Présidentielle : l’illusion Macron ?

Les Français prennent un malin plaisir à offrir de mauvaises rimes au mot Présidence : après avoir porté l’incompétence à l’Élysée, vont-ils opter pour l’inexpérience ?

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Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016 (Crédits : World Economic Forum, CC-BY-NC-SA 2.0)

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Présidentielle : l’illusion Macron ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 janvier 2017
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Par Pierre Deruby.

Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016
Emmanuel Macron au forum de Davos en janvier 2016 (Crédits : World Economic Forum, CC-BY-NC-SA 2.0)

Si l’on en juge par les dernières enquêtes d’opinion qui donnent Emmanuel Macron vainqueur à 52% dans un éventuel duel de second tour face à François Fillon, c’est bien ce qui nous pend au nez. Mais voila, comme les sondages se sont plantés comme jamais ces derniers temps, certains se rassurent à bon compte, persuadés que c’est désormais la norme. Ce en quoi ils ont tort.

Car il ne faut pas sous-estimer la tendance de nos compatriotes à privilégier la forme au détriment du fond. Les exemples sont légion qui montrent que nous vivons dans une société d’apparences, où les experts en image et en communication mènent le jeu. De ce point de vue, le Benjamin Candidat se révèle un virtuose dans l’art de surfer sur les illusions de ceux qui ont envers lui une attirance plus émotionnelle que raisonnée.

À moins que leur raisonnement ne soit simplement vicié par leur envie d’accorder une prime – excessive – à la fraîcheur et à la nouveauté.

Majoritairement, les Français sont désabusés vis-à-vis de leur classe politique (de gouvernement) à laquelle ils reprochent de n’avoir pas su enrayer le déclin du pays et, par là même, de n’avoir pas su mieux les protéger contre les risques de natures diverses auxquels ils sont exposés. Comme si eux-mêmes n’avaient aucune responsabilité dans les dérives observées, et que seul l’État protecteur devait assumer les échecs répétés dont ils ne seraient que les comptables. De simples observateurs, pas des acteurs.

Macron l’homme providentiel ?

Incapables de tirer les leçons de leurs erreurs d’analyse, ils sont prêts à récidiver en croyant encore en l’homme providentiel, susceptible de sortir le pays du mauvais chemin sur lequel il est engagé. La droite comme la gauche les ayant déçus, ils les rejettent l’une et l’autre en se répartissant en plusieurs catégories :

• Ceux qui ne s’intéressent pas ou plus à la politique. Ils s’abstiennent ou votent blanc.
• Ceux qui souhaitent un changement radical. Ils votent pour les extrêmes, droite ou gauche.
• Ceux qui veulent un renouvellement de la classe politique sans remettre totalement en cause le modèle actuel. Ils votent pour le centre (quand il est représenté) ou pour les « attrape-tout-anti-système » qui se prétendent ni de droite, ni de gauche.

La voie restante est donc étroite, très étroite pour les partis traditionnels. S’ils remportent néanmoins l’élection, leur victoire acquise – partiellement – dans un rejet de l’adversaire plus que dans une adhésion à leur projet, sera une victoire fragile annonçant des lendemains difficiles.

Le calcul est simple : un candidat recueillant 30% des suffrages au 1er tour et qui sort vainqueur du second (quel que soit son score) face à une abstention de 20% et 5% de votes blancs et nuls (références présidentielle 2012), n’a en réalité le soutien que de 22.5% du corps électoral. Il a beau être légitime, il n’en est pas moins faible.

Ces handicaps rédhibitoires

Le même problème se pose, bien entendu, aux candidats de l’extrême, aux centristes, et aux « attrape-tout-anti-système », en l’occurrence Emmanuel Macron pour l’élection 2017.

Mais il s’y ajoute, pour ce dernier, quatre autres handicaps rédhibitoires : une totale inexpérience des dossiers autres qu’économiques, une absence de visibilité sur ce que pourraient être la future équipe gouvernementale et la majorité qui la soutiendrait, un positionnement politique mensonger, et un programme flou faisant de larges impasses sur des thèmes majeurs y compris économiques.

