Les (anti-)leçons de management de la circulation alternée

Quelle leçon de management peut-on tirer des ratés des mesures concernant la circulation alternée à Paris ?

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Les (anti-)leçons de management de la circulation alternée

Publié le 21 décembre 2016
- A +

Par Olivier Sibony.

By: OsbornbCC BY 2.0

Que nous apprend la gestion du pic de pollution sur la manière de motiver nos équipes ? C’est la question que je soulevais mercredi dernier dans timetosignoff.fr, et qui a suscité de riches commentaires. L’occasion de développer ici un peu plus longuement ce point de vue, et d’essayer d’en tirer quelques leçons de management…

L’expérience de la circulation alternée à Paris reprend, mais nous en avons déjà eu quatre jours successifs. Bilan le mercredi (deuxième jour) : 375 km de bouchons, contre 265 un jour ordinaire. Le jeudi, 415 km ! Non seulement on ne peut pas dire que la circulation alternée ait produit les effets escomptés, mais, apparemment, la circulation a été pire qu’un jour normal. Certes, le RER B, tombé en panne le mardi, était encore ralenti le mercredi (mais plus le jeudi). Alors, comment expliquer ce paradoxe ?

Le choix de polluer

Première hypothèse : une sorte d’effet d’aubaine. Le jour pair, les propriétaires de plaques paires qui n’auraient pas, normalement, pris leur voiture, se disent que — puisqu’il n’y aura aucune voiture impaire sur la route — la circulation va être très fluide. Comme ils anticipent par ailleurs des transports en commun bondés, cela conduit un peu plus de voyageurs que d’habitude à choisir la voiture. Évidemment, comme toujours avec ce genre de calcul, si tout le monde fait le même raisonnement, il s’effondre dans des kilomètres de bouchons.

Mais cette explication ne semble pas suffire. Si vous avez, comme moi, circulé les jours où votre plaque vous le permettait, vous avez sans doute remarqué que le nombre de plaques « opposées » (paires les jours impairs, et vice versa) ne semblait pas, à première vue, sensiblement inférieur à la moitié des véhicules. Et on peine à croire qu’un effet sur une petite partie de la moitié des conducteurs suffise à expliquer un surcroît net de circulation.

Tout se passe en fait comme si ce calcul — incivique, bien sûr — avait été fait non seulement par les conducteurs « autorisés » mais aussi par les conducteurs « interdits ». Pour ceux-ci (et encore une fois en l’absence de toute motivation morale ou civique), le calcul est en effet vite fait : d’un côté, la perspective de transports en commun surchargés (qui par ailleurs, pour beaucoup de trajets, impliquent une perte de temps impraticable). De l’autre, le risque d’une amende… mais quel risque ?

Rationalité et calcul économique

Un agent économique rationnel doit prendre en compte deux paramètres : le montant de la pénalité, mais aussi la probabilité que la pénalité se matérialise — c’est-à-dire le risque de se faire prendre.

Le premier facteur n’est pas extraordinairement dissuasif : une amende de 22 euros, c’est le prix de quelques heures de parking à Paris… Même si l’on y ajoute le coût du temps perdu à se faire sermonner par le gendarme, on est loin de la banqueroute. Quant au second facteur, il n’est pas non plus de nature à faire trembler les automobilistes : mardi 6 décembre, premier jour du pic de pollution, 1.800 PV ont été dressés. C’est deux fois moins que lors du pic de pollution précédent — en partie, semble-t-il, parce que les policiers pratiquent une sorte de grève du zèle. D’ailleurs, le nombre de PV dressés les jours suivants s’est encore effondré, puisque, au 10 décembre, le nombre cumulé d’infractions constatées sur la période était de 2.433

Même si l’on s’en tient au chiffre de lundi, sur 15 millions de trajets automobiles quotidiens en Ile-de-France, cela fait, en grandes masses, une probabilité de se faire prendre de l’ordre de 1 sur 10.000. Pour celui qui enfreint la loi, « l’espérance de perte » (produit de l’enjeu et de la probabilité) est donc de l’ordre… d’un quart de centime d’euro. Il faut placer une valeur bien faible sur son temps et/ou son confort pour choisir les transports en commun dans ces conditions.

Circulation alternée – Crédit dessin : ALi (tous droits réservés)

Et le civisme, alors ?

