Pourquoi les cours du pétrole peinent-ils à remonter au-dessus des 50 dollars ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Baril isolé By: Céline MOSNIER - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pourquoi les cours du pétrole peinent-ils à remonter au-dessus des 50 dollars ?

Publié le 10 juillet 2017
- A +

Par Isabelle Chaboud.1
Un article de The Conversation

Depuis le 23 février dernier, date à laquelle le baril avait franchi un pic à 54,35 dollars, les cours de l’or noir ont chuté de 14,8%. Au 6 juillet 2017, le baril de brent affichait 48,91 dollars et le cours de baril de pétrole (WTI crude oil) 46,30 dollars.

Quelles sont les raisons de cette chute alors même que l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) avait décidé de réduire la production de 1,2 million de barils par jour de janvier à juin 2017 pour soutenir les cours du pétrole ? Quelles sont les perspectives pour fin 2017 et début 2018 sachant que cet accord a été récemment prolongé jusqu’en mars 2018 ?

Un accord historique sur la production

Suite à la réunion conduite à Vienne fin novembre 2016, l’OPEP – qui représente près de 40% de la production en pétrole au niveau mondial – avait entériné un accord qualifié d’« historique » ; l’accord prévoyait de réduire la production quotidienne de 1,2 million de barils pour la période janvier–juin 2017.

Cette décision avait pour objectif de faire remonter des cours dramatiquement bas. Une situation prolongée qui avait grevé très significativement les budgets des pétromonarchies et en premier lieu celui de l’Arabie saoudite et précipité au bord du gouffre certains pays, à l’instar du Venezuela.

La crise économique au Venezuela (AFP, 2015).

 

L’Arabie saoudite, qui avait longtemps refusé de limiter sa production pour conserver ses parts de marché et contrer les producteurs de gaz de schiste américains, avait finalement accepté la plus forte coupe de l’ordre de 486 000 barils par jour.

Ce retournement de situation de la part de Riyad avait peut-être été en partie influencé par la future introduction en bourse de la société étatique Aramco (Arabian American Oil Company). Plus les cours seraient élevés, meilleure pourrait être la valorisation de l’entreprise.

À l’exception de l’Iran, de retour sur la scène internationale depuis la levée des sanctions américaines en janvier 2016, de la Libye confrontée à cinq années de guerre civile effroyable et du Nigeria frappé par les attaques de rebelles sur ses installations dans le delta du Niger, tous les pays membres avaient accepté d’amputer leur production. En outre, Moscou (non membre de l’OPEP) avait également accepté de réduire sa production.

Il est important de préciser que la Russie est devenue le premier producteur mondial de pétrole brut depuis décembre 2016 avec une extraction de 10,49 millions barils par jour, devant l’Arabie saoudite et les États-Unis.

La baisse malgré tout

Si les cours ont repris des couleurs depuis ce fameux 12 janvier 2016, lorsqu’ils avoisinaient les 30 dollars, la barre des 50 dollars n’a pas pu être maintenue longtemps et ce malgré la réduction de production entérinée par l’OPEP. Une mesure pourtant reconduite le 25 mai dernier, lors de la Conférence de l’Organisation à Vienne, avec un objectif de réduction de production de 1,8 million de barils/jour jusqu’en mars 2018.

Quels sont donc les autres facteurs qui prolongent cette tendance baissière ?

D’un côté on note, selon les analyses de l’Agence internationale de l’énergie (IEA), une réduction de la croissance de la demande, provenant principalement de la Chine et de l’Europe ; de l’autre, une offre abondante.

En Chine, par exemple, les ventes de voitures ont baissé de 2,2% par rapport à l’année précédente, entraînant une baisse de la demande en essence. En Europe, la demande a surtout chuté en Italie, en Espagne, en Allemagne et en France. La France affichant la plus forte baisse en Europe – 3,7% par rapport à avril 2017, essentiellement expliquée par la baisse de la demande de diesel.

Mais cette tendance baissière est principalement liée à l’abondance de l’offre liée à une production américaine très soutenue et, dans une moindre mesure, à la surproduction en Libye et au Nigeria.

Pétrole

Une production américaine de pétrole très soutenue

Dans son « Oil Market Report » du 14 juin 2017, l’IEA revient sur la situation nord-américaine : l’Agence prévoit en effet que la production de pétrole brut américain pour la fin 2017 devrait dépasser celle de 2016.

