Ce que les énarques devraient apprendre des abeilles

L’apiculteur se retrouve face à sa ruche comme un administrateur face à la société civile.

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Ruche abeilles (Crédits Printemps Eté, licence Creative Commons)

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Ce que les énarques devraient apprendre des abeilles

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 mai 2017
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Par Xavier Chambolle.

Cet article s’adresse aux énarques et autres personnes formées pour administrer l’État. Leurs soutiens y trouveront aussi de quoi réfléchir.

Elle a plusieurs noms (étatisme, interventionnisme, socialisme, etc.), mais l’idée selon laquelle l’État peut et doit résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés est plus que répandue. Particulièrement chez ceux qui se font un devoir de nous administrer.

Des qualités pédagogiques de l’apiculture

L’apiculture peut être un métier, mais également un passe-temps, même pour les citadins. Je recommande cette activité à tous nos administrateurs, énarques et haut-fonctionnaires. Pourquoi ?

Une ruche est une société très peu complexe par rapport à la société humaine, mais elle n’est pas dénuée d’intérêt pour assimiler quelques bonnes pratiques qui nous feraient le plus grand bien à nous, humains.

L’apiculteur se retrouve face à sa ruche comme un administrateur face à la société civile. Il est bien intentionné, il a à cœur que cette société se développe convenablement et soit prospère. Parfois il est même compétent : il sait comment intervenir, il maîtrise les enjeux, il sait comment cela fonctionne et il a les bonnes informations en sa possession. Néanmoins, son pouvoir de nuisance est incroyablement plus important que sa capacité à être bénéfique. Il est en effet particulièrement plus aisé de massacrer une ruche, que de l’aider avec succès à être saine, dynamique et productive. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est recommandé de se former et de s’informer avant d’acquérir sa première ruche.

Enfin n’oublions pas que, pour calmer les abeilles, l’apiculteur les enfume ! Cela, les énarques l’ont bien intégré, il n’est donc pas utile d’approfondir ce point.

Deux grands principes en apiculture devraient être enseignés aux administrateurs et ils pourraient les assimiler en ayant eux-mêmes une ou plusieurs ruches.

Trop ponctionner est nuisible

L’apiculteur a besoin de miel, de pollen, de cire ou encore de gelée royale pour rémunérer son activité. Même l’apiculteur amateur sera bien content d’avoir un pot de miel de sa ruche.

C’est l’évidence même, mais ponctionner une ruche revient à l’affaiblir. Il faut donc savoir être raisonnable dans sa récolte. Prendre la totalité du miel est hautement préjudiciable, mais en prendre une quantité inférieure, mais tout de même trop importante l’est également. Allez réduire les réserves de la ruche avant l’hiver et revenez au printemps pour voir le résultat.

img contrepoints271 rucheCertains apiculteurs fournissent à leurs abeilles uniquement des barrettes, à charge pour elles de construire et remplir les rayons. Certains ajoutent une cire gaufrée qui facilite et réduit le travail des abeilles pour pouvoir, en contrepartie, prendre plus de miel. Dans la même logique, certains installent même des cadres entièrement alvéolés, en plastique. Les abeilles n’ont plus qu’à remplir puis operculer.

De la même manière les administrateurs subventionnent nos entreprises pour, pensent-ils, nous faciliter le travail, nous permettre de nous développer… et pouvoir par la suite davantage nous ponctionner. Car il n’y a rien qui soit gratuit dans la vie, pour les abeilles, comme pour les hommes.

Trop intervenir est nuisible

La plus grande erreur de l’apiculteur est de céder à la tentation d’intervenir sans cesse et systématiquement. Ce n’est évidemment pas pour mal faire et l’action qu’il entreprendra ne sera pas forcément mauvaise. Cependant, ouvrir trop souvent la ruche, trop la nourrir, trop la traiter, trop la déplacer, c’est perturber son fonctionnement, stresser l’essaim ou encore nuire au couvain. Concernant les traitements, certains apiculteurs considèrent même que cela limite la capacité des abeilles à adopter des comportements salutaires pour se débarrasser des parasites.

