Sondage : les impôts à la fois mal aimés et mal compris des Français

Les Français ont une vision négative des impôts mais a-t-on pris la peine de leur expliquer les enjeux réels de la situation budgétaire de la France ?
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Evocations spontanées des Français à propos des impôts et de la fiscalité.

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Sondage : les impôts à la fois mal aimés et mal compris des Français

Publié le 11 mars 2017
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Par la rédaction de Contrepoints.

Un sondage IFOP pour Public Sénat et Sud Radio1 de mars 2017 s’intéresse au regard des Français sur la fiscalité et les impôts, un des grands enjeux des présidentielles.

Une vision négative des impôts

Lorsque l’on demande aux Français les mots, sentiments et images qui leur viennent spontanément à l’esprit quand on leur parle d’impôts et de fiscalité, il est clair que leur vision est particulièrement négative. On trouve par exemple en tête « vol », « élevé », « injustice » ou « inégalités ».

Evocations spontanées des Français à propos des impôts et de la fiscalité.
Évocations spontanées des Français à propos des impôts et de la fiscalité.

De fait, 88% d’entre eux pensent que le système fiscal est compliqué. 37% pensent qu’il s’est modernisé. Seuls 17% pensent qu’il est juste et 16% pensent que les recettes tirées des impôts sont bien utilisées par les pouvoirs publics.

Derrière cette relative unanimité, la vision du service prioritaire de la politique fiscale est éparpillée. 28% des Français pensent qu’elle doit servir à augmenter le pouvoir d’achat des ménages, 27% à réduire les inégalités, 24% à soutenir la croissance économique et 21% à favoriser des services publics de qualité.

Si les TPE, PME et ménages de la classe moyenne ou défavorisés sont perçus comme payant trop ou suffisamment d’impôts, les Français sont nombreux à penser que les ménages aisés et les grandes entreprises n’en paient pas assez.

Impôts : quelles catégories de contribuables paient trop, suffisamment ou pas assez d'impôts ?
Impôts : quelles catégories de contribuables paient trop, suffisamment ou pas assez d’impôts ?

Impôts et fiscalité : un enjeu politique

À l’approche des élections présidentielles, les Français sont divisés sur une mesure qui devrait entrer prochainement en vigueur : le prélèvement à la source. Ils sont peu ou prou une moitié à penser que c’est une bonne mesure, que cette mesure les inquiète et que cette réforme va rendre le système fiscal plus juste.

D’une manière générale, alors que l’on touche à la fin du quinquennat de François Hollande, ils renvoient le Président sortant et son prédécesseur dos à dos concernant la hausse de la pression fiscale durant leurs quinquennats respectifs.

Cette question est un réel enjeu politique puisque le poids moyen de l’enjeu de la fiscalité est des impôts dans le vote à la présidentielle est de 6.4 sur 10, à comparer avec les 6.1 accordés à l’éducation. Ce poids est un peu plus important sur la droite de l’échiquier politique mais il est relativement peu dispersé d’un bord à l’autre.

30% des Français pensent qu’Emmanuel Macron est le plus en mesure d’agir sur la fiscalité et les impôts. Ils ne sont plus que 19% à le penser pour Marine Le Pen, 17% pour François Fillon et 14% pour Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Les Français sont globalement favorables à la diminution de la TVA sur les produits de première nécessité et à la baisse de 10% de l’impôt sur le revenu sur les trois premières tranches. Ils sont majoritairement favorables à la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des Français et à la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 à 25%, de même qu’à la création d’un impôt unique et progressif sur le patrimoine en remplacement de l’ISF et de la taxe foncière.

Propositions en matières d'impôts et fiscalité bien accueillies par les Français.
Propositions en matière d’impôts et fiscalité bien accueillies par les Français.

En revanche, ils sont tout juste majoritaires à approuver la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG et tout juste minoritaires à approuver l’abrogation de la mise en place de l’impôt à la source. La suppression des cotisation maladie et chômage à charge des salariés contre une hausse de la CSG de 1.7% ne rassemble que 43% d’opinions favorables. Seuls 29% sont pour la suppression de l’ISF et 8% pour l’augmentation de la TVA de 20 à 22%.

Propositions concernant les impôts et la fiscalité recevant un moins bon accueil de la part des Français.
Propositions en matière d’impôts et fiscalité moins bien accueillies par les Français.

Dans tous les cas, un Français sur deux pense que les impôts vont augmenter après les élections présidentielles, 43% qu’ils vont rester au même niveau et 6% qu’ils vont diminuer.

Un manque de culture économique ?

Au travers des réponses aux questions posées dans l’enquête, on devine évidemment des orientations politiques, mais aussi une culture économique défaillante. 84% des Français pensent que les recettes sont mal utilisées par les pouvoirs publics. Là est toute la question. On parle beaucoup de faire payer les plus riches, de taux, de manipulations complexes sur les charges ou les assiettes mais la vraie question réside dans l’utilisation de cet argent.

On souhaite faire payer davantage les riches, ne pas payer plus de TVA, payer moins de charges et que les pauvres paient moins d’impôts alors que le déficit atteint chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros. Il faudra que les Français comprennent que dans ces conditions, soit on doit réduire le périmètre de l’État, soit on doit réduire la qualité des services publics,  mais il est tout sauf certain qu’ils approuvent l’un ou l’autre des cas de figures.

Il faudra qu’ils comprennent… ou alors quelqu’un, un jour, devra prendre la peine de leur expliquer que les faits ne sont depuis longtemps plus en phase avec les promesses électorales.

  1. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 390 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 500 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 3 au 7 mars 2017.
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  • Bonjour, chacun devrait contribuer à l’IRPP, la TF & la TH en fonction de ses revenus (inclus l’euro symbolique) puisque tout le monde prend avantage des services de l’Etat (sachant que l’Etat c’est le peuple).
    En revanche, chacun devrait connaître la répartition des dépenses publiques, petit document annexé autrefois à la déclaration de revenus lorsqu’elle se faisait uniquement sur papier…comment voulez-vous que le citoyen lambda puisse accepter le prélèvement sans en savoir la destination ? la clé du rejet se situe pour beaucoup à cet endroit, et pour ma part, je ne dépense jamais plus que je ne gagne !

  • Tant qu’il reste une minorité de riches et de parvenus à tondre, la majorité bénéficiaire des subsides de l’Etat soutiendra toutes les mesures de spoliation possibles et imaginables. On n’est loin d’être au bout de la créativité en la matière…

  • Le véritable enjeu, est l’utilisation de l’argent publique.

    On peut aussi se poser la question des couts de collecte…

  • Encore un sondage/enquête pour rien, car de quoi parle t’on ? Les pauvres paient trop d’impôts: il paient le TVA à 5,50 % sur les biens de premières nécessité, et moins souvent à 20 %,la taxe d’habitation et/ou la taxe foncière, c’est tout. En face, il y a l’impôt sur le revenu qui peut atteindre de 26 818 € à 71 898 € 30%, de 71 898 € à 152 260 € 41%, et plus de 152 260 € 45%; plus la taxe foncière, plus des DMTG, plus l’ISF et une consommation le plus souvent à TVA de 20 %, l’impôt de plus-value qui devient un impôt sur le revenu dans la tranche marginale plus les prélèvements sociaux de 15,50 % au 1er euro. Cette enquête devrait être discriminante par tranche de revenus, patrimoine, consommation, épargne et population correspondante, on y verrait un peu plus claire et cesserions d’entendre qu’il y a des inégalités et de l’incompréhension économique dans ce pays, l’éducation et/ou information provient de toutes ces informations précises où chacun pourrait se situer plutôt que de rester dans ce vague panorama où chacun pense trop payer et l’autre pas assez.

    • @goufio
      Bonjour,

       » [les pauvres] paient la TVA à 5,50 % sur les biens de première nécessité, » Perso je suis un de ces pauvres (moins de 7000€/an), et la TVA je la paie à 20% ; mon carburant je le paie plein pot aussi. Je n’ai pas de « Carte de Pauvre » à présenter aux caissières. Que je gagne 7000€ annuels ou que j’en gagne 70 000, mon pack de lait, mon paquet de riz ou de pâtes, seront au même prix à la caisse. La taxe d’habitation, même fauché, on la paye à plein tarif aussi quand on est locataire ; payer une taxe foncière quand on est pauvre, c’est qu’il ya eu un soucis.

      Effectivement l’I.R est une machinerie complexe et très injuste. Il y a plus de 400 taxes et impôts en France. Peut-être voudriez-vous que nous soyons tous taxés sur l’I.R à 45% ? Auquel cas je n’aurais plus qu’à trouver un bout de forêt peinard ou une pile de pont, parce qu’à ce niveau l’Etat finirait de me noyer.

      Cette enquête ne présente pas la répartition de la charge des impôts par catégorie, mais comment le Peuple qui les paient les resssentent Vous devriez vous y retrouver quelque peu.

      • Edit :
        « L’Etat finirait de me noyer, (dans l’intérêt de tous, et de la répartition des richesses envers les plus pauvres, bien entendu.)

      • Bonjour STF, Bonjour à toutes et à tous,
        7 000 €/an, c’est le montant du RSA pour une personne seule … Vous devez y ajouter la contre-valeur de la CMU (environ 3 600 € / an / personne) à laquelle vous avez droit … ainsi que votre futur « minimum vieillesse » si votre situation ne change pas d’ici-là.
        Pour le moment – et d’après les infos que vous donnez -, l’Etat (c’est-à-dire les autres …) est loin de vous « noyer » : il vous nourrit … et vous assure un revenu global nettement supérieur au revenu moyen mondial (environ 10 000 $ par an …).
        Evidemment, on peut toujours rêver que l’Etat fasse mieux … pour cela il faut produire davantage de richesses, il n’y a pas d’autres solution. Et j’ignore celles que vous produisez ou pourriez produire …
        Amitiés,
        Pierre

        • Bonjour M. Tarissi,

          Je ne touche pas le RSA, et je paie ma propre mutuelle depuis quelques mois pour la première fois depuis la fin de la fac’. Afin de me sentir moins parasitaire que je ne l’étais, je n’ai pas demandé la CMU. Mon seul revenu était l’A.S.S, pour les revenus de l’an passé, Pôle Emploi m’a fait parvenir mes gains : soit 5920 euro l’année. J’ai même atteint 4000€ l’an de revenu total il y a 3 ans. J’ai un job précaire depuis novembre. Même dans ma situation présente, je souhaiterai que l’Etat, qui nous gouverne n’importe comment, lâche la bride au Peuple souverain, et particulièrement au niveau impôts et taxes, puisque c’est ici le sujet. Je suis contre le R.U.
          Le « minimum vieillesse », je pense que ma génération n’y aura pas droit car la situation est plus que tendue.

          « l’Etat (c’est-à-dire les autres …) est loin de vous « noyer » : il vous nourrit ». L’argent que l’Etat prend de force au Peuple me permet de (sur)vivre. Si j’ai utilisé le termer « noyer » c’est parce que j’y ai quelque peu échappé. J’aurais aimé trouver un boulot qui mette fin à l’aide que je perçois,

          « Evidemment, on peut toujours rêver que l’Etat fasse mieux  » Je ne demande pas à ce que l’Etat fasse mieux. Si par « mieux » vous entendez qu’il donne plus, à des gens comme moi, vous avez faux.