Elle souligne d’autre part qu’au regard des premières estimations pour 2018, la production du pétrole brut des États-Unis devrait encore augmenter. Elle précise enfin que compte tenu du dynamisme et de la diversité de l’industrie pétrolière américaine, il est possible que la production progresse encore plus vite.

L’élection de Donald Trump a réjoui les sociétés pétrolières américaines : sceptique à l’égard du réchauffement climatique, acteur du retrait de Washington de l’Accord de Paris, le nouveau président américain s’est prononcé clairement en faveur des énergies fossiles ; il encourage l’industrie pétrolière à se développer encore davantage, notamment grâce à l’exploitation des pétrole et gaz de schiste.

En mars, il a également approuvé le permis de construire relatif à la phase IV du projet Keystone XL, cet oléoduc géant et très controversé reliant le Canada (Alberta) aux États-Unis (Nebraska).

Pétrole

Selon l’entreprise parapétrolière Baker Hughes, les firmes pétrolières états-uniennes disposaient début juin 2017 de 733 puits de pétrole, ce qui représente plus du double des puits exploités un an plus tôt, et le plus haut niveau depuis avril 2015. En 2018, selon le rapport de l’IEA du 14 juin 2017, la production totale des États-Unis pourrait atteindre les 14,1 millions de barils/jour. À titre comparatif, toujours selon ce même rapport, la production OPEP est estimée pour 2018 à 32,6 millions de barils/jour et la production non-OPEP est évaluée à 59,7 millions de barils par jour.

Si les sociétés pétrolières américaines peuvent se féliciter du soutien de Donald Trump, l’accroissement de la production nationale influe toutefois négativement sur les cours du pétrole. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, les grands groupes pétroliers américains ont vu leur capitalisation boursière chuter. C’est le cas du n°1 du pétrole aux États-Unis, ExxonMobil, qui a connu ces derniers mois d’importants changements après le départ de son PDG Rex Tillerson, nommé par Trump comme Secrétaire d’État.

Le 13 décembre 2016, juste après l’annonce de cette nomination, le titre ExxonMobil s’échangeait à 92,58 dollars. Le 5 juillet 2017, il n’était plus qu’à 80,85 dollars. Les cours de bourse de Chevron et Conoco Philipps ont également chuté, perdant respectivement 11,2% et 11,9% depuis fin décembre 2016.

Le retour de la Libye et du Nigeria

Un autre fait marquant est à prendre en compte : le retour sur la scène internationale de la Libye et du Nigeria qui contribuent à une surabondance de l’offre. Touchés par la guerre civile ou les attaques des rebelles, ces membres de l’OPEP n’ont pas été soumis à la limitation de production. La production de la Libye est ainsi à son plus haut niveau depuis 2014 ; les exportations du Nigeria sont-elles à leur plus haut niveau depuis 17 mois.

Mais c’est l’Iran qui reste le plus gros producteur de l’OPEP non soumis à quota suivant l’accord signé fin novembre 2016. Depuis le 1er janvier 2017, Téhéran a produit environ 3,8 millions de barils/jour ce qui représente plus de 10% de la production totale de l’OPEP (en se basant sur un objectif de production de 32,5 millions de barils par jour fixé lors du récent accord de Vienne, fin mai).

Des incertitudes géopolitiques

Dans le rapport de l’IEA de juin, 11 des 14 pays membres de l’OPEP concernés par la réduction de production ont atteint une baisse de 1,13 million de barils ; un résultat en dessous des 1,2 million de barils prévus, le Qatar, l’Iraq et les Émirats arabes unis ne s’étant pas conformés à la réduction qui leur incombait.

L’OPEP et la Russie ont décidé, on l’a vu, de réduire la production de 1,8 million de barils/jour jusqu’à fin mars 2018. Mais qu’adviendra-t-il si le Qatar, l’Iraq et les Émirats arabes unis continuent de ne pas respecter leurs engagements ?

Il faudra aussi prendre en considération les incertitudes géopolitiques qui touchent particulièrement le Venezuela, la Libye, le Nigéria et aujourd’hui le Qatar, frappé par des sanctions diplomatiques annoncées de la part de l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Yémen.

Néanmoins, si la Libye et le Nigéria parviennent à maintenir leur production actuelle et que le Brésil monte en puissance, l’offre continuera à progresser.

