Les promesses de l’utérus artificiel

Baby toes By: sabianmaggy - CC BY 2.0

L’annonce d’un utérus artificiel pour les grands prématurés, testé chez le mouton a déclenché une vague d’indignation. Cette opposition face à une technologie prometteuse est-elle méritée ?

Par Edouard H.

Un appareil qui mime au plus près la physiologie d’un utérus en vue de sauver des grands prématurés : voilà la promesse d’une équipe de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie. Dans un article publié dans le journal « Nature Communications » le 25 avril1, on a pu découvrir un nouveau type d’incubateur consistant en un sac plastique transparent stérile et contenant un liquide similaire au fluide amniotique d’un utérus. Une fois à l’intérieur, on a connecté le cordon ombilical du fœtus d’agneau à une machine pour oxygéner le sang. La pompe de cette machine est le cœur de l’agneau lui même.

Bien que l’utilisation d’une machine pour oxygéner le sang utilisant le cœur du fœtus comme pompe ne soit pas nouvelle, une amélioration de ses composants par l’équipe du Dr Flake a drastiquement réduit les risques d’arrêt cardiaque observés par le passé. Cette innovation est essentielle car l’oxygénation est un enjeu clé du combat pour sauver les grands prématurés. En effet à moins de 24 semaines les poumons sont immatures et l’assistance respiratoire posait jusqu’à présent un réel problème à la néonatalogie.

8 fœtus d’agneaux dont le niveau de développement correspondait à un fœtus humain de 22 ou 23 semaines ont survécu pendant 4 semaines à l’intérieur de cet appareil appelé Biobag. Pendant ces 4 semaines les poumons et cerveaux des agneaux ont grandi, leur circulation du sang était stable, ils pouvaient bouger et ouvrir leurs yeux, et ils ont pu apprendre à avaler. Alan Flake, chirurgien fœtal et chef de l’équipe qui a conduit cette expérimentation, pense que les premiers essais sur des humains de cette technologie pourraient avoir lieu d’ici 3 ans.

Cette expérimentation, aussi marquante soit-elle, n’est toutefois pas une première. Une équipe de l’Université de Juntendo à Tokyo tente en effet depuis le début des années 90 de concevoir une machine permettant à des fœtus de survivre et poursuivre leur croissance ex-utéro. Menées par l’équipe de Yoshinori Kuwabara, les expériences consistaient à plonger des fœtus de chèvre dans une cuve remplie de liquide amniotique2. On reliait alors les fœtus à une machine fournissant du sang riche en éléments nutritifs et en oxygène. Les résultats étaient néanmoins peu concluants.

Vers l’ectogenèse ?

Bien qu’on en soit encore techniquement très loin et que ce n’ait pas été le but de l’équipe de Alan Flake puisque celle-ci ne cherchait qu’à aider les grands prématurés, le Biobag concourt toutefois sans le vouloir à l’achèvement hypothétique d’un utérus artificiel complet qui prendrait en charge la croissance d’un embryon humain jusqu’à la naissance du bébé.

Tandis que d’un côté la période à partir de laquelle on peut sauver et prendre en charge des grands prématurés diminue (le record de survie est aujourd’hui 21 semaines et 5 jours3), de l’autre la période pendant laquelle un embryon peut se développer ex-utéro augmente.

En effet, des chercheurs mènent des expérimentations pour comprendre les mécanismes impliqués dans les premiers stades de développement embryonnaire. Cette recherche vise à comprendre les raisons d’un échec de début de grossesse, mais sans le vouloir contribue aussi au développement d’un utérus artificiel.

Dans un article publié dans le journal Nature en mai 20164, des chercheurs aux États-Unis et en Europe ont montré que l’embryogénèse pouvait se poursuivre avec succès dans un laboratoire pendant 13 jours. Il est toutefois possible que les embryons puissent continuer à se développer au delà des 13 jours : en effet, les chercheurs ont dû arrêter à ce stade à cause d’un moratoire qui limite ce type de recherche5.

Il est possible qu’un jour se rencontrent la recherche sur les grands prématurés et celle sur le développement à partir de la fécondation. Ce jour-là, ce que le généticien John Haldane nomma pour la première fois en 1923 « ectogenèse » deviendrait alors réalité. On peut définir l’ectogenèse comme le « développement de l’embryon et du fœtus dans un utérus artificiel, assumant les diverses fonctions de l’utérus naturel »6.

Des bénéfices médicaux immenses

L’utérus artificiel sera tout d’abord d’une immense utilité pour les grands prématurés. Comme le rappellent les auteurs de l’étude sur le Biobag, « aux États-Unis la prématurité extrême est la principale cause de mortalité et morbidité infantile, avec un tiers des morts d’enfants et la moitié des infirmités motrices cérébrales attribués à la prématurité » Ils rappellent que si des progrès médicaux ont été faits dans le domaine, « la survie a été associée avec des hauts taux de maladie chronique du poumon et d’autres complications liées à l’immaturité des organes, particulièrement chez les enfants nés avant 28 semaines ».

En France, ce sont 60.000 enfants qui naissent prématurés chaque année. Ce chiffre est en hausse de 22% depuis le début du 21ème siècle7. D’après une étude de 2015 de l’INSERM, la survie des prématurés atteint aujourd’hui 99% à 32-34 semaines, 94% à 27-31 semaines, 60% à 25 semaines et moins de 1% avant 24 semaines8. En France, ce sont chaque année entre 1300 et 1500 enfants qui décèdent des suites d’une naissance prématurée. Une fois l’ectogenèse complétée on pourra sauver l’ensemble des prématurés, peu importe leur niveau de développement.

On pourrait aussi sauver l’ensemble des fœtus de femmes enceintes gravement malades et sur le point de mourir. De la même manière, si une femme enceinte est tuée dans un accident tandis que le fœtus survit, on pourrait le transférer dans un utérus artificiel pour le reste de sa croissance9.

Mais les bénéfices médicaux pour les enfants d’un utérus artificiel complet ne s’arrêtent pas là, puisqu’il permettrait de contrôler l’environnement dans lequel l’embryon puis le fœtus se développent. On éliminerait les risques associés à la consommation de drogues comme l’alcool ou le tabac par la mère, et on s’assurerait d’un approvisionnement optimal en nutriments. Avec une surveillance médicale constante, on interviendrait au plus tôt quand survient un risque pour le fœtus. La chirurgie fœtale serait rendue considérablement plus aisée.

L’ectogenèse serait aussi extrêmement bénéfique à l’ensemble des femmes souhaitant avoir un enfant puisqu’elle les dispensera d’une grossesse obligatoire. La grossesse est en effet médicalement risquée pour les femmes : 15% de toutes les femmes enceintes dans le monde développent des complications potentiellement mortelles10. En France, le taux de mortalité maternelle est de 10 pour 100.000 mères, soit 80 femmes chaque année11. Les femmes enceintes présentent des risques de lombalgie, d’épuisement, de problèmes intestinaux, et d’incontinence urinaire jusqu’à 6 mois après la naissance et au delà12.

Ces risques sont si importants qu’il a été suggéré que les femmes doivent donner un consentement éclairé avant toute grossesse naturelle13. Les femmes qui apprécient le fait d’être enceintes pourraient être libres de prendre ce risque, et celles pour lesquelles ce n’est pas le cas pourraient l’éviter.

La GPA rendue obsolète

Outre les bénéfices médicaux pour les femmes en termes de protection de leur santé, l’ectogenèse permettrait aussi à des femmes infertiles, pour des raisons utérines, d’avoir des enfants qui génétiquement liés sans avoir recours à la GPA, ou à la transplantation d’utérus. L’ectogenèse rendrait la GPA obsolète pour un grand nombre de parents infertiles, ce qui devrait réjouir ses opposants14. Comme la GPA, l’utérus artificiel permettrait aussi à des couples homosexuels d’hommes ou des hommes célibataires de faire naître un enfant génétiquement lié. L’ensemble de l’humanité serait à égalité devant la procréation.

En outre, il est possible que l’ectogenèse soit aussi bénéfique pour l’égalité entre hommes et femmes. Puisque l’utérus artificiel permettrait de poser une nette séparation entre l’appareil génital féminin et la procréation, l’ectogenèse pourrait libérer les femmes de cette pression de tomber enceintes qu’on fait peser sur elles dans nos sociétés natalistes.

Une fois l’enfant né, l’insistance sur le rôle prépondérant de la mère dans la culture comme dans la loi est en bonne partie liée au fait que cette dernière porte l’enfant pendant 9 mois : une fois cela disparu, la justification pour que l’un ou l’autre parent ait un rôle plus important sera moindre. Il y aurait égalité dans le processus de procréation. Les femmes qui veulent avoir des enfants pourront le faire tout en poursuivant une carrière ininterrompue par la grossesse, comme les hommes.

Une option supplémentaire pour les femmes qui avortent

Concernant le débat sur l’avortement, l’ectogenèse devrait réjouir les conservateurs puisqu’elle permettra aux femmes de mettre fin à une grossesse tout en préservant la vie du fœtus.

Cela ferait toutefois émerger un risque : il est possible que les conservateurs fassent alors pression pour que l’État oblige toutes les femmes souhaitant avorter à systématiquement utiliser un utérus artificiel. Or, un grand nombre de femmes avortent non seulement pour mettre fin à la grossesse, mais aussi pour ne pas faire naître un enfant qui leur est génétiquement lié.

Il s’agirait alors de refuser une telle obligation. Dans les limites où c’est possible aujourd’hui, les femmes devront garder le droit de mettre un terme à une grossesse tout en ne préservant pas la vie du fœtus. Obliger à faire usage d’un utérus artificiel lors d’un avortement pousserait de nombreuses femmes à retourner aux anciennes méthodes d’avortement clandestines extrêmement risquées.

Une production d’esclaves ?

Le 25 avril à l’annonce du développement du Biobag et de son expérimentation réussie chez le mouton, des torrents de commentaires négatifs se sont déversés sur les médias relayant la nouvelle. La principale inquiétude semblait être liée aux risques pour les enfants qui naîtront de cette technologie.

« Matrix arrive, il ne reste plus que les machines prennent le pouvoir ! » s’exclame par exemple Keyvan sur Facebook, obtenant au passage 130 likes. « On va bientôt se retrouver comme dans Matrix » répond aussi un usager de Twitter à une vidéo du Monde. Cette référence cinématographique exprime la crainte que l’utérus artificiel serve d’incubateur pour produire des humains et les rendre esclaves.

Mais cette peur est une réaction irrationnelle, car les personnes qui naîtront de l’ectogenèse n’en seront pas moins humaines. En tant que membres à part entière de l’espèce humaine, elles seront protégées par les mêmes lois qui nous protègent tous contre des tentatives d’exploitation coercitive. L’esclavage d’humains est prohibé et lourdement criminalisé, et cela vaudra autant pour les enfants naissant grâce à un utérus artificiel. Dès aujourd’hui, les grands prématurés qui passent une partie de leur croissance dans des incubateurs ne sont pas moins humains que ceux qui naissent à terme.

« C’est le début de la fin »,  prophétise Joseph sur Facebook. « Les corporations pourront vraiment, légalement, posséder les personnes qu’elles ont créées. Réfléchissez aux affreuses possibilités ». « Nous serons capables de posséder des personnes, comme on possède un objet, parce qu’on l’a créé avec de la technologie et pas avec nos corps », explique-t-il dans un autre commentaire. « Nous serons capables de créer des gens dans l’unique but de devenir des soldats, des prostitués, ou quoi que ce soit. On pourra posséder des gens, parce que légalement, un créateur possède sa création ».

Il s’agit là encore d’insister sur le fait que les enfants nés par ectogenèse sont des êtres humains à part entière et qu’à ce titre ils ne peuvent être possédés par autrui. La naissance d’un être humain n’est pas moralement similaire à la production d’un objet. Comme dans le cas de la GPA, les enfants qui naissent ne peuvent être ni la propriété d’une quelconque entreprise, ni celle des parents.

Les enfants issus de GPA et qui demain naîtront de l’ectogenèse seront pris en charge par leurs parents comme lors d’une naissance naturelle. Les parents n’auront ni plus ni moins de droits sur leurs enfants selon la méthode de conception. Les enfants seront protégés par les mêmes lois sur l’enfance jusqu’à 18 ans, âge auquel ils deviendront majeurs et légalement responsables. Les droits d’un être humain ne dépendent pas de la manière dont il a été conçu.

En poussant la réflexion, on pourrait même arguer que l’ectogenèse réduirait les risques de tels abus sur des enfants. En effet, cette technologie sera en place dans des cliniques spécialisées, très surveillées et organisées socialement. À l’inverse on peut cacher une naissance naturelle, et ce serait le moyen le plus efficace pour des parents qui voudraient faire naître des enfants esclaves et échapper à la loi.

Un amour moindre de la part de la mère ?

Dans une version moins catastrophiste des arguments vus plus haut, certaines personnes s’inquiètent d’un intérêt moindre de la part de la mère. C’est l’idée selon laquelle pendant la grossesse se crée un lien spécial et physiologique entre la mère et le fœtus, lien que l’ectogenèse viendrait rompre au risque d’affaiblir grandement l’amour maternel.

Dans son livre à propos de l’ectogenèse, Henri Atlan explique que cette dernière « risque d’entraîner sinon la disparition de tout sentiment maternel, du moins des modifications profondes dans la façon qu’aura une femme de concevoir et de vivre une maternité éventuelle ».

Cette théorie pose tout d’abord problème d’un point de vue médical. En effet loin de l’image d’un processus où la mère et l’enfant seraient en parfaite symbiose, la grossesse peut plus adéquatement être décrite comme une guerre15. Comme l’explique Philippe Descamps :

« Selon les lois de l’immunologie, l’embryon devrait être rejeté par le corps maternel, puisque, étant porteur d’un bagage génétique pour moitié fourni par le père, il est nécessairement reconnu comme non-soi par le système immunologique de la mère. A l’examen, il s’avère que la réaction inflammatoire violente qui suit une fécondation (une quantité extraordinaire de macrophages afflue dans les heures qui suivent un coït réussi) est absolument nécessaire à l’implantation, car cet état inflammatoire produit les molécules d’adhésion. (…) En fait de fusion primordiale, il vaudrait peut-être mieux parler de conflit et d’opposition inaugurale permettant une reconnaissance mutuelle de deux « soi » distincts »16

Si la grossesse n’apparaît pas comme un bon candidat pour l’élément physiologique qui déclenche l’attachement maternel, peut-être peut-on invoquer l’accouchement ? Selon certains ce serait l’ocytocine, hormone libérée lors des contractions qui précèdent et accompagnent l’accouchement, qui serait le déclencheur physiologique de l’attachement chez la mère. Cette théorie est toutefois douteuse car, fondamentalement, l’être humain n’est pas l’esclave de ses hormones. Philippe Descamps là encore l’explique très bien :

« (…) Postuler que le comportement d’individus humains est hormonalement déterminé, c’est simplement oublier que l’homme est pourvu d’un cortex cérébral très développé qui produit des représentations lesquelles ont une influence sur le comportement sans doute bien plus importante que celle exercée par les hormones »17

Dans « Cerveau, sexe et pouvoir », Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys s’attaquent aussi à ce mythe répandu :

« Considérer les soins maternels comme un simple « réflexe hormonal » est beaucoup trop simpliste. La femme dans son rapport à l’enfant manifeste les comportements les plus variés qui ne sont pas déterminés biologiquement. Elle peut décider ou non d’allaiter et néanmoins être « une bonne mère ». Elle peut être attentive à son enfant aussi bien qu’à un enfant adopté. »18

En effet quid des parents adoptifs ? Les mères adoptives ne sont pas moins attachées à leur enfant alors qu’elles ne l’ont pas porté. On pourrait poser la même question pour les mères qui procédé à une GPA pour concevoir, or rien n’indique que les enfants nés par GPA soient moins aimés. Les pères eux non plus n’aiment pas moins leur enfant malgré le fait qu’ils ne l’aient pas porté.

A l’inverse, beaucoup de femmes qui conçoivent des enfants naturellement ne sont pas attachées à l’enfant qui naît. La dépression post-partum touche entre 10 et 20% des femmes et peut entrainer un rejet de l’enfant de la part de la mère ou un refus de le nourrir, avec un impact extrêmement négatif sur le développement de l’enfant19. Rien de tout cela ne serait possible si l’attachement maternel était un processus physiologique lié à la grossesse ou l’accouchement.

Plutôt qu’un phénomène physiologique et automatique, l’origine de l’attachement maternel serait donc plutôt à chercher du côté psychologique. C’est l’attente de l’enfant qui va nourrir l’attachement maternel. Il n’y a donc pas de raison que l’usage d’un utérus artificiel empêche le développement de cet attachement.

« La grossesse physique d’un enfant n’est donc ni nécessaire ni suffisante pour le développement d’un lien parental d’amour. Les transformations de l’éducation des enfants dans notre société sont diverses, et il semble hautement douteux de localiser une sorte d’essence mystique de la parentalité dans la grossesse et l’accouchement si aucune de ces choses ne peut être directement associée avec le développement d’un lien d’amour ou avec des bénéfices pour l’enfant. »20

Une opposition profondément liée au dégoût

Au fond, une énorme partie de l’opposition à l’utérus artificiel est liée à une forme de dégoût. Ce phénomène de dégoût était très visible dans les commentaires des internautes à l’annonce du Biobag : « beurk », « ça me dégoûte plus que ça ne m’enthousiasme », « dégueu l’avenir », etc… Quand il a appris que j’écrivais cet article, un ami m’a répondu en un mot tout à fait révélateur : « l’horreur ».

Comme avec beaucoup de technologies nouvelles ayant trait au vivant ou avec certaines pratiques comme le travail sexuel, une grande partie de l’opposition est liée non pas à un raisonnement calme et réfléchi mais à des sentiments. Un sentiment de scandale moral se crée chez la personne, qui essaie ensuite de trouver des manières de rationnaliser sa réaction.

L’utérus artificiel est pourtant une technologie extrêmement prometteuse, avec des bénéfices potentiels immenses tant en termes de bien-être pour les femmes que pour les enfants à naître. Après une analyse rationnelle, les principaux arguments d’opposition semblent, eux, avoir peu de poids. En voyant que la technologie avance avec des innovations telles que celle de l’équipe du Dr Flake, il y a donc de quoi réellement s’émerveiller devant le génie humain !

  1. PARTRIDGE, Emily A., DAVEY, Marcus G., HORNICK, Matthew A., et al. An extra-uterine system to physiologically support the extreme premature lamb. Nature Communications, 2017, vol. 8, p. 15112.
  2. DESCAMPS, Philippe. L’utérus, la technique et l’amour: l’enfant de l’ectogenèse. Presses universitaires de France, 2015.
  3. http://www.preemiesurvival.org/info/
  4. DEGLINCERTI, Alessia, CROFT, Gist F., PIETILA, Lauren N., et al. Self-organization of the in vitro attached human embryo. Nature, 2016.
  5. https://motherboard.vice.com/en_us/article/artificial-womb-free-births-just-got-a-lot-more-real-cambridge-embryo-reproduction
  6. https://fr.wiktionary.org/wiki/ectogenèse.
  7. http://www.enfant.com/grossesse/accouchement/60-000-naissances-prematurees-en-france-par-an-un-nombre-en-augmentation.html.
  8. ANCEL, Pierre-Yves, GOFFINET, François, KUHN, Pierre, et al. Survival and morbidity of preterm children born at 22 through 34 weeks’ gestation in France in 2011: results of the EPIPAGE-2 cohort study. JAMA pediatrics, 2015, vol. 169, no 3, p. 230-238.
  9. Yuko, Elizabeth Ivana. Is the development of artificial wombs ethically desirable?. Diss. Dublin City University, 2012.
  10. World Health Organization. Managing complications in pregnancy and childbirth. Geneva, Switzerland: World Health Organization; 2007
  11. http://www.ouest-france.fr/sante/encore-trop-de-deces-de-femmes-enceintes-4531779
  12. Thompson JF, Roberts CL, Currie M, Ell- wood DA. Prevalence and persistence of health problems after childbirth: Associa- tions with parity and method of birth. Birth 2002;29 (2):83 –94.
  13. O’Boyle AL, Davis GD, Calhoun BC. Informed consent and birth: Protecting the pelvic floor and ourselves. American Journal of Obstetrics and Gynecology 2002;187(4):981–3.
  14. Il reste possible que même en présence de l’ectogenèse des parents infertiles préfèrent utiliser la GPA, considérant que le lien entre gestatrice et fœtus pendant la grossesse est essentiel.
  15. https://aeon.co/essays/why-pregnancy-is-a-biological-war-between-mother-and-baby
  16. DESCAMPS, Philippe. Ibid.
  17. Ibid.
  18. VIDAL, Catherine et BENOIT-BROWAEYS, Dorothée. Cerveau sexe & pouvoir. Editions Belin, 2014.
  19. TISSOT, Hervé, FRASCAROLO, France, DESPLAND, Jean-Nicolas, et al. Dépression post-partum maternelle et développement de l’enfant : revue de littérature et arguments en faveur d’une approche familiale. La psychiatrie de l’enfant, 2011, vol. 54, no 2, p. 611-637.
  20.  SMAJDOR, Anna. The moral imperative for ectogenesis. Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics, 2007, vol. 16, no 03, p. 336-345.