Mais bien sûr, objectera-t-on, nous n’attendons pas des citoyens qu’ils fassent ce calcul cynique ! C’est à leur sens moral, à leur civisme, que nous faisons appel pour qu’ils contribuent, par leur comportement vertueux, à réduire la pollution !

Hélas, dans ce domaine, le mélange des genres ne fonctionne pas. On ne peut pas à la fois faire « appel à notre civisme » et nous menacer de « contrôles renforcés », comme le faisaient les autorités lors de cet épisode. Car quand on place le débat sur le terrain de la « règle », assortie de pénalités économiques, on le retire à celui de la morale et du civisme.

Une célèbre étude de deux économistes comportementaux (reprise dans Freakonomics) illustre bien cette tension. Des crèches étaient confrontées à un problème récurrent : les parents arrivaient en retard pour récupérer leurs enfants, ce qui perturbait l’organisation du personnel. Pensant bien faire, les gestionnaires de la crèche mettent donc en place une « amende » — modique, bien sûr — pour les parents qui arrivent en retard. En bonne logique, se disent-ils, cette pénalité doit motiver les parents à arriver à l’heure.

Mais c’est le contraire qui se produit : les retards, au lieu de diminuer, explosent ! Pourquoi ? parce que les parents faisaient de leur mieux pour arriver à l’heure quand c’était une question de « civisme » (de politesse, de respect, de morale — chacun y mettra son mot). Mais dès lors qu’on leur parle d’amende, ils considèrent qu’arriver en retard n’est plus une infraction, mais une transaction économique. Leur amende « paie » une heure de garderie supplémentaire — et les déculpabilise. Comme par ailleurs elle est trop faible pour les motiver économiquement, ils se conforment moins à la règle qu’avant. « A fine is a price » — une amende est un prix, concluent les auteurs de l’étude, qui en font le titre de leur article.

Culpabiliser ou punir, il faut choisir

L’expérience comme la théorie suggèrent donc qu’il faut choisir son registre… et s’y tenir. Ainsi, pour revenir à notre exemple automobile, une amende peut très bien dissuader des conducteurs de circuler dans des zones et des plages horaires interdites, mais il faut se donner les moyens de faire appliquer la loi. C’est ce que fait par exemple le péage urbain de Londres, qui fonctionne avec des caméras automatiques. Non seulement le montant de l’amende est élevé (50£), mais surtout, le contrevenant a la quasi-certitude de se faire prendre. Inutile donc de faire appel à son sens civique : le frapper au portefeuille produit les effets escomptés.

En l’absence d’un tel dispositif (qui ne s’installe pas du jour au lendemain), le raisonnement purement économique commanderait d’augmenter massivement le montant de l’amende pour parvenir à une certaine efficacité dissuasive, malgré la faible efficacité des contrôles. A 100 ou 500 euros l’amende, on réfléchirait… Mais, à supposer même que les forces de l’ordre, déjà peu enthousiastes, acceptent d’appliquer une telle loi, on provoquerait, évidemment, des émeutes ! Bref, la règle est inapplicable, et comme l’écrivait Montesquieu, « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ». Si l’on n’a pas les moyens de faire appliquer une règle, mieux vaut ne pas l’édicter.

Imaginons donc un dispositif réellement fondé sur le civisme, et non sur une contrainte inapplicable. Comment sensibiliser les conducteurs à respecter la circulation alternée ? Quels exemples faut-il leur donner ? (Pas, par exemple, celui de Manuel Valls quittant Matignon avec une plaque interdite…) Comment mettre en valeur, positivement, ceux qui font un effort, plutôt que tenter sans succès de punir ceux qui n’en font pas ? Comment expliquer qu’on fait le choix de ne pas mettre à l’amende les contrevenants, et dire pourquoi ? Questions compliquées, mais qui méritent qu’on s’y attelle plutôt que de prendre des mesures non seulement inefficaces, mais contre-productives…

Hélas, on peut craindre qu’il ne soit déjà trop tard. Pour le comprendre, revenons à notre étude sur les crèches : une fois qu’on se rend compte de l’erreur, bien sûr, l’amende est supprimée… mais les comportements ne changent pas, et les parents continuent à arriver en retard ! Interprétation : le « contrat social » qui commandait aux parents d’être ponctuels par respect des animateurs a été rompu et remplacé par une transaction économique. Dans une logique de marché, supprimer l’amende ne fait que rendre plus attrayant encore le comportement du retardataire. La culpabilité qu’il éprouvait autrefois, elle, ne revient pas. Le problème risque bien d’être le même si l’État fait appel aujourd’hui à notre civisme après avoir tenté en vain de jouer sur notre peur du gendarme. Une fois que le mélange des genres a commencé, difficile d’en sortir.