Du côté américain, la production 2017 et les prévisions pour 2018 indiquent une hausse de la production pétrolière. Le 29 juin dernier, en préparation du sommet du G20 des 7 et 8 juillet, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il espérait « ramener à la raison » Donald Trump sur l’Accord de Paris. Y aura-t-il un revirement de situation de la part des États-Unis ? En tous cas, sans changement notable américain, il y a peu de chances de voir un rééquilibrage du marché pétrolier à court terme.

Sur le web-Article publié sous licence Creative CommonsThe Conversation

  1. Isabelle Chaboud est professeur associé d’analyse financière, d’audit et de risk management, Grenoble École de Management (GEM).
Voir les commentaires (40)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (40)
  • Très bon article, qui analyse l’offre et la demande plus tôt que les habituelles théories du complot. foi d’ancien petit pétrolier indépendant.

    J’ajoute que, contrairement à l’avis des boursiers et des écologistes, ce prix bas est une excellente nouvelle.
    D’une part il augmente les résultats de la plupart des entreprises, ce qui est excellent en bourse,
    D’autres part il va diminuer la puissance financière des islamistes, alimentée par des États, princes ou « sociétés charitables »

    • « Très bon article, qui analyse l’offre et la demande plus tôt que les habituelles théories du complot. foi d’ancien petit pétrolier indépendant. »
      Absolument !
      « J’ajoute que, contrairement à l’avis des boursiers et des écologistes, ce prix bas est une excellente nouvelle. »
      Oui c’est le moment de profiter de cette énergie momentanément abondante et a bas coût pour opérer une transition visant à nous sevrer ce cette drogue (fort goutteuse, je l’avoue), car tôt ou tard, le pic pétrolier refrappera à la porte.(déjà fait en 2008)
      « D’une part il augmente les résultats de la plupart des entreprises, ce qui est excellent en bourse »
      Réjouissement à court terme dont je ne veux pas vous priver mais quid du pic, on se prépare ou pas ?
      « D’autres part il va diminuer la puissance financière des islamistes, alimentée par des États, princes ou « sociétés charitables » »
      Excellente nouvelle !

      • Vous êtes impayable :

        « Oui c’est le moment de profiter de cette énergie momentanément abondante et a bas coût pour opérer une transition… »

        Le prix est bas, donc il faut en profiter pour chercher autre chose…

        Et quand le prix sera élevé il faudra en profiter pour chercher autre chose… ! En fait, avec vous il n’y a que de bonnes raisons de chercher autre chose. Quand il y a des promos sur les machines à laver, vous attendez que les prix augmentent ?

        « …car tôt ou tard, le pic pétrolier refrappera à la porte.(déjà fait en 2008)… »

        Par définition, un peak oil est irréversible… et donc ce n’était pas un peak oil.
        Il y a des hauts et des bas sur le prix des mémoires (ordi) mais rien à voir avec un peak, juste dans ce cas-là des déséquilibres entre l’offre et la demande à un moment donné et des politiques commerciales.

        •  » Quand il y a des promos sur les machines à laver, vous attendez que les prix augmentent ?  »

          Dans sa logique il demandera que l’on cherche un autre moyen pour laver son linge.

          • Vous ne voyez pas que la pétrole est peu cher en ce moment suite à la crise de 2008, où il flirtait avec les 140$ le baril ?
            Lorsque l’économie mondiale va repartir à fond les ballons, comme avant les subprimes, la demande en pétrole sera contrainte et le prix bien entendu s’envolera jusqu’à ce qu’un maillon de l’économie lâche à nouveau, ne supportant plus un prix si élevé pour l’énergie.
            A la différence des machines à laver dans votre raisonnement, les réserves de pétrole dans le sous sol de la planète sont figées une fois pour toute (réserves connues et inconnues).
            Par conséquent, si l’on ne prépare pas dès aujourd’hui l’économie mondiale à l’après pic (diminution physique du stock et du débit et donc diminution des moyens de transiter) avec de l’énergie durable, nous allons au devant de grandes déconvenues.
            Visiblement vous ne réalisez pas les délais pour modifier toutes les infrastructure essentielles de l’économie qui fonctionnent au pétrole.
            Si vous raisonnez à l’instant t, sans rien chercher à comprendre, vous avez raison !

            • (réserves connues et inconnues).

              Ah, les réserves inconnues sont figées… Fallait la sortir ❗
              Le virage se fera tout seul. Nécessité faisant loi, l’adaptation se fera rapidement. Toute seule.