La carrière d’Emmanuel Macron est assez simple à résumer : 4 ans d’Inspection des Finances, 4 ans banquier d’affaires puis associé-gérant à la Banque Rotschild, 2 ans Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République auprès de François Hollande, 2 ans ministre de l’Industrie, de l’Économie et du Numérique.

Sachant qu’il n’a jamais eu le moindre mandat électif, ni au niveau local, ni au niveau national, il n’est pas indécent de s’interroger sur ce que, à 39 ans, il a pu assimiler en dehors de ses propres fonctions, des principaux dossiers de l’État auxquels il n’a pas eu accès : Europe, Diplomatie Internationale, Défense, Sécurité, Enseignement, Environnement…

La France ne peut plus attendre

Certes, il pourra s’entourer de spécialistes qui lui apporteront un savoir-faire sur ces questions mais il en sera d’autant plus dépendant qu’il ne les maîtrisera pas lui-même. La France a-t-elle le temps d’attendre qu’il apprenne sur le tas son métier, même s’il est probable qu’il le ferait plus vite que son prédécesseur ?

Qu’un Président soit élu est une chose. Qu’il ait les moyens d’agir en est une autre. Qui aujourd’hui, parmi ceux qui le voient Président, est en mesure de dire quelle pourrait être son équipe gouvernementale et la majorité parlementaire dont il aura besoin pour gouverner (cf. plus bas) ? L’absence de réponse à cette question devrait ôter toute crédibilité à cette candidature auprès des électeurs de bon sens.

En réalité, le positionnement politique de ce personnage est mensonger. Il est clairement de gauche, ce qui n’est pas un péché en soi, mais mériterait d’être affirmé haut et clair. Son passé en tant que membre du parti socialiste de 2006 à 2009, ses fonctions auprès de François Hollande, puis dans le gouvernement de Manuel Valls, ses prises de position en faveur du maintien des 35 heures (décembre 2016) ou d’un droit au chômage en cas de démission, ne laissent aucune ambigüité … sauf sur cette honte apparente à se présenter pour ce qu’il est réellement.

Quant à l’étiquette « anti-système » que s’attribue ce pur produit de l’ENA, dans quel projet de réforme des institutions trouve-t-elle sa concrétisation ? Seul élément visible, mais ô combien inquiétant, son appel aux candidatures spontanées de citoyens le soutenant en vue des prochaines législatives. Le résultat est sans surprise : c’est majoritairement dans la tranche 20-35 ans que les réponses arrivent (cf. la rubrique « suivez en marche » sur le site du candidat).

En réalité, la stratégie de « l’intéressé » pour obtenir la victoire est de plus en plus limpide : il mise, malgré ses dénégations, sur un affaiblissement du candidat socialiste (issu de la primaire) tel que celui-ci se désistera en sa faveur dès le 1er tour. C’est la seule option qui peut lui permettre de gagner, et il y croit dur comme fer. Mais alors qui sera-t-il, sinon le candidat d’un ex-PS refondé sous les couleurs d’En Marche ?

Quant à son programme, on peut lire sur son site : « L’heure n’est plus aux demi-mesures car, comme nous le savons tous, c’est le système tout entier qui doit changer ». Soit, mais est-ce cohérent d’affirmer vouloir le redressement économique du pays et, dans le même temps, de critiquer fermement les seules mesures allant dans ce sens quand elles viennent d’un autre candidat ? Comment inverser la dérive de l’endettement public qui conduit le pays vers une situation comparable à celle de la Grèce ? C’est le grand mutisme sur cette question capitale, et sur tant d’autres essentielles pour l’avenir du pays.

À y regarder de près, Emmanuel Macron est un homme dangereux, car il est habile. En faisant croire qu’il est possible de remplacer efficacement la classe politique actuelle par des citoyens simplement armés de bonne volonté et de compétences incertaines, il trompe son monde, et il le sait.

