas de désaccord avec un subalterne, cela se fait « entre quatre yeux ».
    Bref, le Président est un bleubite, qui ne maîtrise pas les usages et encore moins le respect à l’autorité militaire.
    Les français l’ont élu, ils ne tarderont pas à s’en mordre les doigts !
    Le respect ne se décrète pas, il se mérite…

    • @reskebil
      « Les français l’ont élu »

      Juste une petite nuance assez importante : DES français l’on élu.

    • Cessons, par pitié, de dire que les Français (avec majuscule, SVP) ont élu Jupiter 1er.

      Culte insensé et globalement nuisible et néfaste – la preuve ! – du vote démocratique majoritaire ou pas, quel pourcentage au seul premier tour par rapport aux Français en âge de voter ?

      Sans compter ceux qui ont alors utilisé son bulletin avant tout comme anti-Fillon, anti-Mélenchon, anti-Hamon, anti-Le Pen

      • @SPRIKRITK
        Bonjour,
        Ce qui est néfaste c’est l’élection, non démocratique, s’est faite sur la base des seuls suffrages exprimés, dont les votes blancs ne font pas partie, et non sur le nombre d’électeurs inscrits. Il est vrai que 43% claque moins que 66%.
        Macron doit se sentir un peu léger avec son vrai score de 43%, il lui faut donc se montrer plus gros qu’il ne l’est, à la manière des poissons globes.

        • @ STF
          Non! Les absents ont toujours tort! Ne pas se prononcer est, dans le système actuel français = à laisser les autres décider: cela, c’est un risque connu, avant les élections et si erreur, il y a, elle n’est due qu’aux successeurs de Ch. De Gaulle qui n’ont pas fait de révision de la constitution, alors qu’elle n’était faite sur mesure pour et par (le scribe de) « le Général »!

          Même Fr.Mitterrand qui en avait dit pis que pendre, a enfilé le costume avec délectation!

          Alors E.Macron a sans doute pris un risque (son récent passé montre que ce n’est pas ça qui lui fait peur!), il en assumera les conséquences en toute logique.

          Et vu le remplacement immédiat de P.de Villiers par un autre général aussi célèbre: E.Macron n’avait manifestement pas envie de le reclasser, mais de le déclasser: un président travaillant avec un chef d’état major « opposant »: à virer, évidemment!

          Faudra que Contrepoints trouve autre chose pour le bashing du président élu (il n’appartient pas au candidat de modifier le système électoral subi, aussi c.. et peu démocratique soit-il, comme chez vous!)

      • « Cessons, par pitié, de dire que les Français (avec majuscule, SVP) ont élu Jupiter 1er. »

        Bon ça fait 3 mois maintenant, tous ont compris.
        Ca me rappelle les anti-Trump qui remettent sans cesse sur le tapis le nombre de voix supérieur d’Hillary : ceux qui se sont présentés, ceux qui ont voté ont accepté les règles, point barre.

  • Le président de la république est le chef des armées.
    C’est constitutionnel.
    Inutile donc de le clamer haut et fort à moins de vouloir s’en convaincre soi-même.
    Et une erreur de plus pour Monsieur le Président Macron!

  • A l’énoncé du corrigé de la copie du jeune Emmanuel M. par la prof de management, on se demande s’il a bien suivi les cours. D’ailleurs, y-a-t-il des cours de management à l’ENA ?

    • L’affrontement directe ne porte que rarement ses fruits. Un véritable « chef » écoute, soutient et cherche à convaincre ses troupes. Nous avons la une nouvelle démonstration de la notion de tout pouvoir de nos élites politiques bien loin de la réalité de la vie quotidienne. Les retombées seront une nouvelle fois contre productive et destructive….

      • @YL
        « Un véritable « chef »  »

        Je n’ai pas envie d’avoir un « chef » affirmé ou non. Je préférerai plutôt avoir un digne et légitime représentant de la nation.

