La faillite de Paris, de l’Essonne et la Seine-Saint-Denis

Certaines collectivités franciliennes sont en grande difficulté financière.

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La faillite de Paris, de l’Essonne et la Seine-Saint-Denis

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 janvier 2016
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Par Le Parisien Libéral

Moyan Brenn-Paris (CC BY 2.0)
Moyan Brenn-Paris (CC BY 2.0)

 

Paris, l’Essonne et la Seine-Saint-Denis sont dans un bateau… et le bateau coule ! Ce bateau, il ne s’appelle pas Titanic, il s’appelle finances publiques de la République socialiste Française.

Prenez un peu l’actualité de ces derniers jours :

  • « L’Essonne se dit dans l’impossibilité de payer ses aides sociales »1.
  • « La Seine-Saint-Denis a décidé de ne pas prendre en compte dans son budget la hausse du RSA »2.
  • « Standard & Poor’s prévoit toutefois une dégradation des comptes de la capitale en raison des baisses de dotations de l’État, la hausse des dépenses sociales et l’augmentation de la péréquation »3.

Les faits sont clairs : les collectivités franciliennes sont pour certaines en grande difficulté (euphémisme), pour d’autres contraintes de faire face à une explosion des dépenses sociales. Et cela ne dépend pas de la couleur de la majorité actuellement aux commandes : le socialisme, de gauche comme de droite, atteint ses limites.

En effet, que s’est-il passé ? Le contexte global, chacun l’a bien en tête. Alors que les finances publiques sont globalement déficitaires (il y a soit trop de dépense publique au sens large, soit pas assez de prélèvements d’impôts et de taxes), l’État a mené une politique assez hypocrite de transfert de charges (notamment, le paiement du RSA, délégué aux départements), sans transférer aux collectivités territoriales les ressources afférentes. Il ne s’agirait quand même pas que les départements soient libres de taxer et de dépenser comme ils le veulent !

Cette politique de cavalerie jacobine, encore une fois, on ne peut pas simplement l’attribuer à Manuel Valls et François Hollande. C’est bien la précédente majorité qui l’a initiée. En revanche, ce qui pourrait être considéré comme drôle (et qui ne l’est pas, puisqu’au final, ce sont les bénéficiaires potentiels qui trinqueront), c’est que les collectivités locales, toutes de gauche jusqu’aux premières défaites socialistes, à partir de 2013, ont avalisé cet état de fait ; mieux, elles l’ont applaudi, comme s’il s’agissait, dans ce domaine comme dans d’autres, de dire qu’une bêtise mise en oeuvre par la gauche n’est pas vraiment une bêtise.

Souvenez-vous de la renonciation d’Anne Hidalgo et Bertrand Delanoé à réclamer à l’État PS le milliard d’euros des Parisiens, alors qu’ils n’avaient cessé de s’époumoner quand Sarkozy et Fillon dirigeaient le pays !4

Mieux, que faire de tous ces élus députés PS qui sont aussi, à temps partiel, des élus départementaux dans le 93 ou ailleurs ?

On entend dire « l’État doit prendre en charge les difficultés budgétaires des départements ». Mais l’État, outre le fait qu’en théorie, on devrait dire « les contribuables, représentés par les autorités publiques », n’est-ce pas toujours un peu les mêmes personnes qui, un jour, sont conseillers généraux, le lendemain ministre de la ville (chargé de dépenser), le surlendemain député (chargé de voter et contrôler les dépenses) ?

Les citoyens ont voulu croire au miracle, oubliant que les dépenses publiques ne tombent pas de nulle part. Le retour au réel va faire mal.

Dommage qu’ils n’aient pas voulu entendre le langage de vérité, notamment celui des libéraux, surtout quand on sait que le RSA et les dépenses sociales n’aident pas les pauvres à s’en sortir. Ils ne font, au mieux, que maintenir les bénéficiaires dans la pauvreté et la précarité sous tutelle5 administrative !

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  • Une fois de plus, l’hypocrisie de tous nos hommes politiques, affichée au grand jour.