              • A votre avis qu’est ce que je voulais dire ?
                « Nécessité faisant loi, l’adaptation se fera » OUI
                 » rapidement » NON cf dynamique des systèmes, effet retard.
                 » Toute seule »Pas forcement dans la joie et la bonne humeur.

            • Je suppose que vous avez 30 ans (sinon c’est grave).
              Vu que votre compagne a 1 chance sur 4 de décéder avant 80 ans, dois-je supposer que vous vous êtes déjà mis en recherche de la suivante ?

              • « Je suppose que vous avez 30 ans »
                C’est plus ! 🙂 et même beaucoup plus mais je fais jeune, hein ?! 😉
                « Vu que votre compagne a 1 chance sur 4 de décéder avant 80 ans, dois-je supposer que vous vous êtes déjà mis en recherche de la suivante ? »
                Pas du tout .
                Votre exemple démontre votre incompréhension de mes propos.
                Le pétrole est un stock fini, une fois pour toute (à notre échelle de temps), il ne se renouvelle pas.
                Chaque litre consommé disparaît à jamais ( à notre échelle de temps).
                Les êtres humains eux se renouvellent.
                de plus je pourrais dire que par tranche d’age,le stock de conjoint reste équitable (surtout pour les hommes) jusqu’à échéance fatale. contrairement au pétrole qui se consomme et consume.bye bye pétrole.

                • « C’est plus ! ? et même beaucoup plus mais je fais jeune, hein ?! ? »

                  Oui sauf que ça ne joue pas à votre avantage.

                  Manifestement vous ne comprenez pas les métaphores et suivant votre réflexion, n’importe quelle femme vaut donc LA femme.

                  • « suivant votre réflexion, n’importe quelle femme vaut donc LA femme. »
                    Ah d’accoooord !
                    toujours la même ficelle…le but de vos interventions est de piéger sur n’importe quel point annexe de l’échange et pas d’avancer d’un iota sur fond.
                    Que vient faire LA femme, supposément unique femme de votre vie et ce produit de consommation qu’est le pétrole ?
                    Veuf d’une femme vous pouvez trouver une autre personne de valeur qui vous convient.
                    Certes LE pétrole est irremplaçable et rien ne pointe à l’horizon pour le remplacer, malgré le besoin vital que nous en avons .Pour le pétrole on est sur qu’une fois épuisé les réserves, il n’y en aura plus JAMAIS.
                    Il faudra terminer notre vie veuf du pétrole, sans espoir de retrouver un compagnon de valeur identique et donc errer l’âme en peine.
                    C’était mieux avant !
                    C’est là où vous vouliez en venir ?

                    • « Veuf d’une femme vous pouvez trouver une autre personne de valeur qui vous convient. »

                      Sauf que vous, vous commenceriez à la chercher alors que la précédente est en bonne santé ! Capiche ?

                    • @sam player
                      Oh mais j’ai compris votre analogie.
                      je vous ai expliqué que non !
                      Ce que je ne comprends pas est que vous obstiniez à des piques de diversion
                      (enfin Si je comprends mais je ne l’admets pas d’une personne sérieuse (???)).

                      Le risque n’est absolument pas le même, le pétrole est non renouvelable.
                      Et puis éthiquement, c’est un autre débat, je ne le ferais pas.
                      Vous n’avez qu’un bidon d’eau pour vous alimenter en eau, vous attendez qu’il soit vide pour chercher une solution ?
                      Voilà la problématique que vous refusez !
                      le marché n’est pas efficient pour gérer ce genre de problématique.
                      Voilà ce que vous refusez !

                    • « Vous n’avez qu’un bidon d’eau pour vous alimenter en eau, vous attendez qu’il soit vide pour chercher une solution ? »

                      Je ne me déplace pas avec un bidon d’eau ! Vous si ? C’est plus grave que ce que je pensais….

                      « …le marché n’est pas efficient pour gérer ce genre de problématique. »

                      Non, le marché ne fait pas ce que vous voudriez qu’il fasse… et depuis 100 ans c’est lui qui a raison, pas vous.

                      D’ailleurs, je me demande pourquoi vous n’investissez pas dans des sociétés pétrolières vu que le prix du pétrole devrait être multiplié par 5 dans les prochaines années…

                    • leham : Vous n’avez qu’un bidon d’eau pour vous alimenter en eau, vous attendez qu’il soit vide pour chercher une solution ?

                      Toi et tes amis dépressifs proposez de le remplir tout de suite avec du sable qui coûte un rein.

                      Appauvrir les gens, museler leurs forces créatives et foutre en l’air la nature, c’est ce à quoi aboutissent les programmes des écolorigolos.

                    • Ilmryn, citation du 7 juil. 19h40:
                      « Je m’en fous d’autant moins que je combats les nuisibles dans ton genre. »
                      et tu continue à élever le niveau avec le même genre de propos ici…
                      Ne perds pas ton temps et ton venin à m’adresser la parole, c’est terminé avec toi.
                      Tes propos montrent que tu as perdu tout respect de la vie, seul la foi dans le profit te guide encore.
                      Tu te dis libéral, prétexte pour vomir , ce qui est un non sens par rapport à la vraie nature du libéralisme.
                      Bref tout faux de chez tout faux, rien compris à la vie, rien compris au libéralisme, je n’aimerai pas vivre ton enfer intérieur.
                      Bonne chance quand même dans ta vie, le miracle existe, un sursaut, qui sait ??

                    • @sam player, sam plait de jouer, c’est ça ?
                      « Je ne me déplace pas avec un bidon d’eau ! Vous si ? C’est plus grave que ce que je pensais…. »
                      Juste pitoyable.
                      Comme résumait bien Brassens: « le temps ne fait rien a l’affaire »
                      De toute façon la réalité viendra toquer à votre porte, que vous fassiez le malin ou pas.
                      Restez curieux et ouvert, c’est tout ce que je peux vous souhaiter.

                    • Tes propos montrent que tu as perdu tout respect de la vie, seul la foi dans le profit te guide encore … et ragnagna

                      Toujours ta mémoire totalement défaillante et tes provocations à deux balles, depuis deux ans tu es le prototype du troll parfait, mais tu te surpasses là. 🙂


                      Reste que j’ai raison comme d’habitude: les résultats de tes amis écorigolos d’Allemagne sont sans appel, même le ministre allemand responsable de la transition énergétique a reconnu votre échec.
                      https://www.euractiv.fr/section/energie/news/la-transition-energetique-allemande-continue-d-interroger/


                      Vous êtes bien nuisible aux hommes et à la nature.


                      Accessoirement j’avais aussi démontré dans la discussion d’avant hier qu’en fait « d’écolo » tu étais aussi un escroc, je fais plus d’efforts que toi. Tu n’es pas le seul note: 30 millions d’électeurs se déclarent très sensibles à l’écologie et c’est vous qui achetez aussi tous ces produits sur-emballés dans les magasins.

                    • « Restez curieux et ouvert, c’est tout ce que je peux vous souhaiter. »
                      … dit le gars monomaniaque qui fait une fixette depuis 2 ans sur un problème qui n’existe pas…

                      Sur le bidon d’eau, vous n’avez pas compris ma réponse. Pourquoi me baladerais-je avec un bidon d’eau ? Vérifiez vos hypothèses (comme d’hab) !

                      Vous me rappelez un gars avec qui je faisais du convoyage de voiliers au Nord de L’Ecosse et qui, sous couvert de prendre des précautions, embarquait 3 fois le volume de provisions nécessaires, 3 fois le volume d’eau et aussi donc 3 fois le volume de fuel au cas où… sauf que l’on passait dans des zones avec faible tirant d’eau et qu’il est resté bloqué 2 semaines… trop lourd !
                      Sa conclusion était qu’il avait bien eu raison de prévoir pour 3 semaines !
                      Le mieux est l’ennemi du bien.
                      _________
                      « Bref tout faux de chez tout faux, rien compris à la vie, rien compris au libéralisme »

                      … dit le gars qui trouve qu’il ne faut pas laisser faire les individus et qui voudrait forcer (qui ? les états) à trouver des solutions pour ses peurs…

                    • @sam player
                      ah ah ah , j’en ris encore, phénoménal !
                      Vous êtes non-comprenant ou vous faites exprès pour le bidon d’eau ?
                      Si vous ne le faites pas exprès, je comprends que vous pensiez ce que vous pensez de manière générale.
                      Je réitère , restez curieux et ouvert même si je vous semble fermé, sur la vérité… 😉

                    • « Vous êtes non-comprenant ou vous faites exprès pour le bidon d’eau ? »

                      Non, vous attendez juste des réponses qui confirment votre idéologie. Vous les attendez tellement que vous oubliez de poser les hypothèses, celle du désert, il semble, dans le cas présent.

