Montréal : le privé pourrait assister la police

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Ray Forster-Police tape(CC BY-ND 2.0)

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Montréal : le privé pourrait assister la police

Publié le 12 avril 2016
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Un article de l’Institut économique de Montréal.

Ray Forster-Police tape(CC BY-ND 2.0)
Ray Forster-Police tape(CC BY-ND 2.0)

Dans le cadre de ses négociations avec les policiers, la Ville de Montréal songe à permettre à d’autres travailleurs d’effectuer certaines tâches auxiliaires que font actuellement les agents du SPVM. L’IEDM croit qu’il s’agit là d’un pas dans la bonne direction. Cette approche a fait ses preuves ailleurs et a grandement contribué à freiner les dépenses et soulager les contribuables montréalais.

L’IEDM s’est d’ailleurs penché sur cette question dans une Note économique en proposant des solutions viables aux problèmes des coûts croissants des services policiers au pays.

Coût croissance des services de police

Il faut savoir que la rémunération globale d’un policier du SPVM s’élève en moyenne à près de 120 000 $ par année (une fois pris en compte le salaire, les avantages sociaux et les taxes sur la masse salariale) contre environ 40 000 $ pour un agent de sécurité privé au Québec.

« Il est complètement illogique de submerger l’emploi du temps des policiers avec des tâches qui ne devraient pas être de leur ressort, dit Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM. Pourquoi ne pas recentrer le travail des policiers sur leurs fonctions essentielles et recourir à d’autres catégories de personnel pour les tâches auxiliaires ou administratives, comme rédiger des rapports ? »

En effet, la Ville de Montréal pourrait aller encore beaucoup plus loin en ce sens et réaliser plus d’économies, sans pour autant compromettre la sécurité des gens.

« Pour ne prendre qu’un exemple, un barrage routier à Montréal nécessite normalement la présence de huit policiers, selon les pratiques usuelles. Dans un scénario où six des huit intervenants seraient des agents de sécurité, le coût passerait de 4994 $ à 2332 $, soit une économie de plus de 50 %. Les agents de sécurité feraient passer l’alcootest, et seulement les conducteurs l’ayant échoué seraient référés aux deux policiers présents sur place qui, eux, procéderaient à l’arrestation du conducteur fautif », explique Mathieu Bédard.

Des municipalités font d’ailleurs déjà usage de travailleurs du secteur privé pour alléger les policiers de certaines tâches, notamment à Londres et dans certains pays scandinaves.

« Il ne s’agit pas de remplacer le travail des policiers, mais de le compléter. Nous payons nos policiers en partie pour leurs performances élevées au chapitre de la psychologie sociale et de la force physique. Mais plusieurs tâches ne requérant pas ces attributs peuvent être accomplies par des civils avec la formation appropriée, tout en générant des économies substantielles pour la Ville », conclut Jasmin Guénette, vice-président de l’IEDM.

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  • Dresseur de fouines
    12 avril 2016 at 8 h 34 min

    L’exemple fourni du barrage est totalement idiot: en cas de problème, de rébellion ou de personne recherchée, ce n’est pas un agent contractuel qui saura réagir… Et ce ne sont pas 2 policiers sur les 8 personnels présents qui pourront forcément faire quelque chose sur l’instant. Il est intéressant de chercher une certaine rationalisation, mais elle est plus à trouver dans la réattribution de missions aux diverses administrations qui se déchargent allègrement sur les forces de l’ordre. La contractualisation des postes montre très souvent une limite insurmontable, même dans le postes administratifs. Un « civil » hors forces de l’ordre, sans la culture et la connaissance des contraintes, ne peut gérer efficacement des tâches en lien avec ces missions car il ne « connait » pas…

  • Les commentaires sont fermés.

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