Présidentielle : face au Manchurian Candidate Macron, le miracle Mélenchon

La hausse de Mélenchon doit beaucoup au battage médiatique sur Macron, et risque de ne pas s’arrêter.

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Jean-Luc Mélenchon by Pierre-Selim (CC BY-SA 2.0)

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Présidentielle : face au Manchurian Candidate Macron, le miracle Mélenchon

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 avril 2017
- A +

Par Serge Federbusch.

Macron : The Manchurian Candidate

Seuls les cinéphiles se rappelleront du film de John Frankenheimer, sorti en 1962 et adapté d’un roman de Richard Condon. À moins que l’habile remake de 2004, dû à Jonathan Demme, ne leur ait rafraîchi la mémoire. De quoi s’agit-il ? Un candidat à la vice-présidence des États-Unis, ancien soldat ayant subi un lavage de cerveau, est poussé par des puissances occultes, un complexe militaro-industriel. Leur plan consiste à se débarrasser du président après l’élection pour mettre leur marionnette à sa place.

Certes Emmanuel Macron n’est pas tout à fait une marionnette. Il agit avec les idées claires au bénéfice de ses intérêts personnels. Mais il reste une sorte de perroquet de l’oligarchie. De son perchoir, il répète sans cesse : « Europe, progrès, modernité », un vade-mecum du parfait petit inspecteur des finances atteint de psittacisme. Il ne faut pas compter sur lui, ô non, pour s’attaquer aux vraies plaies de la France.

Véritable bulle de savon, il brille, monte avec légèreté. Et l’on attend vainement qu’il explose en vol.

Car il se nourrit du désarroi d’une frange d’électeurs effrayés par ce qu’elle lit et entend tous les jours et qui leur dit la malhonnêteté de Fillon, les délires dépensiers d’Hamon ou la xénophobie de Le Pen, censée ruiner la France en l’enfermant sur elle-même.

Macron est le candidat vide qui se nourrit du vide, le candidat mandchou dont on ne sait pas ce qu’il compte faire si ce n’est probablement servir des intérêts dissimulés. Comment l’arrêter ? Comment faire dérailler cette sorte de complot oligarchique d’autant plus efficace qu’il écrit sa partition tout en la jouant ?

C’est alors que vient, que viendra peut-être, envers et contre tout, le moment, l’instant, le miracle Mélenchon.

Le miracle Mélenchon

Une bonne moitié des électeurs potentiels de Macron sont en effet des hésitants du centre-mou, sans beaucoup de convictions affirmées. Ils sont sensibles à l’air du temps, à la chaleur bienveillante que les médias produisent autour d’une personnalité. Ils se soucient peu de lire les programmes et se contentent de croire aux gros mots de la presse : « populiste, fasciste, corrompu », distribués aux candidats de droite et d’extrême-droite. Mélenchon étant de gauche, du camp du bien, c’est d’une oreille distraite qu’ils entendent ses harangues anti-riches. C’est sans trop les comprendre ni même s’y attarder qu’ils considèrent ses promesses de semaine de 32 heures, de retraite à 60 ans, de soins de santé intégralement remboursés, d’essorage fiscal des possédants, etc.

D’autant que le riche, comme l’enfer, c’est toujours l’autre.

Cet électorat flottant qui a gonflé les voiles de Macron peut en partie s’en détacher pour soudain voguer vers Mélenchon. Ce dernier, roué et rusé, vieux briscard du sénat, apparatchik rompu à tous les embobinages, a vu le trou de souris s’élargir devant lui et tient des propos de plus en plus ambigus. Il se recentre à la vitesse grand V le bougre !

Le dernier baromètre Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point montre qu’entre 27 et 30 % de ceux qui envisagent de voter pour Benoît Hamon ou Emmanuel Macron disent pouvoir encore changer d’avis ce qui traduit la très grande porosité et la volatilité de ces électorats.

Alors croisons les doigts et espérons, prions, pour qu’une partie non nulle des Macroniens se démacronisent et soient tentés par le produit Mélenchon, ses aspects de plus grande ancienneté, plus authentiques, plus « terroirs » en quelque sorte. Si ce mouvement de sots et d’inconséquents se double d’un effondrement de Hamon on peut même rêver qu’un deuxième tour oppose Mélenchon à Le Pen.

Outre qu’il serait sans majorité à l’Assemblée, Mélenchon, s’il était élu, serait vite tenté de se « tsiprasiser », de trahir les benêts qui l’auront porté à l’Élysée comme le leader de l’extrême-gauche grecque l’a fait dans son pays. Quant à Le Pen, elle se trumpiserait tôt ou tard et finirait par expliquer que la sortie de l’euro est beaucoup plus compliquée qu’elle ne le croyait.

Sauf que le choc d’une telle affiche de second tour sur le « système » serait violent, brutal et immédiat. Le « superspread », c’est maintenant !

Il ne s’agit pas de choisir la politique du pire mais de constater que le président que la bureaucratie étatique française et ses soutiens dans les médias nous concoctent, à savoir Macron, ne ferait que servir les forces délétères qui assujettissent et menacent durablement notre pays. Plus tard la crise finale de la bureaucratie étatique viendra, plus tard l’explication avec les islamistes se produira, plus elles seront rudes et leur résultat incertain.

Alors oui, j’avoue que c’est avec délectation et gourmandise que je rêve de ce face-à-face imprévu où le serpent de la gauche médiatique aura mordu sa propre queue pour devoir soutenir in fine le plus démagogue et le plus imprévisible de son camp.


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  • Superbe article, nous avons bien alors que nous devrions pleurer.

    • Superbe, mais il montre surtout, comme beaucoup de gens ici, omnibulés par le clivage gauche/droite, préféreraient voter Le Pen si Macron était en face, parce qu’il a fait partie d’un gouvernement « de gauche ». Pour un libéral c’est complètement absurde, d’un autre âge.

  • Dur de croire que quelqu’un qui croit en la Liberté vienne à souhaiter un duel entre Melenchon et Le pen ! Qui est sur que le résultat qui en sortirai en durerait pas longtemps, très longtemps et que cela bénéficierait à la France. Et que dire à mo fils de 20 ans ? Que juste pour voir la mine déconfite de quelques uns, je vais sacrifier ses espèrances.
    Mouaif. Vraiment pas convaincu par cette analyse …

  • délectation et gourmandise, tu parles! Et qui va payer les pots cassés? Le Pen ou Melenchon ne se contenteront pas de profiter du confort douillet de la République, les bougres. Ils seront soutenus par suffisamment de monde pour mettre leurs projets à exécution, au moins en partie.

  • Vous plaisantez j’espère? Comment peut-on attendre cette affiche avec la délectation de mistigri devant une souris. Avons nous les moyens, au jour d’aujourd’hui, dans ce monde d’une violence extrême, d’attendre quoique ce soit de cette situation? C’est la mort de ce pays que vous appelez de vos voeux et j’espère, j’ose espérer que nos concitoyens, ceux qui ne sont pas stupides, crédules, enfantins, naïfs (ça fait beaucoup d emonde à écarter certes) sauront qui envoyer au casse pipe en mai. CAr la tâĉĥêˆŝêra rude pour celui qui arrivera au pouvoir à ce moment là; et il faudra avoir subi de pllein fouet plusieurs tsunamis et s’en être sorti grandi pour affronter le bilan de ce triste sire que les mêmes pimpins d »crits plus haut ont portés au nue en 2012!

    • Votre pays, la France, souffre d’une inculture économique crasse et d’une mentalité de fonctionnaire. Quelque part, un deuxième tour Mélenchon vs. Le Pen peut être un évènement assez fort pour avoir un impact sur la préférence étatique des français. C’est, comme on dit chez moi, un remède de cheval pour réveiller les moutons.

  • Je partage votre point de vue. Autant percer l’abcès de suite, tant que ces gugusses n’ont pas de majorité. Le plus important est de se liguer contre le vainqueur au point qu’il soit nettement minoritaire.

    Même le soit-disant modéré Macron devrait être minoritaire à l’assemblée s’il passe au second-tour. Il devra faire des alliances, et s’il choisit le coté gauche, ce sera un choix mal à droite ou maladroit. En 2022, ce sera un feu d’artifice.

    Macron, tel que actuellement, ne m’a pas prouvé avoir les clefs pour redresser le pays.

