Élection présidentielle : la baleine de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon vient de présenter son programme économique et le moins qu'on puisse dire, c'est que la baleine qu'il représente a du mal à passer...
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Jean-Luc Mélenchon (Crédits ActuaLitté, licence Creative Commons)

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Élection présidentielle : la baleine de Mélenchon

Publié le 22 février 2017
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En mai 2016 et probablement suite à une robuste ingestion d’hallucinogènes variés, la presse découvrait une pléthore de candidats libéraux dans le paysage politique français. Février 2017, les choses se précisent progressivement : les candidats déclarés présentent leur programme économique et avec celui de Jean-Luc Mélenchon, le turbonéolibéralisme n’est pas encore tout à fait là.

… Mais tout de même, on sent un net manque d’appétit pour le socialisme.

Jugez plutôt : voilà que son programme a été bâti sur des perspectives de croissance, sur une tentative d’équilibrer les budgets, et sur l’appropriation de termes pourtant désuets comme relance keynésienne, chasse à l’austérité et autre politique d’investissement ambitieuse. On dirait presque un programme de la droite actuelle tant tout semble ainsi taillé au cordeau, propre sur soi. Pensez donc ! Il y a même une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% et l’introduction de la progressivité de la CSG ! On toucherait presque du doigt les idées de certains fillonistas !

Mais Jean-Luc va plus loin.

Ainsi, ce sont 102 milliards qui viendraient gonfler d’indispensables investissements financés par un bon petit emprunt artisanal, comme on en faisait jadis, mijoté tranquillement et en respect avec nos traditions ancestrales. Et comme c’est de l’investissement, il faudra les employer à construire des infrastructures, développer des universi…  Ah pardon non, il s’agit de cibler « l’urgence sociale » (pour 45 milliards), « l’urgence écologique » (50 milliards dont 25 milliards pour le développement du capitalisme de connivence pardon des énergies renouvelables) et 7 milliards pour les « services publics ».

Ainsi, ce sont 173 milliards de dépenses supplémentaires dans ces « services publics » qui sont envisagés histoire d’avoir plus d’écoles qui forment de meilleurs illettrés, plus d’hôpitaux qui seront mieux débordés et aux maladies nosocomiales plus variées, plus de trains qui arriveront mieux en retard, plus de vivrensemble, plus de câlins, plus de ce que tout le reste du monde nous envie mais redoute de copier.

Grâce à cette solide relance qui engendrera 190 milliards de recettes supplémentaires selon les petits calculs des experts de son équipe armée du puissant Multivac-2017, Jean-Luc n’hésite pas à annoncer des taux de croissance joufflus (autour de 2% dès 2018) et un taux de chômage amaigri comme un grignoteur de quinoa à 6%. Il annonce aussi une envolée de l’inflation au-delà de 4%, youpi parce que l’inflation, qui permet d’écrabouiller du rentier et massacrer une monnaie, y’a que ça de vrai. Miam.

Bref, ce sont donc 273 milliards d’euros qui seront mobilisés pour relancer la machine France.

Seulement 273 milliards ?

À côté de programmes politiques comme ceux qui furent effectivement appliqués sous Sarkozy puis sous Hollande et qui firent passer la dette de la France de 64% à 97% du PIB, c’est-à-dire de 1250 milliards d’euros environ à un peu plus de 2100 milliards soit 850 milliards de nouvelles dépenses, les 273 milliards qu’envisage Mélenchon font vraiment pâle figure ! Quand on pense, Jean-Luc, qu’un socialiste de droite comme Sarkozy, suivi d’un socialiste de merde comme Hollande sont parvenus à claquer trois fois ce que tu nous proposes, qui plus est en se défendant de le faire et en ayant annoncé le contraire, et que l’un comme l’autre ont clairement été considérés comme des ultraturbolibéraux tant par leurs opposants que par leurs ex-amis politiques, on se dit que toi, qui a su rester un pur, un vrai rocardien socialiste, tu dois pouvoir faire mieux !

Sérieusement, Jean-Luc, en te contentant de ces 273 milliards d’euros que tu comptes imposer aux générations futures, aux entrepreneurs, aux retraités rentiers et autres riches bourgeois sous-taxés, tu es très en dessous de ce que d’autres ont réussi à faire : à l’aune des critères de 2007 ou de 2012, tu es même encore à droite de Hollande et même à droite de Sarkozy ! Non, Jean-Luc, tu ne peux pas laisser croire que le libéralisme a gagné !

Moi, je te le dis, 500 milliards ou rien ! Et ils sont faciles à trouver ! Rappelle-toi 2012 : au-dessus de 360.000 euros, tu prenais tout ! Qu’à cela ne tienne : pour 2017, je te sens mûr, vas-y, lâche-toi.

… Et de notre côté, pendant que tu te lâches, on va pouvoir comparer ton programme avec les autres.

Comme le programme de Macron est encore à l’état de suspension colloïdale dans un liquide trouble et qu’on en attend avec impatience le dépôt solide au fond de l’éprouvette d’ici mars, il sera difficile de l’évaluer face à celui de Mélenchon. Gageons que c’est voulu.

Celui de Hamon étant occulté par son idée rigolote de RAPPU (Revenu à peu près universel) et comprenant, comme pour Jean-Luc, de vastes pans de dépenses joyeuses et résolument détendues de la dette, contentons nous de noter qu’il lui faudra seulement trouver 60 milliards d’euros supplémentaires : c’est tellement rikiki à côté de Mélenchon qu’on croirait presque le candidat Hamon frappé d’humilité. C’est mignon, mais que diable ! Un peu de nerf, mon Benoît ! Toi aussi, tu peux atteindre la centaine de milliards. Le tout, c’est d’y croire !

Et puis, c’est toujours mieux que François, là-bas, au fond de la classe, qui, derrière son air de Droopy, essaye de nous faire croire qu’au contraire de ses congénères, au lieu d’augmenter les dépenses, lui va les diminuer.

Allons, François. Que vas-tu imaginer là ? On sait bien que les économies envisagées restent hypothétiques et de toutes façons teintées de cette immense difficulté que la moindre réforme, en France, cristallise immédiatement dans cette odeur caractéristique de merguez grillée.

A contrario, l’ouverture quasi-complète de tous les sprinklers à pognon par le candidat Mélenchon ne présente aucune complexité, si ce n’est vis-à-vis de nos partenaires européens dont tout indique que notre effervescent gauchiste n’aura à peu près rien à foutre.

Autrement dit, Fillon propose des économies et une austérité quelconques qui évoquent presque le sang et les larmes churchilliennes (presque, hein — restons sérieux, on parle du Premier ministre de Sarkozy, tout de même) sans la moindre assurance d’y parvenir un jour, alors que Mélenchon promet de nous distribuer l’argent des autres, d’à-côté et des générations futures comme jamais auparavant, et s’il est élu, on sait qu’il y arrivera même avec un bras dans le dos.

Pas de doute, après le hareng de Bismarck que Jean-Luc nous proposa il y a quelques mois, c’est maintenant le tour d’une baleine qu’il va nous falloir avaler d’une bouchée…


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  • Ce qui m’étonne c’est que personne ne propose de faire sauter les monopoles et les privilèges des entreprises parapubliques. ca coûte rien et ça donne un vrai bol d’air à l’économie.

  • « rappelle-toi 2012 : au-dessus de 360.000 euros, tu prenais tout ! »
    Normal : il se dit que ce pauvre petit élu de la Nation cumulerait en gros 30.000€ de revenus mensuels. Le plafond à 100% est donc tout trouvé : il est lui-même le Grand Aligneur des Taxes !

  • l’ardoise de Melenchon , c’est « en plus » de l’équivalent des prédécesseurs et pas « à la place » …

  • Un petit conseil de lecture aux ultralibéraux qui lisent ce blog :

    Post keynesian Economics : New Foundations de Marc Lavoie.

    Franchement, le niveau de cet article est affligeant. Pas un seul argument raisonnable.

    Oui ou non le multiplicateur est en moyenne supérieur à 1 actuellement (en économie ouverte hein) ?

    Oui ou non la politique monétaire montre encore une fois son inefficacité crasse et rend nécessaire une véritable politique budgétaire ?

    Oui ou non la transition écologique et la décarbonation de nos économies nécessitent des investissements massifs impulsés par l’Etat pour dynamiser le secteur privé (qui n’a visiblement pas pris la mesure de l’urgence) ?

    Oui ou non certains services publiques ne sont pas réduits à peau de chagrin de façon dramatique ?

    Oui ou non baisser l’impôt sur les sociétés à 25% pour les PME et créer un fonds de solidarité de 25 millairds destinés aux petites entreprises n’est-il pas également une bonne chose ?

    Oui ou non le secteur privé, via l’optimisation et la fraude fiscale engendre des fuites massives dans le circuit éco ?

    • C’est dantesque !

    • « Oui ou non certains services publiques ne sont pas réduits à peau de chagrin de façon dramatique ?  » Oui, quand je vais dans un service publique, c’est moi qui fait tout le boulot pour obtenir ce que j’attends. Oui, le service apporté au public par le service publique est réduit à néant (mais pas son coût).

    • Merci M.Dantés, si vous avez d’autres lectures à recommander, je suis preneur (et plus particulièrement sur la décarbonation d’ailleurs), bonne journée à vous ! 🙂

    • @Edmond Dantès

      Ce dont la France a besoin urgemment c’est que l’Etat et les politiciens foutent la paix au peuple, en arrêtant de l’emmerder.
      Pour ce que vous notez il suffit déjà de supprimer les ponctions sur les entreprises, pas de les baisser de 25%. Quand un entrepreneur gagne 1000 il « rend » 680. Vous comprendrez les « fuites massives », que les politiques et hommes d’Etat pratiquent aussi. Pour les contribuables c’est 540 pour 1000. L’Etat n’implulse rien. Au Vénézuela, l’Etat a impulsé la misère.

    • La bouquin de Lavoie est en bonne place sur ma table de nuit. Quand j’en aurai terminé avec lui, je le reléguerai à sa place : dans les toilettes.

      Croire que le multiplicateur puisse être supérieur à 1 relève de la religion. C’est croire que les gouvernements sont capables de multiplier les pains. C’est mettre en avant ce qui se voit, et oublier que l’argent est pris à des personnes qui auraient pu en faire quelque chose. C’est croire que quelques personnes dans un gouvernement prennent de meilleures décisions que des millions à leur échelle. C’est une des plus grandes arnaques des dernières décennies.

      https://www.contrepoints.org/2013/03/01/116642-les-mauvais-calculs-du-multiplicateur-keynesien

      • Vos propos sont caricaturaux.

        Il y a des dizaines d’études venant d’auteurs postkeynésiens comme du FMI qui montrent que le multiplicateur est supérieur à 1 , vous voulez que je vous les envoie ?

        Votre raisonnement est une négation même de la macro-économie. Des choses rationnelles à l’échelle individuelle (baisser le salaire de ses employés pour augmenter ses profits, augmenter son épargne), peuvent devenir destructrices à l’échelle macro. Si toutes les entreprises du monde baissent en même temps les salaires de 10%, vous provoquez la plus grosse récession de l’histoire, et tout le monde sera perdant.

        C’est précisément le rôle des gouvernements de relancer le secteur privé en stimulant l’économie car seul lui le peut. Au passage, il suffit d’isoler quelques variables dans l’équation macro fondamentale pour voir qu’il n’y a pas de croissance de l’épargne privée sans hausse des déficits budgétaires (au niveau mondial).

        Je vous renvoie vers ce lien qui est assez pédagogique : https://frappermonnaie.wordpress.com/les-bases/#Secteur-prive-domestique-et-secteur-etranger

        Au passage je suis d’accord avec vous pour dire qu’une relance financée par des hausses d’impôt (même si celles-ci se concentrent sur les ménages avec une propension à épargner élevée), aura un impact limité. Mais il s’agit d’un policy mix (deux effets contradictoires) et non d’une véritable politique de relance reposant sur la stimulation budgétaire.

        • Les relances keynésiennes n’ont jamais fonctionné, mais maintenant il y a la relance postkeynésiennes (neokeynésiennes ?) qui va marcher, promis juré.

          Vous prenez vraiment les gens pour des blaireaux..

        • @Edmond Dantès

          « Des choses rationnelles à l’échelle individuelle (baisser le salaire de ses employés pour augmenter ses profits, augmenter son épargne), peuvent devenir destructrices à l’échelle macro. »
          C’est parce que les entreprises sont rackétées que certaines entreprises se permettent de baisser les salaires, et généralement, ça se passe mal, en particulier chez nous. En général aussi, pour augmenter ses profits une entreprise augmente ses prix, ou laos elle produit plus, si les ponctions étatiques augmentent les prix aussi.