                      Il aurait donc fallu que je complète vos hypothèses avant d’y répondre ?

                      « Je réitère , restez curieux et ouvert même si je vous semble fermé, sur la vérité… ? »
                      Le répéter 100 fois n’en fera pas une vérité. Il y a les diseux et es faiseux.

                    • @sam player
                      Si ça vous convient de le faire exprès, c’est parfait.
                      Allez boujou chez vous

                    • le ham c’était pour vous démontrez que vous posez mal les hypothèses. Je vais prendre un exemple :

                      Vous nous dites qu’en 2008 le prix du pétrole est monté à $140 et que c’est un signe. Mais en fait vous avez complètement passé sous silence qu’à l’époque l’OPEP s’y est reprise à 4 fois sur quelques mois pour faire baisser la production de ses membres qui représentaient 40% de la production mondiale : on voit qu’assoiffer un marché qui est en demande soutenue c’est assez facile, mais pas trop quand même… 4 fois…

                      Aujourd’hui l’OPEP c’est seulement 30% de la production mondiale et l’€ était il y a quelques semaines à $1.10 alors qu’à l’époque il était à près d’$1.60.

                      http://www.boursorama.com/actualites/le-pouvoir-de-l-opep-a-l-epreuve-d-une-nouvelle-geographie-du-petrole-727e53fb0ac81e51157e406ea08c9f49

      • Le pic, le pic ❓ Quel pic ❓ Le pic du silex ❓

        Ah oui, cela me revient : le pic du Midi 🙂

        • @MichelC
          il est trop tard pour le pic du Midi,…. à 16h42
          En voulant ironiser ou plaisanter ,vous venez de faire une parfaite illustration de ce qui nous pend au nez avec le pic du pétrole (ou plateau ondulant).
          c’est avant, voire pendant qu’il faut trouver autre chose, pas après.
          Après, les conditions, disponibilité et coût, rendront toute transition bien plus difficile par faute de moyens physiques et non uniquement financiers.
          Cela engendrera également les conditions de vie dégradées.
          Cela vaut réponse pour sam player qui se plait à ne vouloir comprendre ou entendre ?
          le player sur les oreilles peut -être ? 😉
          « Vous êtes impayable  » non je suis gratuit ! 🙂 profitez en !

          • Charbon, gaz, thorium, cela ne manque pas.
            Tout comme les silex :mrgreen:

            • Charbon ne se transporte pas facilement.
              le thorium, on en parle surtout…… et les centrales se feront d’un claquement de doigt(ironique)
              L’Électricité produite devra être convertie en hydrogène ou autre pour être utilisée en remplacement du pétrole dans les transports.
              Reste le gaz, «  »rapidement » » utilisable dans les transports, qui suivra le même rapide déclin que le pétrole d’autant plus que la production industrielle continue de croître, que la population continue de croître etc..
              Il n’y a que le renouvelable qui est durable (ou le stock gigantesque qui reste pseudo durable)
              Lorsque je dis renouvelable je ne fais pas nécessairement référence au PV, à l’ éolien et à l’ hydraulique, je reste ouvert.

              L’analogie avec le silex qui a beaucoup de succès ici ne vaut que pour…le silex et ne peut en aucun cas se généraliser à toute ressource fossile.
              Dans le fond vous avez raison, le pétrole sera remplacé de force vu qu’il n’y en aura plus.
              Parlez moi de la chute de cette ressource addictive aujourd’hui, avec toutes les infra structure prévues pour un pétrole abondant et de la transition vers l’heureux remplaçant.

              • Charbon : CTL : coal to liquid, déjà dit.

                Gaz : 200 ans, liquéfaction, idem.

                Les infrastructures (de transport par exemple) n’ont rien à voir avec la forme sous laquelle est utilisée l’énergie.

                • Bah oui déjà dit… comme les perroquets qui n’avancent pas d’un iota.

                  « Charbon : CTL : coal to liquid,  »
                  infra structures, bilan énergétique ?

                  Gaz : 200 ans, liquéfaction
                  infra structures, utilisations adaptées, et 200 ans avec l’absence de pétrole plus croissance mondiale qui continue ?

