Le marché et le crédit pour les nuls

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Or et argent (Crédits : JLS Photography, licence CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le marché et le crédit pour les nuls

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 février 2016
- A +

Par Bill Bonner

JLS Photography-Silver and gold (CC BY-NC-ND 2.0)
JLS Photography-Silver and gold (CC BY-NC-ND 2.0)

 

« Dieu merci, c’est fini », clamait Barron’s vendredi, le Dow ayant repris près de 400 points.
Mais le marché baissier est-il vraiment terminé ? Les cours se sont repris suite à une baisse de taux surprise, par la Banque du Japon cette fois-ci. Les taux courts japonais sont désormais négatifs de 0,1%.

Comme nous le disons souvent, en plus de la Guerre contre la Pauvreté, la Guerre contre les Drogues et la Guerre contre la Terreur, il y a aussi une Guerre contre le Cycle du Crédit.
Cette guerre a pour but d’empêcher une correction sur les marchés du crédit. Ce dernier augmente depuis 33 ans, en grande partie grâce au soutien indéfectible des autorités.

Avant que le lien entre le dollar et l’or ait été coupé, le crédit était rationné par le marché. Lorsque l’épargne était abondante et que les emprunteurs se faisaient rares, la dynamique entre offre et demande faisait baisser les prix. Cela diminuait le coût du capital, décourageait l’épargne et permettait aux entreprises de se lancer dans des projets qui, à des taux d’intérêt plus élevés, n’auraient pas été possibles.

Ainsi stimulée, l’activité économique accélérait… les entreprises se développaient… les salaires augmentaient… les dépenses les imitaient… les profits des entreprises et les marchés boursiers gonflaient généralement… et les taux d’intérêt grimpaient à mesure qu’un nombre croissant d’emprunteurs luttaient pour une épargne de plus en plus mince.

La hausse des taux étouffait l’expansion de crédit et encourageait les gens à épargner. Les actions, en concurrence avec des rendements plus élevés sur le marché obligataire et les dépôts bancaires, baissaient à nouveau.

C’est ainsi que le cycle du crédit est censé fonctionner. Il corrige naturellement, dans les deux directions.

Plus intelligents que Dieu

Et puis est arrivé le dollar fiduciaire post-1971. Avec lui venait un système de crédit qui n’avait plus besoin d’épargne… des banques centrales déterminées à maintenir à tout prix le coût de l’emprunt au plancher… et des économistes sortis de l’université qui pensaient être plus intelligents que Dieu. Depuis ce changement majeur du système monétaire, les marchés sont passés en arrière-plan ; les autorités décident à présent de ce que vous devez payer pour le crédit.

Deux fois depuis le début de ce siècle, les marchés se sont rebellés. Et deux fois la Fed les a fait reculer à coups de baisses de taux, renflouages et rachats obligataires.

Nous vous avons montré récemment un graphique important révélant l’évolution parallèle des gains du S&P 500 et du bilan de la Fed depuis le début du QE fin 2008.

Naturellement, les investisseurs se sont habitués à l’idée que les banques centrales étaient là pour eux. De sorte que lorsque la Banque du Japon a annoncé qu’elle faisait passer ses taux courts en territoire négatif pour la première fois de son histoire, les investisseurs ont bien compris. Les marchés ont repris du poil de la bête.

Et donc, pour en revenir à la question d’origine… le marché baissier est-il bel et bien terminé ?
Du diable si nous le savons… Mais nous sommes relativement certain que la Guerre des autorités contre le cycle du crédit n’est pas terminée. En fait, elle a tout juste commencé.

C’est un combat que les autorités ne peuvent pas se permettre de perdre. Le Deep State —le « gouvernement de l’ombre » qui tient vraiment les commandes — dépend de la croissance constante du crédit pour continuer à étendre sa puissance et soutirer de la richesse au public.

Oui, la Fed a « brûlé toutes ses cartouches » en menant les taux à zéro. Mais elle a encore plein d’autres armes comme les taux négatifs… l’ »argent par hélicoptère »… et l’interdiction de la circulation du cash pour nous empêcher de le mettre à l’abri sous notre matelas.

Et le Deep State a de nombreux alliés.

Cette année, le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé qu’il n’y aurait « pas de limites » dans sa lutte contre le cycle de crédit.

Draghi a déjà fait passer les taux courts sous le zéro dans la Zone euro. Il est ainsi aux côtés de la Suisse, du Danemark et de la Suède dans le monde de la politique des taux négatifs. Désormais, le Japon a rejoint leurs rangs.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • Vous mettez qui dans cet « Etat de l’ombre » ?

    Ne pas oubliez que le patron de GS s’est laissé un jour aller à dire « Nous faisons le travail de Dieu »

    Je serais curieux de comprendre pourquoi Bill Bonner laisse promotionner la succursale frake bnerlaissse

  • Vous mettez qui dans cet « Etat de l’ombre » ?

    Ne pas oublier que le patron de GS s’est laissé un jour aller à dire « Nous faisons le travail de Dieu »

    Je serais curieux de comprendre pourquoi Bill Bonner laisse promotionner la succursale française de sa boutique en termes ridicules comme si Agora France après avoir formulé des analyses intéressantes essayait de placer les camelotes qu’il invente à des demeurés mentaux ou des petits rentiers moitié séniles.

    Et les relances, c’est pire

    • Vous pensez sérieusement que si la « news » de la chronique agora permettait de faire de bonnes affaires au quidam qui la lit, elle serait gratuite?

      Évidemment non!

      Ce n’est que de la pub pour vendre les offres qu’on trouve nombreuses dans cette « news ».

      En bourse, encore plus qu’ailleurs, les conseilleurs ne sont pas les payeurs et quand vous avez perdu votre culotte, eux continuent à prospérer.

      La seule question valable est « à qui profite le crime »?

      Quant à M.Draghi, c’est évidemment un choix déplorable! Déjà, il a une tête de faux-cul et deviner « pour qui il roule » probablement ne me semble pas très mystérieux! Et il succède à J.C.Trichet qui avait aussi ses secrets!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

J’ai toujours été impressionné par cette sentence de Georges Marchais :

« La démocratie politique englobe et soutient la démocratie économique ».

À sa manière il exprimait la supériorité du plan sur le marché, et expliquait pourquoi le système soviétique traduisait mieux les désirs du peuple que le système capitaliste. En URSS le peuple choisit démocratiquement ses dirigeants qui planifient l’économie en fonction des besoins du peuple.

De façon générale, les choix qu’exige l’organisation de l’activité économique se résume... Poursuivre la lecture

Par Alexis Vintray.

Les adages boursiers désignent des expressions de « sagesse populaire » dans le domaine boursier. D'un intérêt variable, ils permettent néanmoins souvent de rappeler de manière imagée des vérités sur le fonctionnement de l'économie et des marchés financiers. Tour d'horizon de ceux qu'il faut absolument connaître, et de ceux qu'il faut... absolument oublier !

Les adages boursiers avec une part de vérité « Acheter au son du canon, vendre au son du clairon » Cet adage souligne que les marchés financiers, résulta... Poursuivre la lecture

Par Hans-Hermann Hoppe[1. Hans-Hermann Hoppe est un économiste de l’école autrichienne et un philosophe libertaire/anarcho-capitaliste. Il est le fondateur et le président de The Property and Freedom Society.]. Un article du Mises Institute

Imaginez que vous êtes aux commandes de l’État, défini comme une institution qui possède un monopole territorial de la prise de décision ultime dans tous les cas de conflit, y compris les conflits impliquant l’État lui-même et ses agents, et qui a par implication le droit de taxer, c’est-à-dire de d... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles