Wikipedia, c’est bien ou c’est mal ?

Wikipedia fête ses 15 ans : c’est un magnifique projet d’assemblage et de diffusion du savoir humain.

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Wikipedia, c’est bien ou c’est mal ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 janvier 2016
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Avec quatre enfants, autant dire qu’au fil des classes j’ai eu ma dose d’exposés, IDD (Itinéraires de découvertes) et autres TPE (Travaux personnels encadrés), très importants ces derniers, car comptant pour le Bac ! Cela signifie qu’à période régulière, un de vos petits chéris rentre à la maison avec ses meilleurs copains, s’attable avec eux pendant deux heures devant un plantureux goûter ET devant un écran d’ordinateur pour regarder des extraits de Top Gear ou les dernières vidéos de Rugbydump, puis s’avise soudain que si les copains sont là, c’est aussi pour préparer un exposé. Il va falloir faire des recherches. Mais voilà, le professeur a dit : pas de Wikipédia ! Alors que la célèbre encyclopédie en ligne a fêté hier ses quinze ans, faisons le point : Wikipédia, c’est bien ou c’est mal ?

Parmi mes nombreuses réunions parents-profs, j’ai souvenir de deux situations légèrement embarrassantes. La première, quelque peu hors-sujet mais amusante, concerne une enseignante d’espagnol en proie à la plus vive inquiétude, qui a cru de son devoir de me faire savoir avec toute la délicatesse voulue dans des circonstances aussi graves, que mon fils avait choisi Margaret Thatcher comme personnalité pour sa présentation finale ! Mais je pense surtout à cette occasion où j’avais eu l’idée saugrenue d’exprimer à haute voix devant une professeur d’histoire-géo tout le bien que je pensais de Wikipédia et combien son bannissement du milieu scolaire me semblait infondé. J’ai vite compris que j’avais commis un sacrilège : associer le monde du savoir réfléchi avec ce site internet truffé d’erreurs où n’importe qui peut écrire, quelle horreur !

Horreur, si l’on veut. Il est bien évident que lorsque l’encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia a été lancée, il y a maintenant quinze ans, les articles n’étaient pas aussi nombreux ni fouillés qu’aujourd’hui. Sur le site spécialement ouvert pour fêter cet anniversaire, Wikipédia cite notamment parmi les premiers écrits le cas de l’article Standard Poodle (caniche royal). À l’origine, tout le texte tenait en une phrase lapidaire : « A dog by which all others are measured » (un chien qui sert de référence à tous les autres)Aujourd’hui, la page a perdu son ton mystérieux et s’est nettement étoffée. On peut dire sans exagérer qu’elle rassemble sur toutes les variétés de caniches une quantité d’informations véritablement digne de l’honnête homme du XXIème siècle intéressé par les caniches !

En quinze ans, Wikipédia est devenu incontournable. Premier site internet gratuit et à but non-lucratif au monde, l’encyclopédie se situe depuis 2007 systématiquement dans le top 10 des sites les plus fréquentés, avec presque 500 millions de visiteurs uniques par mois répartis sur 250 éditions linguistiques différentes. Environ 37 millions d’articles ont été écrits, sont corrigés et améliorés par 2 millions de contributeurs bénévoles. Le premier Wikipédia est l’anglophone avec 5 millions d’articles, suivi du suédois, de l’allemand et du néerlandais. Le Wikipédia francophone arrive en cinquième position. Il compte plus de 1,7 million articles qui représenteraient 559 volumes de l’Encyclopaedia Britannica (qui en compte une trentaine) s’ils étaient intégralement imprimés dans ce format.

Malgré cette forme olympique, et malgré des études, celle du magazine scientifique Nature par exemple, montrant dès 2005 une excellente tenue de Wikipédia pour le taux d’erreurs par rapport à la référence Britannica, l’encyclopédie virtuelle continue de pâtir des défauts de ses débuts, à savoir erreurs, lacunes et modifications malveillantes. Sa conception et son mode de rédaction d’articles sont en effet complètement différents de ce qui se pratique chez les éditeurs d’encyclopédies traditionnelles, dans la mesure où la première qualité cherchée chez les rédacteurs n’est pas leur titre d’expert dûment diplômé, mais la pertinence des arguments et des sources.