          STF

          P.S : Je n’aurais jamais cru que vous répondriez à un de mes commentaires, pour le contrer de surcroît ! 🙂

          • Bonsoir STF, à toutes et à tous,
            Très honoré, STF ! 🙂
            J’avais mal compris votre propos …
            Ceci dit, je suis personnellement favorable à « aider » intelligemment les gens qui sont dans votre position (étudiants puis intermédiaire entre étudiant et actif). Tout cela doit à mon sens passer par un système de bourses et de prêts bancaires, actuellement fort déficients … de même que les conditions de logement : il est très difficile de trouver un logement sans avoir des cautions à n’en plus finir … ce qui exclut de fait les gens dans votre situation qui n’ont pas la chance d’avoir des parents capables d’assurer le coup …
            Amitiés,
            Pierre

  • La notion d’incidence fiscale est à peu près inconnue des Français. Et c’est dramatique.

  • Il faudrait expliquer aux français que l’Etat est dans la misère : il ne gagne que 288 milliards d’euro annuels, et il en doit 2000 milliards, au minimum, 5000 au maximum. Il faudrait aussi leur dire que les sommes qui leur sont prélevées servent à payer des syndicats, des partis politiques, des chaînes de télévision, la presse écrite, la SNCF, EDF, et d’autres. La SNCF et EDF à elles seules cumulent 80 milliards et plus de dettes. Les parlementaires, 577 députés et 348 sénateurs à 11000€ chacun par mois, coûtent 10 millions par an aux contribuables. La Sécu est un abîme sans fond, mais qui reçoit toujours plus de transfusion, et qu’il nous est demandé de faire des économies : médicaments non remboursés, préférence sur les génériques, certaines consultations, pour « raisons privées », ne sont pas remboursées non plus, telles que les certificats pour la pratique du sport. Je passe sur les sommes destinées au régalien, son utilisation et son efficacité.

     » Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

    « Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

    Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. » – DDHC 1789.

    Pour l’Etat, taxer à 99% n’est pas suffisant car ce n’est pas égal : il restera toujours plus à celui qui gagnera plus qu’un autre : 10000 taxés à 99% font 9900 pour l’Etat et 100 de reste, pour 20000 ce seront 19800 pour l’Etat et 200 de reste. Il est évident que ces 200 sont une injustice. Dès alors il n’y a qu’une seule solution : 100% ainsi il restera également/équitablement 0 à chacun. Et l’Etat nous devra à chacun une Porshe !

    • Sur un SMIC super brut., l’Etat ponctionne : en CS + TVA sur la conso + Taxes 75% produits pétroliers +I/R + Impôts Locaux +etc. environ 57/60 % .

      Sur un salaire de cadre super brut : cela monte à 65/75 % + la succession.. on arrive à environ 80/90 % !

      Les citoyens : Bac + 7 Professeur et un bac + 7 Entrepreneur .. ont pourtant, à la base les mêmes « facultés  » – art 14.

      Je trouve qu’il faudrait pondérer le revenu /capital financier par un coefficient prenant en compte: le capital intellectuel, sociétal etc..sur une base déclarative.

      • @Sirbel
        Bonjour,

        Pourquoi voudriez-vous taxer le capital, qu’il soit financier, sociétal ou intellectuel ? Ces deux derniers capitaux sont immesurables, à l’inverse d’un revenu en devise (€,$,£, par exemple).

        « Les citoyens : Bac + 7 Professeur et un bac + 7 Entrepreneur .. ont pourtant, à la base les mêmes « facultés »  »
        Le Professeur bac+7 ne produit pas de richesses tangibles et ponctionnables. L’Entrepeneur bac+7 est dans la ligne de mire des gouvernants actuels : il crée de la richesse, il est du coup riche -que ce soit le cas ou pas- il est donc un ennemi. De plus, ils n’ont pas le même revenu/salaire. Celui de l’Entrepreneur depend de ses ventes, son C.A et de son bénéfices. Celui du Professeur ne doit pas trop bouger.

  • SI tout est proportionnel au revenu il ne sert plus à rien de gagner plus, donc de travailler plus et on créé la décroissance.
    Au contraire on devrait payer essentiellement pour des services, publics ou non. Qu’il y ait un peu de redistribution c’est « social » et probablement souhaitable, mais notre pays est déjà un peu trop dans le peloton de tête à ce sujet.

    • Bonjour Balthasar, Bonjour à toutes et à tous,
      Certes … c’est pourtant le « rêve de gauche » : les mêmes revenus et patrimoine pour tous au nom de l' »égalité » et de la « justice » …
      L’ennui est que la prospérité ne peut naître que de l’inégalité, et créer la prospérité ne peut que créer encore plus d’inégalités …
      https://www.contrepoints.org/2017/01/31/279420-lutte-contre-les-inegalites-comment
      Amitiés,
      Pierre

    • @Balthazar
      Bonjour,

      Si tout était proportionnel, il n’y aurait qu’un seul taux de prél-vement, pour tous. Il n’y aurait pas les tranches de pourcentages différents suivant l’importance des revenus, lesquelles sont injustes et inégales. Taxer 20%, comme l’est la TVA par exemple, c’est égal pour tous : il reste à chacun 80%. Ca reste taxé trop haut à mon avis, mais égal. Si on veut qu’il reste le même montant pour tous, le seul taux est 100%.

      @Pierre TARISSI
      Bonjour,
      Comment la « gauche » peut rêver des mêmes revenus et patrimoines pour tous alors qu’elle exècre la propriété ?

      « L’ennui est que la prospérité ne peut naître que de l’inégalité, et créer la prospérité ne peut que créer encore plus d’inégalités … » Et nous resterions égaux dans la pauvreté, telle que vous l’avez mentionnée dans votre article, avec l’exemple des proto-humains aux revenus et patrimoines égaux à zéro, sous la coupe autoritaire d’un chef costaud ? Heureusement que ce ne sont pas les seuls muscles de l’Homme qui l’ont rendu au stade actuel : mais son cerveau.
      Un homme capable soulever seul une branche, qui en nécessiterait deux, ne se pose pas la question : il la porte. Un autre parmi ceux qui n’en sont pas capables, réfléchit, trouve un moyen et invente la poulie (ou autre système). L’inégalité serait que le costaud deviendrait moins performant que la poulie, rentable de surcroît ?
      Comme il est écrit dans l’article 1 de la DDHC l’égalité n’est envisagée que dans le droit, car naturellement les Hommes ne sont pas égaux entre eux. Ainsi, même le costaud que la poulie a rendu moins utile peut lui aussi s’en servir, et/ou créer quelque chose, et profiter de ses fruits.

      • Justement, la gauche en France de nos jours a tendance à oublier que l’Egalité de la DDHC est une égalité en droits et non une égalité dans les faits. Ce que vendent ces gens là, c’est une égalité forcée de tous. Sauf naturellement ceux qui doivent être un peu plus égaux que les autres – les amis, administrateurs, etc.
        J’ai l’impression que ça s’est déjà vu, et que ça s’est plutôt mal terminé. Mais le niveau de connaissance en économie et en Histoire dans notre pays est tel que ce type de considération n’entre pas en ligne de compte.

        • @Anagrys
          Bonjour,
          La gauche de France n’oublie pas, elle ignore et méprise l’Egalité, et la DDHC dans son intégralité, si ce n’est l’article 13 concerant la « contribution commune ». Si vous ne les avez pas vus, je vous conseille les spots de pub sur « Les valeurs de la République ». Ils ont l’air d’être faits par l’auteur de Titeuf. Liberté (réglée au millimètre, surveillée et fichée), Egalité (valable entre strates sociales), Fraternité (forcée et appliquée grâce au monopole de la violence légitime,ponctionnée allègrement sur chacun). Hop ! Quelques millions par la fenêtre !

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