Le bon apiculteur est celui qui sait observer sa ruche sans y toucher : simplement en regardant l’activité sur le pont d’envol, le comportement des abeilles, le bruit à l’intérieur de la ruche. Il ne l’ouvrira que lorsque ce sera véritablement nécessaire… ou pour récolter son miel. D’une manière générale, il fera en sorte que son intervention soit la moins intrusive et la moins stressante pour les abeilles.

Il faut également prendre garde aux interventions bien intentionnées qui sont parfois catastrophiques. Par exemple en hiver, l’essaim forme une boule pour conserver une certaine chaleur. En effet, les abeilles n’hibernent pas, elles réduisent simplement leur activité au plus strict minimum. Certains ont essayé de placer leurs ruches dans des lieux de stockage chauffés ou encore d’introduire des sortes de radiateur à l’intérieur même des ruches, pour qu’elles passent mieux l’hiver. On pourrait penser que ce sont là de bonnes interventions, mais ce n’est pas le cas. Les abeilles sont bernées par ces signaux et ne se comportent pas comme elles devraient le faire en hiver. Entre autres conséquences, elles n’épargnent plus leur stock de miel et finissent la « saison morte » sans rien à mettre entre leurs mandibules. Voyez-vous quelles analogies nous pouvons faire avec les interventions de l’État dans l’économie ?

L’abeille d’abord

L’apiculteur a un profond respect pour les abeilles… tellement qu’il leur fait confiance ! Le meilleur apiculteur est une personne compétente et… humble ! La confiance en nous et l’humilité, c’est précisément ce qu’il manque à nos énarques, bouffis de certitudes et pétris de bonnes intentions sans se soucier de notre volonté, ni de nos aspirations, ni de nos capacités.

Pourquoi l’apiculteur a-t-il ces qualités que l’administrateur n’a pas ? Probablement parce qu’une ruche est plus fragile qu’un pays et surtout parce qu’un essaim est parfaitement capable d’aller voir ailleurs. La responsabilité est probablement un facteur (de quoi l’administrateur est-il personnellement responsable ?). Enfin, la raison fondamentale est peut-être que l’apiculteur est amoureux de ses abeilles, tandis que les administrateurs, plus particulièrement ceux qui souhaitent l’apparition d’un homme nouveau, n’aiment pas vraiment les hommes. Ceux-là, nous les retrouvons bien souvent dans des partis politiques qui se donnent une certaine mission sociale ou qui se targuent de placer « l’humain d’abord ».


Sur le web.

Cet article a été publié une première fois le 2 mai 2014.

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  • Très bel article, la comparaison est bien trouvée!

  • On peut aussi prolonger l’analogie avec les difficultés environnementales que rencontrent les colonies d’abeilles, qui les fragilisent et menacent leur survie.

    • C’est vrai. Les causes sont d’ailleurs multifactorielles et nous ne sommes pas en mesure de quantifier objectivement l’importance de chacun, entre autres possibilités :
      – monoculture (incluant la réduction des haies),
      – pesticides,
      – transhumances (nombre et concentration – par exemple aux USA la quasi-totalité des « ruches professionnelles » se retrouvent en Californie pour polliniser les amandiers, c’est une très mauvaise chose pour la transmission des parasites et maladies),
      – parasites (qui profitent largement de l’affaiblissement des ruches, c’est ce qui permet à certains de leur donner le rôle déterminant… peut-être à tort),
      – récoltes peut-être excessives chez certains apiculteurs.

      L’apiculture urbaine se porte très bien, or :
      – pas de monoculture en ville (les campagnes sont souvent des déserts à un moment ou l’autre de l’année),
      – les pesticides n’y sont pas utilisés massivement, que ce soit de la part des services municipaux comme des particuliers,
      – les apiculteurs urbains transhument très rarement.

