Manif anti-loi travail : le gros délire de la CGT

Le regard de René Le Honzec.

Martinez rené le honzeJ’ai souvent écrit qu’un socialiste ça ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît. J’avais presque oublié les chiffres du Gosplan soviétique, dont le formidable camarade Martinez vient de nous rappeler triomphalement les réussites chiffrées. Le cher Leader, le Petit Père des prolétaires a sorti la calculette qu’il tenait dans sa poche tout au long du fameux défilé de protestation qui a fait rameuter de toute la France les impétueux retraités de la CGT. Tel Khrouchtchev annonçant les records de récoltes et de production d’acier des stakhanovistes rouges, Martinez brandissant sa petite note à la face du Peuple, annonça : 1 375 000 manifestants. Les forces odieuses de la Réaction essayèrent de diffuser, sans succès, leur propagande fielleuse de valets du capitalisme sur ordre de ceux-du-château en osant parler de 123 000 (service casseur non compris).

On peut dès lors s’interroger sur la santé du camarade bien-aimé Martinez, épuisé par des années de labeur au fond des mines fermées. Certains disent qu’il voit des nains partout depuis qu’il a été marqué par le film « Elle voit des nains partout » (avec l’équipe Clavier, Anémone, Lhermitte et cie). Rouge-Neige va vite décuiter, les bons comptes faisant les bons goulags. En réalité, la CGT a raté son va-tout. Mais pas sûr que le gouvernement l’ait compris : ce sont des socialistes, et un socialiste, ça ne sait pas.