                  Je vous rappelle que le pétrole a connu une limite en 2008 par conséquent malgré les apparences nous ne sommes pas d’ans l’opulence énergétique (temporairement oui, justement profitons en pour faire vos trucs ci dessus ou du renouvelable intelligent)

                  • « … infrastructures… »

                    Vous confondez investissements de production et infrastructures : ces dernières concernent en général l’Etat centralisateur

                    « …bilan énergétique ? »
                    (vous voulez pas 100 balles et un mars aussi ? https://www.google.fr
                    _________
                    2008… manifestement vous n’avez encore rien compris. Jetez un oeil entre autres à la parité EUR/$ de juillet 2008.

                    • « … infrastructures… » = Ensemble des ouvrages constituant la fondation et l’implantation sur le sol d’une construction ou d’un ensemble d’installations. C’est vous qui voyez…
                      Les questions ne sont pas pour que vous me répondiez mais pour que vous vous posiez les questions car ça n’a pas l’air de vous effleurer.
                      Vous pouvez également vous posez la question du délai de mise en fonctionnement, de la quantité de centrales nécessaires pour égaler la consommation actuelle de pétrole et enfin estimer le délai de prise de décision pour simplement mettre en chantier tout ça, à partir du moment où le marché daignera dire « Eeeeuuuuh, y’a un blem ! »
                      welcome on earth !
                      Une conversion, qui plus est rapide, avec une source d’énergie se raréfiant on n’a jamais fait !

                    • En économie :
                      Le terme infrastructure désigne l’ensemble des ouvrages et des équipements collectifs nécessitant des fondations et qui sont destinés à soutenir une activité économique comme l’énergie électrique ou les transports (par voie routière, aérienne, maritime, ferrée, fluviale).
                      Exemples : réseaux électriques, routes, ponts, réseaux téléphoniques fixes, aéroports, canaux…

                      Ca ne m’étonne pas que vous parliez d’infrastructures pour parler des sources d’énergies de demain, alors qu’il y a de grandes chances que ces sources puissent être décentralisées et autonomes.
                      Si elles sont actuellement centralisées, c’est juste parce que c’est interdit par la réglementation de distribuer de l’énergie électrique sans l’autorisation de l’état.
                      En fait vous comptez sur l’Etat, mais vous verrez que l’état sera de moins en moins impliqué dans les décisions sur les choix technologiques et les financements : c’est déjà le cas avec Internet et la téléphonie mobile.

                      « Les questions ne sont pas pour que vous me répondiez… »
                      Facepalm

                    • @sam player
                      c’est votre problème si vous ne parlez pas Français mais l’économique.
                      ad nauseam votre malhonnêteté à ne pas vouloir comprendre le discours de l’autre.
                      Pitoyable encore une fois…
                      Allez, bonne continuation.
                      Je tiens juste a signaler que je suis venu en pays libéral pour voir ce qu’était le libéralisme vivant, par les gens qui s’en réclament et non les belles théories dans les livres.
                      Constat: c’est pire en sortant qu’avant d’entrer.
                      Je ne suis sans doute pas pas tomber sur les meilleurs.
                      question arguments contradictoires, c’est zéro aussi: connaissances superficielles et convenues.
                      Très décevant.
                      ‘Nivellement par le haut’ mais on part de bas, faudrait l’ajouter.
                      L’important c’est de participer, courage les gars !

                    • @sam player
                      « c’est votre problème si vous ne parlez pas Français mais l’économique. »

                      Ah, vous nous parliez des fondations de votre maison ?
                      Je ne vois pas trop le rapport avec les énergies.
                      Quand on parle d’infrastructures ça a rapport avec l’aménagement du territoire et d’ailleurs le premier lien google c’est :
                      « Infrastructure refers to the fundamental facilities and systems serving a country, city, or area, including the services and facilities necessary for its economy to function. »

                      « ad nauseam votre malhonnêteté à ne pas vouloir comprendre le discours de l’autre. »

                      Bah, pourtant, vous qui êtes ouvert ?

                      « Je tiens juste a signaler que je suis venu en pays libéral pour voir ce qu’était le libéralisme vivant, par les gens qui s’en réclament et non les belles théories dans les livres. »

                      Bah, faudrait peut-être commencer par lire et comprendre les théories.

                      « Constat: c’est pire en sortant qu’avant d’entrer. »
                      Votre problème c’est que de base vous pensez « intérêt collectif ». C’est sûr que vous ne pouvez qu’être déçu.