    On condamne un entrepreneur qui fait faillite, y compris sur ses biens personnels. Qu’est-ce qu’on attend pour responsabiliser nos élus qui ne manquent pas de s’enrichir pendant leurs mandats? Ou de les interdire de ré-élection?

  • C’est vite oublier la situation de la Grèce dont on entend plus parler d’ailleurs. L’absurdité n’est pas une utopie avec nos institutions, nos politiciens et fonctionnaires, et nos communautés brossées dans le sens du poil pour mieux être tondues…

  • Au troisième paragraphe , je voulais écrire  » Censé ( supposé ) et non  » sensé ), de même , j’ai oublié un  » s  » à taxes .
    Le résumé de mon commentaire est qu’heureusement que les ménages sont en général plus raisonnables que l’Etat et savent bien que si 2500 euros rentrent dans le foyer , il faut faire avec , se priver si nécessaire ( nos anciens le faisaient bien et se plaignaient moins que les assistés d’aujourd’hui ) et ne pas céder aux sirènes de la consommation , ne pas dépenser plus pour ne pas s’endetter et tomber dans le surendettement , bref ne pas dépenser 3000 si on gagne 2500 .

  • Les publics sont différends, mais tous les types d’assistanat ruinent les français :
    – l’assistanat aux collectivités locales. Celles-ci qui géreraient mieux pour moins cher si le citoyen pouvait les mettre en concurrence. Elle devrait avoir une fiscalité propre, aucune dotation ni péréquation, et interdiction de s’endetter.
    – l’assistanat aux entreprises. Elles se porteraient mieux sans subvention (soi-disant pour l’emploi) mais avec moins de taxes et de réglementation.
    – l’assistanat aux pauvres. Avec un franchise fiscale et sociale sur ses dix mille premiers euros, et un statut d’auto-entrepreneur, la plupart des pauvres de France s’en sortiraient par eux-même. Etre pauvre n’est pas être inapte ou idiot ! Maîtrisant la langue les natifs auraient un net avantage sur les étrangers, ce qui n’est pas le cas avec l’assistanat sur critère sociaux-familiaux (5 à dix marmailles par femme (x femmes ?)

    Mais que feraient les politiciens collectivistes sans l’assistanat ? La société civile et notamment les pauvres pourraient se passer d’eux ! Au fait le 1er régime d’assistanat est celui des politiciens du Parlement ! Régime spécial et secret. Chut !

    • Absolument , Populo ! Cependant l’assistanat est le fonds de commerce de la gauche , s’il n’ y a plus d’assistanat , plus de socialo-communisme et syndicalisme non plus ! Ils feront donc TOUT pour que la pauvreté et la précarité continue ! Ils veulent que la misère perdure , je le répète c’est leur fonds de commerce Imaginez un monde dans lequel tout le monde s’en sort sans aide de l’Etat : que deviendront Hollande , le dictateur Bartelone , les fachos Valls et Cazeneuve , l’escroc Cambadélis ? pôle emploi ?

  • Une petite erreur : « il y a soit trop de dépense publique au sens large, soit pas assez de prélèvements d’impôts et de taxes ».

    Il faut lire : « il y a soit trop de dépense publique au sens large, soit trop de dépense publique au sens large ».

    C’est plus clair, non ?

  • Londres et New York sont en plein boom, Paris se fait distancer nettement..

  • Je ne comprends pas. Dans ces départements, il y a aux manettes ou il y a eu il y a peu des grosses pointures du genre Anne Hidalgo, Benoit Hamon, Bartolone. Avec de tels gestionnaires, ça devrait marcher finement.

    • Don Bartelone qui voulait , en grand amoureux des libertés individuelles , imposer le vote obligatoire , sinon , direction le goulag pour la rééducation ( vous me direz , S. Royal voulait , en son temps , l’adhésion obligatoire des salariés à un syndicat , et maintenant c’est la mutuelle obligatoire . ) . Leurs dictionnaires comportent 2 mots :  » obligatoire  » et « interdit  » ( par ex de payer plus de 1000 euros en cash ) .

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