Ainsi, tout le monde peut participer en créant ou en corrigeant des articles, à condition de respecter les règles établies par la communauté des contributeurs, essentiellement « la vérifiabilité et la neutralité du contenu ou l’admissibilité des articles. » Des espaces de discussion sont ouverts en marges des pages encyclopédiques proprement dites. C’est la conjugaison du collaboratif, du débat et de la recherche du consensus qui permet d’atteindre la meilleure qualité d’information possible. Certains contributeurs (élus) ont néanmoins une qualité d’administrateur qui leur permet de faire la police en bloquant certains contributeurs, en supprimant des articles ou en exigeant des références supplémentaires.

Quelques utilisations erronées très médiatisées ont contribué à installer durablement dans le public l’idée que Wikipédia, « c’est bien pour se faire une première idée », mais que ça ne saurait suffire. On se rappelle qu’en 2007, lors du débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, les deux candidats s’étaient accrochés sur la question de l’EPR en construction à Flamanville (Tiens, un lien avec l’article précédent !) Pour Sarkozy, il s’agissait d’un réacteur de 4ème génération tandis que Royal penchait à juste titre pour la 3ème génération. Or des partisans du premier ont cru intelligent de modifier la page Wikipédia de l’EPR afin de donner raison à leur candidat. Rapidement, un administrateur du site a décidé de sécuriser la page pour mettre un terme au jeu de modif/contre-modif qui sévissait en ligne. Wikipédia a perdu quelques plumes de crédibilité à ce moment-là.

En 2010, Ségolène Royal se faisait à nouveau avoir par Wikipédia en utilisant les références qu’une de ses conseillères avait trouvées à propos d’un opposant à la traite négrière. Problème, ce personnage n’avait jamais existé ailleurs que sur Wikipédia, qui finit par supprimer l’article, en dépit des explications confuses de son auteur qui réfuta tout canular en se prévalant comme source d’un vieil ouvrage sur La Rochelle dont il ne put donner les références.

Et il y a seulement quelques jours, c’est purement et simplement notre ministère de l’Intérieur qui s’est vu signifier par Wikipédia une interdiction d’accès d’un an à sa plateforme d’administrateur pour attitude non collaborative et tentatives de modifications abusives ou malveillantes !

Dans le cadre de l’Éducation nationale, les élèves sont donc constamment mis en garde contre l’usage de Wikipédia dans leurs travaux de recherche, et les mentalités des enseignants évoluent malheureusement très peu sur ce sujet. Les enfants s’escriment à trouver des sources diverses et abondantes, de type blog le plus souvent, ou alors des travaux IDD et TPE déjà entièrement réalisés et publiés sur internet, dont il n’est vraiment pas certain qu’on puisse leur accorder le dixième de la crédibilité de Wikipédia, en quantité comme en qualité d’information. Mais c’est toujours très bien reçu.

Dans son blog Vis ma vie de jeune prof, une enseignante soulignait du reste récemment (octobre 2015) une attitude non dénuée d’hypocrisie de la part de ses collègues. Alors qu’elle passait dans les rangs de la salle informatique pour jeter un oeil aux recherches de ses élèves de Première en vue de leur TPE, certains se tournèrent vers elle avec un air « coupable » en disant : « Désolés, on est sur Wikipedia juste pour le début, mais on sait qu’il ne faut pas l’utiliser ensuite. »

Elle leur expliqua qu’elle n’avait rien contre Wikipédia dont la fiabilité était largement aussi bonne que celle d’une Encyclopédie Universalis dont les articles sont parfois vieux de plusieurs années. Quelques minutes plus tard, elle observa qu’une de ses collègues tenait le discours inverse aux élèves : Wikipédia n’est pas rédigé par des experts, tout le monde peut modifier les pages, etc… et leur demandait finalement de quitter ce site !

Pour cette enseignante, une telle demande est absurde car le principe de Wikipédia assure une mise à jour des connaissances pratiquement en temps réel. De plus le système des articles labellisés permet d’orienter les recherches vers ce qu’il y a de plus qualitatif. S’il n’est pas nécessaire d’être expert pour contribuer à l’encyclopédie en ligne, le fait est que nombreux sont justement les professeurs, normaliens, ingénieurs etc… qui donnent de leur temps pour l’enrichir tous les jours de corrections judicieuses ou de nouveaux articles. Dans un article du Monde, un contributeur explique qu’il s’est trouvé pris dans une discussion passionnante sur un des forums du site et qu’il a appris par la suite qu’il dialoguait sans le savoir avec le physicien Marcel Froissart !

