Sondage : les Français favorables à la réforme du Code du travail

Les Français sont globalement favorables à la réforme du Code du travail mais ils n’en mesurent pas toutes les implications positives pour les salariés.

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Emmanuel Macron by French Embassy in the US(CC BY-NC 2.0)

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Sondage : les Français favorables à la réforme du Code du travail

Publié le 7 juillet 2017
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Par la rédaction de Contrepoints.

Un sondage BVA pour La Tribune de juillet 20171 s’intéresse notamment à la perception qu’ont les Français de la réforme du code du travail.

La réforme du Code du travail soutenue par les Français

18% des Français se disent très favorables à la réforme du Code du travail, 45% plutôt favorables, 22% plutôt opposés et 14% très opposés. La gauche, hors PS, est défavorable à cette réforme mais il existe une courte majorité chez les sympathisants PS comme FN. Les sympathisants de la droite et du centre sont en revanche très favorables à la mise en oeuvre de cette réforme.

Perception de la réforme du code du travail - juillet 2017.
Perception de la réforme du code du travail – juillet 2017.

44% des Français jugent cette réforme prioritaire, 53% la jugent importante mais pas prioritaire et 3% secondaire. En revanche, seuls 40% d’entre eux sont favorables à une mise en oeuvre par ordonnances (13% très favorables, 27% plutôt favorables) contre 59% qui y sont opposés (29% plutôt opposés et 30% très opposés).

Mesures diversement appréciées

Dans cette réforme du Code du travail, les Français sont très favorables à la consultation directe des salariés pour valider un accord. De même, ils approuvent la fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du CHSCT. Ils sont en revanche plus partagés sur les CDI de projet et majoritairement défavorables au plafonnement des indemnités versées par les prud’hommes en cas de licenciement abusif.

Appréciation des différentes mesures de la réforme du code du travail - juillet 2017.
Appréciation des différentes mesures de la réforme du code du travail – juillet 2017.

Lorsque l’on met ces réponses en perspective avec l’orientation politique, on retrouve sensiblement la même répartition que concernant l’ensemble de la réforme du Code du travail.

Un lourd passé

Les Français ont par contre de la peine à relier les attentes des employeurs, l’adaptation des lois à la diversité des entreprises ou la compétitivité de ces dernières avec une diminution du chômage, une meilleure protection des salariés et une meilleure réponse à leurs attentes.

Appréciation de l'impact des mesures de la réforme du code de travail - juillet 2017.
Appréciation de l’impact des mesures de la réforme du code de travail – juillet 2017.

À travers cette incompréhension de la convergence entre intérêts des salariés et intérêts de l’employeur, il y a à l’évidence un manque de culture économique et le lourd poids d’un passé de conflit et d’absence de dialogue qui se fait sentir.

Comme, dans son ensemble, la réforme du Code du travail, qui est tout sauf profonde, est plutôt bien acceptée pour le moment, gageons que ses effets, même faibles, contribueront à améliorer cette compréhension et que la minorité syndicale ne bloquera pas un texte que les Français approuvent.

  1.  Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 4 au 5 juillet 2017. Échantillon de 1104 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus dont 282 sympathisants de la gauche (71 sympathisants PS, 118 sympathisants France Insoumise), 236 sympathisants de la droite (160 sympathisants Les Républicains et 180 sympathisants du Front national) et enfin 251 sympathisants En Marche ! La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Voir les commentaires (10)

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Créer un compte Tous les commentaires (10)
  • Observez comment sont posées les questions dans les tableaux, c’est difficile de répondre par la négative.

    • Pratiques ultra-classiques

      « Qui prend les sondages au sérieux n’est pas sérieux »

      Et c’est même souvent valable pour les statistiques

  • Surpris que ce sondage soit basé sur un panel de gens de droite et de gauche sans faire de différence entre employé fonctionnaire employeurs et une ventilation selon les revenus et la taille des entreprises.
    Ce sondage n’est que représentatif de l’efficacité médiatique sur le sujet.
    Qui peut croire un instant qu’un changement des lois sur le travail peut avoir une influence sur la quantité de travail proposé ces lois ne sont activées qu’en cas de conflit , dérisoire.

    • Qui peut croire un instant qu’un changement des lois sur le travail peut avoir une influence sur la quantité de travail proposé

      Tout ceux qui ont compris même vaguement le sujet.
      Depuis 3 ans que tu es ici et toujours aucune lueur ?

      • Toujours dans l’outrance !
        S’attaquer aux lois sur le travail permet d’oublier l’essentiel: la rentabilité financière d’une embauche.
        Et oui les lois sur le travail ne coûtent rien au budget de l’état par contre s’attaquer aux prélèvements obligatoires et stériles accumulés depuis des années…….

        • S’attaquer aux lois sur le travail permet d’oublier l’essentiel: la rentabilité financière d’une embauche.

          :facepalm:

          La rentabilité d’un poste de travail dépend aussi très étroitement de la législation.

          -Les aménagements « obligatoires » ont un coût :
          Un employé de plus peut te forcer à dépenser des sommes folles en aménagement des locaux, accès.