      • j’ai souvent lu que l’apiculture urbaine se portait mieux que l’apiculture rurale , je ne sais pas si c’est une vérité ou une légende ?

        plusieurs causes possibles :

        un des principaux ennemis des abeilles étant le froid , les villes sont plus chaude de plusieurs degrés celcius que la campagne environnante. les hivers y sont donc moins long, or c’est surtout en hiver que les colonies disparaissent …

        la biodiversité y est supérieur, à cause de la multitude de plantes décoratives issues des cinq continents dont ‘homme aime à s ‘entourer. elles sont souvent florifère, comme par exemple le séphora ou le paulownia qui viennent d’asie ou le fevier, qui lui , vient d’amérique.

        si les villes utilisent souvent des herbicides ( mais de moins en moins , ils sont remplacés par du paillage ) elles n’ont aucune raison d’utiliser des insecticides, ennemi des abeilles.

        les campagnes françaises ressemble au contraire de plus en plus à une  » oligoculture  » de quelques espèces qui rapporte à l’agrobusiness, et qui, si elle sont parfois une source importante de pollen et nectar ( comme le colza et le tournesol ) sont trés fréquement traité avec des insecticides. la biodiversité tend à y diminuer : suppression d’un grand nombre de haies, moins de prairies de longues durées à flore complexe, disparition des cultures marginales comme les légumineuses, qui sont contraire aux interets des gens qui vendent les semences.
        il faut savoir que l’intrusion des escrologistes depuis 40 ans , dans le monde rural, a renforcé cette tendance : les mise aux normes environnementales on favorisé les élevages intensifs de type  » hollandais « consommateur de mais et de soja, et la suspicion porté sur toutes les espèces etrangères à leurs écosystème biblique, fait diminuer la biodiversité bien plus quelle ne l’augmente:
        en effet, pour des raisons géographique ( chaine de montagne dans le sens est – ouest ) l’europe s’est retrouvé avec une flore trés pauvre aprés les glaciations, alors que les flores américaine et chinoise, ont beaucoup moins souffert, vu que l’orientation nord sud des montagne y permettait le retrait progressif vers le sud des espèces gèlives. toute réintroduction d’espèces etrangère dans la campagne française et donc plutot une bonne chose d’un point de vue de la biodiversité …

        • On constate effectivement que l’apiculture urbaine se porte mieux que la rurale. Cf. mon commentaire juste au-dessus du votre.

          La biodiversité florale (notamment) est importante pour les abeilles. Un immense champ de colza, par exemple, ne sera de la nourriture pour les ruches que lors d’un court moment. Le reste de l’année, ce sera comme un désert pour les abeilles. La monoculture et la disparition des haies représentent une désertification pour les abeilles, qui n’ont plus de quoi manger toute l’année, ou du moins pas suffisamment.

          Je ne sais pas si le degré de la ville aide tant que ça la ruche, par rapport à celle de la campagne. En effet, une ruche craint plus l’humidité que le froid en tant que tel.

        • yeneralalcazar: en effet, pour des raisons géographique ( chaine de montagne dans le sens est – ouest ) l’europe s’est retrouvé avec une flore trés pauvre aprés les glaciations, alors que les flores américaine et chinoise, ont beaucoup moins souffert, vu que l’orientation nord sud des montagne y permettait le retrait progressif vers le sud des espèces gèlives. toute réintroduction d’espèces etrangère dans la campagne française et donc plutot une bonne chose d’un point de vue de la biodiversité …

          Je ne connaissais pas mais je trouve cela très intéressant. Je vais me renseigner.

          • c’est trés connu des botanistes :

            au début du néolitique, il ne restait plus grand chose de la flore française, bouleau, graminées des steppes, mélèzes …
            la plupart des espèce actuelles sont revenu du monde médithéranéen et du proche orient qui étaient mieux abrité : chataigner, noyer , olivier pour les arbres, blé , orge et légumineuse pour les céréales…
            au moyen-age, le commerce arabe avec l’asie du sud-est a apporté les agrumes, la canne à sucre, le coton
            à partir de 1492, c’est les plantes américaines qui arrivent en nombre: tomate, mais, pomme de terre, tabac, topinambour … robinier, platane, tulipier, peuplier deltoide pour les arbres…
            mème le sarrazin n’est pas européen, mais asiatique, probablement arrivé avec la conquète mongol au 13ième siècle, puisqu’on commence à en semer en france vers le 15ième siècle.