Et dans nos entreprises ?

Ce mélange maladroit entre la « règle » et la « morale », entre les incitations/pénalités d’une part et les appels au civisme et aux valeurs d’autre part, nous le pratiquons pourtant souvent.

Considérons par exemple une entreprise qui veut motiver des collaborateurs à faire leur part de tâches « communes » qui n’impactent pas directement leur performance individuelle : par exemple, un cabinet de conseil où l’on veut que des consultants déjà sur-occupés contribuent aux activités de recrutement. D’abord, on fait appel à leur esprit d’équipe, à leur sens du collectif… jusqu’au moment où, las de supplier, on finit par créer des mesures, des objectifs, et des incitations, voire des pénalités. On s’étonne souvent que celles-ci ne produisent pas de résultats — tout en créant, bien sûr, une complexité supplémentaire.

Autre exemple, l’absentéisme. Faut-il des primes de présence (équivalent de la pénalité) ? Ou vaut-il mieux des incitations à être exemplaire, à ne pas laisser tomber ses collègues, clients, etc. ? La réponse dépend bien sûr du contexte, mais bien souvent, on fait un peu des deux… ce qui n’est pas forcément le plus efficace.

De ces exemples, on peut finalement retirer deux leçons. D’abord, si on joue sur le registre « économique » — qu’il soit punitif ou incitatif –, il faut s’assurer que les incitations ou les punitions soient effectivement motivantes — à la fois par leur montant et par la certitude de leur effectivité. Car, et c’est la deuxième leçon, quand ce n’est pas le cas, on n’est pas seulement inefficace : on risque d’être contre-productif, et d’aggraver les problèmes qu’on voulait régler. Faire quelque chose, ce n’est pas forcément mieux que rien !

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  • Très intéressant, merci.

  • Ceci explique parfaitement que les gouvernements Hollande aient produit plus d’effets pervers qu’utiles…

  • Même au niveau international, nos dirigeants mélangent droit et morale…

  • « Faire quelque chose, ce n’est pas forcément mieux que rien ! »

    Pollution due à la circulation = 15% du total de la pollution
    CO2 = pas un polluant
    Circulation alternée = 7,5% de pollution en moins (si respectée)
    Pollution directe de 1 cigarette = 1000 x périphérique
    Pollution dans les stations fermées de métro et RER = 100 x périphérique

    La circulation des grands centres villes en France est un problème mineure qui ne mérite pas de faire quelque chose.

    Il faut bien des avantages et des inconvénients (qu’il reste à prouver dans le cas de la pollution automobile) à vivre en centre ville…
    Prenons Paris : 14 lignes de métro, un tramway, 4 ou 5 lignes RER, la plupart des centres de décision du pays… Combien de centrales d’énergies pour faire fonctionner tout cela ? ZERO!
    De l’eau à profusion… Combien d’usines de retraitement des eaux ? ZERO!
    Des déchets par milliers de tonnes par jour… combien d’usines d’incinérations ? ZERO!
    Tous les produits alimentaires que l’on veut… Combien de producteurs de quoi que ce soit? ZERO!

    Les services, les produits, l’hygiène, etc. pour Paris… La merde, c’est pour les autres.
    Paris est une VILLE, il y avait même des usines où y travaillaient des ouvriers autrefois (aujourd’hui les usines ont été éliminées des villes) et ceux qui sont incommodés par les quelques inconvénients de la ville (comme la circulation) peuvent se barrer et aller vivre dans le Larzac!
    Paris est la Capitale d’un pays ultra centralisé et quand je pense que certains veulent faire payer ceux qui veulent s’y rendre où la traverser, cela me fait penser au temps des territoires seigneuriaux où l’on devait payer un octroi, un droit de passage pour traverser leur fief.