          -Les limitations de la flexibilité ont un coût.
          Un effort de plus ici et là à un autre moment ou dans un autre domaine ou a un horaire étendu sont interdit ou coûteux: tu dois payer, embaucher une autre personne ou ne pas faire un travail indispensable.

          -Le risque induit par la législation à un coût.
          Quand on te force à embaucher ou garder un type médiocre qui peut en plus t’attaquer au prud’homme et gagner des sommes sans rapport avec tes bénéfices…

          -La paperasse à un coût, les risques d’être en violation avec des lois incompréhensibles aussi.

          etc., etc.

      • Bonjour ,……on embauche pour gagner de l’argent , c’est au niveau du portefeuille qu’il faut agir pour l’emploi pas après une embauche.

  • Les Français INTERROGES, SVP

    « Il est généralement préférable d’être très avare en « LES » et mêmes de nuancer ses « DES ».
    Car lorsqu’une une phrase a pour sujet Les Français, les Arabes, Les Chinois, il y a de fortes chances que ce qui suivra sera inexact et trop globalisant pour produire ou améliorer une conceptualisation pertinente .  
    Mais comme l’école n’apprend pas, entre autres, la lecture, l’audition et l’écriture critique, combien ont spontanément conscience de cette regrettable réalité parmi d’autres ?

  • Je rejoins globalement les remarques de mes prédécesseurs.

    Par ailleurs, cela fait bientôt 4 ans (de manière plus « agressive ») qu’une très large part des médias « mainstream » nous entonnent le même discours sur la lourdeur de notre code du travail (et je n’évoque même pas les partis politiques, gauche non PS exclue). Jusqu’à un certain M. Pujadas, par exemple, qui en démontra physiquement le poids à l’antenne (sans jamais expliquer ce qu’on trouve réellement dans un Dalloz). Comment s’étonner que les français se disent majoritairement favorable à cette réforme. Pour paraphraser un certain philosophe des années zéro après lui-même : Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent..

    Étrangement, sur tous les points les concernant directement, « les français » semblent bien moins convaincu de l’opportunité d’un tel changement de fond (quoi que vous en disiez de ses aspects cosmétiques). On peut mettre cela sur un défaut de culture d’entreprise comme vous l’expliquez dans l’article. Personnellement, je pense que les sondés ne se sont pas encore tout à fait entièrement enfumés par la communication d’état de ces dernières années et comprennent, incidemment, qu’ils ne seront pas forcément les gagnants de ces changements.

    Si seuls des économistes de gauche assuraient que ces réformes sont dangereuses ou seulement inutiles pour l’emploi, je serais plus circonspect. Mais il s’en trouve aussi beaucoup situés à droite estimant que ces changements seront globalement mauvais (au pire) ou sans effet positif probant (au mieux) pour l’emploi dans le contexte de crise mondiale que nous connaissons (avec les particularismes européens et français), ce genre de réforme apparaissant avec trente, voire quarante années de retard pour qu’elle ait le moindre impact sérieux de moyen ou long terme sur l’emploi (je ne parle pas des autres aspects, le sondage étant tout de même plutôt axé dessus). je ne résume là que des articles lus ces derniers mois.

    Enfin, je suis allé voir la source de ce sondage (sur BVA, donc). Certes, la dernière question n’est pas directement liée au fond, mais elle concerne cette réforme dans sa forme, et qui n’est pas rien. Je m’étonne cependant que vous ne l’ayez pas prise en considération. Pour un site se prétendant libéral, je trouve la chose assez étonnante :

    Les sondés du présent sondage se disent TRÈS MAJORITAIREMENT OPPOSES à une réforme pratiquée par voie d’ordonnances gouvernementales.

    On peut tout de même y voir le signe d’une vraie méfiance à l’égard de ce supposé engouement des français interrogés sur cette réforme qui, ils le sentent bien, risque de les atteindre dans le quotidien des années à venir.
    Le libéralisme de cet article se serait-il arrêté à la porte de nos institutions républicaines représentatives ?

    • ce supposé engouement des français interrogés sur cette réforme qui, ils le sentent bien, risque de les atteindre dans le quotidien des années à venir.

      C’est clair, ils vont être drôlement « atteint » !

      France:
      -3500 pages de code du travail
      -Chômage 11% (faussé par le nombre monstrueux d’employés d’état)
      -Chômage des jeunes 25%
      -Salaire caissière débutante chez Aldi-France: 1403 euros.
      Pouvoir d’achat: 12ème place en Europe.

      Suisse:
      -10 pages de code du travail
      -Chômage 3.3%
      -Chômage des jeunes 3.7%
      -Salaire caissière débutante chez Aldi-Suisse: 4000 euros.
      Pouvoir d’achat: 2ème place en Europe.

      Sur 148 pays la France est classée:
      -130ème place pour le poids global des réglementations
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      -135ème pour la dette publique,
      -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
      -117ème pour la flexibilité.
      -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
      -127ème pour les incitations fiscales à travailler
      -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

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