    • Oui, oui!
      Et regardez le site de l’E.N.A. , vous allez rire:
      « une scolarité axée autour du Management! »
      C’est honnête, ça reste « autour »; et comme disait ma grand mère « tant qu’on marche autour… ça sent moins et ça colle pas! » (semble vrai pour le Président).
      Le site parle aussi d’éthique , de déontologie et de valeurs du service public, (de la poudre aux yeux des visiteurs?).
      Les programmes, ils montrent une certaine préférence pour l’entre-soi, le théorique, on s’aventure dans la  » jungle des entreprises publiques , des ambassades, des ministères » pas dans le cocon du privé!
      Je trouve difficile de rester objectif quand on regarde ce site sous l’angle des élèves qui en sortent: comme une publicité accrocheuse dissimulant une grosse arnaque.
      ENA ou Ecole des Nantis Arnaqueurs?

  • avec un ex banquier doublé d’un novice en politique ennivré par le pouvoir , mauvaise limonade pour le futur de notre pays ; d’aucuns commencent à se mordre les doigts d’avoir voté pour lui ;

  • chef de l’assemblée ,chef des français OK .mais ne jouez pas trop avec les dirigeants militaire . il y en a qui se sont fait raccourcir pour bien moins que ça

    • « M. Macron (…) s’appuie sur son statut et non sur sa compétence. »

      Sans trop croire aux interprétations psychiatriques de son comportement, je pense simplement qu’il est le jouet de ses antécédents scolaires. Très brillant, il a échoué au concours de Normale Sup qui aurait pu faire de lui un intellectuel de premier ordre, et il a dû se contenter d’un deuxième choix banal bien en dessous de son niveau (Sciences Po + ENA), milieu suffisamment aliénant qui est à l’origine de sa pulsion despotique.
      N’oublions pas en effet que l’ENA a été créée par des politiques pour réduire au silence les « techniciens » (typiquement X-Mines) considérés comme trop critiques. La culture énarchique consiste justement pour le « chef » à ne pas écouter les doutes des experts. Quand un chef fait le vide de compétence autour de lui pour s’entourer de courtisans, il devient un despote; je crains que nous ne glissions dans ce cas de figure.
      La violence hystérique du « chef » contre le général qui n’a fait qu’informer à huis-clos la commission parlementaire ad hoc est très révélatrice d’une conception du pouvoir dénuée de toute sagesse.

      • @ mc2
        Comme et Contrepoints et ses commentateurs, vous manipulez: la carrière d’E.Macron n’est, jusqu’à présent, qu’une successions de victoires, quand on est de bonne foi! Jusqu’au sommet!

        De plus, devant la démission du Général de Villiers, son remplacement rapide par le Général Lecointre, qui est évidemment un expert, vu ses expériences sur les théâtres d’opérations (réelles!). Ce ne sera pas un « courtisan » ni un « incompétent: donc vous n’avez aucune excuse pour « glisser »! E.Macron ne s’est pas montré « hystérique » (votre confiance faible dans les appréciations psychologiques n’ajoute rien à la fiabilité de vos « diagnostics »!), juste ferme! Et alors?

        • La Roche, centre commercial. Tarpéien n’est pas loin, à un pas ❗
          Il n’avait pas besoin de se comporter de cette manière, petit chefaillon.

          Saura-t-il se montrer aussi ferme avec les syndicats ❓

          Je l’affirme, clair et net : manque des couilles 🙁

  • Ouais , mais enfin , qui veut baisser le coût de l’état ? Tout le monde n’est-ce pas….sauf de l’armée…seriez vous tous employés par des marchands de canons ?