  • Ah, enfin un gars qui sait PRATIQUEMENT de quoi il parle. Ça fait plaisir. Contrepoints devrait ouvrir une rubrique « La vraie vie des vrais gens IRL ».

    • À propos des énarques ou des abeilles ? 😉

      • Des abeilles ! 🙂 Je n’en peux plus, des libéraux qui farcissent leurs articles de parallèles avec les sciences exactes, sans maîtriser les dites sciences. C’est une vilaine maladie freudo-marxiste, qui semble envahir tout le champ de la pensée politique. Ça empêche de penser.

  • Bel article !
    Jadis on disait « au cul les Velrans » aujourd’hui c’est le tour des énarques !

  • Il y a apiculture et apiculture! Effectivement pour gérer quelques ruches il n’est pas nécessaire d’avoir un suivi très serré mais ce n’est pas le cas pour les professionnels ( n’oublions pas qu’il faut environ 400 ruches pour vivre). l’apiculture professionnelle est un élevage intensif qui requiert des soins quotidiens ( alimentation, qualité des reines, traitements….). L’apiculture des villes c’est sympa mais cela ne représente rien et c’est même dangereux ( pensons aux personnes allergiques qui meurent en cas de piqûre!) et au niveau qualité du miel il faudrait faire les analyses.Avec les soins minimaux la production de miel est aussi minimale.

    • Vous avez plus ou moins raison sur l’apiculture intensive (mais il faudrait raisonner par unité), mais pas sur le reste.

      «L’apiculture des villes c’est sympa mais cela ne représente rien»
      La production par ruche sur une année est pourtant meilleure en moyenne qu’à la campagne. La production totale reste anecdotique.

      «c’est même dangereux ( pensons aux personnes allergiques qui meurent en cas de piqûre!)»
      Certainement pas plus dangereux que les guêpes qu’on trouve bien en ville. L’abeille ne représente un danger que si on l’écrase une ou qu’on s’approche de la ruche. Or en ville les ruches sont rarement accessibles au passant et il y a des panneaux pour l’informer.

      La peur des abeilles tient plus de la phobie et de l’hystérie que d’autre chose. Même pour les personnes allergiques (qui devraient simplement s’abstenir de s’approcher d’une ruche).

      «au niveau qualité du miel il faudrait faire les analyses»
      Il y en a et le miel urbain est d’excellente qualité. La ruche n’est en fait tout simplement pas un réceptacle à polluants.

      «Avec les soins minimaux la production de miel est aussi minimale.»
      Raisonnement bien trop simpliste et faux. La production de miel n’a en fait pas grand chose à voir avec les soins que vous prodiguez ou non à votre ruche. Voici les éléments bien plus importants :
      – l’environnement autour de la ruche (profusion de nourriture accessible toute l’année),
      – les conditions météo (trop de vent, trop froid, peu importe que vous cajoliez ou abandonniez vos abeilles, elles sortiront moins),
      – le matériel (barrette = moins de miel, cadres alvéolés en plastique = plus de miel),
      – votre « politique » par rapport à votre ruche (comptez-vous lui laisser plus ou moins de chances pour l’hiver ? Préférez-vous produire moins, mais réduire votre investissement en matériel ? Préférez-vous agrandir votre cheptel avec des nucléis ou non ? Optez-vous pour la transhumance ? etc.).

      Entre le producteur « intensif » et les autres, il y a souvent une différence de philosophie, de manière de travailler et de matériel. La transhumance joue également pour beaucoup.

      • Les ruches en ville sont subventionnées avec nos impôts car le miel produit n’est pas rentable ( prix de revient:60€ / kg en moyenne) ; c’est donc surtout du greenwashing et de la comm.Dans le miel de ville il y a plus de résidus d’hydrocarbures ( logique).En France les hyménoptères tuent 15 personnes par an ( statistiques officielles). Ajouter des millions d’abeilles ( et je ne parle pas des abeilles tueuses des amériques )dans les villes n’est donc pas l’idéal. L’alimentation est forcément moins bonne que dans la nature ( ce qui oblige à les nourrir avec du sucre) et les rendements en ville dépassent rarement 20 kg / ruche. Pour le reste je suis d’accord sur le rôle de l’alimentation, de la météo et du matériel.