Surtout, elle juge cette demande très hypocrite car elle sait à quel point les enseignants utilisent eux-mêmes spontanément Wikipédia. Une étude de 2013 réalisée aux États-Unis indiquait que 87 % des professeurs s’en servaient dans la préparation de leurs cours tout en déconseillant aux élèves de le faire.

Les enseignants se plaignent également que l’utilisation de Wikipédia induit une uniformité des copies. Une professeur d’anglais explique« J’avais donné l’année dernière à mes 6ème un exercice. Ils devaient faire un panneau d’une personne célèbre, à faire deviner aux autres. La plupart avait choisi la même personnalité : Rowan Atkinson. Ils avaient les mêmes informations ! »

La faute à Wikipédia, ou la faute à l’identité du choix des élèves ? Je m’en voudrais d’enfoncer des portes ouvertes, mais à mon avis, quelle que soit la source, Rowan Atkinson a le même nom, la même date de naissance, et le même parcours professionnel. Ce qu’on pourrait reprocher aux élèves, c’est qu’à partir d’une source donnée, ils ne fassent pas l’effort de composer entièrement leur texte eux-mêmes. Ici, l’ennemi, c’est le copier-coller (que j’ai largement pratiqué de façon manuscrite en mon temps !) bien plus que Wikipédia !

Wikipédia a eu quinze ans le 15 janvier, et son aventure n’est certainement pas finie. Mais pour l’utiliser très fréquemment, tant pour mes recherches personnelles que pour les sources que je donne dans mes articles, je crois qu’on peut déjà dire combien ce projet d’assemblage et de diffusion du savoir humain est immense et fait honneur à son grand prédécesseur, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, laquelle constituait un puissant appel à apprendre et à penser.

C’est dans cet état d’esprit que Wikipédia poursuit son développement, les idiosyncrasies de notre époque en plus : plus aucune entreprise sérieuse ne saurait exister aujourd’hui sans son bêtisier, témoin amusant de ses multiples aventures victorieuses. Wikipédia n’échappe pas à la règle. Et c’est ainsi qu’on apprend qu’en plus de miauler, les chatons (mignons) parlent le Chatonnia, le Chatonika, et le Chatario ; qu’une des plus grosses controverses du Wikipédia francophone a porté sur l’appellation endive vs chicon ; et que l’information selon laquelle « Dieu est apparu dans le film Les Dix Commandements » a été supprimée car non confirmée par le générique du film !

Sur le web

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  • Disons que c’est bien jusqu’au Bac après ca pour se faire une idée bref en étude supérieure je peux vous dire que ça passe de moins en moins.

  • Le copier coller c est plutot le problème en effet mais le problème c’est que le niveau d’érudition est souvent conforme au niveau attendu avant le bac ou apres dans certains cursus.
    Du coup même en plagiant à mort difficile de se faire repérer étant donné que la connaissance est souvent privilégié à la compréhension…

  • Wikipédia s’est un beau projet. D’ailleurs, cela a été crée par un libertarien américain. Cependant, il faut faire attention pour les sujets « sensibles »: il a nettement un parti pris à gauche. Si Wikipédia est très utile pour énormément de sujets. Sur un certain nombres de sujets « très politiques » ou « sensibles », il faut s’en méfier tant le parti pris à gauche (socialiste, progressiste, antilibérale, anti israélien,…) est évident

  • Il me semble que c’est surtout le copié-collé que redoutent les profs. En effet, on ne retient pas la même chose, quand on a fait l’effort de faire des recherches diverses, puis de les synthétiser, que quand on recopie simplement un texte.

    Par ailleurs, enseigner aux élèves à vérifier les infos me semble un réflexe plutôt formateur. S’ils peuvent garder cette même prudence quand ils lisent ensuite la presse ou écoutent la TV, le prof n’aura pas perdu son temps !

    • La première chose à faire est de lire la même page Wikipedia dans plusieurs langues différentes et de s’interroger sur ce qui apparaît dans l’une et pas dans l’autre.
      Ceci étant, il me semble que le rôle pris par Wikipedia dans l’enseignement est excessif. Il appartient aux enseignants de trouver des moyens de ramener Wikipedia ou les calculettes au rang de simples aides, et de poser des problèmes qui demandent une valeur ajoutée de la part de l’élève.

      • La première chose à faire est donc d’apprendre quatre ou cinq langues…

        • Déjà avec deux, il y a pas mal de démystification de faite. On n’apprend plus de langue étrangère dans la scolarité moderne ?

        • Savoir lire une langue étrangère n’est pas très difficile par rapport au fait de l’écrire ou de la parler (surtout avec l’article équivalent en français).

        • Entre les trois langues (y compris le français) que l’on est supposé connaitre en fin de lycée et l’aide de google translate, c’est pas très dur…

      • +1

        L’enseignant ne peut reprocher à l’élève d’avoir trouvé une réponse toute prête sur Wikipedia – et de s’apercevoir à postériori que cette réponse était disponible.

        Et il y a suffisamment de cas où il n’est pas aisé de trouver une information pour multiplier les exercices : pertinence, contradictions, précision, thèses hors consensus, sujets pointus …

    • Errare humanum est, perseverare diabolicum, sed rectificare divinum.

  • Il faut distinguer ces trois niveaux : information, documentation et connaissance. Sur les deux premiers, Wikipédia est un bon répertoire. Sur le troisième, le savoir maitrisé, ce n’est pas vraiment une encyclopédie, même en faisant abstraction du « style » souvent très indigent.

  • Question au monde de l’enseignement: pour le même prix que proposez-vous de mieux, ou disons de plus conforme à votre conception de l’apprentissage?

  • L’enseignement national n’est plus moteur dans les méthodes d’acquisition du savoir. Il tente de s’adapter à ce qui existe et est disponible pour les entreprises et les particuliers. Grosse perte de leadership sur la connaissance – probablement inévitable malgré la sclérose bureaucratique de l’EN.

    L’usage de l’information diffusée par Internet, sa recherche, son exploitation, sa vérification est un problème général. Les gesticulations de l’EN peuvent donc souvent paraitre ridicules dans la mesure où elle n’est pas la première concernée et qu’il est douteux qu’elle apporte les solutions.

  • Je dois bien m’en servir 3 ou 4 fois par jours, de Wikipedia… et pourtant je suis un « chercheur reconnu » et un « expert diplômé » dans mes domaines de compétence.
    Mais bien évidement je ne sais pas tout. Et bien évidemment aussi je prends les connaissances récupérées sur Wikipedia avec des pincettes (mais je prends aussi les choses publiées dans des « peer reviewed journals » avec des pincettes… peut-être même plus que pour ce qui est sur Wikipedia, puisque je connais de l’intérieur le fonctionnement de ce genre de trucs)

    Donc ça m’amuse toujours les profs de collège que disent qu’il ne faut pas se servir de Wikipedia… Le problème n’est pas la source mais la façon dont on traite une information. Et c’est bien là que le bât blesse. Puisque les profs de collège-lycée voudraient que les élèvent fournissent quelque chose de juste et donc passent outre les biais et les erreurs du wiki, mais c’est difficile puisque par ailleurs ils demandent (par confort, dogmatisme ou incompétence) de prendre ce que eux disent pour « parole d’évangile ». Pas tous, bien sûr, mais dans la grande majorité…

    Délicate situation, donc.

  • Merci pour cet article, il me permet de faire un point sur Wiki. Si j’avais une mauvaise langue je dirais aussi que pour certains profs, proposer que du savoir soit mis à disposition gratuitement, c’est insupportable. Eux doivent etre payé pour enseigner, wiki leur vole du travail.

    • Je ne crois vraiment pas que le problème soit là.
      Quand un prof demande à des élèves de faire des recherches sur un thème, quel est le but réel de ce travail?
      Acquerir des connaissance sur le thème certes, mais aussi, surtout, apprendre à rédiger une synthèse.
      Si l’élève recopie wikipedia, sans chercher plus ailleurs, qu’apprend-t-il ? A recopier ! Ce qui n’a aucun intérêt pédagogique…

  • Un inconvénient de Wikipédia est l’interprétation qui y est faite sur certains sujets techniques ou non, où règne en France un consensus de gauche politiquement correct, même quand c’est réellement faux accompagné d’arguments faux, afin ne pas reconnaître la réalité. Avec cette attitude Wikipédia aurait contredit Galilée s’il avait déclaré que la Terre tournait.
    Donc s’y méfier des justifications qui sont orientées pour des raisons partisanes.

  • Je ne comprend pas l’ensemble des reproches énumérés dans vos commentaires. Si le problème principal est le copié collé et le style indigent, il est d’autant plus facile pour le prof de corriger le travail de l’élève. Celui-ci devra être juger sur son travail de synthèse ou de développement, ce qui représente 80 % de la mission de l’éducation.
    Vous oublier la source de connaissances pour l’autodidactes en fin fond du mali qui et juste extraordinaire.

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