La téléphonie mobile bientôt victime de Bruxelles ?

Broken iphone 4 credits David via Flickr ((CC BY-SA 2.0))

Bruxelles, en la personne de son Président Juncker, vient de décider de revoir sa copie en matière d’itinérance téléphonique.

Par Thibaut Doidy de Kerguelen.

La téléphonie mobile bientôt victime de Bruxelles ?
Broken iphone 4 credits David via Flickr ((CC BY-SA 2.0))

Quand on y regarde de près, il y a de quoi être étonné. L’Union Européenne prend l’eau de toutes parts, c’est le Royaume-Uni, deuxième économie européenne, qui décide de partir, c’est la Grèce qui n’en finit pas de couler et à qui les autres pays versent dizaines de milliards sur dizaines de milliards, c’est une crise migratoire sans précédent face à laquelle Bruxelles est incapable de présenter une solution (si ce n’est un pseudo accord avec la Turquie signé le couteau sous la gorge et respecté par personne à commencer la Turquie puisque pas UN SEUL immigré n’a été renvoyé dans ce pays), c’est un espace Schengen qui vole en éclats avec des contrôles frontaliers rétablis, c’est une explosion de la violence et des crimes et délits, c’est un développement du terrorisme islamiste, c’est un interventionnisme dans les affaires intérieures de l’Ukraine….

De quoi s’occupent nos fonctionnaires internationaux de Bruxelles ? De réglementer le marché de la téléphonie mobile, d’interdire le frais de roaming…

Un premier projet rejeté par Juncker himself…

La Commission européenne a retiré vendredi son avant-projet encadrant la suppression, prévue pour juin 2017, des frais d’itinérance téléphonique en Europe. Jean-Claude Juncker en réclame une version plus « ambitieuse ».

Le texte, présenté lundi, fixait à 90 jours par an minimum la durée pendant laquelle les frais d’itinérance auraient été totalement supprimés dans l’UE pour les consommateurs.

Un projet qui avait des arguments

« Les Européens qui voyagent le font en moyenne 12 jours par an (…)  la Commission est allée bien plus loin en abolissant les frais d’itinérance pour au moins 90 jours par an », explique le rapporteur. En fixant l’absence de frais d’itinérance (ou roaming ) à 90 jours par an minimum (avec un maximum de 30 jours d’affilée), Bruxelles entendait protéger les opérateurs de téléphonie mobile contre d’éventuels abus des consommateurs, par exemple en évitant qu’une personne achète une carte SIM dans un pays où les tarifs sont peu élevés pour utiliser son smartphone toute l’année dans un autre pays. Dans le même esprit, le texte prévoyait de limiter la consommation de données à l’étranger : pas plus d’un certain volume basé sur une sorte de moyenne calculée à l’avance.

Le cœur de vierges a tonné

Le texte a été immédiatement critiqué par la presse officielle et par des députés européens de gauche. Il lui fut reproché son « manque d’ambition ». Les promesses de la Commission qui avait annoncé en juin 2015 l’abolition totale et sans limite (même un seuil minimum) des frais d’itinérance pour 2017 furent rappelées.

Le président Juncker a alors donné l’instruction à ses services de retirer ce texte et de travailler à une nouvelle proposition rédigée sur la base des promesses et de l’interdiction complète des frais de roaming.

Mais de quoi se mêle Bruxelles ?

Un nouvelle entorse à la liberté du commerce

Laissons les opérateurs décider de leurs offres et si certains décident que, commercialement, il est plus intéressant d’offrir le roaming, c’est à eux et à eux seuls de décider. Comme d’habitude, les fonctionnaires communistes du soviet de Bruxelles font croire au bon peuple que cette mesure va dans le bon sens en harmonisant les tarifs. En réalité, il n’en est rien, mais rien du tout. Il y a des pays où l’abonnement est moins cher que dans d’autres. Que va-t-il se passer ? Tout le monde va acheter son abonnement là où il est le moins cher (principe bien connu d’opportunité) pour se servir de son téléphone dans les pays où il est cher. Les opérateurs vont voir leurs frais exploser et… vont augmenter le coût des abonnements.

Rien n’est gratuit

Lorsqu’un abonné change de réseau (roaming), son opérateur d’origine paie une location au réseau d’accueil. Cela génère donc un coût. Soit ce coût est imputable à l’abonné (principe du « qui consomme, paie ») soit ce coût est mutualisé (principe de la « fiscalisation »). Donc, quand ces facistes de Bruxelles vous proposent de supprimer le roaming, ils ne font en réalité que faire payer à tous les frais engendrés par quelques uns.

C’est ça, le socialisme… et je crois que la majorité des Européens n’en veut plus !

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