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  • La candidature d’Emmanuel MACRON se situe dans la tradition bonapartiste française pour assouvir un besoin de grande aventure personnelle.
    Une ambition telle qu’un imposteur émérite peut y prétendre en utilisant toutes les arcanes de la constitution de la Vème république.

  • Le p’tit Micron, c’est bidon

  • Exactenenr. Je ne saurais mieux l’ écrire et j’espère vraiment que beaucoup vous liront et feront circuler votre article.

  • Même si je suis en partie d’accord sur le fond, clairement Macron vend a certains « libéraux » et a certains progressistes, la même chose qu’avait vendu Sarkozy quand il a été élu, sauf que lui visait les « conservateurs » et donc dans les 2 cas ils vendent une image et des paroles…. MAIS et c’est fondamental, l’article titre « Macron » alors que cela s’applique a presque tous les autres et surtout le premier qui n’est pas cité, mais dont on sent que l’auteur est près a sortir le nom, tellement il voudrait qu’il gagne… L’autre prétendu libéral FILLON.
    Donc soyons serieux, opposé a Macron, son manque d’expérience politique, alors même que les dirigeants qui ont conduit le pays dans la situation dans laquelle il est actuellement est du a 100% a des politiciens remplis d’expériences politiciennes… De Hollande, a Sarkozy, en passant par Valls, bref tous.
    Ensuite, pour la notion d’anti-systeme, entièrement d’accord Macron ne l’est pas, mais pas plus que tous les autres qui se prétendent aussi anti-systeme… Dont Fillon. Ce dernier a été politicien toute sa vie, il a eu le plus grand rôle en étant premier ministre, et il vient se présenter comme le renouveau… Ahahhahaha c’est drôle, enfin ça le serait si c’était un sketch…. Bref.

    Clairement Macron, a priori de ce que j’ai lu, ne propose pas la « révolution » comme son livre était titré, mais il ne fait pas comme Fillon a promettre une reforme sur la santé, et une fois les primaires terminées et gagnées, supprimer des son site la seule mesure un poil libéral… Le reste est de la vente de rêve pour demeurées qui n’a pas suivi la politique ces 30 dernières années, donc on promet 500.000 fonctionnaires en moins sachant qu’on oubli de préciser que c’est la courbe logique, sans préciser qui sera concerner par cette purge, ce qui n’offre du coup aucun intérêt a part réconforter l’électorat de droite membre du fan-club du « Jaime pas les fonctionnaires » mais cela na aucun sens si on ne précise pas qui on va supprimer…. (Qu’on soit clair je suis pour la suppression dun maximum de fonctionnaires, mis pas n’importe lesquels et quand je vois que Fillon propose d’augmenter de 2 milliards le budget du ministère de la culture, ce qui ferait qu’il aurait un plus gros budget que celui de la justice, alors qu’il faudrait supprimer ce ministère, ça me fait rire)…. Bref de l’étatisme, interventionnisme comme d’habitude quoi.

    Soyons concret, Macron veut supprimer le CICE pour le transformer en allègement de charges patro comme le propose Fillon, donc au lieu d’être a 40% du salaire brut, les charges patro seraient a 34% (calculés autour de 6 points d’après eux)…. Ouhaou, donc sur un salaire de 4000€ on paye actuellement près de 5000€ a l’État, grâce a eux on serait a 4600€ a l’État (calcul approximatif, j’ai la flemme de le faire)…. Ouhaou la révolution….
    Bref le seul choix a faire, vu que l’on a affaire a 2 étatistes, c’est de choisir en fonction des valeurs sociétales, car les 2 proposent, concrètement le même programme… U e fois en place… Donc quelque chose d’inefficace, allez je donne un petit point a Mcron qui veut supprimer les charges sociales sur une assiette plus large, donc touchera moins le travail, mais rien de revolutionnaire non plus.
    Car je précise, supprimer du fonctionnaire, bien que nécessaire ne relancera pas le pays, cela lui permettra juste de moins s’endetter… Ce qui relance un pays, c’est la suppression des 150 milliards de subventions aux entreprises, et la suppression presque totale des charges patronales… Et un morale, un positivisme accrue dans notre pays, que l’on a totalement perdu et ça c’est pas gagné…