                      « Je ne suis sans doute pas pas tomber sur les meilleurs. »
                      Il n’y a pas de bons ou de mauvais libéraux, tout comme il n’y a pas de bons ou de mauvais socialistes.

                      « question arguments contradictoires, c’est zéro aussi: »
                      Faut-il vous faire la liste de tous les commentaires auxquels vous ne répondez pas, ou la liste de toutes les questions que vous évitez quand vous faites des réponses ?

                       » connaissances superficielles et convenues.
                      Très décevant. »

                      On ne vous retient pas. Science is settled vous conviendrait mieux.

  • dans mon coin , le diesel a augmenté de 6 centimes en 24 heures ; je me demande si ce n’est pas dut à une augmentation des taxes sur produits pétrolier ; c’était la recette de hollande ;

  • Cette stabilisation à un niveau bas des prix du pétrole est une bonne affaire, sauf pour les états qui en sont trop dépendants. Les comportements des consommateurs ne me semblent pas modifiés. Les possesseurs des voitures les plus coûteuses veulent toujours le faire savoir.

  • Je doute fort que Trump se plie aux injonction du petit Macron, qui ne représente qu’un petit pays en pleine décadence économique et morale!

  • Quel impact du prix bas du pétrole sur l’introduction en bourse d’une partie d’Aramco, à la fin de l’année ? Et ensuite, si le cours du pétrole repart à la hausse ?

  • « La France affichant la plus forte baisse en Europe – 3,7% par rapport à avril 2017, essentiellement expliquée par la baisse de la demande de diesel. »
    Je suis un peu preplexe par rapport à cette explication.
    Si la demande pour le diesel baisse, ça doit se reporter sur l’essence non? Sans compter que la consommation des véhicules essences est plus élevée. Ou alors, les performances des nouveaux véhicules diesel sont meilleures d’où une moindre consommation. Ou alors, une moindre utilisation des voitures et camions

    • Oui, il y a une erreur dans l’article avec une confusion entre gasoil détaxé (chaufferie, tracteur, industrie) et diesel (véhicules). C’est le gasoil détaxé qui a baissé et ça a certainement plus à voir avec le moindre besoin de chauffage…. Et en plus il s’agit de projections (submissions) et non de réel… et il s’agit du mois d’avril… et non « par rapport à avril ».
      3 erreurs, ils sont légèrement plantés… ou alors c’est la traduction…

      Voir page 6 du rapport (en mb/d) :

      France : Essence 0.17 +3.3% / Kérosène 0.15 +1.2% / Diesel 0.70 -1.6% / Autres Gasoils 0.20 -14.3%…………… / Total 1.64 -3.7%

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Loïk Le Floch-Prigent.

L’annonce de barils fournis à prix négatifs aux USA a semé le trouble dans toutes les rédactions mondiales : à cause et malgré le coronavirus le pétrole est redevenu un objet de convoitise.

Que s’est-il passé ?

Consommation de pétrole et covid-19

C’est assez simple, la consommation de pétrole a chuté de 30 %, les stockages sont au maximum, et les oléoducs aussi. Dans le cas qui a embrasé le monde, c’est plutôt, semble-t-il, le transport du liquide qui était saturé, les stockages étant à 90 % ple... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Samuele Furfari.

Lorsque, régulièrement, de l’électricité d’origine éolienne ou solaire est « vendue » à un prix négatif parce que la nature produit alors que le marché n’en veut pas, personne ne s’en offusque. Pourtant ce prix contre-nature provient de la poche de tous les consommateurs. On accepte – ou plutôt on n’en parle pas – parce que c’est « vert » et donc par définition c’est bon.

Mais il suffit que le pétrole soit vendu pendant quelques minutes à un prix négatif pour que tous les médias, en particulier les médias s... Poursuivre la lecture

Par Philippe Charlez.

Suite à l’expansion inexorable de l’épidémie de coronavirus, l’économie mondiale est de plus en plus affectée.

Augmentation exponentielle du télétravail, annulation d’évènements professionnels, culturels et sportifs en cascade, arrêt de la plupart des voyages d’affaire et effondrement du tourisme signifient de facto des aéroports et des gares tournant au ralenti, des bateaux à quai, des voitures et des camions au garage.

Les transports sont donc parmi les premiers à souffrir de la pandémie. Et comme ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles