Habitat participatif : apprenons aux Parisiens à être pauvres

Toujours plus loin dans la logique de pénurie, les élus socialistes de Paris inventent l’habitat participatif. Au lieu d’enrichir le peuple, habituons-le à être pauvre…

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

« Passage Desgrais à Paris (XIXe), six ménages « soigneusement sélectionnés par la Ville de Paris sur des critères de ressources, de composition familiale mais aussi de motivation à s’intégrer dans ce projet » vont vivre une expérience unique en France, l’habitat participatif, en participant à la vie de leur immeuble (sortie des poubelles, ménage…). Ils pourront ainsi bénéficier d’un loyer moins cher. »

Il s’agit du premier logement social à fonctionner en autogestion. Autrement dit, ce sont les habitants eux-mêmes qui mettront « la main à la pâte » pour entretenir l’immeuble flambant neuf qu’ils occuperont le 2 mai prochain.
Ils sortiront à tour de rôle les poubelles pour ne pas avoir à payer une gardienne, ils balayeront eux-mêmes les parties communes pour réduire les charges, ils veilleront aux dépenses d’énergie, choisiront la couleur de leur porte (…).  « L’objectif est aussi d’atteindre le zéro charge » afin de réduire le montant du loyer….

« En gérant l’entretien et les ordures ménagères, l’objectif est aussi d’atteindre le zéro charge, hors eau et électricité. De quoi faire gagner du pouvoir d’achat aux familles« , s’était vanté dans les colonnes de 20 Minutes Ian Brossat, adjoint d’Anne Hidalgo chargé du logement….

La logique socialiste dans toute sa splendeur

Voici encore un bel exemple du non-sens économique de nos élus socialistes. Alors que l’on estime que la délégation de tâches à autrui contre rémunération permet aux uns et aux autres de dégager du temps et de générer des revenus, les socialistes d’aujourd’hui nous ramènent petit à petit à l’économie de survivance et à l’autarcie.

Parce qu’ils ont instauré un système qui rend le coût de la main d’oeuvre prohibitif et génère par contre coup une paupérisation, ils croient inventer des rustines antédiluviennes (comme l’habitat participatif qui ne fait que reprendre les vieilles utopies des familistères et des habitats coopératifs du XIXème siècle) qui ne sont que des recettes d’économie de pénurie.

Ainsi, pour économiser le coût d’une gardienne qu’ils ont rendu astronomique avec leurs lois et leurs réglementations, sont-ils fiers aujourd’hui d’obliger les locataires à exécuter eux mêmes des tâches que depuis deux siècles déjà les locataires déléguaient.

Le bilan concret de cela sera une perte de temps libre pour les locataires et une employée en moins.

Du temps en moins, cela veut dire qu’en plus de leur emploi rémunéré, ils seront soumis à la corvée (Et dire que l’abolition de la corvée royale en 1797 et son remplacement par une taxe additionnelle à la taille fut vécu comme une avancée !!!) afin de régler une partie de leur loyer que la paupérisation de leurs revenus rend lourd à supporter.

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