Pour un « flat gouvernement »

Entrée du Palais de l'Elysée (Crédits joffreylacour, licence Creative Commons)

Un « flat gouvernement » ne dépendrait plus de l’argent public dépensé mais des réformes qu’il mettrait en place.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’IREF-Europe

Entrée du Palais de l'Elysée (Crédits joffreylacour, licence Creative Commons)
Entrée du Palais de l’Elysée (Crédits joffreylacour, licence Creative Commons)

Un « flat gouvernement » ne dépendrait plus de l’argent public dépensé mais des réformes qu’il mettrait en place. C’est la condition pour qu’il regagne la confiance du peuple.

Dans un sondage réalisé par l’OCDE et publié fin 2015, on apprend que seulement 26 % des Français font confiance en leur gouvernement. C’est largement en dessous de la moyenne de l’OCDE (42% de personnes qui font confiance).

En tête du classement se trouve la Suisse (76 %), État fédéral qui privilégie la démocratie locale à l’étatisme. Dans les 10 premiers, il y a aussi l’Allemagne (60 %), la Suède (56 %), la Nouvelle Zélande (63 %) ou bien les Pays-Bas (53 %), pays qui ont vécu de profondes réformes ces dernières années. Sur une quarantaine de pays, la France se situe à la 36ème place de ce classement !

Il est saisissant de voir ce sondage et le terrible classement de notre pays où le gouvernement et l’État s’occupent de tout et où la dépense publique phagocyte 57 % de la richesse nationale. Les décideurs politiques n’agissent-ils pas dans notre intérêt ? C’est sûrement le cas lorsqu’ils veulent même « réformer » l’orthographe. Nous avons beau chercher, ni le gouvernement britannique, ni celui d’Angela Merkel, n’ont eu comme prétention de changer la langue de leur pays. D’ailleurs, ce n’est pas le rôle des politiques mais de l’Académie et des spécialistes de la langue. Sinon, à quoi bon avoir une Académie depuis l’époque de Richelieu ? Ce n’est pas en étouffant la société et en voulant s’occuper du peuple qu’on gagne sa confiance. Ce ne sont pas les 33 ministres et secrétaires d’État « au service des Français » qui sont la garantie de la confiance. Au Royaume-Uni, ils sont 10 de moins dans le gouvernement de Cameron, en Allemagne, 6 de moins, en Nouvelle-Zélande, 18 de moins (!) tandis que le Conseil fédéral suisse n’a que 7 membres.

Plus les gouvernements français ont refusé les vraies réformes, plus la confiance du peuple a chuté. Le sondage de l’OCDE nous apprend que la France a perdu 10 points depuis 2007 lorsque 36 % des Français croyaient en leur gouvernement. À vouloir préserver le leurre d’un État fort et d’un « modèle social » en faillite, les politiques ont réussi à s’éloigner du peuple en faisant le lit des extrêmes. La mentalité de nos dirigeants se situe à l’opposé de l’évolution du monde libre. La mondialisation et les nouvelles technologies font que les individus et les sociétés civiles ressentent directement les changements mondiaux et ont de plus en plus leur mot à dire.
C’est dans ce contexte qu’une vraie réforme de l’État est de plus en plus nécessaire. Après la flat tax proposée par l’IREF dans une Étude publiée ces jours-ci, il faudrait mettre en place un véritable « flat gouvernement » d’une quinzaine de ministres seulement à même de gérer efficacement les affaires difficiles (sécurité, terrorisme, etc…) tout en créant les conditions nécessaires pour que l’économie reparte et que la société civile s’épanouisse en toute tranquillité. Un État cantonné à ses missions régaliennes signifie un gouvernement très restreint et beaucoup plus efficace.

Sans avoir à gérer un « modèle social » qui est le véritable ennemi du peuple français, le gouvernement serait au service de la société et serait effectivement jugé en fonction des résultats. Un « flat gouvernement » ne dépendrait plus de l’argent public dépensé mais des réformes qu’il mettrait en place. C’est la condition pour qu’il regagne la confiance du peuple.

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