    Si la mairie de Paris continue dans cette direction, je formule le voeu que les villes périphériques ferment leurs portes aux Parisiens et décide de ne plus s’occuper des saloperies des mêmes parisiens.

    Alfred le parisien.

    • Alfred, apres vous avoir lu, je me dis que la politique de la ville de paris est faite pour les bobos… Et qu’on a tous un peu envie de devenir bobo

      Albert le campagnard

  • Comment obliger quelqu’un à faire quelque chose qu’il considère inutile…… et qui est inutile ?
    N’est ce pas débile d’autoriser un vieux tacot sous prétexte qu’il a la bonne plaque…. interdire tous les véhicules de plus de 50ch aurait été mieux accepté et respecté

    • Y compris tous les camions bennes 🙂

    • Notez que le prochain système basé sur les vignettes de niveau de pollution arrive dès janvier. Il devrait permettre de faire la différence entre le vieux tacot et la voiture non polluante.
      Il n’était pas dispo jusqu’à présent.

    • @reactitude
      « interdire tous les véhicules de plus de 50ch aurait été mieux accepté et respecté »
      Je ne crois pas. La plus petite motorisation de la Twingo III fait 70 chevaux, 60 et 55ch minimum pour les modèles précédents. Seuls les possesseurs de Smart pourraient donc rouler, avec leur moteur diesel de 41ch ou essence de 45 à 50ch.
      Vous semblez avoir oublié que les « vieux tacots » n’ont plus le droit de rouler dans Paris (et certaines autres grandes villes de province) depuis le mois de juillet quelle que soit leur plaque.

    • Non, ce n’est pas débile. Ceux qui ont un vieux tacot l’ont acheté alors qu’il y avait des normes et ils ont payé de la TVA que l’Etat a récupéré.
      Vous avez le droit de rouler avec un véhicule sans ceinture de sécurité alors que c’est la norme aujourd’hui.
      Si vous achetez un produit en 2016 mais qu’il n’est plus aux normes en 2017 et qu’on vous interdit de l’utiliser…
      Impossible me dira-t-on ?
      Ils osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît.
      Libre circulation pour tous. Respect des contrats signés.

    • Bonne question, mais comme ce n’est pas l’objet de l’article l’auteur n’en a pas parlé. Il n’empeche qu’on peut se poser la question pour un manager le problème se situe-t-il entre bien ou mal faire? sans se préoccuper de l’efficacité de ce que l’on fait en regard de la motivation.

  • C’est très bien de mettre l’accent sur la motivation ou démotivation en fonction de la méthode punition ou récompense, ce qui se retrouve dans l’éducation de nos enfants. Par ailleurs ne pas oublier dans le cas de la circulation alternée l’impression de totalitarisme donné par ces mesures prises l’après-midi pour le lendemain matin. Où nos incapables de s’expliquer décrètent imbécilement des mesures sans discernement, ou très peu, quitte à tuer l’économie et avoir des conséquence exorbitantes en matière de santé, manque de sommeil, difficulté à accéder aux prestataires de santé, alors que le but est d’améliorer la santé en chassant la pollution. Le jour où des dirigeants bien formés et intelligents géreront nos villes complexes, tous les aspects seront étudiés des années avant et en concertation, emplois transports logement etc. Hélas ce devient de plus en plus utopique tant nous nous en éloignons chaque jour par les décisions prises à la va vite par des êtres avide de pouvoir.

  • Merci beaucoup pour cet article très intéressant. Si nos législateurs compulsifs pouvaient s’en inspirer…

  • Ne cherchez pas à mesurer l’efficacité de ces mesures : elles n’ont pas pour but de réduire la pollution mais de « faire évoluer les mentalités ».

    L’idée est simplement de faire du buzz pour persuader le peuple qu’il faut penser vert, manger vert, se comporter vert, parce que le vert est la vérité.

    A la limite, ce qui me répugne le plus dans tout ça n’est pas la bêtise, la volonté de dominer les autres ou l’incompétence crasse, mais la manipulation.

    • Et l’hypocrisie des chantres de l’écologie… pas plus écologistes que quiconque mais qui en ont fait leur gagne-pain ( idem pour les chantres du socialisme par ailleurs…)

    • oui au point que certaines mesures prises ont pour consequences immédiates une augmentation de la pollution..

      mais on peut aussi s’interroger sur la légitimité d’un élu d’engager des processus qui dépassent de loin son mandat..