          Pierre touche le SMIC : soit 1480€ brut, 1153€ net. Pierre perd déjà 327€ tous les mois (3924€/an), pour les charges sociales.
          Son employeur paye le salaire de Pierre, plus la part pour l’Etat qui est de 1480€. Pierre coûte 2960€ à son patron. Comment voulez-vous créer des emplois et de la croissance ainsi ? Parce que si l’Etat « donne » il aura pris à Pierre et à son patron.
          SI au lieu de donner 2960€ en tout, dont 1480 à l’Etat, le patron n’avait rien à verser à l’Etat, il pourrait payer Pierre un peu plus, mettons 300€. Pierre se retrouverait avec un salaire de 1453€, Le patron, lui ,aurait 1153€ de moins à sortir et à dépenser de façon plus adéquate. Il pourrait même payer un peu plus encore sans aucune des taxes/impôts sur les sociétés.

          Pour les épargnes, j’ai vu au bureau de La Poste les taux de rendements dont elle osait faire la pub : le Livret A est au taux phénoménal de 0.75% ! Et ils osent en faire la pub !? Ce n’est pas bien mieux dans les banques « traditionnelles ».

    • Edmon Dantès: Oui ou non certains services publiques ne sont pas réduits à peau de chagrin de façon dramatique ?

      Il faut des infirmières, enseignants, juges, policiers gendarmes et même des soldats on est d’accord. Examinons les rapports de la fonction publique:

      Effectifs et coûts
      ———————-
      1’183’000 – fonction hospitalière (94 milliards)
      1’052’700 – Enseignement (70 milliards)
      246’000 – Police et Gendarmerie (30 milliards)
      77’951 – Justice (7 milliards)
      263’350 – Armée (50 milliards)

      Total: 2,8 millions d’agents publics pour 251 milliards d’euros.

      Or, il y a 7 millions de salariés d’état, 4 millions de plus qui font… quoi ? Et les 1200 milliards de dépenses servent à quoi ?
      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/fonctionnaires-les-chiffres-qui-tuent-18-11-2014-1881987_2428.php

      Si les gens indispensables à l’état n’ont plus d’argent ni de moyen dans le pays qui taxe le plus au monde après la Belgique. Si les SDF doivent compter sur l’aide privée pour manger dans le pays qui distribue le plus au monde au titre du social (même devant les pays du nord)

      C’est parce que le pillage généralisé des deniers publics, le corporatisme et la connivence mangent l’argent bien avant qu’il arrive à destination.

      Edmon Dantès
      Oui ou non la politique monétaire montre encore une fois son inefficacité crasse et rend nécessaire une véritable politique budgétaire ?
      Oui ou non la transition écologique et la décarbonation de nos économies nécessitent des investissements massifs impulsés par l’Etat pour dynamiser le secteur privé (qui n’a visiblement pas pris la mesure de l’urgence) ?
      Oui ou non certains services publiques ne sont pas réduits à peau de chagrin de façon dramatique ?
      Oui ou non baisser l’impôt sur les sociétés à 25% pour les PME et créer un fonds de solidarité de 25 millairds destinés aux petites entreprises n’est-il pas également une bonne chose ?
      Oui ou non le secteur privé, via l’optimisation et la fraude fiscale engendre des fuites massives dans le circuit éco ?

      Non à tout, le pays voisin donne des conditions exceptionnelles à la population avec deux fois moins d’état et d’impôts, c’est un des pays les mieux classés pour l’écologie, la richesse, le niveau de vie, le chômage qui n’est que de 3.8% chez les jeunes et sa dette n’est que de 35%.

      Les Français s’y réfugient en masse tout le jour pour y travailler, une caissière chez Aldi y gagne 4200 euros contre 1203 euros en France.

      Oui ou non le secteur privé, via l’optimisation et la fraude fiscale engendre des fuites massives dans le circuit éco ?

      « Fuites massives » vues le budget deux fois plus élevé en proportion que le pays d’à côté pour des résultats médiocres c’est amusant.
      Le secteur « privé » ne représente plus qu’une faible proportion de la population, à peine 18 millions et c’est bien le problème je vous signal. Il ne peut pas faire vivre le reste de la population sur son dos, c’est pour cela que la France emprunte 100 milliards par année soit 273 millions par jour.

    • Si le multiplicateur keynésien fonctionnait autrement qu’en rêve, l’URSS aurait écrasé tous les autres pays avec sa puissance économique vu que son état y décidait de l’emploi de la quasi-totalité des roubles…

    • « Oui ou non le multiplicateur est en moyenne supérieur à 1 actuellement (en économie ouverte hein) ? »
      -> justement, le projet de JLM, c’est une économie fermée. Et ceci dit, puisque le « multiplicateur est supérieur à 1 », pourquoi se limiter à 100 milliards, autant emprunter directement 1000 (je suis sur que JLM a des tonnes de projets tout aussi fumeux que ceux qu’il a déjà présenté pour les dépenser).

      « Oui ou non la politique monétaire montre encore une fois son inefficacité crasse et rend nécessaire une véritable politique budgétaire ? »
      -> ah, le fameux les autres sont nuls, mais moi, vous allez voir, je n’ai jamais rien fait de ma vie à part de la politique (et sans même y avoir eu un parcours flamboyant), mais je sais ce qu’il faut faire pour avoir une « véritable politique budgétaire ».

      « Oui ou non la transition écologique et la décarbonation de nos économies nécessitent des investissements massifs impulsés par l’Etat pour dynamiser le secteur privé (qui n’a visiblement pas pris la mesure de l’urgence) ? »
      -> Non, car tous les investissements publics sont juste énormément d’argent gaspillé au profit des entreprises « amies » qui fabriquent tout cela (le plus marquant étant les éoliennes, cherchez sur contrepoint, vous y verrez beaucoup d’articles dénonçant les scandales de ce secteur).

      « Oui ou non certains services publiques ne sont pas réduits à peau de chagrin de façon dramatique ? »
      -> En privatisant tous ses services prétendus publics, ont obtiendrait bien mieux pour moins cher, c’est le programme de JLM ?

      « Oui ou non baisser l’impôt sur les sociétés à 25% pour les PME et créer un fonds de solidarité de 25 millairds destinés aux petites entreprises n’est-il pas également une bonne chose ? »
      -> ah, un bon vieux fond de solidarité, pour soutenir les canards boiteux, et qui empêche ainsi le développement des entreprises d’avenir (combien de géants type GAFA sont d’origine français ?). Et l’impôt sur les sociétés, le bon taux c’est 0%, car une entreprise ne devrait pas payer d’impôts (quand on met une taxe sur les vaches, ce ne sont pas les vaches qui la paye, c’est le mangeur de biftech par une hausse des prix).

      « Oui ou non le secteur privé, via l’optimisation et la fraude fiscale engendre des fuites massives dans le circuit éco ? »
      -> Si la fiscalité était simple, il n’y aurait pas d’optimisation. Si la fiscalité était légère, il n’y aurait pas de fuites.

  • J’ai souri en voyant l’image comparative Mélenchon-Staline et leur chemise stylée. Il manque derrière JLM le peuple béat d’admiration, Lui est tout seul dans le noir.
    JLM est communiste, sa seule perspective est de saigner à blanc le peuple.

    « Le vice inhérent au capitalisme est l’inégale répartition de la richesse. Le vice inhérent au soicialisme est l’égale répartition de la misère. » – Winston Churchill.

  • Comme le disait Tocqueville, les Français préfèrent L’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité.

  • Je ne suis pas un lecteur régulier de ce journal mais j’ai souvenir d’article bien plus informatif, notamment, en ce qui concerne cet article, de cet auteur qui à défaut d’avoir la sainte vérité à chaque fois fait au moins réfléchir. Alors peut être que je tombe sur les mauvais mais les 2 derniers articles sur mélenchon sont d’un vide…. J’aurais espéré lire une vrai « critique » de son chiffrage pas du blabla basé sur de fausse information (ou info non vérifié?) pour le précédent (qui a changé de titre d’ailleurs) et des tentatives de texte humoristique.

    • Eizen, il est vrai que régulièrement les auteurs du site font l’impasse sur certaines démonstrations. Mais n’oubliez pas, vous êtes sur un site libéral, les sujets abordés sont globalement redondants, et j’ai le sentiment que bien souvent les auteurs partent du principe que certaines logiques et connaissances de base sont acquises par le lecteur.

