Amérique Latine : les dictateurs marxistes en péril

Alex Vieira-Dilma-(CC BY 2.0) A candidata Dilma Roussef do PT gravou uma entrevista com o apresentador Ratinho nos Estudios do SBT.

Après l’Argentine, c’est le Venezuela qui se libère. Bientôt le Brésil et le Pérou.

Par Jacques Garello

Alex Vieira-Dilma-(CC BY 2.0) A candidata Dilma Roussef do PT gravou uma entrevista com o apresentador Ratinho nos Estudios do SBT.
Alex Vieira-Dilma-(CC BY 2.0)

 

Nous avons salué et commenté la victoire de Mario Macri en Argentine il y a trois semaines, tout en rappelant que le nouveau Président aurait du mal à gouverner avec un parlement mis en place du temps de la dictature des Kichner.

C’est maintenant du côté de Caracas que la gauche est malmenée. Pays d’élection du marxisme avec Hugo Chavez, le Venezuela s’est donné un parlement conservateur et le successeur de Chavez, Nicolas Maduro, va devoir cohabiter avec ses adversaires, en attendant sans doute d’être contraint à la démission. Au Brésil, Dilma Rousseff, encore plus radicale que Lula Da Silva, est l’objet d’une procédure de destitution à la suite d’un énorme scandale qui la déshonore ainsi que la plupart de ses soutiens. Enfin, les prochaines élections péruviennes en avril vont sans doute porter au pouvoir Keiko Fujimori, fille de l’ancien président conservateur.

Certains évoquent la conjoncture économique pour expliquer cette révolution démocratique en Amérique Latine. Il est vrai que ces pays ont particulièrement souffert de la crise, qu’ils ont cru pouvoir régler avec une inondation monétaire. Le seul résultat a été une inflation galopante, la chute du pouvoir d’achat des plus pauvres. De plus, le partenaire privilégié de ces gouvernements a été la Chine, elle-même en difficulté, et la baisse des cours mondiaux du pétrole et des minerais, sources essentielles de la richesse nationale, a été le coup de grâce.

Mais les atteintes à la liberté, la corruption, l’insolence des nouveaux riches proches du pouvoir, ont également mis en doute les bienfaits de la révolution prolétarienne. La dénonciation de cette immoralité par un Pape argentin a sans doute impressionné les peuples, qui ont fini par se libérer de ces gouvernements incapables, corrompus et sanglants.

Sur le web