    • Au RU un emploi de fonctionnaire en moins s’est traduit par 3 emplois privés créés. On peut supposer vu le gras en France que le ratio pourrait être au moins égal. Macron propose peut être des mesures progressistes assez subtiles que des libéraux peuvent acheter mais il y a des sujets lourds. Simplification du code du travail pour plus de souplesse, 35h, fonctionnaires en trop etc. Et là seul Fillon se propose d’être élu là dessus pour avoir la légitimité d’agir quand d’autres planquent la poussière sous le tapis.

      Avant de se payer le luxe de remettre un social-démocrate à l’Elysée faudra faire le nettoyage avant. Pardon mais pour le moment seul Fillon est consistant là dessus.

      • Même si sur le fond je suis d’accord avec toi, reste que mon problème de base avec Fillon, c’est pas son programme, qui peut avoir des choses interessantes, mais que ses choses sont réfléchis pour plaire a un électorat de droite, ce qui n’est pas un problème, mais normalement les mesures du vraiment être réfléchi pour faire avancer la France pas pour plaire a son électorat, et donc, aujourd’hui les 35h réellement, sont une idiotie, mais 1) ce n’est pas en laissant la branche décidé que tu vas changer les choses (dans la branche plomberie tu as Bosh et ses dizaines de milliers de salariés et l’artisan plombier), ni même a l’entreprise car c’est au salarié et au patron de choisir et d’après ce que j’ai compris c’est pas ce que propose Fillon. 2) les 35h c’est acté dans toutes les tpe et PME honnêtement revenir la dessus na pas trop de sens, comme d’être descendu a 35h, car le problème c’est pas qu’un salarié travail 35 ou 37h mais que l’on verse plus du double de son salaire net a l’État.
        Sur la souplesse oui je crois qu’il a quelque chose d’interessant mais, comme sur la santé, après les primaires je crois qu’il est revenu en arrière. Et c’est donc le principal point qui me fait dire qu’il fera rien au final.

        Mais clairement Macron n’est pas non plus ce a quoi je m’attendais, après avoir lu son livre j’ai vu a 80% de l’étatisme comme les autres, du progressisme (même si cela veut trop rien dire et surtout sur le sociétal qui n’est clairement pas une urgence) et donc Macron ne relèvera pas le pays, les mesures annoncés sont trop limités (alors qu’il faudrait un choc) et Fillon qui propose un choc ne le fait que sur la réduction de la dette et non sur l’essence même, donc le redémarrage de l’économie, donc ça mènera au même point et comme Sarko avec « le problème c’était la criseuuuu » ou Valls avec « le problème c’était le terrorismeeuuuu » lui aussi trouvera une fausse raison pour pas faire ce qu’il a dit et comme il la déjà fait, revenir en arrière sur ce qu’il a promis, et comme les fans ne veulent pas le voir, se feront avoir… Oui on est mal…

        • On est d’accord.

          Sur la santé, qu’il se rétracte sur une mesure mal phagocytée ne me dérange pas mais ce que je redoute le plus c’est que personne autour de lui ne lui souffle l’idée de la liberté d’affiliation aux indépendants victimes du RSI : ce serait la mort au bout de quelques années de la sécu communiste qui fait vivre trop de monde sur le dos de la bête. Tuer le RSI pourrait enfin poser le problème assez central dans notre modèle social de la sécu.

          Sur les 35h, ça ne concerne pas les cadres du privé mais tous les ouvriers/techniciens au forfait heure, la fonction publique et les employés de TPE, artisans et commerçants sont lourdement concernés. Et c’est 80% de notre potentiel de croissance! Les branches, c’est de la merde corporatiste on est d’accord.