    • Pourquoi partir vaincu ?
      Nous n’avons pas encore choisi notre président que vous le rejetez déjà… tout est-il vraiment à jeter dans ce pays ?

      Nous avons une chance inouïe pourtant : parmis les 5 candidats dits majeurs, 3 n’ont jamais encore été candidats à la présidentielle !!
      Haut les coeurs ! Nous voulions un renouvellement de la vie politique, elle a commencé ! Sarkozy, Hollande, Valls sont Out !!
      Victoire !

      Ayez confiance en l’avenir, parce que vous pouvez le décider, et aujourd’hui nous avons un choix inédit et varié !

      • Vaincu ❓ Non ❗ Convaincu, oui ❗
        Convaincu qu’il faut les neutraliser.

      • De toutes façons, Mélenchon sera obligé de faire comme Tsipras : manger son chapeau. Avant, Hollande aura été obligé de manger le sien en appelant à voter Mélenchon.

        Rien que ce spectacle en vaudra la peine. Revenir aux réalités leur fera leur plus grand bien.

  • Vous partez du principe que Macron est une marionnette des banques et autres « interets occultes », mais qu’en savez-vous ?

    Contrairement à la plupart des autres candidats qui n’ont connu que des mandats electifs – certains depuis 30ans ! – Macron n’est pas un politique.
    Il a une carrière dans le privé, il *connait* les entreprises, les dessous de la finance, il y a des relations, et il n’a jamais eu à taper dans la caisse publique pour se financer vu qu’il a déjà gagné pas mal en travaillant…

    Vous oubliez qu’une fois élu, c’est le Président qui a le pouvoir, pas le complexe militaro je ne sais quoi.
    Rien ne dit qu’il ne mettra pas ce pouvoir à profit pour réaliser ses projets.

    La vraie question à poser est la suivante : Macron a-t-il suffisament de force d’âme pour s’imposer et manipuler ceux que vous craignez, et ainsi enfin apporter à la France ce qu’on attend d’un président ?

    • Macron n’a aucune carrière dans le privé. Il est passé de l’ENA + inspection générale des finances, à la banque Rotschild où il est resté moins de 4 ans. Voir sa notice wikipedia édifiante.

      Son arrivée chez Rotschild semble liée à sa connivence issue d’une mission de l’Inspection Générale des Finances: ayant été ainsi rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »), il a connu le PDG de Nestlé… et Attali l’a ensuite recommandé à la banque, qui a fait ainsi une bonne affaire pour se rapprocher du pdg de Nestlé. S’ensuivit le super deal de Nestlé sur les laits infantiles. Que personne n’avait vu venir, sauf les amis dans la confidence. Donc une grosse histoire de capitalisme de connivence avec les hommes de l’état. Rien de libéral. Le pire du monde privé.

      Une carrière dans le privé, ce n’est pas 4 ans, sauf à nous prendre pour des lapins de 6 jours. Les carrières de 4 ans dans le privé, ce sont les accélérateurs à copains et cousins divers, bref la pure connivence, qui n’a rien à voir avec la compréhension et la maîtrise du véritable monde de l’entreprise, du management des hommes, de la relation client, de la création de valeur, du monde de la production industrielle ou des services…

      Quant à ne pas taper dans la caisse publique pour sa campagne, les dîners Macron pour plus de 100 000 € à Bercy en 8 mois seulement valent bien quelques costards 🙂

      Cela dit, Macron est peut-être brillant et a visiblement de la force… mais il n’aura pas les députés et c’est cela qui compte. Les législatives ne sont pas la grande foire médiatique de la présidentielle et des inconnus sans réseau coincés entre les candidats PS qui voudront continuer à profiter de la bonne soupe et les candidats LR et FN qui bénéficieront de l’alternance classique de l’assemblée, ne feront jamais une majorité…

    • Macron est un homme de l’Etat (ENA + Inspection Générale des Finances + commission Attali + porte serviette puis sherpa puis ministre de Hollande) qui a profité de ses réseaux (proximité avec le patron de Nestlé lors de la commission Attli) pour faire une incursion de 4 ans dans le privé chez Rotschild, et permettre le deal de Nestlé sur les laits infantiles Pfizer. Voir sa notice wikipedia.