        • Malheureusement je dois vous contredire:
          Les ruches urbaines ne sont pas nécessairement subventionnées!!! je suis apiculteur à Paris et ne reçois pas de subventions! je vend juste mon miel au prix fort dans des épiceries de luxe, pour un marché qui accepte, souhaite ce produit , à ce prix.
          Faux pour les résidus d’hydrocarbures. Les analyses en labo montrent une plus grande pureté en ville. On trouve juste du plomb en quantité infime dans certains miels de certaines ruches, certaines années: Les abeilles, quand il fait très chaud, vont chercher de l’eau là ou elles peuvent, et quelque fois vont dans les vielles gouttières… en plomb. La dose est bien inférieure à la norme EU, et surtout… on ne mange pas un kilo de miel par jour… normalement!
          Quant aux rendements en ville… je témoigne que je fais ( que mes abeilles font ) 20-30 Kg en Champagne, et plutôt 45-60 kg à Paris.
          Salutations apicoles,
          http://www.lemieldeparis.com

          • PS: oui il y a bien pollution, notamment aux hydrocarbures, en ville, mais l’abeille à cette merveilleuse vertu d’être filtre de son environnement et de ses polluants. Ces derniers restent dans son corps mais ne passent pas ou peu dans le miel.

            Le jour ou vous avez un mort en ville par piqûre d’abeille, faîtes moi signe, merci!

          • Cela vous honore de ne pas toucher de subventions et de répondre à une attente de certains consommateurs ( à 120€ le kg de miel) mais malheureusement tout le monde n’est pas comme vous : les conseils généraux ont alloués des sommes considérables pour louer des ruches ( voir par ex le cri du contribuable oct 2009 : à Montpellier la subvention correspondait à 500 € / kg de miel!). Bravo pour vos rendements car ceux indiqués pour les ruches subventionnées sont très en dessous. Pour les résidus je ne dis pas que cela pose des problèmes de santé mais le miel des champs n’est pas moins acceptable.

            • montpelier est l’antre du gaspillage d’argent public et de l’écologie bobo à coup de pieds aux cul qui manquent :

              la ville ou les fonctionnaires ont l’absentéisme le plus important de france ( la plage n’est pas loin … )

              la station  » d’expérimentation  » de restinclière, consacrée à l’agroforesterie : je l’ai visité fin 2006. alors que cette technique est sensée faire cohabiter arbre et culture, la-bas, il n’ y a  » ni arbres , ni culture  » , seulement des mauvaises herbes ( qui sont bio … évidement ). pourtant l’agroforesterie, quand on s’en donne la peine, est une technique trés productive, notament en chine,ou elle est trés developpée à cause de la cherté du terrain. mais sans aller si loin, j’ai vu il y a quelques années à coté de chez moi, un retraité agricole qui faisait pousser du mais à 100 quintaux à l’hectare entre les rangées de peupliers de sa jeune plantation : c’était à se mettre à genou devant …

              encore faut-il avoir le courage de bosser.

            • Tout le monde ici vous rejoindra sur la critique des subventions qui, comme le montre votre exemple, sont souvent de purs gaspillages.

              Un apiculteur urbain non-subventionné produira du miel sans problème particulier, la ville étant un excellent environnement pour l’abeille.

        •  » prix de revient 60 euro du kilo en moyenne  »

          ou est vous aller pecher cela ?

          réaction typique du syndicaliste qui veut empècher toute concurence !!

          • pendant la crise de la grippe aviaire ( en 2005 si ma mémoire est bonne ) le syndicat ( fnsea représentant les grosses exploitation hors-sol a réclamé l’enfermemant des volailles familliales au pretexte qu’elles représentaient un danger pour les hommes et leurs élevages, à la suite d’un cas de grippe aviaire dans un  » attelier  » de dinde de ma région. les gendarmes faisaient des tournées pour voir si tout le monde respectaient le décret, la directrice bornée de la DSV ( direction des services véterinaires ) se posait en sauveur de la patrie …
            en fait, rien ne c’est passé et certains scientifiques qui avaient étudié sérieusement le mode opératoire de la grippe aviaire, ont ensuite expliqué que c’était surtout les elevages confiné ( type hors sol qui étaient victime de se genre de maladie, à cause de leur grande fragilité, de l’absence totale de diversité génétique, du confinement qui accentuait la contamination …

            pur raccolage syndicale…

      • Vous êtes apiculteur Xavier?