          L’idéal ce n’est ni Macron ni Fillon c’est entendu. Sauf que le second active les premiers leviers tandis que le premier reste flou et n’a aucune force derrière lui pour gouverner, ça fait une grosse différence.

          Pour finir le conservatisme de Fillon : sur l’avortement il a pris une position juste à mon avis. Il ne confond pas « conviction intime et personnelle » avec « ce qu’il est bon pour tous ». Combien de socialistes raisonnent comme ça? A peu près aucun. A la différence de pas mal de libéraux effarouchés moi je trouve très bien qu’un mec me dise quelles sont ses valeurs mais à quel moment il reconnaît qu’il n’a aucune volonté de les imposer aux autres.

          Si Fillon reste ferme avec tous les tocards socialisants de droite et sarkozystes en mal d’existence, je voterai pour lui. Macron on verra plus tard.

          cdlt

        • Vous devriez lire les propositions de Fillon sur l’entreprise, ce n’est pas exactement ce que vous dites

      • Duff, bien d’accord. Le rapport suppression de poste de fonctionnaires/création de postes dans le privé varie de 1 à 3 au RU à 1 à 4 aux USA ou 1 à 5 en Suisse. Les études sont là qui le prouvent. Il va sans dire que ce type de mesure doit s’appliquer intelligemment avec un plan.
        C’est un passage obligé pour résorber le chômage en France, bien avant toute mesure de réforme du code du travail qui a été le leurre avec la loi El Komri. Cette loi ayant été le leurre agité pour ne pas toucher à la fonction publique…

    • Et qui va payer les charges patronales supprimées ? Il faut bien que quelqu’un l’assume ; SS ou assurance privée, le résultat final sera toujours le même : une réduction du pouvoir d’achat des salariés.
      Ce n’est pas par la suppression d’avantages sociaux qu’on relance un pays (on ne fait que d’appauvrir les gens ce qui a une répercussion sur l’économie) mais en laissant aux entreprises le droit d’innover ceci afin d’obtenir plus de productivité et de richesses à partager. Moins de réglementations, réforme du code du travail pour réduire les contraintes et responsabiliser les salariés, orienter les ressources boursières spéculatives vers les investissements par des réformes ciblées, et surtout favoriser les recherches scientifiques et technologiques, ne pas avoir peur des nouvelles technologies où il y a des marchés à conquérir… Je ne suis pas contre l’octroi de subventions aux entreprises quand c’est pour les aider à innover et à conquérir des marchés à l’exemple de ce que l’on a fait dans le passé pour l’industrie nucléaire. Les subventions sont inefficaces quand elles sont destinées à maintenir en vie des activités devenues obsolètes sauf pour aider la formation des salariés pour qu’ils puissent s’orienter dans d’autres secteurs économiques.

      • Sans méchanceté, revoyez le sujet avant. Les charges patronales n’ont rien a voir avec les charges sociales. Ce sont les charges sociales qui financent le sécurité sociale des individus et je ne dis pas qu’il faille y toucher (si ce n’était que moi jouvrirais tout simplement a la concurrence la santé et je laisserais les gens qui le veulent rester au régime public et ceux qui le veulent au privé), non… Ce qui a été chiffré a l’époque, il me semble par Madelin, c’était que si on supprimait les subventions aux entreprises on pourrait supprimer les charges patronales… Ce qui supprime rien au salarié, aucun avantages, bref ça ne le toucherait pas… Si ce n’est le risque, dans certaines entreprises, de voir son salaire augmenté….