  • J’ai été militaire, j’ai été enseignant-chercheur en management et en stratégie, je trouve que l’article d’Isabelle Barth est « léger », pour plusieurs raisons :
    – Elle ne situe pas le contexte d’une audition devant les membres de la commission de la Défense, ce qui n’est pas public ;
    – Le CEMA planche devant le parlement, qui le lui demande ; il ne fait que son devoir en l’alertant sur les risques majeurs d’une telle coupe budgétaire ;
    – La commission de la Défense a autorité pour l’interroger. Le parlement, qui contrôle le gouvernement, a la charge d’affecter les moyens aux buts, par le vote du budget.
    – Elle ne contextualise pas l’article de la constitution, qui fait du président de la République le chef des armées « en cas extrême », quand un problème grave se pose ;
    – Je ne vois pas en quoi le CEMA est pris dans un conflit de loyauté. A sa place, aucun haut gradé loyal n’aurait hésité une minute ;
    – M. Macron en rajoute en disant qu’il n’appartient pas au CEMA de discuter du budget de la Défense. Il ne lui appartiendrait que d’envoyer en mission des troupes insuffisantes, sous-entraînées et sous-équipées ? Tiens donc.
    – Le CEMA n’a pas été déloyal au chef de l’Etat ; il a dénoncé une éventuelle mauvaise décision de Bercy.

    Bref, M. Macron ne se comporte pas en chef, en leader mais en petit-chef arrogant qui s’appuie sur son statut et non sur sa compétence. J’ai appris que commander, c’est aimer ses hommes et savoir les organiser. Malheureusement il semble que M. Macron soit incapable de reconnaître ses erreurs, qu’elles soient de langage ou de comportement. Il en rajoute au contraire, comme cela a été le cas avec sa formule : « La colonisation a été un crime contre l’humanité ».
    M. Macron a un profil de despote qui veut tout contrôler ; c’est pour cela qu’il a été repéré, promu, soutenu par l’oligarchie. On peut s’interroger sur ce besoin de contrôler, sur son origine, sur le développement de sa personnalité. Selon Freud, le besoin de contrôler serait lié à un franchissement imparfait du stade anal… Comment va-t-il évoluer sous l’effet de la confrontation à la réalité, je ne suis pas spécialement optimiste…

    • Ma réponse mal placée est juste au dessus …

    • Qui ne se pose pas au moins en privé la question :

      A-t-il épousé une seconde mère ?

      Cette réalité, si c’est bien le cas, explique-t-elle beaucoup de choses ?

    • Oui, il est à craindre que la voie soit ouverte dans ce pays pour les despotisme.

      Le président de ce pays n’aurait pas du s’en mêler publiquement.
      Il outrepasse son rôle.

  • Affirmer être le « chef » c’est une marque notoire de faiblesse.
    Je ne crois pas que ceux qui l’on porté au pouvoir lui donneront plus de ces « pouvoirs » que ceux qu’ils ont donné à N Sarkozy ou F Hollande

    • @ Toubib53
      Non! Pas du tout! Dans ce cas-ci, vous savez bien que même l’armée, et même plus que les ministres, « ça ferme sa gu… ou ça démissionne » Rappeler la règle à « la grande muette », c’est rappeler que même dans l’armée, il y a moyen d’augmenter la productivité, de repenser l’organisation, de rationaliser (13 spots dans le monde où l’armée française est présente: nécessité politique ou « économique »?): dire que la technologie n’a pas « aidé » l’art militaire, en priorité, serait mentir: est-ce le cas avec l’administration militaire en France? A-t-on réadapté les contrats suivant la longueur d’espérance de vie (en bonne santé)? Je parierais que non! Ne peut-on pas allonger la durée d’engagement des militaires engagés pour 2 ans, alors qu’ils ont reçu une formation?

      Savez-vous que l’on investit plus dans les drones que dans les avions pilotés (Rafale: vol du prototype 1991, toujours à vendre)?. Bien sûr que si, l’armée aussi peut plus avec moins de sous! C’était le job du Général de Villiers, aussi!

