Brexit, premier pas vers l’Europe des libertés locales ?

Publié Par Auteur invité, le dans Europe

Par le Parti Libertarien de Belgique.

Au terme d’une campagne effrénée de 10 semaines, avec son lot de rebondissements et de polémiques, ce vote s’est conclu sur un résultat historique en faveur de la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, et donc d’un recentrage des politiques étatiques vers un niveau plus local, plus accessible au contrôle par les citoyens.

Quid de l’avenir ? Doit-on avoir peur ?

Bien sûr que non, la peur est un instrument bien connu afin d’asservir les citoyens et les cantonner à un rôle de contribuable/électeur inaudible.

L’accord de libre-échange sera maintenu entre l’UE et le Royaume-Uni, il n’y a pas de doute, car c’est dans l’intérêt de tous les acteurs économiques.

Libérée de son boulet européen, la Grande-Bretagne pourra négocier plus facilement des accords de libre-échanges avec la Chine, le Canada et les États-Unis. Ce qui est actuellement mal parti au vu de la bien-pensance des partis de gauche.

Dans le même esprit, il n’y aura pas besoin de visa pour aller au Royaume-Uni. Là encore, cela n’aurait pas de sens de vouloir le contraire. Au final, c’est déjà le cas pour la Suisse, la Norvège, l’Islande.

Que retenir de ce vote ?

C’est un vote qui tend vers une relocalisation des compétences déléguées à l’Union Européenne.

Le Parti Libertarien tient à rappeler son attachement au principe de subsidiarité. La décentralisation du pouvoir poussé au maximum est le seul moyen d’apporter une réelle concurrence politique et ainsi répondre aux attentes de chacun tout en respectant les sensibilités individuelles.

Forcer les citoyens à adopter un système politique qui ne leur correspond pas est le meilleur moyen de décourager les initiatives et les aspirations individuelles.

Par leur taille humaine, les communes pourront mieux répondre aux aspirations politiques et sociales.

Par contre, nous craignons qu’en perdant la représentation parlementaire britannique au Parlement européen, l’opposition libérale aux mesures liberticides initiées par la Commission européenne tende à se réduire. En effet, les prises de position de députés européens comme Syed Kamall et Daniel Hannan ont souvent été un rappel de la valeur des libertés individuelles.

Actuellement, l’Union européenne comme les États nationaux sont des institutions sujettes aux privilèges de l’élite, qui favorisent la connivence, la corruption au profit des gros acteurs économiques, et tout cela au détriment des acteurs les plus modestes.

Ce jour restera dans l’histoire comme un jour marquant le pas vers une déconstruction de l’Union Européenne au profit, nous l’espérons, du respect intégral des libertés individuelles.

Sur le web

  1. Lol, les liberté local c’était avant 1789 pour la France, avant 1848 ailleurs ou 1918 en Autriche au plus, le projet de l’UE est bien plus avancé dans la lutte contre les libertés, que la simple centralisation d’Etat nation fondés sur l’absurde gauchiste de « principe des nationalités » croire que l’UE peut rendre de tels libertés est ne pas comprendre le fondement de cette organisation qui est née fondamentalement dans sa forme actuel en 1995.

  2. L’UE ne délègue pas de compétences.
    Elle délègue des compétences au sein d’un cadre qu’elle définit, encadrées par une législation qu’elle détermine et mise en oeuvre par des moyens locaux qu’elle finance…
    De quelles libertés parlez-vous donc? Il n’y a là aucune subsidiarité.
    C’est d’ailleurs un mode de gestion qui fait florès actuellement. Regardez la manière dont s’impose localement la déclinaison de l’Agenda 21 de l’ONU.

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