      Une carrière dans le privé, ce n’est pas 4 ans.
      4 ans, c’est le tremplin copain, le tremplin cousin etc… le turbo népotisme ou la turbo connivence. Tous ceux qui ont travaillé dans le privé le savent et l’ont souvent vu dans les grands groupes.

      La question n’est pas de savoir si Macron aura de la force, ou s’il est brillant, il l’est probablement, mais s’il aura une majorité. Et la réponse est assez évidente pour peu que l’on réfléchisse deux minutes à la nature des éléctions locales et à leur dynamique, qui n’ont rien à voir avec le barnum médiatico-présidentiel où la médiasphère est capable de s’extasier devant des candidats qui revendiquent l’étiquette communiste ou trotskyste, et les 100 000 000 de morts heureux qui vont avec…

  • Quitte à choquer, je suis belge, libéral, et je souhaite un duel Marine Le Pen vs. Jean Luc Mélenchon… car je considère que la France est devenue un danger pour les européens. Une refondation de l’Union européenne passe par une sortie de la France. Faites ce que vous voulez chez vous, remettez des frontières, des taxes à l’import, etc., faites fuir vos riches, ce n’est pas grave ils viendront chez nous (nous avons de plus en plus d’expatriés français en Belgique). L’étatisme de votre pays, votre patriotisme larvé, empêche toute réforme de l’UE, donc je vous souhaite bonne chance, mais surtout bon débarras 😉

  • Haha, Monsieur Mousse, je vous en dois une 🙂
    Bien que ces propos soient un tantinet radicaux, force est de constater que c’est bien l’image que la France a en dehors de ses frontières (je ne tiens pas compte des médias étrangers qui filtrent l’info tout autant qu’en France). Je reviens de 3 ans en Amérique du Nord, dont la vision économique et sociale est certes très critiquable elle aussi, mais qui a l’avantage d’être totalement indépendante des antécédents socialistes et communistes dont nous sommes encore victimes en France aujourd’hui. Et mis à part le sujet Europe dont les citoyens américains n’ont que faire, leur point de vue sur la France diffère peu de celui de Monsieur Mousse. Cependant cher Monsieur, la France a son histoire propre tout comme la Belgique, avec de bons et de mauvais aspects, tout comme la Belgique. L’héritage socialo-communiste qui s’est imposé au fil des décennies dans la vie politique tout comme dans les mentalités françaises ne peut se résorber le temps d’une élection. L’expérience et les résultats de ces politiques de gauche feront leur chemin et il faudra probablement encore une ou plusieurs générations pour sur la prise de conscience soit generale, et plus encore pour que la responsabilité et la combativité reprennent leur place dans notre conscience collective. Par ailleurs, l’Europe stagne aujourd’hui et il se peut même qu’elle disparaisse avant qu’elle n’ait su se reformer et parvenir à un statut d’efficience réelle.

  • Je suis assez d’accord avec l’article….les français, en raison de leur méconnaissance totale de l’histoire et de l’économie…sont profondément gauchistes…et bien alors mettons Melenchon au pouvoir, l’Etat fera faillite rapidement, et ainsi nous repartirons sur des bases saines…les français auront peut être enfin compris que le communisme / socialisme ne mène à rien….

  • @AxS, offrez des cours d’anglais à vos enfants s’ils ne sont pas encore bilingues afin qu’ils puissent s’installer à l’étranger avant qu’une révolution ou guerre civile n’éclate en France 😉

  • Cette position jusqueboutiste me semble masochiste. Elle est le reflet mimétique des ardents petits commissaires du peuple qui sont derriere JLM. Drôle de stratégie qui consiste à rêver de la victoire de ses ennemis pour hater une déflagration. La victoire des etatistes, même si elle serait trés amusante pour les puristes, ne ferait que ralentir le processus de désenclavement.

  • Oui, le vote utile, c’est le vote Mélenchon. Autant que le mur sera atteint le plus vite possible que l’on résolve le problème le plus rapidement possible. Ce sera le mur du çon :mrgreen: Il semble passer devant Fillon.

    Voter Méluche au 1er tour, puis LR pour les députés, la quadrature de la politique française 🙂

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Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

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