      • Le-Grand-Méchant-L
        20 juillet 2017 at 23 h 39 min

        Vous êtes de mauvaise foi: les crédits sont coupés de 850 M€ pour l’année en cours. Nous sommes en juillet. Il ne s’agit donc en aucun cas de mettre en oeuvre des plans d’efficacité, des réorganisations etc… actions qui nécessitent de se projeter dans le moyen terme pour en retirer un impact significatif. Les 850 M€ correspondent au budget des opérations extérieures, qui sont les danseuses de l’éxécutif, normalement financées sur vote de l’assemblée, et que Macron décide d’un coup de gueule de faire financer par le budget ordinaire des armées. Donc les armées n’auront comme seul option que de faire de la cavalerie, de couper entretien et investissements. Cela n’a rien à voir avec de l »efficacité. C’est de la réduction de périmètre et de capacité non débattue, non planifiée, non décidée officiellement, non assumée.
        De la polit

      • 13 spots dans le monde où l’armée française est présente:

        Ils foutent quoi ces polytocards pour reprendre la main et négocier des solutions politiques équilibrées ❓
        Qu’ils fassent leur travail au lieu de briller dans les salons avec leurs petites phrases assassines ❗

  • Combien de mois faudra-t-il à Jupiter 1er pour devenir aussi répulsif que Sarko et/ou que Hollande ?

    • Très peu! Dès la rentrée les français vont s’apercevoir que les promesses sont bidons et qu’ils se sont une fois de plus conduits en abrutis! Mais bon, quand on l’est on se comporte tel.

  • Il nous faudrait compléter ce portrait par unel’analyse graphologique, ne serait-ce que de sa signature, par trois au moins graphologues crédibles.

    Mais Jupiter 1er n’a pas perdu beaucoup de temps à devenir son plus performant faire-dévaloir.

  • que macron vire le porte parole de phillipe de villier quand il l’ouvre n’a rien de scandaleux

    • @fred
      Bonjour
      Que vient faire Philippe de Villiers ici ?
      Il est question d’un général 5 étoiles, militaire le plus haut gradé du corps des armées, recadré par un « petit chef » président de 43% des français, pour avoir décrit à l’Assemblée Nationale la situation réelle de l’Armée française. L’Armée en général ne « l’ouvre » pas comme vous dites, mais le Chef d’état major des Armées, lui, le doit quand on lui demande des comptes : ce que le Général de Villier a fait.
      Quand on est invertébré, on n’aime pas qu’un vertébré se tienne droit dans ses bottes devant soi.
      Le scandale est ce que ce général a reçu en retour pour son
      intégrité : « Je suis le chef ! ».

    • Le-Grand-Méchant-L
      20 juillet 2017 at 23 h 56 min

      Le rôle d’un vrai patron est de s’assurer qu’il pourra délivrer ce qui lui est demandé avec les moyens qui lui sont octroyés. En cas de hiatus majeur, l’alerte doit être donnée. Le CEMA est parfaitement dans son rôle. D’autant plus que l’Armée Française n’est pas le jouet du chef de l’Etat mais au service de l’ensemble des français.
      La situation en terme de matériel de l’armée française (dotation des unités, âge des équipements, vétusté, taux de défaillance) est déjà calamiteuse. Un bon résumé est proposé sur le site la voie de l’épée de M.Goya, notamment l’article du 14 juillet « Notre armée en route vers le « big crunch » et le billet du 17 juillet qui résume l’évolution historique de notre capacité de défense…

    • Encore un petit caporal moustachu. Moustachu pour cacher son bec de lièvre, comme en 33. Quant au bec, ce serait plutôt un bec de bœuf :mrgreen:

  • Je suis pour que le président continue comme il le fait. Il se mettra de plus en plus de monde à dos, et ça finira par éclater de l’intérieur. Chose que je souhaite. Je pense que le Général VILLIERS sait se qu’il fait et à plus d’un tour dans ça manche.

  • Je ne peux pas comprendre ni « Contrepoints » ni ses commentateurs!

    À l’élection, Fr.Fillon s’est / a été suicidé: exit Fr.Fillon.
    Reste les « gauches » ou E.Macron.

    Les électeurs français l’ont choisi entre 11 candidats.

    Maintenant qu’il est en début de quinquennat, le bashing commence.

