Remaniement à suspense jeudi après le départ de Laurent Fabius

Manuel Valls (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

Suivez le remaniement gouvernemental attendu ce jeudi après la nomination de Laurent Fabius au Conseil Constitutionnel.

Par Alexis Vintray.

Manuel Valls (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.
Manuel Valls (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

 

La nomination longtemps attendue de Laurent Fabius à la présidence du Conseil Constitutionnel déclenche un remaniement du gouvernement de Manuel Valls sur lequel l’incertitude est grande. Un jeu de chaises musicales est attendu jeudi entre les différents détenteurs de portefeuilles.

Laurent Fabius quitte en tout cas son poste de ministre des Affaires étrangères avec un bilan mitigé, marqué par un interventionnisme fort à l’étranger (en Syrie ou en Afrique) et un alignement récurrent sur les positions américaines. Laurent Fabius aura aussi présidé à l’organisation de la COP 21 à Paris en 2015.

Un exercice politicien sans vision ?

Jean-Vincent Placé, pressenti au gouvernement (Crédits : Jean Vincent Placé, Creative Commons)
Jean-Vincent Placé, pressenti au gouvernement (Crédits : Jean Vincent Placé, Creative Commons)

Une fois de plus, ce sont les équilibres politiques et les intérêts politiciens qui semblent dicter la répartition des portefeuilles plus que la compétence ou l’intérêt du pays. Ainsi, il semblerait qu’un des axes du remaniement soit, selon l’AFP via le journal Le Pointde faire rentrer des écologistes au gouvernement, qu’ils soient ou non d’EELV. Le parti écologiste n’a plus de représentant au gouvernement depuis près de deux ans et le refus de Cécile Duflot et de Pascal Canfin de rejoindre le nouveau gouvernement Valls de l’époque.

Les noms qui circulent sont ceux de Barbara Pompili, François de Rugy ou Jean-Vincent Placé, tous en rupture de ban avec EELV. À ceux-là s’ajoute Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale du parti écologiste.

Autre choix politique qu’il faudra faire, celui du PRG, qui a perdu un ministère avec le départ de Sylvia Pinel du ministère du Logement.

Enfin Emmanuel Macron (voir notre article sur son bilan ici) pourrait pâtir de sa popularité et les rumeurs d’une diminution de son périmètre, voire d’une éviction, circulent selon différents médias.

Martine Aubry a pour sa part annoncé qu’elle ne rejoindrait pas cette nouvelle version du gouvernement Valls.

Lire notre dossier spécial sur le gouvernement Valls