  • Les polytocards adorent brasser le vent. Cela donne l’impression qu’ils sont efficaces.

  • Votre analyse est très juste,
    Cela dit, elle repose fortement sur un concept que vous n’évoquez qu’à la marge: la pertinence.
    Que ce soit dans la gestion publique ou en entreprise, toute décision est naturellement confrontée à la perception et de son objectif et de sa pertinence face à celui-ci.
    Les freins naturels apparaissent dès lors qu’il n’y a pas perception d’une légitimité ou d’une efficacité suffisantes à la mise en place de telles mesures.
    Se produit alors une sorte de radicalisation rampante qui force l’organisation dans son ensemble à mieux caractériser l’objet et les rapports de force en place.
    Or en ce sens de nombreuses organisations et politiques ont pris l’habitude d’utiliser ce phénomène naturel pour imposer par le haut ce qui n’est pas acceptable par le bas en un rapport de force brutal. Une sorte de passage en force sous le drapeau de la « légitimité » hiérarchique ou politique afin d’éviter tout débat et potentielle remise en cause du bienfondé des mesures ou des moyens de leurs mise en oeuvre.
    C’est cette manière de faire monter les enchères pour éviter tout débat qui coûte si cher aux organisations. Les politiques eux se contentant de la posture en « restant droit dans leurs bottes » ou autres anathèmes habituels pour signifier leur ascendant moral sur leurs opposants.

  • Merci de cet article intéressant, surtout l’exemple de la crèche !

  • http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/vive-contestation-a-forest-les-enfants-en-retard-a-l-ecole-seront-sanctionnes-577d13b535705701fd976a13
    est un exemple concret d’une situation où les abus de retard ont quasi disparu en 15 jours suite à une mesure forte et malgré une contestation signée surtout par des gens non concernés soit les bien-pensants de service

  • Très instructif ce commentaire et intéressant l’exemple de le crèche. Souvent nos journalistes comparent avec l’Allemagne ou d’autres pays du nord de l’Europe. Le seul hic c’est que le Français est par définition indiscipliné et qu’il se trouvera toujours une bonne excuse. Perso je ne pense pas que la voiture soit la raison la plus importante de cette pollution et comme beaucoup de personnes ont vraiment besoin de se déplacer en voiture pour des raisons diverses. L’argument est difficile à faire admettre. Au fait je m’en fous j’habite en Ardèche.

  • Cet article me donne l’occasion de rendre compte d’une mésaventure (euphémisme) qui est arrivé à une de mes connaissance.

    Depuis le 1er juillet 2016 les véhicules d’avant 1997 sont interdits à Paris, une brigade installée aux portes de Paris effectue des contrôles.

    Cet personne donc au volant d’un véhicule hors d’age qui lui sert d’instrument de travail se fait contrôler, après quelques palabres le policier en charge se propose de déplacer lui-même le véhicule de quelques mètres et sans éveiller le moindre doute du contrevenant, pratique la manipulation suivante : accélération forte, appui sur le frein et libération de l’embrayage ayant pour effet de détériorer la transmission (mes faibles connaissances en mécanique ne m’ont pas permis de retenir quoi exactement) vu la valeur du véhicule et le coût de la réparation il a fini à la casse.
    Voilà une manière efficace de réduire la pollution !

    Je n’ai pas de raison de douter de cette information, j’ai moi même vu le véhicule avant la mésaventure et le remplaçant depuis.

    J’en connais un qui ne va pas embrasser un flic avant longtemps.

    • J’espère sincèrement qu’il ne s’agit que d’une fausse manoeuvre involontaire. Le contraire serait inqualifiable. Cela dit, quand j’évoquais cette mesure « test » il y a quelques années dans des villes comme Bordeaux, tout le monde me riait au nez pour me dire que je voyais le mal partout et que cela ne pouvait tenir que de l’effet de manche. Nous en viendrons au permis de déplacement avant peu. Ce n’est que la continuation logique des mesures déjà votées en particulier en application locale des traités comme COP21 et al.
      Il suffit de voir par exemple le contenu éditorial d’une rubrique dédiée sur La Tribune intitulée « Smart City » pour comprendre.

  • Les commentaires sont fermés.

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