      D’ou le vide explicatif sur la bétise que représente la relance par la dépense publique. Le site regorge déja d’explications indirectes, via d’autres articles, sur la bétise du SMIC et sa hausse, taxation supérieure, relance keynésienne, la notion d’austérité, et augmentation de la part des depenses publiques dans le PIB.

      h16 explique que Mélenchon est un incapable qui propose comme tous les autres d’appliquer des rustines financières, payées par la dette, à un système qui s’écroule, tout en controlant et régulant davantage la vie des français.

  • Concernant l’emprunt de 100 milliards auprès de la BCE, le point est peu ou pas documenté dans la vidéo de plus de 5h00 publiée par JML sur le chiffrage de son programme.
    A plusieurs reprises il a indiqué vouloir utiliser la BPI en lui signant une licence bancaire (qu’elle n’a pas pour le moment) afin d’emprunter directement auprès de la BCE. Hors, la BCE ne peut pas directement prêter aux états à moins d’un changement dans les traités.
    Après avoir plusieurs fois craché à la figure de Draghi et par voie de conséquence sur la BCE, que quelqu’un m’explique comment JML compte s’y prendre ?
    Plus prosaïquement, JML a proposé plusieurs fois d’effacer purement et simplement la dette française avec son « ‘on remboursera quand on pourra ».
    Si j’appliquais cela à ma petite personne cela reviendrait à dire à mon banquier que son crédit immobilier il peut se le mettre ou je pense, lui signifier aussi que c’est un sale voleur mais que je reviendrais le voir quand j’aurais besoin de lui et qu’il devra être là à ma convenance…
    J’exagère ou à peine ?

    • A plusieurs reprises il a indiqué vouloir utiliser la BPI en lui signant une licence bancaire (qu’elle n’a pas pour le moment) afin d’emprunter directement auprès de la BCE.

      On est déjà à 100% de dette, la France est recordman mondial du prélèvement et de la dépense « sociale » et ce type nous dit sans rire qu’il faut encore plus d’argent alors que le pays d’à côté s’en sort parfaitement avec deux fois moins ?

      Au fou !

      FFT: J’exagère ou à peine ?

      C’est exactement ça.
      La France pourrait s’asseoir instantanément sur au moins 100 milliards d’emprunt par année, mais les conséquences seraient bien plus dramatiques. (cf.: la Grèce)

  • Moi ce qui me fait rire c’est 2% de « croissance » avec 4% d’inflation … Une fois qu’on a dis ça, tout est dit !!! Ça s’appelle la récession mon cher Mélancon !

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Indépendamment des idées qu’ils défendent et des conditions évidentes d’âge et de droits civiques, les candidats à l’élection présidentielle française sont soumis à trois strates de réglementations pour mener à bien leur candidature : obtenir 500 parrainages auprès d’environ 42 000 élus (maires essentiellement) pour pouvoir se présenter, puis respecter les règles de financement de leur campagne et enfin obtenir un score final qui leur permettra d’accéder à un remboursement public plus ou moins important des frais engagés.

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Par Pierre Robert.

https://www.youtube.com/watch?v=3_it7iPcYgc

 

Le 9 novembre dernier Jean-Luc Mélenchon intervenait en direct devant les auditeurs de RTL. À la question de savoir ce qu’il ferait pour les entreprises s’il arrivait au pouvoir, sa réponse fuse sur le ton de l’évidence :

Je remplis vos carnets de commandes […] Pour ça de quoi vous avez besoin ? Visibilité, rentabilité. Pour avoir ça, vous avez quelqu’un qui vous propose la planification du développement de l’activité économique du pays. 

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Par Jean-François Moreau[1. Jean-François Moreau est ingénieur de formation, journaliste spécialisé dans les domaines des énergies, de la transition énergétique et de l’efficacité énergétique des bâtiments.].

Dans son intervention du 19 octobre 2021 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon a brandi le spectre de la péremption supposée des réacteurs, en affirmant que « les centrales ont été construites avec une durée de vie de 40 ans », tout en insinuant qu’il était possible de les bricoler « pour les faire durer 20 ans » de plus. Une affirmation qu... Poursuivre la lecture

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