        Pour les subventions, vous êtes sur contrepoints, pas sur le Figaro ou libération… Donc vous trouverez pas beaucoup de gens défendant les subventions. Je vais tout de même vous expliquer le soucis des subventions. Dans le cas que vous citez, aider les entreprises techno, qui décidera de qui il faut aider ? Un fonctionnaire politique déconnecte car n’ayant jamais travailler réellement, ou il y a longtemps… Donc je vais être plus concret avec un exemple qui ne concerne pas les subventions mais la formation, mais la logique est la même. Il y a x année (je me rappel plus) j’étais un cancre au collège, les professeurs et le ministère de l’éducation nationales, avaient décider qu’il fallait pousser les gens vers le technologique, car « c’est lavenireuuuu » je fus donc diriger vers un BEP électronique, puis un bac pro elec… J’y appris a réparer des télévisions, des magnétoscopes,… Sorti du bac je changa de voie pour aller en commerce pour finir en école de commerce, bref… Vous voyez, je suis rester en contact avec mes anciens amis de bac pro, et donc je le fais court, 2 ans après avoir fait ce bac, les téléviseurs devenaient plat, et donc plus du tout avec un système cathodique comme on l’avait appris, le magnetoscope disparu,… Bref ils se sont retrouvé dans une situation ou il n’y avait plus d’emplois pour eux, puisque depuis le plat, on ne répare plus, on remplace, ce qui ne demande aucune qualification particulière… Donc sur 5 avec lesquels je suis resté en contact, 4 ont du changer de métier totalement, et 1 est resté pour faire ce job de remplacement… Je pourrais, sur la même ligne, vous raconter l’histoire de la BPI (banque publique d’investissement) qui a tout perdu dans l’affaire de Viadeo (une entreprise techno ou il fallait investir), bref…. Si au lieu d’investir, de subventionner, de privilégier fiscalement une partie du marché, vous les privilégiez tous, vous permettez aux entreprises qui peuvent réussir de le faire, et ceux qui peuvent pas disparaîtront et c’est très bien comme ça… Et je vous parle pas des subventions a la presse qui en grande partie serve a financer … Le numérique… Alors qu’ils devraient faire disparaître le papier si il n’est pas rentable…

      • Et qui va payer les charges patronales supprimées ? La question qui tue, tellement les socialistes et la gauche nous la rabachent depuis 30 ans.
        Nous sommes sur Contrepoints ici… La baisse de la dépense publique de ce pays communiste « paiera » comme vous dites : 57% de dépenses publiques, ça devrait vous parler, il y a de la marge pour faire des économies, non?

      • ce sont les élus qui décident des subventions…et être élu ..ne rend pas clairvoyant, ne rend pas intelligent, ne vous rend pas compétent dans tous les domaines etc etc….donc ça risque fort d’etre inefficace…et en plus ..c’est injuste..on prend à jacques pour donner à robert…

        parlez nous d’une subvention on vous dira ici où sont les problèmes associés…

  • Mais comment va -t’il se justifier quand le président renonçant l’aura intronisé comme le plus « rassembleur » des forces progressistes de France et de Corrèze.
    J’imagine « la colère » de ses milliers d’électeurs encore « trompés » par la gauche de gouvernement.
    « Il faut tout changer pour que rien ne change ». C’est ce qu’applique avec malice le prétendant masqué au poste de capitaine du pédalo socialiste.
    Ce n’est plus du socialisme universel que la France à besoin, c’est de libéralisme patriotique national.

  • Candidature ou Imposture?
    Ce n’est pas un candidat ‘aventurier » mais le pur produit de la finance mondiale adoubé à Davos choisi et dans les médias de milliardaires.
    Sa candidature est la soumission à l’Europe et à ceux qui sont derrière nos gouvernements.

  • Comme si une expérience d’élu était nécessaire pour gouverner…..au contraire, c’est un point positif d’avoir réussi a être là ou il est sans se compromettre dans une élection. Macron sortira vainqueur contre toute la bande de corrompus lui faisant face.

  • Et fillon l éternel homme politique… ça suffit

  • Personnellement, je serais intéressé de savoir d’où proviennent les financements de sa campagne.

    Tout cela sent à de la corruption de haut niveau, mais personne ne semble s’intéresser à ce problème.

    Aussi, je ne voterai pour ce candidat dont la probité me semble pour le moins douteuse…

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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