    • De plus un apiculteur amateur qui cède à la tentation d’intervenir, interviendra bien plus souvent qu’un apiculteur professionnel « intensif » ne pourrait le faire. Ouvrir la ruche et tout bouger, même sans rien faire, sans traiter, sans nourrir, c’est une intervention.

    • opposer proffessionels et amateur n’a aucun sens et on peut trés bien vivre avec moins de 400 ruches.
      eleveur laitier, pendant 18 ans, je dégageais 2 revenus avec 110000 litres de lait produit par ans, alors que certaines grosses fermes de 500.000 litres ne s’en sortaient pas ! mais je travaillais inteligement …
      l’important, c’est la diversité : il faut de tout pour faire un monde, des petits, des moyens et des gros. plus un écosystème et diverse, plus il est résilient . de mème, plus une société est diverse, plus elle va etre résiliente.
      concernant l’agriculture, au brésil il y a des fermes à capitaux de 100.000 hectares , et aussi des petites exploitation familliale sur un hectare en vente directe qui n’ont pas d’argent pour s’acheter un tracteur. lorsque le semis-direct s’est imposé dans les années 90, des semoirs specialisés on été mis au point pour etre tracté par un attelage de cheveaux …
      en chine, ou la production laitière se developpe avec le niveau de vie des gens, on trouve des fermes d’etats ( ou privées ) gigantesques avec des rotolactors qui traient toute la journée 200 vaches à l’heure. mais on trouve aussi des petites machine à traire déplaçable ressemblant à des brouettes, avec un moteur à essence pour que la famille qui à 3 ou 4 bètes puisse facilement aller récolter le lait de ses vaches ou de ses chèvres pour commercialiser leur lait. on est au antipode du système européen ou les  » normes  » sont en train de  » glacer  » la société et de la mener à la ruine.

    • euh …les cultivateurs ne cultivent pas des abeilles.en gros ils s’en foutent .sauf dans le cas où ils constatent un carence en pollinisation auquel cas ils s’occupent du problème.. si on se doute bien que plus d’insectes pollinisateurs poserait un problème, moins d’insectes pollinisateurs ne pose pas de problème dans la généralité: c’est le résultat d’une modification de l’écosystème …or faire de l’agriculture c’est modifier l’écosystème…
      Il y a trop d’idéologie chez beaucoup de néoapiculteurs qui ne s’ occupent des abeilles que parce que cela leur permet de disserter sur ce que DEVRAIENT faire les autres agriculteurs.
      Et introduire une ruche dans un endroit où il n’y en avait pas perturbe la biodiversité!!!

  • Merci Xavier pour cet article plein de sagesse et d’humour!

    Salutations apicoles.

  • pas mal, mais les abeilles se débrouillent aussi très bien dans la nature sans apiculteur, vas-tu jusqu’à là dans ta comparaison?
    a-t-ON besoin d’augmenter leur production? et c’est qui ce « on » ? bref pour qui?
    car l’apiculteur prend le miel pour lui…… et…pour le revendre mais pas à des abeilles….

  • assez curieusement , la démonstration n’est pas faite de l’intérêt de l’apiculteur pour les abeilles

  • En complément de la conclusion, les paroles de Cazeneuve hier qui disait fier comme un paon j’ai la passion de l’Etat. Tout est dit on ne sert plus les fins des hommes mais les moyens comme l’Etat lui-même. Pas étonnant que cette organisation n’en finit plus de grossir au-delà de son champs d’intervention légitime. On peut avoir la passion de l’administration mais sans perdre de vue que la finalité n’est pas l’Etat mais les hommes qui interagissent.

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