Non, Hitler n’est pas arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel !

Un mythe accrédite cette croyance : l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler par les urnes. Cette tarte à la crème justifierait un encadrement idéologique d’une opinion publique présentée comme capable du pire.

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Non, Hitler n’est pas arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel !

Publié le 1 mai 2017
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Par Eric Veraeghe.

Le suffrage universel est-il dangereux, au point qu’il faille éclairer l’opinion sur ses choix électoraux (et surtout la mettre en garde contre des choix « populistes ») ? Un mythe accrédite cette croyance : l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler par les urnes, cette tarte à la crème du révisionnisme historique de gauche, qui justifie un encadrement idéologique d’une opinion publique présentée comme capable du pire. Vous comprenez, si on les laisse seuls face aux urnes, ils risquent de se faire piéger par des populistes façon Adolf Hitler ! Donc, il faut les guider !

Le problème est évidemment que l’histoire allemande prouve le contraire et montre comment Adolf Hitler ne serait jamais arrivé au pouvoir si le suffrage universel avait été la seule source de légalité dans l’Allemagne des années 30.

De la République de Weimar (petit rappel pour les Français)

Pour ceux que l’histoire allemande laisse un peu froids, rappelons juste qu’en 1919, après l’effondrement du deuxième Reich, l’Allemagne se dote d’un régime démocratique appelée République de Weimar. Ces événements sont mal connus en France. Par exemple, peu de Français savent que l’Allemagne n’existait pas avant 1871 et la proclamation de ce deuxième Reich à… Versailles.

Bref, le 9 novembre 1918, le Reich s’effondre et une assemblée constituante se réunit dans la ville de Weimar, dans un immense désordre nourri par l’espoir d’une révolution bolchevik. Cette république fonctionne avec un président élu pour 7 ans, un chancelier et une assemblée élue à la proportionnelle intégrale.

Hitler n’a jamais été majoritaire dans les urnes

Dans les années 20 (après un coup d’État raté en 1922), Adolf Hitler monte son fameux NSDAP, le parti national-socialiste allemand du travail, connu en France sous le nom de parti nazi. On retrouvera sur Wikipedia cet excellent graphique qui rappelle le score obtenu par le parti au cours des innombrables élections qui ont secoué la vie politique allemande de l’entre-deux-guerres :

Comme on le voit, le parti nazi n’atteindra jamais la majorité parlementaire. Jusqu’aux élections de 1932, il ne pèse même pas 20% des voix, c’est-à-dire beaucoup moins que le Front National dans la France d’aujourd’hui. Jusqu’en 1928, cinq ans avant l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir, il est même quasi-groupusculaire.

L’échec d’Adolf Hitler à l’élection présidentielle de 1932

En 1932, le maréchal Hindenburg doit remettre son mandat présidentiel en jeu. Hitler est candidat face à lui. Il obtient 30% au premier tour contre 49% à Hindenburg. Au deuxième tour, Hindenburg emporte l’élection avec 53% des voix contre 36% à Hitler (et 10% au communiste Thälmann). Là encore, il est faux de dire qu’Adolf Hitler serait arrivé démocratiquement au pouvoir.

Certes, les législatives qui suivent ce scrutin présidentiel apportent 37% de voix au parti nazi, mais celui-ci entame une décroissance dans les mois qui suivent. Nous sommes en tout cas très loin d’une accession au pouvoir par le suffrage universel.

Hitler est arrivé au pouvoir à cause des divisions de la gauche

De septembre 1930 (moment où le parti nazi devient le premier parti d’Allemagne) à janvier 1933 (moment où Hindenburg fraîchement réélu choisit Hitler comme chancelier, c’est-à-dire comme Premier ministre), l’histoire politique de l’Allemagne est celle d’une longue résistance du centre droit allemand à la solution Hitler.

Pour comprendre pourquoi Hindenburg se résigne à confier aux nazis le soin de former un gouvernement, il faut suivre les forces en présence.

Aux élections de novembre 1932 (provoquée, de fait, par les nazis), la composition du parlement est la suivante :

Mathématiquement, une coalition de gauche et du centre détenait la majorité absolue capable d’appuyer un gouvernement sans les nazis. Si, lorsque Hindenburg a proposé, dans la foulée de ces élections qui marquent la décrue des nazis, à von Schleicher de monter un gouvernement d’union nationale, les sociaux-démocrates n’avaient pas fait capoter l’opération, Hitler ne serait jamais parvenu au pouvoir.

Face à l’impossible union des forces politiques allemandes sans les nazis, Hindenburg se résout à appeler Hitler à la Chancellerie en janvier 1933… en prenant la précaution de le flanquer d’un vice-chancelier, von Papen, qui sera vite débordé par Hitler.

Le suffrage universel n’est donc pas coupable de l’accession de Hitler au pouvoir

Prenons bien garde à ne pas laisser planer de doute sur la sagesse des peuples lorsqu’ils votent…

En tout cas, non, Bertrand Delanoé, Hitler n’est pas arrivé au pouvoir par les urnes. Stop à cette manie de mettre en doute la démocratie.

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  • Et si l’on dit qu’il est arrivé au pouvoir à l’issue un processus démocratique et avec l’accord tacite de la population, ça vous va ?

    Il n’en reste pas moins que l’on se trouve bien dans un processus similaire à celui décrit dans « La Route de la Servitude » de Hayek, et si les mots utilisés par Delanoé n’ont peut-être pas été les meilleurs pour exprimer une idée suffisamment claire pour être comprise, il n’en est pas de même en ce qui concerne le « sens profond » de ce texte.

    • L’accord tacite de la population est loin d’être acquis, la gauche représente plus que le parti nazi qui, s’il est le premier parti allemand, n’est pas majoritaire. En revanche la contitution ‘démocratique’ prévoyait que le président nomme le chancelier (premier ministre) a l’issue des élections et le charge de former un gouvernement. C’est de cette même façon que Allende est arrivé au pouvoir au chili alors que minoritaire.

      • Considérer que la gauche = l’extreme gauche, alors la droite = l’extreme droite, ce qui est faux.
        Si tu additionnes le SPD et le KPD, alors additionne le parti nazi et DNVP (à minima).
        A ces elections, la gauche réunie était minoritaire

        En 1931, le parti forme une alliance avec le parti national-socialiste et le Stahlhelm (une organisation paramilitaire). Le DNVP participe à une coalition avec le parti nazi après l’accession au pouvoir de celui-ci, au début 1933. Il se dissout le 29 juin 1933 sous la pression d’Adolf Hitler. Beaucoup de ses membres rejoignent alors le parti national-socialiste. Ceux qui s’y refusent sont contraints de quitter la vie politique.

        La suite, on la connait.

  • Hitler a été nommé chancelier par Hindenburg en tant que chef du parti le plus nombreux en sièges au parlement après des élections démocratiques. Il est donc arrivé au pouvoir légalement et non par un coup de force. Six mois après il avait mis le pays en coupe réglée

    • Hitler n’avait pas la majorité ni de majorité. Il n’était pas maître de son destin mais était intransigeant (chancelier et tout le pouvoir pour son parti sinon rien). La rivalité entre von Schleicher et von Papen va le propulser car ce dernier pour revenir en grâce propose à Hindenburg une colalition avec Hitler comme chancelier (pour la forme en fait) et Von Papen vice-chancelier afin de gouverner avec une majorité. Compte-tenu de la préférence très nette de Von Papen aux yeux du Président celui-ci accepta.

      Le suffrage ne voulait pas d’Hitler au pouvoir ni la majorité des politiques. Von Papen a sa part de responsabilité en jouant avec le feu par revanche personnelle, en voulant manipuler Hitler qui s’est avéré plus malin que lui. Hindenburg, âgé, n’a pas su résisté au plan de son préféré ni plus tard aux velléités d’Hitler.

      • Certes, mais le papier de M. Verhaeghe contre la formule de M. Delanoë est très mal venu : oui Hitler n’a pas été élu au suffrage universel, mais il est arrivé au pouvoir par des voies légales dans l’Allemagne de l’époque, très agitée.
        Mais aujourd’hui, en France, on ne peut pas oublier cette leçon de l’Histoire

      • Il est vrai que Von Papen a crû pouvoir manipuler Hitler (alors que c’est lui qui s’est fait manipulé). Ceci dit, il me paraît un peu facile de rejeter toute la faute sur Von Papen. Il ne faut pas oublier que la seule coalition possible après les élections comprenait les nazis. Les nazis se sont rendus incontournable pour former une coalition. Le parti communiste allemand était bien trop sectaire pour pouvoir entrer dans une coalition. Les communistes ne supportaient personne d’autre à part eux mêmes. De plus, il faudra m’expliquer en quoi les communistes allemands valaient mieux que les nazis.
        Hitler n’a pas obtenu la majorité absolue ce qui est normal dans un système proportionnel intégral. Il a réussi à former une coalition.
        Hitler est arrivé au pouvoir par suffrage universel n’en déplaise à beaucoup. Et dire qu’une majorité d’allemands se sont opposés au nazisme c’est faux. Jusqu’à la fin de la guerre, une majorité d’allemands a soutenu Hitler. Par contre, il est vrai qu’à la base, les allemands n’étaient pas un peuple très antisémite. La France était bien plus antisémite à l’époque. Le soutien des allemands aux nazis quand ceux ci étaient au pouvoir n’est pas tant dû à un soutien idéologique mais au fait qu’Hitler a mis en place une économie basée sur le pillage profitant aux allemands. Un excellent livre à lire: « Comment Hitler a acheté les Allemands » de Gotz Aly.

        Beaucoup d’allemands ayant voté pour le parti nazi n’étaient pas spécialement pour l’élimination des juifs. Quand les nazis sont arrivés au pouvoir, personne ne pensait sérieusement qu’Hitler allait commettre un génocide contre les juifs. Hitler quand il était nommé chancelier était pris pour un clown par beaucoup d’allemands. Voilà pourquoi des gens comme Von Papen étaient persuadés pouvoir facilement le manipuler.

        N’oublions pas qu’à l’époque, beaucoup de gens pensaient que l’armée allemande allait faire un coup d’état contre le gouvernement nazi et qu’elle allait rétablir l’ordre. Hitler a réussi à faire un pacte avec les hauts officiers de l’armée pour éviter cela. C’est d’ailleurs en partie pour cela u’il y a eu la nuit des longs couteaux. Les militaires étaient exaspérés par les SA

  • Eric Verhaeghe joue sur les mots. Le NSDAP est arrivé au pouvoir par une succession d’élections régulières au terme desquelles il était clairement le premier parti d’Allemagne. La division des autres partis l’a certainement aidé, mais là n’est pas la question. Le NSDAP est arrivé au pouvoir par les urnes, et non par un coup d’état ou autre événement de rupture.

    • L’article est court, ce qu’il n’explique pas, c’est que le SA faisait régner une ambiance de guerre civile.

      C’est la déliquescence du pouvoir (qui devrait aussi être expliquée : la république de Weimar était complètement ingouvernable de part ses institutions) et des partis politiques savamment attisée par une manipulation de la peur quasi quotidienne qui amena Hitler au pouvoir : il a été nommé Chancelier alors qu’il n’avait aucune majorité, ce qu’il a réglé rapidement en mettant le feu au Reichtag et en accusant un étudiant communiste, ce qui lui permis de recomposer le parlement.

      Le coup d’Etat a eu lieu tout au long de l’année 33, la nomination d’Hitler au poste de Chancelier (il n’a pas été élu, mais nommé) n’étant que le début de la prise de pouvoir.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_du_Reichstag
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott_antis%C3%A9mite_de_1933_en_Allemagne
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_allemande_sur_la_restauration_de_la_fonction_publique_du_7_avril_1933
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_allemande_des_pleins_pouvoirs_de_1933

      Si vous n’appelez pas cela un coup d’état, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

      • Oui c’est exactement ça. Le coup d’état est arrivé après. Il a commencé par être chancelier selon la règle électorale. C’est seulement après qu’il a consolidé son pouvoir par la violence et la terreur.

        • Hitler est arrivé au pouvoir par calculs politiciens des sociaux démocrates, absolument pas par « règle électorale »

      •  » le SA faisait régner une ambiance de guerre civile. » Il n’y avait pas qu’eux. Il y avait aussi les milices communistes ainsi que les milices socialistes. Si tout le monde connait les violents affrontements entre nazis et communistes. Il y avait la même chose entre communistes et socialistes. Désolé de le dire mais cette république était ingouvernable.
        Rappelons que l’Allemagne avait déjà connu une guerre civile. Beaucoup de SA étaient d’anciens membres des corps francs qui avaient sauvé la république des communistes et qui après s’étaient senti délaissés et trahi par la république.

    • Ce que dit l’auteur est pourtant clair: hitler n’est pas arrivé au pouvoir par les urnes, c’est hidenbourg qui l’a nommé.

  • Il n’y a pas de jeu sur les mots. Le peuple ne lui a jamais donné la majorité, c’est bien l’incurie de ses représentant qui a permis à un homme déterminé de prendre le pouvoir. Comme pour la France, c’est bien une gauche bêlante (le front populaire idéalisé, 39 heures mais une guerre mondiale et des millions de morts) qui a remis les pleins pouvoirs à Pétain. Çà ne change rien aux bonnes intentions des élus de gauche, mais l’enfer restera toujours pavé de bonne intentions aux conséquences désastreuses.
    Et la sagesse populaire n’a rien à voir avec des dirigeants présomptueux, imbus de leur propre personne, incapable d’accompagner le peuple plutôt que de vouloir forcer sa nature.
    La plupart des gens veulent juste être peinards, pouvoir faire des projets personnels et familiaux, sans subir les à coups de politiques jusqu’au boutistes. Si la colère monte chez les paisibles et non violents par nature, elle a forcément une légitimité.

  • Ce que nous dit l’auteur c’est que la désunion entre sociaux démocrates et communistes qui ensemble représentent plus que le parti nazi est a l’origine de la décision de hidenbourg. Cela s’explique très bien puisque le slogan communiste était a l’époque « feu, feu sur la social démocratie » on était donc très, très loin du programme commun. Plutôt que de passer un accord de gouvernement la gauche allemande a préféré laisser passer hitler. On connait la suite. Ce que l’auteur oublie de dire c’est que l’allemagne était en quasi guerre civile, avec des corps francs et des assassinats politiques qui se comptent par centaines.

  • Le jeu des alliances et la nomination du chef du gouvernement par le chef de l’état fait totalement partie du fonctionnement normal d’un régime parlementaire. Le parti nazi était le premier en nombre de siège et le plus à même de former un majorité : Hitler est donc bien venu au pouvoir ‘par les urnes’ (ie dans le cadre du fonctionnement habituel d’une démocratie parlementaire).

    Faut quand même arrêter de jouer sur les mots.

    • Non, relisez l’article : le NSDAP avait obtenu 34 sièges de moins qu’aux précédentes élections et il n’a jamais réussi à former une quelconque majorité.

      • En l’absence de personnalité capable de former une majorité immédiate le président a nommé chef de gouvernement le chef du parti le plus représenté à la chambre basse puis l’a dissout à sa demande pour qu’il puisse chercher à former une majorité grace a ces élections. Encore une fois jusque là cela rentre dans le fonctionnement classique d’une démocratie parlementaire (contrairement à ce qui se passe immédiatement après la nomination d’Hitler comme chancelier). Cela n’atténue pas la responsabilité d’Hindenburg mais cela ne change rien au fait qu’Hitler soit venu au pouvoir démocratiquement.

        Et puis sinon même en admettant que Hitler ne soit pas un exemple de tyran venu au pouvoir par les urnes, la « thèse » qui veut que l’opinion publique soit capable de porter le pire au pouvoir est soutenu par dizaines d’autres exemples (je pense à Chavez pour donner un exemple de gauche).

        • Je suis d’accord avec Arn0 et effectivement Hitler est arrivé au pouvoir en suivant les règles de la démocratie Allemande de l’époque. De plus en regardant les scores, on ne peut être que frappé que par la similitude avec les résultats du 1er tour de la présidentielle : Résultats éclatés, un front de gauche (insoumis) qui se comporte comme les communistes Allemands, une droite Filloniste qui ne voit pas la différence entre Le Pen et Macron.

          • Oui des similitudes, des ressemblances mais aussi des différences (organisation de la démocratie, personnalité de Le Pen, contexte intérieur et extérieur) qui ne permettent pas de tirer de conclusion.

        • Là où je vous rejoint c’est que l’opinion publique n’est absolument pas garante de quoi que ce soit. C’est même plutôt l’inverse : c’est un formidable instrument soumis à toutes les manipulations.

          • @Stéphane Boulots

            Tout à fait d’accord, parler de « sagesse populaire » nourrit bien des illusions.

          • L’opinion publique oui peut-être mais en réalité on devrait parler des opinions publiques qui sont plus enclines à favoriser une forme de sagesse populaire comme le suggérait un illustre personnage :

            « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »

  • La spécialité de la gauche est de réécrire l’histoire, dans la grande tradition du matérialisme historique de Marx et Engels.

    A lire absolument pour mieux comprendre cette période, l’épais et dense mais passionnant « The Rise and Fall of the Third Reich: A History of Nazi Germany » de Shirer dont il existe une version vidéo inspirée que Utube et dont on trouve encore des exemplaires de la version Française (à recouvrir vu la couverture représentant une énorme croix gammée qui risque fort de questionner vos invités)

    Shirer était journaliste en poste à l’ambassade américaine à l’époque … clairement pas la même vision des choses que la propagande bien pensante.

    • C’est quoi d’ailleurs la propagande bien pensante sur Hitler ?

      • Vous n’avez pas lu l’article ?

        • Cet article est faux (lire mes commentaires en bas). Ceci dit, il est vrai qu’il y a beaucoup de propagande sur le nazisme. La gauche a réécrit l’histoire notamment pour nier les racines socialistes du nazisme (qui est du national socialisme)

    • Puisque vous donnez quelques conseils de lecture. Je me permets aussi d’en donner.
       » Comment Hitler a acheté les Allemands » de Götz Aly qui démontre que l’état providence allemand doit plus aux nazis qu’aux sociaux démocrates
      « Le Salaire de la Destruction » d’Adam Tooze qui analyse l’économie sous le Troisième Reich
      « L’Etat du peuple de Hitler. Pillage, guerre raciale et socialisme national »Götz Aly
      « Bolshewismus als Weltgefahr » de Waldemar Gurian
       » Le socialisme en chemise brune » de Benoît Malbranque
      « La Route de la servitude » de Friedrich Hayek.

  • Oui l’auteur joue sur les mots

    PaComment le chancelier Hitler a obtenu ensuite une majorité parlementaire

    • Le Reichtag a été incendié et les communistes accusés, la SA a été sommée de « surveiller » les nouvelles élections. Celà s’est passé en Mars alors qu’Hitler avait été nommé chancelier en Janvier.

  • Le pire dans cet article est que les français ne savent plus. L’ignorance était aussi une arme du nazisme: »quand j’entends le mot culture, j’ai envie de sortir mon revolver . » Le populisme se nourrit confortablement de l’amalgame que seule la connaissance et le bon sens peuvent démêler.

  • En général, dans ce genre de situation, c’est le chef du parti ayant le plus de représentant qui est appelé comme chancelier, donc il était normal qu’hitler le soit. S’il n’avait pu mettre en place une coalition parlementaire, il aurait dû laisser sa place.
    Dans les faits, Hindenburg a essayé de passer outre à cette habitude, mais la gauche, toujours aussi divisée entres camarades (cf Mélenchon, Hamon) n’a jamais pu présenter d’alliance, donc tout naturellement Hitler, théoriquement tenu par von Papen, a été désigné. Du point de vue démocratique, il n’y a rien à dire.
    Ensuite, Hitler a fait passer des lois , adoptées par ce même parlement, lui donnant de plus en plus de pouvoir et ceci aussi démocratiquement et c’était le début de la fin.
    Puis l’incendie du Reichstag lui permis (à l’aide des lois précédemment votées) d’éliminer les député qui lui était hostiles et ce fut la fin.
    Mais tout a été démocratique du point de vue de la constitution.
    La méthode laisse à désirer, mais ce fut plus un problème d’ordre publique, les SA semblaient aussi sensible à la démocratie que nos casseurs aujourd’hui.

    • J’ajoute que je vois plus la tactique d’Hitler être l’arme de Mélecnchon que de celle de Marine.

  • Je ne comprends pas cet article qui ne fait que jouer sur les mots.
    Hitler est arrivé de manière démocratique au pouvoir. Voilà les faits. Après c’est vrai qu’il n’a jamais obtenu la majorité absolue des voix. Ceci dit dans un système proportionnel intégral, il est extrêmement rare e voir un parti obtenir la majorité absolue des voix.
    Le parti nazi est arrivé premier des élections. Il s’est rendu incontournable obligeant le président à nommer Hitler comme chancelier.
    Si mathématiquement, une alliance sans les nazis était possible. Politiquement, c’était impossible. Le parti communiste allemand était profondément sectaire et il était déjà impossible d’avoir une alliance entre communistes et socialistes. SI on parle beaucoup des milices nazies attaquant les communistes et inversement c’était aussi vrai avec les socialistes et les communistes. Il y avait fréquemment de violemment affrontements entre communistes et socialistes. Le parti communiste allemand ne valait pas mieux que les nazis. C’étaient aussi des fanatiques qui étaient contre la démocratie.
    Si on suit votre logique, l’immense des majorités des gouvernements des pays avec une proportionnelle intégrale ne sont pas arrivés au pouvoir par le suffrage universel. Car dans ces pays, c’est le président (ou le roi dans les monarchies constitutionnelles comme la Belgique) qui nomme le premier ministre et le gouvernement. Entendu, bien sûr que le gouvernement doit obtenir la confiance du parlement. Voilà comment fonctionne en général le système de la proportionnel intégral dans un régime parlementaire. Le premier ministre est nommé par le président ou par le roi. Il est extrêmement rare que le premier ministre vienne d’un parti avec une majorité absolue des voix. C’est pour cela que dans le système à proportionnelle intégrale, l’on forme des coalitions (plusieurs partis) pour avoir une majorité.

    • Le Président pouvait ne pas nommer Hitler comme il l’a fait à 2 reprises. Hitler ne voulait pas de coalition et n’a fait aucune initiative dans ce sens. C’était le pouvoir seul pour lui et son parti sinon rien. Cela ne va pas dans le sens du fonctionnement démocratique d’un régime parlementaire. C’est la droite qui a débloqué la situation dans un marché de dupes avec Hitler en raison des bonnes relation entre Papen et Hindenburg. Alors Hitler n’était pas illigitime du point de vue mécanique démocratique mais du point de l’esprit de la démocratie il l’était.

  • Le gouvernement nazi était profondément légitime démocratiquement. Il est arrivé au pouvoir de manière légal et en remportant les élections. C’était le premier parti. Donc, il était parfaitement logique qu’Hitler soit arrivé chancelier. Surtout que comme je le dis, aucune coalition excluant les nazis n’était possible (sur le plan politique. Bien que sur le plan mathématique, c’était le cas). Le président n’a pas eu le choix de nommer Hitler chancelier.
    La nomination d’Hitler au poste de chancelier est la conséquence directe de la victoire du parti nazi aux élections (même si le parti nazi n’avait pas la majorité absolue des voix ce qui est normal dans un régime proportionnel intégral). Donc, on peut dire que oui, Hitler est arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel (même s’il n’a jamais obtenu de majorité absolue).

  • « Le suffrage universel n’est donc pas coupable de l’accession de Hitler au pouvoir » alors c’est qui d’autre ?? Il ne s’agit pas de dire qu’il faut supprimer le suffrage universel car ce système a permis à Hitler d’arriver au pouvoir. Il s’agit juste de rappeler la vérité historique.
    J’aime beaucoup l’auteur de cet article qui écrit en général de très bons articles mais là pour une fois, je pense qu’il est complètement à côté de la plaque.

  • Hitler a obtenu la majorité parlementaire en formant une coalition (chose normale dans un système proportionnel intégral). Le parlement qui a accordé la confiance à Hitler (à la suite de sa nomination comme chancelier) provenait des urnes. Car ce n’est pas tout d’être nommé chancelier encore fallait t il obtenir la majorité parlementaire. Ce qu’a réussi à faire Hitler. Comme je l’explique plus haut c’est comme cela que fonctionne ce genre de système: le président ou roi nomme le premier ministre qui après doit obtenir une majorité parlementaire lors du vote de confiance.
    Le parlement allemand est issu des résultats du suffrage universel.
    Ce qui m’étonnes beaucoup c’est que l’auteur est un belge. Qu’un francais puisse ne pas comprendre comment fonctionne un régime parlementaire au suffrage proportionnel, je peux l’entendre vu que le système francais est différent mais qu’un belge ne comprenne pas ce système alors que c’est le système actuellement en vigueur en Belgique cela me dépasse un peu. Attention, malgré cet article, Éric Verhaeghe reste quelqu’un de très intéressant et je lis ces articles avec beaucoup d’attention.

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