Tuerie d’Orlando : la faute à l’homosexualité refoulée du tueur ?

Publié Par Alexis Vintray, le dans Nation et immigration

Par Alexis Vintray.

La lumière commence à se faire progressivement sur le drame atroce d’Orlando où Omar Mateen a assassiné 49 hommes et femmes dans un club gay latino. On a ainsi appris que le tueur était… un habitué du club gay Pulse qu’il a attaqué :

Ou bien encore qu’il était un habitué des applications de rencontre gays (lire probablement Grindr) :

Des révélations qui pourraient sembler surprenantes mais qui au final le sont bien peu. Et récurrentes. Ainsi de Salah Abdeslam, terroriste des attentats de Paris en novembre 2015 et habitué aussi d’un bar gay tout en ayant probablement été prostitué homosexuel ou encore d’un autre que le FBI avait tenté de faire chanter en menaçant de dévoiler son homosexualité aux autres djihadistes.

Homosexuels refoulés

Dur de ne pas voir dans ces terroristes des gays refoulés, incapables de s’assumer et communiant dans la haine de soi, au point d’aller jusqu’à assassiner aveuglément des dizaines de personnes de sang froid, personnes qu’ils fréquentaient encore quelques heures avant.

Bien souvent les plus vindicatifs à s’affirmer comme hétéros sont ceux qui le sont le moins. Au point d’aller jusqu’à l’assassinat aveugle et barbare de dizaines de personnes venues faire la fête en paix ?

Le mécanisme, à une toute autre échelle heureusement, est bien décrit par les universitaires Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias dans La haine de soi : difficiles identités : « La peur d’être associé à un gay pousse certains gays à rejeter les homosexuels qui risqueraient de leur faire indûment porter le poids, pensent-ils, du jugement négatif de la majorité hétérosexuelle. La peur ou la honte contraignent des homosexuels à se démarquer violemment des gays et à porter un jugement particulièrement sévère sur ceux dont les comportements sexuels présumés n’est pas à leur goût. »

Ou bien encore les excès de machisme que peuvent décrire, de manière romancée, le médecin Gonzague de Larocque dans Des Aveux ou l’écrivain Édouard Louis dans En finir avec Eddy Bellegueule.

Comprendre pour mieux empêcher

Cela ne donne aucune excuse évidemment, mais permet de comprendre aussi, et peut-être d’esquisser des solutions. Que seraient-ils devenus si leurs chemins avaient croisé les bonnes personnes et non des prophètes de haine ? Si à des discours religieux archaïques on avait substitué les bonnes paroles. Il n’y aurait probablement pas eu de différence pour eux, vu les personnalités gravement dérangées qu’il faut avoir pour mener de telles attaques. Mais pour d’autres ?

Sur le sujet, la différence entre religions est souvent plus de degré que de nature. Toutes ou presque cherchent à nier la réalité des individus sur cette question. Souvenez-vous du président iranien et de son absurde « in Iran we don’t have homosexuals« . Ou de la théologie catholique qui, si elle reconnaît l’existence de « tendances homosexuelles » « désordonnées », les « appelle à la chasteté » et leur dénie le droit de s’aimer. Alors même que le Christ ne dit rien de l’homosexualité dans les Évangiles.

Alors il est évidemment plus facile de crier aveuglément avec les loups sur l’immigration sans chercher à comprendre un minimum. Sur cette question de l’homosexualité et de l’acceptation de soi, comme sur le message qui pourrait être tenu face aux attentats :

  1. Je ne partage pas votre optimisme : croiser les bonnes personnes ne signifie pas ne jamais croiser les mauvaises. Or les mauvaises sont par définition de meilleurs manipulateurs et prédicateurs que les bonnes, ces dernières respectant le libre-arbitre…

  2. impressionnant comment la propagande LGBT s’est emparé de cette affaire, jusqu’à contrepoints.

    comme par hasard, si un homosexuel est mal dans sa peau, c’est la faute de la société et plus particulièrement de l’Eglise catholique…

    il ne faudrait surtout pas poser la question suivante : l’homosexualité est-elle un chemin de bonheur pour tous ?

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