    Il ne s’est jamais positionné comme pur « libéral » suivant la théorie lue sur Contrepoints, par contre, comme dans bien des pays européens (U.E.), plus ou moins démocratiques, le pouvoir se situe dans un centre très élargi, assez incompatible avec un chef d’état réellement impliqué dans la politique et donc avec un certain parti-pris personnel! Ailleurs, ils ne sont que symboliques (Italie,par exemple, toutes les monarchies, Monaco excepté!).

    En fait, la France ne fait que rejoindre le noyau des nations européennes en abandonnant « l’alternance qui oblige à détricoter », une fois tous les 5 ans!

    Ce point de vue (ni « de gauche » ni « de droite ») est évidemment le meilleur, d’un point de vue pragmatique, ce qui n’est pas vraiment une « valeur » française, l’idéologie et le discours, si!

    Vous feriez bien de profiter d’un président qui n’est pas bloqué par son idéologie mais veut (enfin!) redresser la France en perdition! Je ne crois pas aux prédictions, sauf si les « Français » (équivalent « d’électeurs » ou « citoyens » ailleurs).

    Je sais bien qu’en France, tout étranger n’a pas le droit de critiquer: libéral, je m’autorise librement de le faire, pourtant, non par idéologie, par simple liberté d’expression!

    • correction
      …sauf si les Français (…) continuent à préférer la critique théorique, à l’essai de solutions, même pas forcément « idéales », du premier coup: ça c’est la vie humaine! L’idéologie n’est qu’une spéculation de l’intelligence ou du discours!

    • Je ne comprends pas ce que vous faites là, on s’en fiche que Macron ne soit ni de droite ni de gauche.
      Il n’est pas libéral, d’ailleurs vous non plus!
      Il n’est pas libéral, ni de près ni de loin, alors laissez CP et ses lecteurs (libéraux) critiquer Macron et sa politique étatique qui réforme à la marge pour que la social démocratie perdure.

      • @ gillib
        Je m’y attendais: un « Français » ne supporte pas la critique de la France par un étranger, forcément « sous-développé », malgré le fait que suit immédiatement l’argument « ad hominem » : « vous n’êtes pas libéral », ce qui est concrètement faux: ma vie est évidemment bien plus « libérale » que celle d’un Français, raison pour laquelle j’ai choisi le pays où je vis et dont je suis devenu citoyen: n’est-il pas libéral de choisir sa nationalité?

        Et je ne veux pas vous humilier mais lire Contrepoints ne rend pas votre existence libérale, la mienne l’est! Quand un collègue, débutant en politique municipale d’une sous-préfecture, m’a proposer de « devenir Français », j’ai failli pouffer! Autant aller poser la même question à un Monégasque ou un autre Européen!

        • Le-Grand-Méchant-L
          21 juillet 2017 at 0 h 13 min

          Nous nous moquons éperduement de savoir si vous êtes français ou si vous habitez en France. Nous nous moquons éperduement du discours de Macron, de droite, de gauche, d’où il veut, de ses promesses pour les imbéciles.
          Ce qui compte, ce sont ses actions et leurs conséquences : en résumé, loin de réduire le périmètre des opérations extérieures, il renforce l’engagement de la France au Sahel … mais dans le même temps refile le chèque des opérations extérieures à l’armée pour que celle-ci les paye sur son budget ordinaire d’entraînement, maintenance, équipement… et cela à mi-année.
          Le coeur du libéralisme, c’est la responsabilité. Macron se comporte de manière parfaitement contradictoire, et donc irresponsable…. Bien que cela soit parfaitement en ligne avec la politique politicienne des quinquenats précédents, inconséquents, menteurs et tricheurs, il est parfaitement normal que les contributeurs et commentateurs de Contrepoints critiquent ce comportement pervers, qui ne tient en rien à « l’essai de solutions » -comme vous le dites avec une candeur confondante- mais à la manipulation déloyale et cynique.

        • Le « président a été choisi par 24% des votants au premier tour.
          Par rapport au nombre d’électeurs en âge de voter, ce n’est pas très brillant.

        • Vous êtes « liberal » au sens USA ❗

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